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Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Le 32ème Congrès de la C.F.T.C

Le sous-titre de l’article : « une étape dans le renouvellement de la centrale » annonce la déconfessionnalisation de la C.F.T.C. qui devrait intervenir au cours d’un congrès d’ici 18 mois. Le rapport d’Eugène Descamps souligne l’évolution de la C.F.T.C. depuis 1957, la place de la centrale dans l’opposition à la guerre d’Algérie et l’urgence à rétablir le tissu démocratique de la nation. Il affirme la nécessité de l’union dans l’action dans l’indépendance de chacune des organisations. Enfin il souligne l’évolution des mentalités vers le socialisme qui prime sur l’engagement chrétien des militants.

Tribune Socialiste n°152 – 8 juin 1963

Tribune Socialiste n°151 – 1er juin 1963

Tribune Socialiste n°150 – 25 mai 1963

Mesures partielles ou marche vers le socialisme

Dernier article de la série « l’Algérie à l’heure du choix ». L’Algérie se cherche entre les nécessités de la coopération avec la France, l’Égypte de Nasser qui a soutenu la guerre pour l’indépendance, le voisinage du Maroc et la question de l’appartenance à la République Arabe Unie. Il lui faut passer du colonialisme à l’indépendance dans un pays où le chômage est endémique et où la pression populaire pour un mieux vivre, est un véritable atout. La création d’une république socialiste n’est pas aussi simple qu’il n’y parait et Ben Bella qui souhaite devenir le modèle pour l’Afrique a un énorme chantier à couvrir.

Qui faut-il regrouper et pourquoi ?

Dans le cadre de la préparation du 3ème Congrès du PSU l’idée de regroupement des forces de gauche est très présente. Édouard Depreux comme pour le congrès de 1960 où il appelait de ses voeux « Un grand Congrès de l’unité Socialiste », précise l’étendue, les frontières et les buts des regroupements envisagés. Pour lui, ce regroupement est nécessaire pour vaincre le pouvoir personnel en place. Ce regroupement inclut les communistes pour ne pas paralyser les réformes de structure, hors lesquelles la démocratie politique, ne s’élargissant pas sur le plan économique et social, devient purement formelle et se vide de sa substance. Il redit combien l’unité ne doit pas être limitée aux périodes électorales mais aussi dans toutes les actions pour permettre le renouveau de la gauche dans le respect de toutes les tendances.

Tribune Socialiste n°149 – 18 mai 1963

La jeunesse : ciment de l’Algérie nouvelle

Le troisième article de la série « l’Algérie à l’heure du choix » porte sur la jeunesse. Ben Bella a lancé un appel largement entendu, à la jeunesse pour qu’elle apporte son soutien à l’édification de l’Algérie nouvelle. L’Algérie souffre du vide laissé par le départ de 90% des cadres français. Il est donc urgent de remplacer cet encadrement dans tous les secteurs et à tous les niveaux pour la gestion des intérêts du pays. De nombreux jeunes volontaires algériens ont consacré leurs vacances à une formation accélérée aux questions économiques, aux règles sanitaires du travail, à l’encadrement des équipes, aux méthodes d’alphabétisation. La jeunesse est enthousiaste et volontaire pour le relèvement du pays.

Tribune Socialiste n°148 – 11 mai 1963

Une culture pour tous

Le sous-titre de l’article : « Ou des loisirs pour quelques uns » situe la réflexion de la Commission Loisirs-Culture qui s’est exprimée au Congrès de l’U.N.E.F. à Dijon. Il y a nécessité pour le syndicat d’un débat d’orientation générale sur le rôle et la politique à suivre pour l’organisation des loisirs des jeunes. Ce projet devra être élaboré avec les organisations de jeunesse et les syndicats.

Vers une charte des jeunes

Jean-Louis Péninou, Président du groupe Sociologie, dénonce la main mise du gouvernement sur les mouvements de jeunesse et le contrôle étatique sur la culture. Un des rôles de l’UNEF est de mettre en avant auprès des autres mouvements de jeunesse (culturels, sportifs, syndicaux…) la nécessité d’un regroupement de tous sur une Charte des revendications de la jeunesse.

Des sous !

Au Congrès de Dijon, au moment où la cogestion des Œuvres est remise en cause, la Commission « Intérieur » F.G.E.L. dénonce la situation difficile réservée aux étudiants. Après avoir exposé la gestion des bourses insuffisantes, mal distribuées et injustes, lui préférant une vraie réflexion sur l’allocation d’études. Devant l’urgence d’une politique efficace en matière de logement étudiant, la Commission dénonce les choix gouvernementaux et insiste sur l’urgence des actions fortes à décider.

Le travail étudiant

le travail étudiant document préparatoire au stage UNEF

 Les débats du Congrès de Dijon ont fait apparaître des conceptions différentes sur le travail étudiant et des divergences qui ne sont pas sans incidences sur la revendication d’allocation d’études et, de façon plus générale, sur la pratique syndicale : l’étudiant est-il véritablement un « travailleur » intellectuel ?.

Action revendicative, tendance psychosociologique

Après un stage de formation à la dynamique de groupe à Royaumont, un certain nombre de militants syndicaux proposent une autre forme d’action syndicale, pour une participation collective de la base aux décisions. La psycho sociologie ou micro sociologie ou dynamique de groupe, arme du patronat peut-elle devenir un instrument de luttes syndicales ? Sur ce thème, les thèses de Jean-Paul Sartre et Georges Lapassade s’affrontent.

Congrès de Dijon, les problèmes de la formation

Poser la question de la formation et de l’information dans un syndicat, c’est poser le problème du syndicat en général et de son but qui est de « faire prendre conscience et d’organiser » le milieu où il est implanté. Tout, dans l’U.N.E.F., est formation et information». Au Congrès de Dijon la commission formation a réfléchi sur la place de la formation dans la vie de l’étudiant, tant dans les groupes de travail et comités d’amphis que dans les stages en entreprise. Il n’en demeure pas moins que la F.G.E.L. regrette que n’ait pas été abordée la question de la formation syndicale.

Le tournant est pris

Après le Congrès, Michel Mousel, Président de l’U.N.E.F. fait lui aussi un bilan et estime que les discussions et l’auto critique ne peuvent que faire progresser le syndicalisme étudiant. Une distance avec le gouvernement est nécessaire et pour lui, seule l’entente et le travail intersyndical peuvent faire avancer le débat démocratique.

La F.G.E.L, le Congrès et l’U.N.E.F.

Une délégation des étudiants de la Fédération des Groupes d’Études de Lettres (F.G.E.L.) était au Congrès de Dijon. Leur Président, Antoine Griset donne son point de vue sur le Congrès.

Tribune Socialiste n°147 – 4 mai 1963

St Nazaire, un front de travailleurs unis à Sud-Aviation

Point sur la situation des revendications dans les usines de Sud-Aviation à St Nazaire et des grèves dans les différents secteurs. Les revendications sont aujourd’hui sans suite ou partiellement satisfaites au détriment de la perte d’avantages acquis. Les actions revendicatives sont menées dans l’unité syndicale et le front des travailleurs est très uni.

La grève Neyrpic a mobilisé l’ensemble de l’opinion

A Grenoble, la direction de l’entreprise Neyrpic, qui fabrique essentiellement du matériel hydraulique, a dénoncé un contrat sur la progression des salaires. Toute la ville y compris l’Université a soutenu les grévistes de l’entreprise. Pierre Belleville analyse comment le front socialiste, à travers l’unité des syndicats, des ouvriers et des étudiants, s’est réalisé autour de cette grève et comment, sur la base de luttes partielles, des revendications fondamentales concernant la structure et la démocratie dans l’entreprise ont été mises en avant.

L’Algérie à l’heure du choix

Tribune Socialiste lance une série d’article intitulés : « l’Algérie à l’heure du choix ». Ces articles interrogent la situation du pays. Celui-ci  tente d’expliciter l’état d’esprit des européens. Les algériens vivent dans un État qui entre dans sa deuxième année d’indépendance. Ils expérimentent une réalité complexe dont il est difficile de prédire l’avenir. Si certains européens sont restés en Algérie et côtoient les musulmans il n’en n’est pas de même pour « les pieds noirs » qui se sont battus aux côtés de l’O.A.S. et qui regretteront encore longtemps l’ Algérie française et dénoncent l’attitude de l’armée française qu’il considère comme une trahison. Si l’enthousiasme populaire est présent, si la soif d’apprendre est grande, il n’en reste pas moins des traces lourdes d’incompréhension et d’interprétation individuelle de la guerre.

Le vrai conflit, la nature du parti

Mohamed Khidder annonce le 17 avril 1963 sa démission de secrétaire général du bureau politique du F.L.N. Il reste membre mais c’est le président Ben Bella qui le remplace à la tête du bureau politique. Les deux personnages sont opposés sur la nature du parti. Ben Bella veut un parti qui soit une « minorité d’avant-garde », encadrant les adhérents des organisations nationales et syndicales. Il souhaite un parti de cadres capables de conduire le changement dans le pays et au-delà dans toute l’Afrique. Mohamed Khidder défend la conception d’un parti de masse et souhaiterait que tous les responsables de la révolution dans et hors le FLN puissent examiner la nouvelle constitution.

Action syndicale et action politique

Dans le contexte des grèves dures de l’année 1963, il apparaît une distance entre la signification objective des grèves telle qu’elle est perçue par le pouvoir et la signification subjective que lui donnent les grévistes et les dirigeants syndicaux. Les grévistes ne condamnent pas l’action politique mais ne veulent pas d’une récupération de leur mouvement par les organisations politiques sur des objectifs qui ne correspondraient pas à leurs aspirations. Ils veulent conserver le contrôle collectif de leur action. C’est dans cet esprit que le P.S.U. préconise la politique de front socialiste.

Tribune Socialiste n°146 – 27 avril 1963

Finistère, trois ans après la bataille de l’artichaut….

Une très mauvaise saison pour les choux-fleurs et les artichauts n’entraînera pas cette année la « guerre de l’artichaut ». L’article pose plutôt la question des enjeux politiques des agriculteurs qui sont adhérents de la S.I.C.A. et ceux qu’on continue à appeler les « Indépendants ».

1500 ouvriers ont marché sur Hennebont

Les ouvriers des Forges d’Hennebont ont débrayé et ont marché à travers la ville. Les leaders syndicaux ont rappelé les revendications essentielles des ouvriers des Forges : sécurité de l’emploi et augmentation des salaires.

Après le Congrès

Tribune Socialiste publie le point de vue d’un délégué syndical du Bureau National des E.S.U. sur ce Congrès. Pour lui, le Congrès a fait le bilan d’une année sans véritable réflexion pendant laquelle il fut appliquée une politique de dialogue avec les pouvoirs publics qui enlise l’U.N.E.F.  Il a été élu un bureau d’union où se retrouvent presque tous les courants. La tendance « Mino » n’a pas su s’imposer. Il lui semble urgent de réagir pour éviter le pourrissement du syndicat et sa prise en main par les éléments technocratiques. Ce point de vue n’est pas partagé et des lecteurs ont réagi.

Oeuvres. Économie 1

Cote : MARX

– Misère de la philosophie – Discours sur le libre-échange – Le manifeste communiste – Travail salarié et capital – Introduction générale à la critique de l’économie politique – Critique de l’économie politique – Adresse inaugurale et statuts de l’Association Internationale des Travailleurs – Salaire, prix et plus-value – Le Capital (livre premier) – Critique du programme du parti ouvrier allemand

MARX Karl – Édition établie par Maximilien Rubel. Préface par François Perroux
1963
17,6 x 10,5 cm, CLXXVI + 1818 p.
Gallimard La pléiade

La nouvelle classe ouvrière

Cote : MALL

1ère édition On ne peut plus continuer à voir la classe ouvrière à travers des schémas du XIXe siècle. Hors de son travail, l’ouvrier s’intègre progressivement à la « société de consommation » ; mais, pour une part qui reste déterminante, il est lié à son travail — à un travail que le progrès technique transforme à toute allure — et il y est même lié de plus en plus étroitement. Aussi bien contre ceux qui prétendent qu’il n’y a plus de classe ouvrière que contre ceux qui l’identifient à de vieux clichés, S. Mallet nous montre, en train de se former dans les entreprises modernes, une nouvelle classe ouvrière : les rapports qu’elle entretient avec son travail sont profondément modifiés; rien d’étonnant à ce que ses attitudes syndicales et politiques changent en même temps. Ce portrait de la nouvelle classe ouvrière, S. Mallet l’appuie sur trois enquêtes qu’il a menées dans trois entreprises qui, à divers titres, sont des entreprises de pointe : la Thomson-Houston, la Compagnie des machines Bull et la Caltex. Ces monographies vivantes nous font pénétrer dans un monde presque inconnu où s’élabore pourtant une grande partie des réalités de demain.

MALLET Serge
1963
20,5 x 14 cm, 269 p.
Seuil

Les batailles de la liberté

Cote : VAYO

Le nom de Julio Alvarez del Vayo symbolise pour le monde entier la résistance du peuple espagnol de 1936 à 1939. Ministre des Affaires étrangères du gouvernement républicain, c’est lui qui a pendant toute la guerre été son porte-parole à la Société des Nations comme devant l’opinion internationale. Ces mémoire sont celles d’un demi-siècle : Elève de B. et S. Webb à Londres, compagnon de Rosa Luxembourg et K. Liebknecht à Berlin, A. del Vayo avait rapidement acquis, après la première guerre mondiale, une place de premier plan comme correspondant de Presse international ; il a participé à toutes les épreuves de forces, tous les mouvements de résistance de son pays contre les dictatures successives d’Alphonse XIII, de Primo de Rivera, de Gil Robles et enfin de Franco. Ces mémoires gardent l’empreinte de caractère jeune et passionné qui ont mérité à leur auteur le surnom d’« éternel optimiste ». (Cahiers libres N° 50-51)

VAYO J. Alvarez del
1963
21,8 x 14 cm, 319 p.
François Maspero