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Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

3 000 délégués bretons revendiquent à Paris

Organisée par la C.G.T, la C.F.D.T. avec le concours de la F.E.N. et de l’U.N.E.F. et le soutien de certains syndicats agricoles, avec pour mot d’ordre « L’Ouest veut vivre », une grande manifestation a rassemblé à Paris 3 000 délégués bretons. Ils sont venus dénoncer la situation économique désastreuse qui entraîne le chômage et l’exode de la population. Face à cette récession organisée, les délégués syndicaux souhaitent un aménagement du territoire et une autre organisation de la politique industrielle et agricole. Seule une planification démocratique peut aboutir à une réanimation des régions et des branches industrielles.

Tribune Socialiste n°236 – 17 avril 1965

Crise entre la J.E.C. et la hiérarchie catholique

Les dirigeants de la Jeunesse Étudiante Chrétienne et ses adhérents n’acceptent pas le discours de l’épiscopat français contre leurs engagements à gauche. Le P.S.U aux côtés de ces jeunes dont beaucoup font partie de ses membres, affirme que chrétiens et athées peuvent lutter ensemble pour une autre société.

Tribune Socialiste n°235 – 10 avril 1965

54ème congrès U.N.E.F., Bordeaux

Ce Congrès est marqué par de vives oppositions entre les deux tendances de la gauche syndicale, La majorité, avec la FGEL, fait adopter son texte, contre celui des minoritaires ; Jean-François Nallet est élu Président. Le texte d’orientation générale  définit la ligne politique et syndicale pour dépasser les affrontements internes. Si l’affirmation du refus de la technocratisation de l’Université est claire, les auteurs précisent que l’intervention de l’U.N.E.F. contre le plan Fouchet devra se doubler d’une intervention politique générale qui intègrera l’ensemble des problèmes posés par le milieu étudiant dans son travail et hors de l’université.

54ème Congrès U.N.E.F. : Rapport de la commission santé

Couverture du rapport de la Commission Santé, 1965La commission santé reprend les travaux effectués au Congrès de la MNEF et s’interroge sur l’orientation de l’U.N.E.F. vis à vis du déficit de la Sécurité Sociale. Le postulat est avant tout de maintenir une organisation de la sécurité sociale qui prenne en compte la gestion par et pour les usagers. Elle prône l’instauration d’un service autonome de santé permettant d’envisager dans leur ensemble les problèmes financiers et structurels et garantissant le principe de l’autonomie de gestion. La commission a également mené une réflexion sur le financement de l’allocation d’études dans le cadre du régime étudiant. Le rapport se termine sur la question des rapports MNEF/UNEF.

De l’Algérie à la réforme Fouchet, critique du syndicalisme étudiant

Point de vue sur les difficultés à élaborer un syndicalisme étudiant. Analyse du positionnement des différents bureaux nationaux entre 1963 et 1965 où s’affrontent des positions politiques de gauche, et une action revendicative qui ne peut être entendue et suivie par la base qu’en s’appuyant sur des revendications modérées, voire corporatives. Analyse du milieu étudiant, de ses pratiques et de son positionnement. Affirmation de la nécessité de donner un contenu de classe à l’organisation pour dévoiler les mystifications dont sont victimes les étudiants. Pour Kravetz et Griset, au-delà de ce contexte, la construction du syndicalisme étudiant est une nécessité politique, comme l’est la constitution d’une organisation révolutionnaire en milieu étudiant.

Tribune Socialiste n°234 – 3 avril 1965

L’escalade au Vietnam

« Pour le boycott du régime de Saigon »

L’escalade au Vietnam est le résultat de l’intensification de la guerre civile au Vietnam du Sud et de l’intervention militaire américaine au Vietnam du Nord. L’appui de Pékin, de Moscou et de Hanoi au Viet-cong se renforce et rien n’empêche de penser que le Cambodge, le Laos et la Thaïlande comme l’Indonésie ne seront pas entrainés dans le conflit. Ce qui est en jeu est surtout le pouvoir à Saigon et sa dictature militaire. A Saigon règne un régime d’oppression toujours fondé sur la grande propriété foncière capitaliste et sur la liaison avec les intérêts américains, anglais et français. Le pouvoir militariste a installé l’anarchie administrative et perdu le contrôle des deux tiers du pays. C’est sa chute qui constituera la vraie solution à la crise actuelle et permettra le rétablissement de la paix. Aujourd’hui le devoir est d’empêcher l’extension de la guerre en travaillant à la chute de Saigon, dernier héritier de la politique française récupérée par les U.S.A.

La signification politique des rapports pédagogiques

En confrontant l’analyse de la pratique pédagogique à la réalité, l’auteur, s’appuyant sur le modèle explicité par L. Althusser dans son article sur la dialectique matérialiste explicite la confusion entretenue par l’Université bourgeoise entre le savant et le professeur. Il n’y a pas à proprement parler d’enseignement mais reproduction de modèles, de schémas imposés allant jusqu’à la désinformation et à l’incompréhension des étudiants qui intériorisant le modèle visent à reproduire le système. L’auteur affirme que la pédagogie contribue à développer les contradictions et a une fonction politique objectivement révolutionnaire.

Tribune Socialiste n°233 – 27 mars 1965

Coopération et intégration

Réaction de la Fédération du Var à l’égard des analyses de Serge Mallet et de la Fédération du Gard présentées dans Tribune Socialiste. Les primeuristes du Var précisent que l’agriculture française est très diversifiée et dépend essentiellement du milieu naturel ce qui ne permet pas une planification et une organisation des structures de production comme pour l’industrie. Ils admettent que les coopératives sont indispensables pour rationaliser, moraliser la distribution et répondre à une logique de marché. Face à la politique des grands groupes et à l’agriculture intégrée, ils insistent sur l’évolution nécessaires des mentalités et l’action efficace de la paysannerie tant sur le plan syndical que politique.

Le PSU soutient la journée nationale d’action de l’U.N.E.F.

Marc Heurgon écrit à Bernard Shreiner, Président de l’U.N.E.F et l’assure du soutien du PSU à la journée nationale d’action du 23 Mars 1965 et lui redit son attachement à la demande l’Allocation Étudiante sur critères universitaires. Il affirme la nécessité de combattre les projets de réorganisation de l’Université.

Exploitation des résultats des municipales

Cote : DIRECTIVES

Analyse des résultats – Relance de la campagne de reprise des cartes 65 – Pour une grande campagne de meeting PSU

N° 94
23 Mars 1965
27 x 21 cm, 2 p.

Tribune Socialiste n°232 – 20 mars 1965

Algérie : Plate-forme de l’U.G.T.A.

Deux ans après son premier congrès en janvier 1963, le deuxième congrès de l’Union Générale des Travailleurs Algériens devrait apporter une contribution importante à la définition des tâches du socialisme dans une période transitoire. Face aux transformations de l’espace économique et social, le rôle de l’U.G.T.A. est d’assurer l’unité et la cohésion des travailleurs face aux évolutions du travail, aux difficultés rencontrées dans les secteurs autogérés et à l’héritage colonial.

L’indépendance des syndicats est-elle menacée ?

Un débat public sous la présidence de Manuel Bridier pose la question de la participation des syndicats aux organismes officiels. Celle-ci  menacerait-t-elle leur indépendance ? Bernard Schreiner, Président de l’UNEF, participe au débat et prend l’exemple de la participation du syndicat étudiant à la gestion du centre National des œuvres universitaires. Avant la réforme des statuts du Centre, la co-gestion s’entendait  par une réelle prise en charge des intérêts des étudiants, par une responsabilité collective, par le respect des principes définis par  le mouvement étudiant. Depuis 1963 la participation de l’U.N.E.F. doit être reconsidérée dans la mesure où la parité est devenue un leurre. La position de l’UNEF est à partir de ce moment d’exercer son droit de regard sur le fonctionnement des œuvres universitaires et faire entendre, sur ce terrain, ses revendications sans jouer pour autant le jeu de l’intégration.

Tribune Socialiste n°231 – 13 mars 1965

Antony : les étudiants protestent contre la nouvelle réglementation de la résidence

Antony : c’est 2500 étudiants dont 500 couples qui aspirent tous à une vie d’adultes où des circulations et des échanges puissent avoir lieu. Des travaux d’aménagement de salles de sports, de locaux culturels et des espaces sociaux ont été décidés. Cependant au commencement des travaux, les étudiants s’aperçoivent qu’ils sont d’une toute autre nature. La cité est réaménagée pour empêcher toute circulation et information entre les étudiants. En outre le vote d’un règlement intérieur qui amène les étudiants à être traités comme des internes surveillés, provoque une réaction vive. Ils dénoncent les décisions unilatérales de l’administration en dehors de toute cogestion étudiante.

Tribune Socialiste n°230 – 6 mars 1965

À la mutualité : solidarité avec les peuples espagnol et portugais

À l’appel de l’UNEF, du Mouvement de la Jeunesse Communiste, et des étudiants du P.S.U, 4000 étudiants et jeunes de la région parisienne se sont rassemblés pour affirmer leur solidarité avec leurs camarades espagnol et portugais contre les dictatures de Franco et Salazar

Viêt-Nam : pour imposer la paix

Après un exposé sur la situation du Viêt-Nam de 1954 à 1965, dénonçant l’attentisme et les déclarations pieuses des pays socialistes,  les étudiants du PSU, sous la plume de Jean-Philippe Derenne, souhaitent que  la France s’associe aux mouvements de protestations naissants aux États-unis  contre l’impérialisme américain et son engagement de plus en plus important dans la guerre contre le peuple vietnamien. Il incite à forcer le gouvernement français à reconnaître officiellement  la République Nord Viêt-Nam et le FLN comme seul représentant de la population du Sud-Viêt-Nam. 

À propos du congrès de l’Union des Étudiants Communistes

Le Bureau National de l’U.E.C. avant son Congrès, adresse une lettre au P.C.F. dont le contenu est la remise en cause de l’analyse traditionnelle du capitalisme. La stratégie défensive imposée par l’analyse stalinienne est condamnée par le B.N. de l’U.E.C car elle ne répond plus au développement du capitalisme d’aujourd’hui. Au regard de cette analyse, il semble plus urgent que jamais que les courants rénovateurs de la gauche participent à la définition d’une stratégie globale d’alternative cohérente du mouvement socialiste qui élèvera le niveau de conscience des masses et permettra une unité durable des forces de gauche, au moment où le P.C.F., voulant réduire à sa merci l’U.E.C., prouve son refus de poser les vrais problèmes.

Brest, Manifestation commune de tous les travailleurs …

A Brest, le 15 Février 1965, les responsables syndicaux adressent une lettre à De Gaulle à l’occasion de sa discrète visite de l’École Navale et ont en même temps appelé à une manifestation commune de tous les travailleurs devant la Maison des Syndicats de Brest. Malgré les barrages de police une foule de plusieurs milliers de personnes s’est massée rapidement au lieu de rendez-vous. Une motion unitaire de toutes les organisations souligne le profond désaccord sur la politique économique menée par le gouvernement et s’élève contre le blocage des salaires. Les représentants syndicaux demandent l’expansion industrielle du département et des débouchés pour le secteur agricole.

Tribune Socialiste n°229 – 27 février 1965

Tribune Socialiste n°228 – 20 février 1965

Depuis vingt ans à la recherche de la paix

Il y a un peu plus de dix ans que la Conférence de Genève mettait fin au régime colonial français en Indochine. Le Vietnam Nord devenait une république populaire et le Vietnam du Sud tombait sous la dictature de Diem en même temps que sous l’influence américaine. A cette conférence, la Chine et signifiait qu’elle souhaitait briser l’isolement diplomatique dans lequel les occidentaux la maintenait. Cependant pour des raisons diverses les Américains refusèrent de répondre favorablement à l’attente de la Chine. Cette tension sino-américaine est toujours présente aujourd’hui. L’escalade militaire et la dégradation politique et sociale du pays amènent à s’interroger sur la voie d’une possible issue à ce conflit. Mendès-France amorce un plan de paix et de négociation qui tendrait à régler non seulement le problème vietnamien mais aussi celui de l’ensemble du Sud-Est asiatique. La mobilisation contre la guerre et pour la paix au Vietnam s’intensifie, les étudiants du P.S.U organisent un grand rassemblement parisien.

Tribune Socialiste n°227 – 13 février 1965

La lutte socialiste à la campagne

La Fédération du Gard s’interroge sur le débat ouvert par des militants syndicalistes paysans et rapportés par Serge Mallet dans un numéro précédent de Tribune Socialiste. Les agriculteurs du Gard bénéficient d’un ensoleillement, de bonnes conditions d’exploitation et d’une vente de produits primeurs. Ces producteurs sont des artisans de luxe qui n’ont pas de problèmes pour écouler leur production. Serge Mallet profite de leurs questions pour expliquer les dangers d’une autre agriculture : l’agriculture « intégrée » soumise à la recherche de profit des grands groupes de type Findus. Il propose une contre action pour lutter contre l’intégration capitaliste de l’agriculture.

Tribune Socialiste n°226 – 6 février 1965