Le plan Fouchet – Zamansky
La nouvelle organisation des études supérieures voulue par le plan Fouchet interviendra dès la rentrée 66 d’abord en faculté des Sciences de Paris puis en Faculté des Lettres. Celui-ci prévoit une orientation dès la fin du 1er cycle vers des filières courtes ou vers la maîtrise. A cela s’ajoute la déclaration du doyen de la faculté qui souhaite instaurer une sélection par le type de baccalauréat à l’entrée en propédeutique et un examen d’entrée à la faculté dés la rentrée 67, n’accepte ni la cogestion avec les étudiants ni la syndicalisation des personnels. Il prévoit des contrats de recherche avec l’industrie. Les étudiants de Sciences et les étudiants PSU, soutenus par les professeurs du S.N.E.S Sup, ont contraint la « Corpo Sciences » qui accepte la réforme Fouchet, a une grève de trois jours les 5-6-7 avril 1965.
L’Allocation d’études – numéro spécial des Cahiers de l’UNEF
La réalité de la condition étudiante s’aggrave et prend aujourd’hui une signification lourde de conséquences pour l’avenir du pays. Le développement du travail extra universitaire est à la fois la conséquence la plus grave et la manifestation la plus évidente des insuffisances du système des bourses ou des prêts d’honneur ou encore des pré-contrats. L’allocation d’études attribuée sur la base de la réussite à l’examen final est la seule condition de l’indépendance matérielle et intellectuelle de l’étudiant. Elle doit être assurée à tous les étudiants. Est abordé par ailleurs dans ce dossier la question de la planification et de la démocratisation de l’enseignement.
Quelques disques de jazz
Le journal Tribune Étudiante propose à ses lecteurs quelques rééditions de jazz qui pourraient constituer une phonothèque, tels les musiques de Duke Ellington et Bud Powell.
Algérie d’hier, réalité d’aujourd’hui
La récente destitution du Président Ben Bella et les expulsions de militants socialistes français ont remis l’Algérie au premier rang de l’actualité politique internationale. Économie disloquée et incohérente, tel était l’héritage que l’exploitation coloniale laissait en 1962 et auquel l’autogestion devait tenter de porter remède. Si dans l’agriculture l’autogestion fait progressivement ses preuves, l’industrialisation s’achemine vers un socialisme d’État qui sous la pression des occidentaux risque de devenir un capitalisme d’État. A cette situation il faut ajouter les problèmes sociaux et en particulier la question de la place de la femme dans la société musulmane. Le coup de frein donnée à l’autogestion par le gouvernement Boumediene n’est pas forcément le renoncement au socialisme, mais la réalité n’est pas celle que la gauche socialiste française a trop tendance à considérer comme un modèle.
Conseil National du PSU
Dans le cadre des élections présidentielles, le P.S.U invite les travailleurs à voter contre le système établi en 1958 par le Général De Gaulle. La création d’une plate-forme commune des forces de gauche n’a pas pu être mise en place , cependant le PSU affirme que seule l’instauration d’une démocratie socialiste bâtie sur de nouvelles structures institutionnelles, avec des réformes sur la planification et une politique étrangère différente sera la réponse au mécontentement provoqué par la politique gaulliste. Le P.S.U., ne nie pas que la candidature de Mitterrand ne réponde pas à ses objectifs mais appelle cependant à voter pour ce dernier, pour un renouveau de la gauche française. Clément Sandy et Philippe Brachet pour Tribune Étudiante font le bilan du septennat gaulliste.
De Boulloche à Fouchet : une même réforme
De l’école primaire à l’Université des barrages successifs sont mis en place pour favoriser la sélection des futurs cadres. La politique gaulliste entend instituer un système de formation selon les seuls critères de la rentabilité et du profit au service d’une société capitaliste. C’est contre la radicalisation et la systématisation de cette organisation sélective de l’enseignement que doit s’engager le mouvement étudiant pour la combattre.
Des succès et des échecs
Le Président de l’Association Générale des Étudiants de Bordeaux, Pierre Delfaud, fait le bilan de l’année et le rappel des actions nationales : discussions et luttes contre la réforme Fouchet, revendications pour l’allocation d’études, et des actions locales : mise en place du centre socioculturel sur le campus, action universitaire de base, les comités d’amphi et les G.T.U (groupe de travail universitaire).
Le journal des étudiants du PSU renaît
Après trois ans d’absence, le journal des étudiants du P.S.U. renaît. Cet éditorial présente le contexte universitaire et politique de la fin de l’année 1965. Face aux réformes de l’université, aux crises internes de l’UNEF reflets des difficultés qui affectent l’ensemble de la gauche, aux discussions sur la candidature de F. Mitterrand, Tribune Étudiante, journal d’expression d’un courant qui déborde le seul cadre du P.S.U., s’ouvre à tous ceux qui souhaitent l’alternative socialiste au gaullisme. Il déclare être un élément de recherche de la voix de l’unité et du socialisme en milieu étudiant.
Antony : quelles leçons en tirer ?
L’Association des résidents (AERUA) mobilise les résidents. Jean Tercé replace la question du logement étudiant dans la perspective d’une politique nationale du logement qui doit s’intégrer dans le cadre des réformes de structures et définir les axes d’un nouveau mode de vie urbaine et rurale. À des luttes parcellaires vouées à l’échec, il oppose l’action politique de masse.
La politique étrangère du gaullisme est-elle progressiste ?
Au-delà du prestige de De Gaulle dans les pays du Tiers-monde mais aussi de son ambiguïté, le courant du renouveau socialiste pose la question des rapports avec le Tiers-monde et l’affirmation de l’indépendance par rapport à l’impérialisme américain. Seule l’instauration d’une véritable aide aux pays en voie développement sans exploitation de leurs ressources, un désarmement général, un désengagement de l’Europe vis-à-vis de tous les blocs militaires permettront de contester de façon efficace la politique gaulliste.
L’intendance
« L’intendance… en période électorale »
L’intendance, en période électorale, c’est-à-dire la gestion des affaires courantes, n’est pas propice à l’innovation politique. Fin 1965, juste avant les élections présidentielles, le bilan économique enregistre une reprise de l’économie. Mais cette croissance économique n’est pas suffisante pour assurer l’avenir du pays. Au contraire le gouvernement organise le sous-emploi de 1% des travailleurs disponibles par la fixation d’une production en croissance de 4,5% et non de 5,5% comme le permettraient les structures actuelles du pays. Par ailleurs, le budget de 1966, est inacceptable en matière de développement des services pour la santé, l’équipement urbain, l’équipement social, sportif, culturel et éducatif. Le PSU a d’ores et déjà proposé un contre plan à ces propositions. Le mouvement socialiste par la précision et la netteté des ses propositions politiques doit convaincre que la politique de la droite actuelle n’est pas en mesure d’assurer l’avenir du pays.
Rentrée 65 et budget 66
Le budget de l’Éducation Nationale pour l’enseignement supérieur ne répond ni aux besoins ni aux attentes. La diminution du nombre de postes d’enseignants, la réduction des crédits de paiement d’équipement ne permettront pas à l’Université d’accueillir correctement les étudiants. La recherche fondamentale est sacrifiée au profit de la recherche de développement, favorisant ainsi l’industrie qui bénéficiera de fortes subventions alors que l’Université est sacrifiée. L’adaptation de l’Université aux besoins d’une société moderne concerne l’ensemble du mouvement ouvrier, des centrales syndicales et des organisations politiques pour la construction d’une Université véritablement démocratique et répondant aux nouveaux besoins.
Qui sont les jeunes en 1965 ?
Ecrit par un groupe de responsables de mouvements de jeunesse dans le cadre de la campagne pour les élections présidentielles de 1965, le texte dénonce la politique gaulliste mais aussi la fausse alternative que constituerait un accord politique qui ne serait qu’un « aménagement opportuniste » du système existant et ne s’inscrirait pas dans une transition vers le socialisme. L’objectif du texte, émanant en fait de la minorité du PSU, est de tenter de rallier le bureau national du PSU à une autre candidature que celle de François Mitterrand.
Revue internationale du socialisme n° 11-12
Cote : RIS – REVUE INTERNAT SOCIAL
Enrica Collotti Pischel – Du Vietnam à la Chine ? REFORME MONETAIRE INTERNATIONALE Arghiri Emmanuel – Le Franc et la guerre des monnaies Erich Gerlach – Le Mark Marvin E. Rozen – Le Dollar Lucien Rey – La Livre sterling COMMENTAIRES POLITIQUES La Grèce – La question kurde – La République dominicaine – L’Uruguay – Les élections en Allemagne fédérale – La Nouvelle gauche aux Etats-Unis – Un teach-in dans une Université américaine LES MANAGERS ET LE CAPITALISME Révolution au sommet ou réorganisation capitaliste?
PISCHEL – EMMANUEL – GERLACH – ROZEN – REY – HALLIDAY – LUSSU – DE SANTIS – GALANEO – ROTH – PETRAS – SPINNER – HOFFMANN – SALVATI
11-12
Septembre-décembre1965
21,3 x 13,1 cm, 172 p.
Memorandum sur les arrestations
Sept Français travaillant en Algérie soit au titre de la coopération technique française soit au titre de coopérants indépendants ont été arrêtés entre le 28 Août et le 2 septembre. Les coopérants arrêtés sont militants au P.S.U.: J.Y Le Goff, Albert Roux, Simone Minguet, Pierre Meyer, M.Mazière, M.Laks et J.L.Goidoue. Le bureau national du P.S.U adresse un télégramme au secrétaire du F.L.N. et à l’ambassadeur en France pour déplorer les mêmes procédés employés contre ceux qui ont milité pour l’indépendance de l’Algérie et ont dénoncé ce type d’arrestations arbitraires contre des algériens. Albert Roux témoigne, le 27 septembre à la Mutualité, sur les tortures qui lui ont été infligées et dénonce les arrestations des algériens de plus en plus nombreuses depuis le putsch du 19 juin.
Revue internationale du socialisme n° 10
Cote : RIS – REVUE INTERNAT SOCIAL
CONTRADICTIONS DU CAPITALISME AVANCE, André Gorz LUTTE POUR LE CONTRÔLE OUVRIER, Tony Topham LE GOUVERNEMENT FREI AU CHILI , Sergio De Santis PROBLEMES DE LA PLANIFICATION SOCIALISTE Interview avec Charles Bettelheim URSS, RDA, Cuba, Hongrie LES NATIONALISATIONS Suède, Grande Bretagne L’IRAN AUJOURD’HUI, Lucien Rey LE 19 JUIN À ALGER, Manuel Bridier
GORZ – TOPHAM – DE SANTIS – BETTELHEIM – FOA – VINCENT – TODERO – THERBORN – SANDIN – HUGHES – REY – BRIDIER
10
Juillet-août 1965
21,3 x 13,1 cm, 128 p.
Vietnam, le Front de libération remporte des victoires mais ….
« Vietnam, le Front de libération remporte des victoires mais Washington refuse de céder »
Le Vietnam du Sud risque de se transformer en cimetière si la guerre continue au rythme actuel. Le Vietnam du Nord sera une ruine économique. Cependant Washington refuse l’évidence. L’Europe se tait, son unité est ébranlée sur le plan économique et politiquement elle n’a jamais agi contre les Américains. Paris est la seule capitale à dénoncer l’engagement américain au Vietnam. Ce diagnostic pessimiste ne doit cependant pas décourager les militants qui réclament la paix. Il est nécessaire de replacer l’action dans un cadre plus large et repenser la politique étrangère enfin de se positionner contre tout impérialisme, en particulier celui des Etats-Unis.