Affirmer le présence du courant révolutionnaire
Les institutions parlementaires ou municipales ont toujours représenté, pour les militants révolutionnaires, des appareils, au service de la machine gouvernementale de la bourgeoisie. Cependant l’utilisation révolutionnaire du parlementarisme et du suffrage universel est possible et souhaitable. Ainsi à Paris, la Fédération de Paris du P.S.U. présente dans les 14 circonscriptions parisiennes des listes d’union populaire. Ces listes sont ouvertes à tous les militants qui ont animé et participé à des luttes de masse et pour qui le socialisme est une question de choix de société.
La vraie et la fausse polémique
Après le Conseil National d’Orsay la presse politique commente les difficultés de l’action révolutionnaire et celle des assemblées ouvriers-paysans du P.S.U. Jean-Marie Vincent répond ici aux attaques d’Alain Krivine dans « Rouge » pour la Ligue Communiste et lui demande de développer plutôt une polémique politique constructive .Tribune Socialiste retrace, pour mémoire, l’exemple des négociations P.S.U. – P.C.F. à Sarcelles.
Le mouvement des masses et le Parti
Au-delà de la mort annoncée du Parti Socialiste Unifié, par la presse, le constat plus inquiétant est celui de la montée des luttes sociales et leur totale absence de prolongements politiques. C’est partant de ce constat que sont nées les assemblées ouvriers-paysans. Elles ont fonctionné et le programme d’action élaboré par ces assemblées et ratifié par le Conseil National ont montré que ces luttes refusaient la discipline du travail capitaliste et que les travailleurs voulaient se saisir eux-mêmes de leur sort. Fort de ces expériences le Parti se doit d’être l’instrument d’une véritable politisation des masses c’est-à-dire qu’il soit le lieu où s’élabore cette prise de conscience politique.
Une classe, un combat, un programme
Les luttes continuent et se durcissent tant aux Batignolles, qu’à Fougères, dans les Vosges, chez les postiers comme chez les métallos et touchent des secteurs de plus en plus larges. Cette situation de forte combativité ouvrière, sans coordination des luttes, crée des tensions et les luttes isolées ne peuvent aboutir. Le programme d’action du P.S.U. est une réponse pour souder ensemble non seulement les luttes de Bretagne, celle de Peugeot mais aussi les luttes ouvrières et paysannes. Pour animer ces luttes il faut dépasser le cadre de l’entreprise et faire la jonction avec tous les exploités pour donner toute sa dimension aux luttes. « L’objectif du programme d’action est de pousser partout, dans tous les cas, par tous les moyens à la globalisation des luttes, tout de suite et à tout prix ».
Rapport politique présenté par le BN sortant au 7° congrès du PSU
Cote : PSU-DOC
Rapport du BN (ronéoté : 46 pages) – Le contexte politique du printemps 69 au printemps 71 – Un parti en pleine transformation – Les problèmes d’orientation et de délibération du parti – Bilan actuel de l’influence du parti Éléments du rapport financier – Commentaires généraux – propositions pour l’organisation financière du parti – Mise en place de collectifs de travail financiers – Souscription siège central – Exploitation 1969 – 1970 – Tribune socialiste 1969 et 1970
020 / 021 Suppl.
1971 – Janvier
21 x 27 cm, 46 p.
Critique socialiste n° 03
Cote : CRIT. SOC.
– Rapport d’orientation au Conseil national de Rouen, J.M. VINCENT – Avertissement pour deux textes italiens 19 – Sept thèses sur le contrôle ouvrier, Lucio LIBERTINI, Raniero PANZIERl – Sur l’utilisation capitaliste des machines, Raniero PANZIERl – Algérie 1970. Développement national et luttes de classes, Christian LEUCATE Documernt Une étape du mouvement paysan Pour un syndicalisme de travailleurs, Antoine RICHARD Livre Le salaire socialiste, Pierre GAUTIER
Jean-Marie Vincent, Lucio Libertini, Raniero Panzieri, Christian Leucate, Antoine Richard, Pierre Gautier
03
Janvier – Février 1971
24 x 18 cm, 92 p.
Syros
Le capitalisme contemporain
Cote : PSU-DOC
I – LA SOCIETE CAPITALISTE ET LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE A – Les fondements, B – Les contradictions. Il – LE CAPITALISME CONTEMPORAIN A – Les principales transformations de la société capitaliste, B – Aspects de l’idéologie dominante dans le capitalisme contemporain, C – Les contradictions du capitalisme contemporain. III – GAULLISME ET CAPITALISME CONTEMPORAIN
020 / 021
1971 – Janvier
29,5 x 21 cm, 12 p.
3ème Conseil National, Orsay
Le 3ème conseil national du PSU s’est tenu au Palais d’Orsay à Paris les 22, 23 et 24 janvier 1971. Il portait sur l’élaboration d’un programme d’action du Parti. À ce conseil, on note la cristallisation des tendances, largement commentée par la presse qui n’a pas hésité à déformer la vérité. Les débats autour des alliances pour les municipales ont été vifs. Victor Fay donne son point de vue sur « la solidarité de classe des travailleurs qui doit toujours passer avant les désaccords sur les moyens de lutte ». Les interventions ont porté principalement sur la nécessité d’une réorganisation administrative du Parti et sur l’ordre du jour du prochain congrès des 25-27 juin à Lille. Abraham Béhar (Commission Entreprise) et Bernard Lambert (Commission Agricole) ont souligné l’originalité de ce conseil préparé par les Assemblées Ouvriers-Paysans. Lucien Saintonge en fait le compte rendu pour Tribune Socialiste.
Programme d’action du Parti Socialiste Unifié
Ce programme a été élaboré par 14 Assemblées Régionales regroupant des militants ouvriers et paysans, membres ou non du P.S.U., issus des luttes menées dans les usines et les villages. Il a ensuite été rediscuté et amendé au Conseil National des 22,23 et 24 Janvier 1971. Ce texte de synthèse a été établi après discussion avec les deux délégués du Secteur paysan assistant à la D.P.N. ainsi qu’avec les délégués ouvriers des assemblées ouvriers-paysans de Rhône-Alpes, Nord, Pas-de-Calais, Loire Atlantique, Sud-Ouest et Normandie. Il ne peut être considéré comme une réflexion des seuls secteurs et groupes de Paris, comme cela a été dit parfois. C’est donc les idées issues du combat des masses qui ont été concentrées et qui ont été soumises à l’ensemble des travailleurs.
Les Assemblées ouvriers-paysans, gadget ou évolution irréversible
Les assemblées ouvriers-paysans se sont réunies et pour la première fois, les militants directement impliqués sur les lieux de production, se sont exprimés. Un certain nombre d’idées fortes ont été débattues, notamment sur la contestation de la hiérarchie, la souveraineté des assemblées du personnel, le refus de toute intégration. Toutes ces réflexions ont été recentrés sur l’axe stratégique du contrôle ouvrier qui devient ainsi une réalité. Cependant les militants qui ont participé à ces assemblées dénoncent les interventions de la Direction Politique Nationale qui a modifié certains textes de synthèse. Les militants des sections Ugine-Kulman, EDF, C.F.Philips, Hachette et Heurtey revendiquent que soit mis à l’ordre du jour du congrès de Juin 1971 une réforme des structures du P.S.U.
Déclaration du Bureau National de l’U.N.E.F.
Le Bureau National fait état des divergences au sein de l’organisation sur les orientations politiques. Les E.S.U se retirent du Bureau National.
Qui se ressemble s’assemble
Le 22 décembre 1970, le Parti Communiste et le Parti socialiste ont publié un premier bilan de leurs conversations politiques. Des difficultés subsistent pour la conclusion d’un programme commun d’unité et pour la présentation de listes communes aux élections municipales de mars 1971. Le P.S.U ne peut admettre les concessions social-démocrate proposées par l’accord en devenir du Parti Socialiste et du Parti Communiste. Après de multiples discussions il apparaît que l’unité P.S.U.- P.C.F. ne soit pas possible. Un communiqué du Bureau National du 28 décembre 1970, constate que le Parti Communiste Français fait obstacle aux aspirations de l’unité que manifestent les travailleurs. Michel Rocard montre comment le Parti Communiste a systématiquement rendu cet accord impossible. Enfin, un exemple dans le Val-d’Oise de l’impossibilité de tout accord P.S.U.- P.C.F.
La hiérarchie des salaires
Cote : PSU-DOC
Série Luttes sociales 1/ – L’ANALYSE MARXISTE DE LA HIERARCHIE DES SALAIRES DANS LA SOCIETE CAPITALISTE a) La détermination de la valeur de la force de travail, b) Les fonctions de la hiérarchie des salaires, c) Le mécanisme de la différenciation des salaires. II/ – MARX REVU ET CORRIGE PAR LE P.CF. et la C.G.T. a) De l’acceptation de la hiérarchie à la » défense des avantages acquis » dans le front antimonopoliste, b) De la rémunération du coût de la formation à l’acceptation de l’Université bourgeoise, c) De la défense de la hiérarchie à l’échec de la Révolution. III/ – CONTRE LA HIERARCHIE DES SALAIRES, EXPRESSION DE LA DOMINATION BOURGEOISE. DE L’UNION ANTIMONOPOLISTE A LA SOLIDARITE ANTICAPITALISTE. a) La hiérarchie des salaires ne disparaîtra qu’avec le salariat lui-même, b) Opposer la solidarité anticapitaliste à l’union antimonopoliste.
018 / 019
1970 – 1er décembre
29,5 x 21 cm, 12 p.
La pensée politique de Gramsci
Cote : PIOT
Les réflexions politiques d’Antonio Gramsci, qui sont contenues dans une trentaine de cahiers rédigés dans les geôles de Mussolini de 1929 à 1935, révèlent une pensée complexe, originale et profonde. Jean-Marc Piotte, en centrant son analyse sur la notion d’intellectuel, donne une interprétation cohérente de l’ensemble de l’oeuvre de Gramsci et explique l’apport important de ce penseur, qui renouvelle la théorie marxiste en démontrant l’importance des luttes culturelles dans les luttes politiques. La pensée politique de Gramsci, publié pour la première fois en 1970 à Paris et à Montréal, puis traduit en arabe, en espagnol, en japonais et en portugais, a été à l’origine de l’intérêt croissant qui fut porté à Gramsci. Cet ouvrage demeure essentiel pour tous ceux qui aspirent à changer le monde.
PIOTTE Jean-Marc
1970
19 X 13 cm, 306 p.
Anthropos
Les assemblées ouvriers-paysans
Michel Rocard puis Serge Mallet dans les éditoriaux de Tribune Socialiste ont justifié la décision de la Direction Politique nationale de préparer le prochain Conseil national du PSU en donnant la parole à des Assemblées régionales ouvrières et paysannes, ne rassemblant pas forcément que des militants, pour la préparation d’un programme d’action et de luttes. Cette décision vise à sortir la réflexion politique du cadre des institutions pour la situer dans la vie des masses en lutte. C’est en donnant un débouché politique à toutes les actions revendicatives que l’on pourra fédérer les luttes et donner force aux revendications exprimées dans de très nombreux secteurs industriels, commerciaux et agricoles.
Pourquoi les I.U.T. ?
Pour satisfaire le besoin croissant de cadres moyens ou techniciens supérieurs dans l’industrie, dans les secteurs secondaires et tertiaires ainsi que dans la recherche appliquée, le plan Fouchet met en place les I.U.T. Les I.U.T constituent le premier maillon de la rentabilisation de l’université pour l’économie capitaliste. Ne disposant pas de moyens suffisants, le ministère de l’Education réduit la scolarité (initialement prévue en 3 ans) à deux ans, pousse à l’orientation vers cette filière des élèves issus des milieux modestes et des filières techniques de l’enseignement secondaire. Le patronat est particulièrement présent dans les I.U.T . Cet article a été rédigé par le bureau du Centre Etude Scientifique et Technique.
Assemblée Générale U.N.E.F.
Des militants U.N.E.F et des comités de luttes, ainsi que des inorganisés ont rédigé un texte dont Christian CAROZ se fait le rapporteur et proposent une nouvelle organisation du syndicat étudiant en partant de la base et en créant des structures militantes autonomes par rapport au PCF et à l’AJS afin de dépasser la bataille bureaucratique de défense de l’appareil.