Rosa Luxembourg « Grève de masse, partis et syndicats »
Cote : PSU-DOC
Série Fiches de lecture – Caractéristiques de la grève de masse – Rôle du parti par rapport aux masses – Parti et syndicats
026
1971 – 1er novembre
29,5 x 21 cm, 4 p.
Essai autour d’un texte de Lénine
Sous le titre « Essai sur les alliances de la classe ouvrière et des couches non prolétariennes d’après Lénine », Luc Barret propose, en Août 1971, une analyse des problèmes abordés par Lénine sur la question des alliances des couches non prolétariennes (petite-bourgeoisie, paysans, jeunesse scolarisée), autour de la classe ouvrière.
Bilan des stages « cadres » de l’Été 1971 à Orléans et à Saint Crepin
Cote : PSU-DOC
– Participation des fédérations – Programmes – Ateliers pratiques Annexes – Luttes dans les entreprises – Luttes hors de l’entreprise – Etat capitaliste et lutte des classes – Stratégie – Dossier technique sérigraphie – Conseils pratiques de composition affiche et tracts
022 / 023 Suppl.
1971 – Juillet
21 x 27 cm, 42 p.
Sur le mouvement politique de masse
Cote : PSU-DOC
Série Analyses politiques I – DE LA POLITISATION DES LUTTES DE MASSE . .. 1. Le développement des luttes de masse . – Le renforcement de la lutte des classes. . L’intensification de la lutte des classes, le développement inégal . L’élargissement de la lutte des classes à de nouveaux fronts. – La crise des mouvements de masse. . La question des syndicats. . Les autres mouvements de masse. 2. Le rôle du Parti dans la période actuelle. – Les conditions de la politisation : I ‘ébauche de la démocratie prolétarienne – Les deux avant-gardes. – Le danger essentiel : vouloir brûler les étapes. – Un parti lié aux masses. II – AU MOUVEMENT POLITIQUE DE MASSE .. . 1 . Ce que nous refusons pour la prise du pouvoir. . La démocratie avancée . . La conception putschiste . . Les illusions du spontanéisme . 2. Ce que nous voulons . La mobilisation révolutionnaire de larges masses au sein du M.P.M, . Le rôle du parti révolutionnaire dans cette période. III – VERS LA DEMOCRATIE PROLETARIENNE DE MASSE 1 . Le refus de la dictature sur le prolétariat : I ‘exemple de I ‘U. R.S.S. . L’explication trotskyste et ses limites . Nature de classe de l’U.R.S.S. 2. Ce que signifie la Démocratie Prolétarienne de masse . L’inéluctable poursuite de la lutte des classes après la prise du pouvoir . La dictature du prolétariat s’exerce dans et par la démocratie prolétarienne
022 / 023
1971 – Juillet
29,5 x 21 cm, 12 p.
Une nouvelle étape
Michel Rocard dans son Éditorial, fait le point sur les débats difficiles du Congrès de Lille (26-28 Juin 1971). Il affirme qu’un des apports du Congrès réside dans la discussion autour d’un programme révolutionnaire capable d’assurer la convergence des luttes en même temps que la crédibilité du projet socialiste. Le débat s’est noué à partir des assemblées ouvrières et paysannes. L’expérience directe des travailleurs à travers leurs luttes est la clé de la progression du mouvement révolutionnaire. Au-delà, les militants révolutionnaires doivent contribuer à ouvrir dans le mouvement syndical le débat sur le sens politique de la stratégie syndicale.
Résolution finale du congrès de Lille

Le texte intitulé « Pour une orientation révolutionnaire » constitue la résolution finale du Congrès de Lille. Au-delà des 10 propositions pour le mouvement révolutionnaire, il dégage deux axes de réflexion. La tâche d’un mouvement révolutionnaire est d’abord d’analyser les luttes actuelles mais se doit également de poser la question de la société à construire. C’est dans cette optique que cette résolution finale aborde la question syndicale, le rapport syndicat-parti, le mouvement politique de masse, la prise du pouvoir et les structures du parti et ses transformations nécessaires.
Michel Rocard remporte la majorité sur son texte d’orientation avec 53 % des mandats et fait élire un bureau national homogène. La gauche révolutionnaire (Emmanuel Terray), maoïste obtient 12 % des mandats. La tendance marxiste-révolutionnaire (Jacques Kergoat, Jean-Marie Vincent et Manuel Bridier) obtient 14 % des mandats. La Gauche ouvrière et paysanne (Abraham Béhar, Marc Heurgon, Serge Mallet), 20 % des mandats.
Proposition de 10 campagnes unifiantes du mouvement révolutionnaire
Le Congrès de Lille des 26-28 Juin 1971 à Lille est à l’image de sa préparation. 17 A.R.O.P ont rédigé des textes d’orientation dont la synthèse a été établie par les délégués réunis en Commission nationale. Cette synthèse, qui ne masquaient pas certains divergences, notamment sur la question syndicale a été transmise aux militants par l’intermédiaire de Tribune Socialiste N°498. Un autre numéro spécial (N°499) a réuni six textes d’orientation qui reposaient largement sur la synthèse des travaux des A.R.O.P. L’unité des révolutionnaires dans les luttes a été une des questions abordée au congrès dans la perspective de construction du parti révolutionnaire. A cette fin le P.S.U. propose à l’ensemble des courants révolutionnaires dix campagnes d’action. Cette proposition fera l’objet d’un texte complémentaire » Pour une orientation révolutionnaire » qui pousse plus loin la réflexion.
Commissions spécialisées, le Secours Rouge
A l’issue de cette Commission le texte proposé est adopté à l’unanimité. Le P.S.U. réaffirme son soutien au Secours Rouge et décide de l’organisation d’un véritable secteur « répression »coordonné à tous les niveaux. Pour que le Secours Rouge devienne l’organisation de masse nécessaire à la lutte contre la répression il faut qu’il tienne rapidement ses assises nationales qui devront tirer les leçons du travail des comités.
Les jeunes travailleurs dans la lutte des classes
« Les jeunes travailleurs dans la lutte des classes » a été un des thèmes abordé pendant le Congrès. Durant le Congrès, parallèlement aux travaux des grandes commissions, se sont tenues des réunions sur des points précis, qui ont fait ensuite l’objet de rapport ou de motions devant le Congrès. Le texte présenté ci-dessous a été adopté à une quasi unanimité. Ce texte a été rédigé par des membres du Comité de Coordination jeunes travailleurs militant dans l’O.J.T.R. (organisation des Jeunes Travailleurs Révolutionnaires). Il fait le point sur l’avancée du mouvement révolutionnaire, à savoir la place et le rôle de la jeunesse dans la lutte pour la révolution socialiste.
Les luttes régionales
Lors du 7e Congrès, des fédérations ou des délégués catalans, occitans, alsaciens, corses, bretons et basques ont décidé de constituer une Commission sur la question des minorités ethniques en France. Cette commission a présenté le texte ci-dessous au Congrès, qui l’a adopté à une large majorité.
Commission Femmes
Le texte présenté ci-dessous est le rapport de la Commission « Femmes » présenté devant le Congrès et soumis au débat du Parti. Il s’appuie sur le texte des A.O.P « les femmes dans la lutte de classes » mais précise qu’il est incomplet et mérite des amendements.
Critique socialiste n° 05
Cote : CRIT. SOC.
– Les thèses du Manifesto, Jacques KERGOAT – La stratégie des forces ouvrières traditionnelles à la lumière des événements de Reggio Calabre, Jean ROIG – Sur le capitalisme américain, Pierre MERCIER – Pour un débat sur la stratégie internationale, Manuel BRIDIER – Culture et mouvement féminin, Sharon COURTOUX – Réflexions sur le problème de la femme, Thérèse CARETTE
Jacques Kergoat, Jean Roig, Pierre Mercier, Manuel Bridier, Sharon Courtoux, Thérèse Carette
05
Juin – Juillet 1971
24 x 18 cm, 98 p.
Syros
Culture et révolution, révolution et violence
Aliénation religieuse, aliénation culturelle, hiérarchie sociale et les analyses stratégiques qui en découlent et qu’a traduites Serge Mallet dans les années 60 n’ont pas vieilli. La collectivisation des moyens de production est une condition nécessaire de la construction du socialisme mais n’est pas une condition suffisante. Pour instaurer une démocratie socialiste, le P.S.U. doit se stabiliser et élaborer un modèle de civilisation socialiste. Il serait pour lui temps de cesser de bénir tout acte de violence. La violence n’est pas fatalement révolutionnaire. La révolution, c’est la transformation en profondeur de la société. En conclusion, un redressement du P.S.U. s’impose.
Dictature du prolétariat ou hégémonie des travailleurs
Le texte de synthèse des A.O.P. sur la « dictature du prolétariat » est une approche des problèmes posés par la période de transition et les moyens de les résoudre. Le Congrès de Dijon avait refusé le terme de « dictature » pour le remplacer par celui « d’hégémonie ». Le Congrès de Lille doit se prononcer à nouveau sur ce texte pour reconnaître, par exemple, à la Ligue Communiste le droit d’expression et de critique en période de transition. Ce point fait partie de ceux qui conditionneront la présence ou le retrait de beaucoup de camarades du Parti. Le libre débat est une exigence vitale pour le mouvement ouvrier et plus encore, pour la société socialiste à venir.
Pour une lutte révolutionnaire des minorités ethniques

Le P.S.U. reconnait l’existence des minorités ethniques vivant en France, minorités régionales et travailleurs immigrés. Il se déclare solidaire des luttes pour leur liberté d’expression. Le combat régional doit se mener d’abord sur le lieu de travail en s’intégrant aux luttes menées dans les entreprises ou dans le monde paysan. Il doit se mener aussi dans le cadre de vie. Proposition pour une stratégie socialiste dans le combat régional qui s’intègre directement au combat révolutionnaire. Autour de l’instauration d’un contrôle régional analogue au contrôle ouvrier, c’est une lutte anti-capitaliste et une lutte culturelle à mener en même temps.
Le temps du courage
Six textes sont proposés à la discussion du Congrès et de nombreuses Tribunes Libres viennent enrichir le débat. Pour l’auteur, qui se prononcera en faveur du Texte 4 : « Pour développer les luttes, clarifier les choix du Parti », il est nécessaire de sortir de l’ambiguïté et de poser les vraies questions. Il ne veut pas de compromis car c’est le choix de l’immobilisme. Il souhaite la désignation d’une équipe cohérente sur un mandat précis, inséparable d’un choix politique clair pour la « Victoire socialiste » (Texte 6).
Le P.S.U. et la montée des luttes dans l’Ouest
Au travers d’exemples de luttes ouvrières et paysannes dans l’Ouest les militants font le point sur les prises de position des syndicats C.F.D.T. et C.G.T. et sur les possibilités d’action des militants révolutionnaires. Pour eux, les militants du P.S.U. ne peuvent pas négliger l’importance et la signification des luttes menées par la classe ouvrière ni les risques de déviation que le mouvement syndical porte en lui. La coordination des luttes peut être l’oeuvre des révolutionnaires et un appui politique et matériel du Parti est essentiel. Deux journaux : « L’Outil » et « Paysans en lutte » pourront servir de trait d’union entre les militants des entreprises P.S.U. ou non.
Pour la prolétarisation du Parti
Le progrès technique améliore le profit patronal mais sûrement pas la condition ouvrière. Il y a en France, une montée des luttes ouvrières anticapitalistes. Ces luttes ne sont pas cordonnées et manquent de perspectives. Les organisations traditionnelles de la classe ouvrière ne correspondent plus aux besoins de la lutte anticapitaliste actuelle. Il faut construire un mouvement politique de masse rassemblant, sur une orientation révolutionnaire, c’est-à-dire de transformation globale de la société, la totalité des travailleurs engagée dans la lutte anticapitaliste. Le Parti doit être l’organisation homogène de militants inclus dans les luttes de masse et doit affirmer qu’au-delà de période socialiste révolutionnaire, son but final est bien l’instauration de la société communiste.
Vers la victoire du socialisme, une priorité : le secteur entreprises
L’existence de six textes d’orientation doit permettre aux militants de choisir pour le Parti la meilleure voie possible pour la réussite de notre projet révolutionnaire. L’auteur propose d’expliquer l’organisation du secteur entreprises qui lui semble pour le Parti, un axe stratégique essentiel répondant à l’axe du contrôle ouvrier. Le combat contre le capitalisme mené par le Parti prendra alors une nouvelle dimension, et l’efficacité qui en résultera amènera un nombre considérable de travailleurs sur des positions révolutionnaires, étape indispensable pour élever le niveau de conscience de la classe.
Un parti pour la révolution
Le Parti traverse une crise grave qui touche à la nature même de celui-ci et à ses orientations fondamentales. Il semble important que les forces organisées qui se revendiquent du mouvement ouvrier et de la révolution opèrent un certain nombre de ruptures avec ce qu’elles sont actuellement si on veut dépasser le stade des groupuscules. Sur la question syndicale comme sur celle des rapports avec le P.C.F, comme sur la question de l’avant-garde et du parti révolutionnaire, les auteurs pensent que seul le texte de Béneteau et Morand « Pour définir le rôle du PSU dans le mouvement révolutionnaire » peut fournir une base de travail satisfaisante et suffisamment précise pour les délibérations des sections et fédérations.