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Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Vers le communisme

Un an après son 7e congrès (congrès de Lille- 26 et 28 juin 1971), où le courant majoritaire n’avait rassemblé que 53% des voix, celui-ci s’associa à différents courants d’opposition pour proposer aux membres du parti un texte d’orientation unique, assorti d’options, un manifeste qui fut ensuite publié sous le titre Contrôler aujourd’hui pour décider demain – novembre 1972. Un seul courant, la Gauche ouvrière et paysanne, défendit une autre orientation sous le titre Vers le communisme (présentée dans les textes préparatoires au Congrès de Toulouse des 9-10-11 décembre 1972.) Elle rassembla 16% des voix. Ses représentants participèrent à la direction politique nationale jusqu’en avril 1974 : contre le soutien apporté par la majorité de la direction à la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle, ils proposèrent sans succès celle de Charles Piaget. Ils quittèrent alors le PSU, formèrent le Parti d’unité populaire, qui participa en 1975 à la fondation de l’Organisation communiste ˗ gauche ouvrière et populaire qui fusionna en 1976 avec l’Organisation communiste ˗ Révolution pour former l’Organisation communiste des travailleurs.

Les partisans de Vers le communisme qui restèrent au PSU adoptèrent des positions s’écartant de celles exposées dans ce texte. Certains d’entre eux furent à l’origine du Courant communiste autogestionnaire du PSU qui présenta son premier texte d’orientation au 9e congrès (Congrès d’Amiens 14-16 décembre 1974).

Intervention de Victor Fay au 8ème Congrès national du PSU

Victor Fay intervient dans les débats du 8ème Congrès national du PSU. Dans cette intervention il s’agit de savoir comment les partisans du socialisme autogestionnaire conçoivent le nouvel état prolétarien. La révolution socialiste commence avec la conquête du pouvoir par le prolétariat. Le socialisme autogestionnaire veut dire qu’à tous les niveaux et dans tous les domaines, des conseils surgissant de la volonté populaire tisseront des liens d’interdépendance entre les divers aspects de l’activité sociale. Cette conception de la démocratie s’oppose à celle décidée par le suffrage universel car elle fait appel aux travailleurs dans leurs fonctions économiques et sociales. Le socialisme autogestionnaire est une série d’équilibres qui doit progresser pour permettre à la société de parvenir au socialisme.

Tribune Socialiste n°557 – 6 décembre 1972

Tribune Socialiste n°556 – 29 novembre 1972

Obliger Nixon à honorer ses engagements

Couverture TS N°559, 20 Décembre 1972Les vietnamiens ont engagé une lutte énergique pour obliger Nixon à honorer ses engagements. Nixon est réélu pour quatre ans et c’est de nouveau les bombes, les mines, la guerre totale pour venir à bout du peuple du Vietnam. Ly Van Sau, porte parole de la délégation du GRP à Paris répond aux questions de Tribune Socialiste sur les accords qui ont été signés au mois d’octobre 1972. Les accords signés prévoyaient l’indépendance, la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale du Vietnam consacrées par les Accords de Genève. Les Etats-Unis se sont engagés à mettre fin à toutes les activités militaires, à reconnaître l’existence du Gouvernement Révolutionnaire Provisoire de la République du Sud Vietnam. En refusant d’appliquer cet accord, Nixon a montré que ses objectifs étaient uniquement électoraux. Le peuple vietnamien se bat depuis trente ans et a besoin plus que jamais de notre solidarité. Yves Pelissier rappelle les principales étapes de ce combat.

Tribune Socialiste n°555 – 22 novembre 1972

Tribune Socialiste n°554 – 15 novembre 1972

Avec les travailleurs, pour l’union de la gauche, vers le socialisme

Ce texte est présenté par les militants qui se réclament du courant « Socialisme Unitaire ». Il est contradictoire avec l’orientation présentée par le Bureau National et la G.O.P.. Il fait le point sur la situation politique et sociale du pays et montre que l’union PS-PCF entraîne un nombre d’adhésions important en particulier à la CGT, au PC et surtout au PS. Le P.S.U. ne peut se tenir à l’écart de ce mouvement et doit donc réorienter sa politique vers l’Union de la Gauche, même si le « Programme Commun » n’est pas révolutionnaire. Il offre cependant une chance de pouvoir assurer une transition vers le socialisme.

Combattre ensemble

Après le congrès de Lille quatre courants s’opposent. Alors que la situation politique extérieure au Parti évolue (difficulté de la majorité et rapprochement PCF-PS) et que les luttes ouvrières s’intensifient, le conseil de Juvisy invitent les militants qui le souhaitent à partir et donne des orientations précises pour la préparation du 8ème Congrès à Toulouse. La bataille de chefs prend fin et ceux qui s’étaient opposés au courant majoritaire au congrès de Lille puis au Bureau National décident de travailler désormais à l’unification du Parti, sans trahir leurs positions. Le texte élaboré a pris la forme d’un projet de manifeste qui permettra à tous les travailleurs de prolonger leurs luttes par un projet politique.

Si le P.S.U. a encore sa raison d’être…

Dans un article du Monde daté du 18 Octobre 1972 les membres de  l’ex-bureau, animé par la Gauche Ouvrière Paysanne (G.O.P.) de la Fédération de la région parisienne, déclarent : « le P.S.U. n’a plus sa raison d’être ». Ce communiqué a donc le mérite de poser les enjeux du Congrès de Toulouse. Pour éviter la lutte des tendances un secrétariat de préparation du Congrès est ouvert au courant majoritaire et aux courants d’opposition. La G.O.P. a refusé d’y participer. Maintenir l’unité du parti est une nécessité face à la crise profonde du régime, devant la combativité des travailleurs et l’incapacité des forces révolutionnaires à donner une issue politique aux luttes revendicatives.

Manifeste pour le contrôle ouvrier

Couverture de Tribune Socialiste pour le 8ème Congrès de Toulouse, 1972

Une chance à saisir

Dans le cadre de la préparation du 8ème Congrès à Toulouse, Tribune Socialiste donne la parole aux militants. Le projet de manifeste « Contrôler aujourd’hui pour décider demain » sera l’axe important des discussions au Congrès. C’est le projet d’élaboration de la transition au socialisme. Le P.S.U. ne veut pas se limiter à la seule définition d’une stratégie anti-capitaliste et pose la question du pouvoir dans une société socialiste. Le débat sur l’autogestion est l’élément de cohérence de l’ensemble du manifeste. Il refuse la conception de l’autogestion qui évacuerait la question de la prise du pouvoir et l’appropriation collective des moyens de production. L’objectif du socialisme autogestionnaire s’articule directement avec  le contrôle des travailleurs sur l’organisation de leur travail et de leur vie.

Les bases du projet révolutionnaire

Après l’exclusion des militants de la Gauche Révolutionnaire et de la Fédération de Paris, les militants révolutionnaires s’interrogent sur leur place au P.S.U.et leur tâche au sein des luttes. Il pose la question de l’autogestion et de la construction d’un parti révolutionnaire qui pourrait se faire rencontrer et travailler ensemble les noyaux d’ouvriers les plus avancés politiquement avec les militants politisés de la gauche syndicale et de la gauche paysanne pour qu’ils fassent l’analyse politique de leurs luttes. Ils pensent que mener le débat politique dans le P.S.U. c’est manifester la volonté de voir ce projet révolutionnaire, dénommé « vers le communisme », repris et adopté par les militants ouvriers et paysans qui luttent contre l’État bourgeois.

Pour un programme marxiste

Le mouvement révolutionnaire a un rôle à jouer dans l’évolution du P.S.U. contre les réformistes de l’Union de la Gauche. Le 8ème Congrès peut être le point de départ de ce renouveau s’il arme le Parti d’un véritable programme de transition ouvrant des perspectives claires pour unifier les luttes révolutionnaires de l’avant-garde ouvrière et paysanne. Amender et enrichir le manifeste « contrôler aujourd’hui pour décider demain » est la tâche demandée à toutes les sections et fédérations. Ce sont les propositions d’amendement et de corrections qui sont proposées ici par plusieurs fédérations de tendances majoritaires.

Premier repère pour clarifier le débat sur l’autogestion

Le groupe de tendance « communiste » s’oppose aux majoritaires sur la question de l’autogestion, axe fort des discussions au Congrès. Il dénonce le mythe de l’autogestion qui contribuerait à faire progresser l’unité de la classe ouvrière car, pour lui, on ne peut faire passer dans un ce seul projet l’ensemble des aspirations de la classe ouvrière. Il propose plutôt la création de comités de travailleurs en lutte fédérant les syndiqués et les non syndiqués et des comités de soutien capable d’élargir et de fédérer les luttes contre l’ennemi déclaré qu’est l’appareil d’État. La stratégie d’unité populaire est explicitée par Cl. Colin de la Fédération du Rhône.

Tribune Socialiste n°553 – 8 novembre 1972

Tribune Socialiste n°552 – 1er novembre 1972

Le PSU analyse l’accord entre le PCF et le PS pour un programme commun de gouvernement

Cote : PSU-DOC

Série Analyse politique PREMIERE PARTIE : NOTRE ATTITUDE A L’EGARD DU PROGRAMME COMMUN I. Pourquoi le programme commun est un événement Important II. Le choix du PSU III. Notre méthode d’approche. DEUXIEME PARTIE : LES CLES D’UNE ANALYSE POLITIQUE A. Les principes de base du programme commun B. Le problème de la cohérence TROISIEME PARTIE : ELEMENTS D’ANALYSE I. la prise en charge des revendications II. politique de l’économie III. « Institutions et liberté » : conception du pouvoir IV. Le refus de l’autogestion et ses conséquences . V. La ville VI. la séparation ville/campagne VII. La formation : suffit-il d’ouvrlr plus largement l’école ? VIII. La condition féminine IX. les questions Internationales ANNEXE : déclaration du Bureau National du PSU (13/10/72)

035 / 036 / 037
1972 – Octobre
29,7 x 21 cm, 36 p.

Les Révolutionnaires et l’armée de la bourgeoisie

Cote : PSU-DOC

Série Dossier militant I. : l’armée des républiques bourgeoises : survol historique de 1871 à 1972 II. : « l’armée dans la nation » : le dossier technique ». III. : l’armée, instrument de l’Etat bourgeois. IV. : « oser lutter, savoir lutter, lutter ». Annexes 1 – Echos des casernes : le contingent lutte contre l’oppression militaire. 2 – Le conscrit, citoyen diminué. 3 – Essai d’analyse des Sous-officiers. 4 – La gauche traditionnelle et l’armée

Roger Barralis
038 / 041
1972 – 15 oct / 30 nov
29,7 x 21 cm, 52 p.

Tribune Socialiste n°551 – 25 octobre 1972

Tribune Socialiste n°550 – 18 octobre 1972

Tribune Socialiste n°549 – 11 octobre 1972

Quelques expériences d’autogestion

Le terme d’autogestion ouvrière est récent, mais l’idée a été exposée par Marx et Lénine. Ce rappel suffit à montrer que l’idée de l’autogestion hante depuis longtemps les travailleurs. Pour éviter la confusion qui accompagne la popularisation de cette question l’auteur retrace les expériences autogestionnaires dans leur contexte historique, politique et économique. Il explicite les modalités de mise en place et les difficultés rencontrées  en Russie Soviétique, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie et en Algérie.

Tribune Socialiste n°548 – 4 octobre 1972

Tribune Socialiste n°547 – 27 septembre 1972

Critique socialiste n° 09-10

Cote : CRIT. SOC.

Présentation, Robert Chapuis – Eléments pour un débat sur l’autogestion, Philippe Brachet, Georges Constantin, Jean Le Garrec – Quelques expériences d’autogestion, Victor Fay – Mouvement syndical et parti révolutionnaire…. André Garnier – Les crises d’identité collectives, Roland David – Les forces sociales de la Révolution, Alain Béneteau – Sur le prolétariat, Serge Mallet – Produire pourquoi ? François Soulage – Vers quel capitalisme ? Bernard Jaumont

Robert Chapuis, Philippe Brachet, Georges Constantin, Jean Le Garrec, Victor Fay, André Garnier, Roland David, Alain Béneteau, Serge Mallet, Fr. Soulage, B. Jaumont
09 – 10
Septembre – Décembre 1972
24 x 18 cm, 104 p.
Syros

Tribune Socialiste n°546 – 20 septembre 1972

Encore quatre ans au Vietnam ?

Couverture TS N°552La guerre du Vietnam va-t-elle durer encore quatre ans ? La question vaut d’être posée car Nixon a de forte chance d’être réélu. Washington ne parait pas décidé à cesser sa campagne d’extermination du peuple vietnamien. Pourtant jamais les forces de libération n’avaient lancé une offensive d’une telle ampleur, avec une telle minutie et de tels moyens en hommes et en armement. C’est une très longue et ambitieuse campagne destinée à briser les espoirs américains tant sur le plan de la vietnamisation, que sur le plan diplomatique ou militaire. Pour Nixon, « avoir raison des peuples indochinois signifierait porter un coup sévère au camp socialiste, au mouvement de libération nationale, aux forces de démocratie et de paix et par là assurer la suprématie des U.S.A. sur le reste du monde ». C’est pourquoi en se battant, les peuples indochinois accomplissent une tâche patriotique mais aussi une tâche internationaliste. Les électeurs américains auront entre leurs mains le sort du Vietnam. Rien n’est réglé et la solidarité doit être forte et unitaire.

Conseil National, les choix difficiles

Conseil National Juin 1972Le Conseil National des 11 et 12 Juin 1972, à Juvisy, a du faire des choix difficiles et clarifier ses orientations politiques. Il fait partie des rencontres militantes du Parti qui ont marqué l’évolution de ce dernier. Michel Rocard souligne la nécessaire clarification vis à vis des agissements de camarades qui utilisent l’étiquette PSU pour appliquer la ligne d’une autre organisation et demande à chacun de choisir son camp. Au-delà des débats sur la « Gauche Révolutionnaire », la résolution finale axe le travail du parti sur la  politisation des masses, le travail dans les entreprises, la préparation du 8ème Congrès national et la préparation des élections législatives de 1973 dans le cadre de l’union des forces révolutionnaires.

Tribune Socialiste n°545 – 12 juillet 1972 (supplément)

Tribune Socialiste n°545 – 12 juillet 1972