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Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Tribune Socialiste n°554 – 15 novembre 1972

Avec les travailleurs, pour l’union de la gauche, vers le socialisme

Ce texte est présenté par les militants qui se réclament du courant « Socialisme Unitaire ». Il est contradictoire avec l’orientation présentée par le Bureau National et la G.O.P.. Il fait le point sur la situation politique et sociale du pays et montre que l’union PS-PCF entraîne un nombre d’adhésions important en particulier à la CGT, au PC et surtout au PS. Le P.S.U. ne peut se tenir à l’écart de ce mouvement et doit donc réorienter sa politique vers l’Union de la Gauche, même si le « Programme Commun » n’est pas révolutionnaire. Il offre cependant une chance de pouvoir assurer une transition vers le socialisme.

Combattre ensemble

Après le congrès de Lille quatre courants s’opposent. Alors que la situation politique extérieure au Parti évolue (difficulté de la majorité et rapprochement PCF-PS) et que les luttes ouvrières s’intensifient, le conseil de Juvisy invitent les militants qui le souhaitent à partir et donne des orientations précises pour la préparation du 8ème Congrès à Toulouse. La bataille de chefs prend fin et ceux qui s’étaient opposés au courant majoritaire au congrès de Lille puis au Bureau National décident de travailler désormais à l’unification du Parti, sans trahir leurs positions. Le texte élaboré a pris la forme d’un projet de manifeste qui permettra à tous les travailleurs de prolonger leurs luttes par un projet politique.

Si le P.S.U. a encore sa raison d’être…

Dans un article du Monde daté du 18 Octobre 1972 les membres de  l’ex-bureau, animé par la Gauche Ouvrière Paysanne (G.O.P.) de la Fédération de la région parisienne, déclarent : « le P.S.U. n’a plus sa raison d’être ». Ce communiqué a donc le mérite de poser les enjeux du Congrès de Toulouse. Pour éviter la lutte des tendances un secrétariat de préparation du Congrès est ouvert au courant majoritaire et aux courants d’opposition. La G.O.P. a refusé d’y participer. Maintenir l’unité du parti est une nécessité face à la crise profonde du régime, devant la combativité des travailleurs et l’incapacité des forces révolutionnaires à donner une issue politique aux luttes revendicatives.

Manifeste pour le contrôle ouvrier

Couverture de Tribune Socialiste pour le 8ème Congrès de Toulouse, 1972

Une chance à saisir

Dans le cadre de la préparation du 8ème Congrès à Toulouse, Tribune Socialiste donne la parole aux militants. Le projet de manifeste « Contrôler aujourd’hui pour décider demain » sera l’axe important des discussions au Congrès. C’est le projet d’élaboration de la transition au socialisme. Le P.S.U. ne veut pas se limiter à la seule définition d’une stratégie anti-capitaliste et pose la question du pouvoir dans une société socialiste. Le débat sur l’autogestion est l’élément de cohérence de l’ensemble du manifeste. Il refuse la conception de l’autogestion qui évacuerait la question de la prise du pouvoir et l’appropriation collective des moyens de production. L’objectif du socialisme autogestionnaire s’articule directement avec  le contrôle des travailleurs sur l’organisation de leur travail et de leur vie.

Les bases du projet révolutionnaire

Après l’exclusion des militants de la Gauche Révolutionnaire et de la Fédération de Paris, les militants révolutionnaires s’interrogent sur leur place au P.S.U.et leur tâche au sein des luttes. Il pose la question de l’autogestion et de la construction d’un parti révolutionnaire qui pourrait se faire rencontrer et travailler ensemble les noyaux d’ouvriers les plus avancés politiquement avec les militants politisés de la gauche syndicale et de la gauche paysanne pour qu’ils fassent l’analyse politique de leurs luttes. Ils pensent que mener le débat politique dans le P.S.U. c’est manifester la volonté de voir ce projet révolutionnaire, dénommé « vers le communisme », repris et adopté par les militants ouvriers et paysans qui luttent contre l’État bourgeois.

Pour un programme marxiste

Le mouvement révolutionnaire a un rôle à jouer dans l’évolution du P.S.U. contre les réformistes de l’Union de la Gauche. Le 8ème Congrès peut être le point de départ de ce renouveau s’il arme le Parti d’un véritable programme de transition ouvrant des perspectives claires pour unifier les luttes révolutionnaires de l’avant-garde ouvrière et paysanne. Amender et enrichir le manifeste « contrôler aujourd’hui pour décider demain » est la tâche demandée à toutes les sections et fédérations. Ce sont les propositions d’amendement et de corrections qui sont proposées ici par plusieurs fédérations de tendances majoritaires.

Premier repère pour clarifier le débat sur l’autogestion

Le groupe de tendance « communiste » s’oppose aux majoritaires sur la question de l’autogestion, axe fort des discussions au Congrès. Il dénonce le mythe de l’autogestion qui contribuerait à faire progresser l’unité de la classe ouvrière car, pour lui, on ne peut faire passer dans un ce seul projet l’ensemble des aspirations de la classe ouvrière. Il propose plutôt la création de comités de travailleurs en lutte fédérant les syndiqués et les non syndiqués et des comités de soutien capable d’élargir et de fédérer les luttes contre l’ennemi déclaré qu’est l’appareil d’État. La stratégie d’unité populaire est explicitée par Cl. Colin de la Fédération du Rhône.

Tribune Socialiste n°553 – 8 novembre 1972

Tribune Socialiste n°552 – 1er novembre 1972

Le PSU analyse l’accord entre le PCF et le PS pour un programme commun de gouvernement

Cote : PSU-DOC

Série Analyse politique PREMIERE PARTIE : NOTRE ATTITUDE A L’EGARD DU PROGRAMME COMMUN I. Pourquoi le programme commun est un événement Important II. Le choix du PSU III. Notre méthode d’approche. DEUXIEME PARTIE : LES CLES D’UNE ANALYSE POLITIQUE A. Les principes de base du programme commun B. Le problème de la cohérence TROISIEME PARTIE : ELEMENTS D’ANALYSE I. la prise en charge des revendications II. politique de l’économie III. « Institutions et liberté » : conception du pouvoir IV. Le refus de l’autogestion et ses conséquences . V. La ville VI. la séparation ville/campagne VII. La formation : suffit-il d’ouvrlr plus largement l’école ? VIII. La condition féminine IX. les questions Internationales ANNEXE : déclaration du Bureau National du PSU (13/10/72)

035 / 036 / 037
1972 – Octobre
29,7 x 21 cm, 36 p.

Les Révolutionnaires et l’armée de la bourgeoisie

Cote : PSU-DOC

Série Dossier militant I. : l’armée des républiques bourgeoises : survol historique de 1871 à 1972 II. : « l’armée dans la nation » : le dossier technique ». III. : l’armée, instrument de l’Etat bourgeois. IV. : « oser lutter, savoir lutter, lutter ». Annexes 1 – Echos des casernes : le contingent lutte contre l’oppression militaire. 2 – Le conscrit, citoyen diminué. 3 – Essai d’analyse des Sous-officiers. 4 – La gauche traditionnelle et l’armée

Roger Barralis
038 / 041
1972 – 15 oct / 30 nov
29,7 x 21 cm, 52 p.

Tribune Socialiste n°551 – 25 octobre 1972

Tribune Socialiste n°550 – 18 octobre 1972

Tribune Socialiste n°549 – 11 octobre 1972

Quelques expériences d’autogestion

Le terme d’autogestion ouvrière est récent, mais l’idée a été exposée par Marx et Lénine. Ce rappel suffit à montrer que l’idée de l’autogestion hante depuis longtemps les travailleurs. Pour éviter la confusion qui accompagne la popularisation de cette question l’auteur retrace les expériences autogestionnaires dans leur contexte historique, politique et économique. Il explicite les modalités de mise en place et les difficultés rencontrées  en Russie Soviétique, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie et en Algérie.

Tribune Socialiste n°548 – 4 octobre 1972

Tribune Socialiste n°547 – 27 septembre 1972

Critique socialiste n° 09-10

Cote : CRIT. SOC.

Présentation, Robert Chapuis – Eléments pour un débat sur l’autogestion, Philippe Brachet, Georges Constantin, Jean Le Garrec – Quelques expériences d’autogestion, Victor Fay – Mouvement syndical et parti révolutionnaire…. André Garnier – Les crises d’identité collectives, Roland David – Les forces sociales de la Révolution, Alain Béneteau – Sur le prolétariat, Serge Mallet – Produire pourquoi ? François Soulage – Vers quel capitalisme ? Bernard Jaumont

Robert Chapuis, Philippe Brachet, Georges Constantin, Jean Le Garrec, Victor Fay, André Garnier, Roland David, Alain Béneteau, Serge Mallet, Fr. Soulage, B. Jaumont
09 – 10
Septembre – Décembre 1972
24 x 18 cm, 104 p.
Syros

Tribune Socialiste n°546 – 20 septembre 1972

Encore quatre ans au Vietnam ?

Couverture TS N°552La guerre du Vietnam va-t-elle durer encore quatre ans ? La question vaut d’être posée car Nixon a de forte chance d’être réélu. Washington ne parait pas décidé à cesser sa campagne d’extermination du peuple vietnamien. Pourtant jamais les forces de libération n’avaient lancé une offensive d’une telle ampleur, avec une telle minutie et de tels moyens en hommes et en armement. C’est une très longue et ambitieuse campagne destinée à briser les espoirs américains tant sur le plan de la vietnamisation, que sur le plan diplomatique ou militaire. Pour Nixon, « avoir raison des peuples indochinois signifierait porter un coup sévère au camp socialiste, au mouvement de libération nationale, aux forces de démocratie et de paix et par là assurer la suprématie des U.S.A. sur le reste du monde ». C’est pourquoi en se battant, les peuples indochinois accomplissent une tâche patriotique mais aussi une tâche internationaliste. Les électeurs américains auront entre leurs mains le sort du Vietnam. Rien n’est réglé et la solidarité doit être forte et unitaire.

Conseil National, les choix difficiles

Conseil National Juin 1972Le Conseil National des 11 et 12 Juin 1972, à Juvisy, a du faire des choix difficiles et clarifier ses orientations politiques. Il fait partie des rencontres militantes du Parti qui ont marqué l’évolution de ce dernier. Michel Rocard souligne la nécessaire clarification vis à vis des agissements de camarades qui utilisent l’étiquette PSU pour appliquer la ligne d’une autre organisation et demande à chacun de choisir son camp. Au-delà des débats sur la « Gauche Révolutionnaire », la résolution finale axe le travail du parti sur la  politisation des masses, le travail dans les entreprises, la préparation du 8ème Congrès national et la préparation des élections législatives de 1973 dans le cadre de l’union des forces révolutionnaires.

Tribune Socialiste n°545 – 12 juillet 1972 (supplément)

Tribune Socialiste n°545 – 12 juillet 1972

Tribune Socialiste n°544 – 28 juin 1972

Critique socialiste n° 08

Cote : CRIT. SOC.

– Une victoire ouvrière : la lutte à Evian-Cachat (avril – octobre 1971) – Quelle organisation pour les paysans-travailleurs ? Commission Nationale Agricole du P.S.U. – L’expérience de la Chine Groupe de travail de la Commission Internationale du P.S.U. – Lettre de lecteur sur « l’échange inégal » 76

08
Mai – Juin 1972
24 x 18 cm, 80 p.
Syros

Tribune Socialiste n°543 – 21 juin 1972 (supplément)

Tribune Socialiste n°543 – 21 juin 1972

Tribune Socialiste n°542 – 14 juin 1972

Conseil national, résolution d’orientation générale

« Les conditions de l’avancée du Parti »

Au conseil national de Juin 1972, cette résolution générale a été adoptée par 297 mandats contre 175, 34 abstentions et 12 refus de vote. Le décalage entre les problèmes quotidiens vécus par les travailleurs et les jeux du système politique est de plus en plus grand. Le besoin d’une perspective révolutionnaire crédible n’a jamais été aussi nette. Mais le mouvement révolutionnaire est divisé, tiraillé entre l’activisme spontané et le dogmatisme sectaire, il n’offre pas de perspective globale. On note les mêmes divergences au sein du PSU.

Dans ce contexte la résolution souligne l’urgence à constituer une véritable unité des travailleurs avec une coordination forte des luttes. Face à la décomposition actuelle du régime, une alternative politique ne peut se fonder sur la seule force des luttes sociales. Aussi le PSU prend l’initiative d’une rencontre nationale ouvrière pour débattre des conditions d’une véritable unité des travailleurs. Le Conseil souhaite préciser et poursuivre l’élaboration d’un programme révolutionnaire pour améliorer le rapport des forces des travailleurs contre la bourgeoisie.