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Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Critique socialiste. Supplément au n° 11

Cote : CRIT. SOC.

– François Beaujolin : biologie et politique – Pour décoloniser l’enfant – Pierre Garrigues : Lire Sachs – Claire Gruson : Roman des origines et origines du roman – Robert Chapuis : cent ans de chanson française

François Beaujolin – Pierre Garrigues – Claire Gruson – Robert Chapuis
Suppl. au n° 11
Janvier – Février 1973
29,7 x 21 cm, 16 p.
Syros

Tribune Socialiste n°567 – 21 février 1973

Tribune Socialiste n°566 – 14 février 1973

Le Marché commun contre l’Europe

Le marché commun contre l’Europe c’est l’organisation économique des neuf pays d’Europe pour faciliter la circulation des capitaux, l’activité des entreprises, l’organisation du profit maximum à l’échelle européenne. Tel est le résultat du référendum du 23 avril 1972. La construction de l’Europe issue du traité signé à Rome en 1957, communément appelé « Marché commun » n’est en fait rien de plus qu’une union douanière. Pour qu’une véritable communauté européenne sorte de ce projet, il aurait fallu qu’un même objectif ou du moins un même intérêt unisse ses promoteurs. Or le seul résultat de cette construction est aujourd’hui la recherche du profit dans un système capitaliste globalisé en faveur des multinationales. La rançon de ce système c’est pour les travailleurs l’augmentation de la productivité, l’accélération des cadences, l’accroissement de la mobilité, la concentration  de la production, l’entassement dans les banlieues-dortoirs, le sacrifice des équipements collectifs, l’éloignement du lieu de travail. Pourtant, la transition au socialisme paraît difficile si elle ne se réalise pas au niveau de toute l’Europe. Et il est donc urgent de développer la solidarité entre les travailleurs pour qu’il existe une chance de construire une Europe socialiste, c’est-à-dire le contraire d’un Marché commun.

Tribune Socialiste n°565 – 7 février 1973 (supplément)

Tribune Socialiste n°565 – 7 février 1973

Tribune Socialiste n°564 – 31 janvier 1973

Pourquoi ils ont gagné

Les révolutionnaires vietnamiens ont gagné parce qu’ils ont toujours recherché et analysé toutes les faiblesses de l’adversaire. Ils ont eu une stratégie globale basée sur l’évaluation des rapports de forces aussi bien militaires, techniques que politiques.  Ils ont su analyser l’impossibilité pour Nixon d’envisager une escalade qui entrainerait le risque d’une guerre mondiale à laquelle les Etats-Unis n’étaient pas préparés. Ils ont compris que les américains avaient une stratégie de destruction plus que de construction. Ho Chi Minh avait l’habitude de dire que « le militaire sans politique est un arbre sans racines ». Forts de leur expérience ils savent que la victoire n’entrainera pas le retrait immédiat des troupes américaines. Ils ont négocié la paix mais la guerre révolutionnaire de tout un peuple pour construire le socialisme dans l’unité du pays ne fait que commencer.

Une victoire à construire

Couverture TS N°564, 31 Janvier 1973L’accord de cessez-le feu intervenu au Vietnam est une victoire sur l’impérialisme américain, mais une victoire à construire. En effet, les tenants du capitalisme vont transformer leur tactique et favoriser, par la pénétration économique, l’émergence d’un Vietnam capitaliste. Aujourd’hui l’enjeu est le contrôle du pouvoir à Saigon car Thieu est déterminé à empêcher les Vietnamiens de choisir librement ceux qui les gouverneront. Il intensifie la répression , bloque le fonctionnement des accords en jouant sur les ambiguïtés inhérentes aux textes, il fera tout, également, pour retarder les élections démocratiques en imposant des élections présidentielles. Il dispose d’une force de dissuasion considérable avec les bases américaines en Thaïlande. Envenimer la situation et provoquer une guerre civile est tout à son avantage. Le dernier obstacle à la liberté du peuple vietnamien et à la réunification est bien celui du pouvoir de Thieu, toujours soutenu par les américains. C’est la victoire politique qui reste à construire au travers de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Le PSU sera aux côtés des Vietnamiens, comme avant et même plus qu’avant.

Notre programme : la lutte !

Cote : Outil

– La cérémonie électorale – Des nationalisations pour changer la vie – L’autogestion au secours du programme commun – Le printemps refleurira – Où étiez-vous messieurs les socialistes – Et après ? – Pourquoi Mitterrand et Marchais ne parlent plus du Chili – Notre programme et le leur

11 Suppl. ?
1973 – 1er trimestre
42 x 29 cm, 4 p.

Critique socialiste n° 10-11. Spécial Bretagne

Cote : CRIT. SOC.

Présentation, Alain Guillerm LES LUTTES POPULAIRES – La guerre du lait, Section P.S.U. de Brest – Les grèves de 1972, Jacques Galaup LA QUESTION NATIONALE ? – La question nationale bretonne, Glauda Millour – Bretagne et autogestion, Jean Bars SUR LE FRONT CULTUREL – Le problème linguistique, Yves Pearson – La chanson bretonne, Louis-Jean Calvet – Cinéma et révolution, Pierre Guillo – Histoire de la Bretagne, Alain Guillerm – Les Bonnets Rouges – Le phénomène colonial en Bretagne, Guy Caro – La Bretagne de la révolte paysanne à la prise de conscience nationale, Serge Mallet

A. Guillerm, J. Galaup, GL. Milour, J. Bars, Y. Pearson, L.J. Calvet, P. Guillo, G. Caro, S. Mallet
11
Janvier – Février 1973
24 x 18 cm, 96 p.
Syros

Autogestion, une confrontation positive

Deux cents participants se sont retrouvés lors de la Rencontre nationale des 20 au 21 Janvier 1973 sur le thème « Autogestion et révolution socialiste » organisée par 4 revues. Ce fut une confrontation positive. Militants politiques ou syndicaux, hommes et femmes engagés dans des combats qui leur paraissent se situer dans la ligne d’un socialisme autogestionnaire, ont travaillé pour que cette rencontre dépasse le strict cadre d’un débat théorique et constitue le point de départ d’une force politique nouvelle. Le colloque s’est efforcé de contribuer à l’élaboration d’un projet pour la construction d’une force révolutionnaire et autogestionnaire. Les débats ont porté sur l’analyse des luttes actuelles dans leur forme et leur contenu. Ils ont porté sur l’entreprise, le pouvoir d’achat et la transformation des rapports sociaux. Trois données fondamentales qui font de l’autogestion l’axe de la transformation sociale. Cette confrontation est une espérance pour les jeunes et les travailleurs. Pour qu’elle ne soit pas déçue, il faut donner tout son sens au mouvement social. Le socialisme autogestionnaire est la voie concrète de la révolution socialiste pour l’émancipation effective des travailleurs pour la construction d’un autre avenir, où la liberté ne sera pas un vain mot.

Tribune Socialiste n°563 – 24 janvier 1973

Ce qu’on ne peut oublier

On ne peut oublier les massacres innombrables et les crimes de guerre commis par l’impérialisme pour imposer sa domination même si la signature du cessez-le-feu au Vietnam, le mardi 23 Janvier à 21H, peut permettre de se féliciter de la victoire du Vietnam . Malgré l’accord du cessez-le-feu et  les nombreuses fausses promesses de Nixon, il est à peu près certain, que les Américains ne vont pas se retirer de la péninsule indochinoise tout de suite. Et dans tous les cas, comment oublier les centaines de villages rasés, vidés de leur population et le droit à tuer donné aux GI’S ?  Comment oublier les mots d’ordres américains qui étaient de rendre toute vie impossible en s’attaquant au ravitaillement de la population, en déversant des produits chimiques qui anéantiront pour des centaines d’années la terre ? Cet accord du mardi 23 Janvier a surpris puisque le samedi 20 janvier, 1500 manifestants réclamaient le départ de Thieu et l’installation du GRP à Saigon. La Une du journal Tribune Socialiste a été modifiée en dernière minute.

Rencontre nationale sur l’autogestion

« Un combat sur deux fronts »

La rencontre nationale sur l’autogestion des 20 et 21 Janvier 1973, organisée par les revues « Politique Aujourd’hui », « Critique Socialiste », « Autogestion et Socialisme »,  ne fut pas à l’évidence l’évènement politique marquant de ces dernières semaines. Elle fut boudée par la presse qui trouve le sujet trop théorique pour une campagne électorale. Pourtant plusieurs aspects de cette rencontre pourraient bien constituer l’amorce de transformations politiques importantes pour l’avenir. Clairement inscrite dans une stratégie révolutionnaire dont l’axe est, aujourd’hui, le contrôle des travailleurs, l’autogestion est apparue, lors de cette rencontre, comme le point de départ d’une réflexion approfondie du mouvement socialiste sur le problème du pouvoir. La grande diversité dans la participation doit être analysée comme l’avènement d’une force politique qui provoquera d’importantes restructurations politiques aussi bien à gauche qu’à l’extrême gauche. Il faut cependant préciser que la construction d’une telle force ne se fera que sur la mise en pratique d’une véritable stratégie active au-delà des mots. Cette rencontre maintenue avant les élections montre que l’on ne peut pas isoler une perspective de prise de pouvoir par l’ensemble de la gauche et le combat pour l’autogestion. Le PSU, pour sa part, ne cessera de mener de front ces deux combats.

Tribune Socialiste n°562 – 17 janvier 1973

Gardarem lo Larzac

« Gardarem lo Larzac » ou « nous gaderons le Larzac » en Occitan, revendication des paysans du Cantal qui s’opposent au projet d’extension des terrains militaires à des fins d’expérimentation et de présentation de matériel militaire. Un grand cortège de tracteurs est parti de Millau avec l’idée d’arriver à Paris mais ils ont été bloqués à Orléans. C’est 520 personnes que l’on va  chasser des terres agricoles contre de l’argent. Cette manifestation largement soutenue par la population tout au long du parcours a fait prendre conscience de la nécessité de l’unité d’action avec les ouvriers, les enseignants qui travaillent comme les paysans du Larzac dans des conditions difficiles et qui se battent pour défendre leur outil de travail. Naissance d’un comité de soutien organisé par le PSU.

Solidarité avec le Vietnam, urgence

La solidarité avec le Vietnam est urgente. A Saigon, Thieu, féroce dictateur, a mis en place un régime concentrationnaire, il muselle la presse, crée de nouveaux impôts et réprime tout mouvement d’opposition. En cela, il ne fait qu’obéir aux ordres de l’administration américaine. L’armée américaine détruit les hôpitaux, les dispensaires, les infirmeries et le matériel sanitaire au Nord comme au Sud. Le risque d’une escalade militaire encore plus sanguinaire est bien présent. Nixon et sa bande doivent être isolés au maximum et il ne faut pas baisser la garde sous prétexte que l’on négocie à nouveau.Il faut que les militants se mobilisent pour apporter une aide concrète au Vietnam. Il faut aussi déjouer les manoeuvres conscientes de désinformation ou sous-information sur la réalité vietnamienne.  Il faut d’urgence intensifier le mouvement sur les Américains et surtout sur les autorités dont nous dépendons. Une aide financière est aussi importante que le soutien par des manifestations en faveur de la lutte du peuple vietnamien.

Tribune Socialiste n°561 – 10 janvier 1973

Tribune Socialiste n°560 – 3 janvier 1973

Des militants du PSU rejoignent la ligue communiste, pourquoi? Un bilan du PSU

Cote : PSU-BROCH DEBATS

Supplément à la lettre d’information

D. HUE – J. KERGOAT – C. LEUCATE – P. TALLOV -J . C. VESSILIER
21 x 13 cm, 106 p.

Mouvement révolutionnaire et université. Propositions pour le mouvement étudiant

Cote : PSU-DOC

Série Dossier militant I – LE ROLE DU SYSTEME SCOLAIRE – 1° Système scolaire et la politique de la bourgeoisie – les deux rôles, – les appareils scolaires. 2° Les contradictions essentielles, 3° La politique de la bourgeoisie à l’Université. Historique Restructuration – rentabilisation – privatisation Cycles courts — cycles longs Service public /secteur productif Privatisation 4° Les fausses réponses apportées à la politique de la bourgeoisie : — réponse réformiste, — réponse spontanéiste – politique de la Ligue Communiste à l’université et la F.N.C.L. II – L’INTERVENTION DES REVOLUTIONNAIRES 1° Le milieu étudiant. 2° Historique de l’intervention du P.S.U, dans l’U.N.E.F. 3° Conséquences de Mai 68. 4° Notre démarche fondamentale. 5° Les luttes récentes. 6° Nos choix. 7° Nature des structures de base. 8° L’année universitaire 72-73. 9° Axes des luttes.

042 / 044
1972 – 15 déc. / 1973 15 janvier
29,7 x 21 cm, 48 p.

Tribune Socialiste n°559 – 20 décembre 1972 (supplément)

Tribune Socialiste n°559 – 20 décembre 1972

Tribune Socialiste n°558 – 13 décembre 1972

Le sens du manifeste

Le PSU par l’adoption de son manifeste ouvre la voie du socialisme autogestionnaire et lance un débat au sein du mouvement ouvrier socialiste. L’autogestion constitue l’axe politique autour duquel se construira la société socialiste et représente le prolongement du combat pour le contrôle ouvrier et le contrôle populaire. Ce combat n’a de sens que s’il s’inscrit clairement dans la perspective du renversement du capitalisme et de la bourgeoisie qui assure aujourd’hui le pouvoir politique. Les candidatures aux prochaines élections montreront qu’une perspective nouvelle est ouverte pour des propositions unitaires de gauche et d’extrême gauche pour faire face au durcissement du régime.

Message du bureau exécutif de l’alliance marxiste révolutionnaire

Après une analyse générale de la société de 1972 et des jeux politiques du PCF et du PS, le bureau exécutif de l’alliance marxiste affirme son adhésion au projet autogestionnaire du P.S.U. pour une construction politique d’avant-garde contre l’impérialisme et le capitalisme. Pour l’A.M.R. l’autogestion n’est pas seulement la conception d’une république des Conseils de travailleurs, c’est aussi l’axe d’une stratégie de la prise de pouvoir des travailleurs par le contrôle direct de leur activité productive et sociale. C’est autour de l’autogestion socialiste que peut, selon eux, se restructurer le mouvement ouvrier et se construire comme un parti révolutionnaire. Seule la rupture avec le réformisme et le stalinisme peuvent permettre l’organisation de ce parti révolutionnaire.

Intervention de Victor Leduc au 8ème Congrès du P.S.U.

Victor Leduc fondateur des Centres d’initiatives Communistes rassemblant des communistes partisans d’une unité de lutte pour un socialisme qui ne soit pas confisqué par un Etat bureaucratique et d’un parti qui ne soit pas confisqué par un appareil. Il souligne l’adhésion du C.C.I aux débats du P.S.U dans une même aspiration à l’autogestion socialiste. Les débats sur l’autogestion doivent se poursuivent pour devenir une force réelle lorsque la clarté sera faite pour tous sur ses conditions économiques, politiques et culturelles. Il conçoit le rapprochement des C.I.C. avec le P.S.U. comme la création d’une force neuve unie sur l’axe autogestionnaire et d’une évolution dans le rapport des forces au sein du mouvement révolutionnaire dans l’intérêt de la lutte pour le socialisme.

Manifeste « Contrôler aujourd’hui pour décider demain »

Couverture de Tribune socialiste N°558, 13 Décembre 1972Le 8ème congrès a adopté à Toulouse les 9, 10 et 11 décembre 1972 le manifeste « Contrôler aujourd’hui pour décider demain ». Celui-ci servira de support à l’orientation et à l’action du Parti. Au-delà d’un texte théorique sur la société de transition au socialisme, le manifeste est présenté comme un texte stratégique pour la construction d’une force socialiste autogestionnaire. Il permet au PSU de se présenter comme une force de gauche face au programme commun PS-PCF. Ce programme lui permettra d’affirmer de façon autonome sa politique pour que l’autogestion et le contrôle des travailleurs puissent exister comme un combat commun du mouvement ouvrier.

Le moribond se porte bien

Après deux ans de divisions internes et un nombre important de départs de militants opposés à la ligne majoritaire, le P.S.U. semblait bien malade, mais le vote à 84% du Manifeste prouve l’unité retrouvée. Cela n’exclut pas les divergences, en particulier, sur la nature de l’État dans la transition au socialisme et plus précisément sur les rapports, dans le cadre autogestionnaire, entre les pouvoirs des conseils et le pouvoir central. Cependant ce Manifeste pose les bases du projet d’une société autogestionnaire qui rompt avec la tradition du socialisme bureaucratique et qui explique comment une société qui donne le pouvoir à tous les travailleurs sans pour autant priver les hommes et les femmes qui la composent de leurs droits et de leur liberté peut-être un projet mobilisateur.