L’atome, à quel prix ?
L’atome à quel prix ? L’atome fait peur et pourtant ses utilisations pacifiques pourraient être un facteur de progrès et d’indépendance pour une politique énergétique différente. Le gouvernement Pompidou vient d’annoncer qu’on construira en France une centaine de centrales nucléaires d’ici 2000. Le gouvernement suédois décide de son côté de suspendre la construction des centrales en attendant que les inconvénients et les dangers éventuels soient mieux connus ou corrigés. Les mouvements écologiques posent la question des déchets nucléaires et des risques pour l’environnement, des rejets d’eaux chaudes dans les fleuves et enfin de la sécurité. L’enjeu est donc bien la maîtrise ou le contrôle de l’ensemble de la politique énergétique et l’arbitrage entre divers avantages et inconvénients afin de déterminer les priorités. Cela dit la poursuite des explosions nucléaires dans le Pacifique est de tout autre nature. La France a -t-elle les moyens de s’offrir une force de dissuasion ? Rien ne peut justifier les explosions de Muroroa et rien ne peut contrebalancer les inconvénients et les dangers mais ceux-ci ne doivent pas être liés au choix d’une autre politique énergétique pour la production de l’électricité.
Critique socialiste n° 13-14. Contrôle ouvrier
Cote : CRIT. SOC.
APRES LES ELECTIONS DE MARS 1973 – Eléments de réflexion sur les législatives de mars 1973, Alain Richard – Les timidités et les « audaces » de la stratégie réformiste, Victor Fay L’AUTOGESTION : DOCUMENTS ET DEBATS – Actualité de Marx sur la bureaucratie, Philippe Brachet – Du contrôle ouvrier à l’autogestion, Victor Fay – L’autogestion selon la Ligue Communiste, Alexis Garcin – Autogestion et démocratie directe, Alain Guillerm – Pour une réflexion sur les luttes ouvrières internationales : le cas Ford, Jean-Pierre Dubois – En Argentine : brève généalogie de 30 ans de péronisme, Daniel Levy
A. Richard, V. Fay, Ph. Brachet, A. Garcin, A. Guillerm, J.P. Dubois, D. Levy
13 – 14
Mai – Septembre 1973
24 x 18 cm, 104 p. + supplément aux n° 12-13-14 de 24 pages
Syros
Dossier d’accueil
Cote : PSU-DOC
Introduction : Le P.S.U.,pourquoi ? (par le bureau national) Première partie : La stratégie du PSU « Contrôler aujourd’hui pour décider demain ». 2ème partie : L’organisation du PSU .Historique du P.S.U. .Une organisation pour la lutte. • Presse et publications. Troisième partie: Les actions du P.S.U . L’action politique dans l’entreprise, . La lutte dans les campagnes. . Agir sur le cadre de vie. . Les travailleurs et la vie quotidienne. . L’Ecole et les travailleurs. . L’action du secteur femmes. . Le soutien aux luttes anti-impérialistes.
046 / 047 / 048
1973 – 15 mai – 15 juin
29,7 x 21 cm, 30 p.
Comité de liaison pour l’autogestion socialiste
Les 19 et 20 mai 1973, à Paris se sont tenues deux journées de travail sur « organisation politique et autogestion » organisées par le PSU, l’AMR, les CIC et Objectif socialiste qui avaient ensemble fondé le Comité de Liaison pour l’Autogestion Socialiste (CLAS), ces journées ont abouti à un premier texte commun de référence soumis aux débats des diverses organisations. Ce texte rédigé par Victor Leduc, animateur des Centres d’initiatives communistes, se présente sous forme de 14 thèses sur le socialisme et l’autogestion.
L’automobile en question
L’usage de l’automobile est remise en question dans un ouvrage signé Julien Fabre et Hervé Michel paru au Mercure de France en Mai 1973. Après avoir évoqué tour à tour le poids économique, politique et idéologique de la voiture et les possibilités techniques qui permettraient de vivre dans un monde sans automobile, ils proposent quatre objectifs à court terme que le contrôle populaire pourrait imposer. Ces objectifs pourraient être : l’interdiction du centre des villes aux voitures, la priorité aux transports en commun, un temps de transport compris dans le temps de travail et la nationalisation des entreprises de location de voitures. Pascal Honoré démontre aussi que l’ivresse de la possession d’une voiture est d’autant plus ressentie qu’on se trouve dans une zone défavorisée. La voiture devient une manière d’éviter l’ennui, surtout quand le bricolage de celle-ci devient permanent, elle est aussi un moyen d’élargir sa personnalité sociale. Le pouvoir économique et politique a pourtant tout intérêt à encourager le toujours plus d’automobile et il en sera ainsi jusqu’à ce qu’une autre société transforme les rapports économiques et au-delà, l’environnement du destin humain.
Les trois défis de l’Algérie
Dix ans après l’indépendance, l’Algérie se reconstruit et s’est imposée trois défis. Révolution agraire, charte de la gestion socialiste des entreprises et éducation sont les défis d’une orientation socialiste qui se fait sur la base d’une économie dont le décollage semble en bonne voie. La révolution agraire engage l’Algérie dans la création de nouveaux villages coopératifs où les habitants regroupés pourront bénéficier des facilités d’exploitation, d’équipement et de formation. Les bouleversements institutionnels qui affectent l’industrie ne sont pas moins grands que ceux qui changent les structures agraires. A travers les commissions, les représentants des travailleurs sont associés à l’ensemble des problèmes de production et à la gestion courante. L’Algérie doit également assumer le défi de l’alphabétisation de la grande majorité des travailleurs et leur formation dans l’exercice du pouvoir. Toutes ces choix posent d’autant plus de questions, que ces orientations nationales restent l’apanage du Conseil de la Révolution. Des adaptations et ajustements seront nécessaires une fois que l’essor économique sera effectif.
Du contrôle ouvrier à l’autogestion
Le socialisme autogestionnaire rencontre dans les milieux des travailleurs syndiqués et politisés un intérêt de plus en plus net. Ceci s’explique parce que les travailleurs ne veulent plus supporter les conditions de vie qu’on leur impose. Il y a souvent confusion entre les notions d’autogestion et de cogestion. Présents dans les Conseils d’administration, les ouvriers doivent utiliser leur présence pour contrôler la gestion de l’entreprise, la critiquer et la faire connaître aux travailleurs pour dénoncer la duperie de la cogestion, en un mot pour transformer la cogestion en contrôle ouvrier. L’autogestion ouvrière, n’est pas le socialisme, c’est une forme d’organisation sociale qui permet de construire un socialisme dans la liberté, en assurant aux travailleurs la possession et la gestion des moyens de production. Ce n’est pas un but mais un moyen.Publication à la suite de l’article des textes édictés lors de la Révolution d’Octobre.
Autogestion et révolution socialiste
Cote : PSU-BROCH AUTOGESTION
Paris 20-21 janvier 1973 Rencontre organisée par les revues : Autogestion et socialisme Critique Socialiste Objectif Socialiste Politique Aujourd’hui Préface par Paul NOIROT Autogestion et entreprise par Georges CONSTANTIN Autogestion et luttes Actuelles par Claude BERGER Autogestion et pouvoir d’État par Robert CHAPUIS et Gérard FUCHS Changer les rapports sociaux par Paul BLANQUART et Jean-Claude GUERIN … Déclaration finale
1973
21 x 13,5 cm, 84 p.
Syros
Initiation au marxisme
Cote : BARJ
Marx Engels Lénine Trotsky Vocabulaire marxiste
BARJONET André
1973
20 x 14 cm, 168 p.
Éditions universitaires
L’affaire de la section spéciale I
Cote : LAMA
Le 27 août 1941, sur ordre, la Section Spéciale de la Cour d’Appel de Paris, composée de cinq magistrats français, condamne à mort trois détenus condamnés en correctionnelle à des peines légères: un communiste, un prisonnier de droit commun et un juif, et cela en appliquant une loi rétroactive; tous trois sont exécutés immédiatement. Le ministre de la Justice René Pleven, Compagnon de la Libération, a refusé à l’auteur l’accès aux archives de la Section Spéciale mais celui-ci a reconstitué le dossier grâce aux archives allemandes qu’il a découvertes et est parvenu à faire parler les magistrats, avocats et autres protagonistes de ce drame. Le résultat de son enquête est accablant pour le Maréchal Pétain, son ministre de l’Intérieur Pierre Pucheu et son Garde des Sceaux Joseph Barthélémy.
LAMARRE Hervé
1973
18 X 11 cm, 258 p.
Fayard
Documents divers. PSU, 1973-1974 (1)
Cote : RAV-BE-8
– De janvier à juin 1973 < 4 et 11 mars : législatives > DPN 27-28 janv. : Mots d’ordre mobilisateurs. CR BN 19 février 1973. Réponses à un questionnaire du Comité Catholique contre la faim. Schéma d’intervention des candidats aux législatives. Tableau des reprises de cartes au 12 mars 1973 ; fédés ayant des problèmes de fric ou des problèmes politiques. Résultats du 1er tour des élections dans la région parisienne. CR BN 19 mars 1973 (souscription, activités des secteurs, relations avec AMR/CIC. BN 26 mars : animation, TS, souscription, état des fédés… DPN 31 mars -1 avril : projet de plan pour le rapport d’activité ; rapport sur les élections législatives (F. Soulage) ; les résultats du PSU ; projet de résolution ; rapport d’activité (A. Rannou) ; rapport préparatoire au débat organisation du parti, formation, finances (Le Garrec) ; la situation politique et sociale après les législatives (Chapuis) ; résolution politique (7 pages). BN 30 avril (fédés, activités, cantonales, anniversaire commune, colloque autogestion, CFDT…) ; tableaux des reprises de cartes au 18/5, au 2/4, au 2/5. BN 2 avril. Note cadre de vie (Soulage). Coupure presse : Rocard : interview à TC du 17 mai 1973. CR BN 21 mai (calendrier, fête, Rocard dans TC, colloque autogestion…). Courrier section Besançon sur Déclarations Rocard à TC. BN 28 mai (bilan fête, calendrier…). Comité de liaison pour l’autogestion socialiste 19 et 20 mai : ordre du jour, complément au rapport sur l’organisation, schéma pour la discussion, résolution du CN des CIC. CR BN 4 juin 1973 + reprises des cartes. Lettre BN aux fédés du 6 juin : appel à des manifestations communes contre les violences. Communiqué suite à réunion d’élus à St Brieuc les 16 et 17 juin. Bons de commande bulletins sympathisants 2 et 3. CR réunion commission agricole 30 juin 1973 – Juillet-septembre 1973 DPN 30 juin / 1 juillet : rapport préparatoire au débat sur le programme d’action ; projet de résolution politique ; résolution sur le CLAS + Projet (manque p. 2). Coupure Monde 7 juillet : analyse détaillée des résultats électoraux du PSU par M. Rocard. BN 9 juillet. CR Réunion des paysans progressistes de l’Hérault à Poussan le 12 juillet (préparation marche Larzac des 25-26 août). CR BN 16, 23, 30 juillet. Convocation conférences régionales entreprises et femmes. Lettres du 7 août et 5 septembre sur Lip + Dossier Lip (suppl. Que Faire). Confidentiel : sécurité.
1973-1974
Documents divers. PSU, 1973-1974 (2)
Cote : RAV-BE-8
1973 suite – Conseil national 24-25 novembre 1973 PSU info n° 10 : textes complémentaires, tribunes libres, Divers, action Chili. TS n° 591 (10 octobre), 598 (28 novembre) ; textes adoptés par la commission nationale entreprises (TS 7 novembre). Photocopie notes manuscrites (Sallois ?) Intervention de Michel Rocard (à propos de LIP ; 11 pages). Sous commission contenu de l’accord : mandats de discussion donnés à la DPN. Commission I : analyses. Commission IV : force politique et mouvement autogestionnaire ; renforcement et élargissement du parti. Texte sur la consommation. Le PSU et les travailleurs immigrés. Motion de soutien au peuple basque. Texte Cher, Indre-et-Loire… sur l’unité d’action. Texte de résolution pour une pratique organisationnelle préentée par les membres du S.O. sur les problèmes d’organisation et de sécurité. Lettre Le Garrec sur passif financier électoral (11 décembre). Journal : “Action PSU fédération Midi-Pyrénées”, oct. 73, n° 13 (4 p.) 1974 Chronologie PSU 1974 (1 p.) WE 7° section 11-13 janvier 1984 : réflexions sur le Chili + considérations stratégiques Assises du socialisme. Coupures du “Monde” (notamment : Chevènement, Chapuis, Bourdet… Présentation du projet de rapport au conseil national. Fil conducteur pour les carrefours “militer pour le socialisme”. Dossier préparatoire carrefours militer pour le socialisme. Rapport au Conseil national des 5 et 6 octobre (17 p.). “Maintenant il faut de l’audace” : contribution Craipeau, Mousel, Régnier, Simon. CR réunion du comité préparatoire des assises nationales pour le socialisme (9 oct. 1974) + texte de la direction politique provisoire. Courrier aux fédérations n° 43 (16 octobre ; situation du parti, responsabilités sectorielles…), n° 44 (3 décembre) + Lettre aux militants (du “courant PSU des assises”), n° 45 (20 décembre ; BN du 19 décembre, DPN de janvier…) Le Monde du 20 décembre : une déclaration de M. Michel Rocard : “Fidèles à l’avenir”. François Kraus : “Les assises du socialisme ou l’échec d’une tentative de rénovation d’un parti. Annexes.” (Université Paris I, année universitaire 2000-2001, extraits des entretiens avec Rocard, Chapuis, Le Garrec, Edmond Maire, Jacques Julliard, Pierre Héritier, Marcel Gonin…)
1973-1974
Documents divers. PSU, 1973-1974 (3)
Cote : RAV-BE-8
1974 suite Document de travail sur la santé et la sécurité sociale (janvier ?). Déclaration du BN (31 janvier, minorités nationales)+ Résolution DPN. Résolution de la DPN des 2-3 février sur le conflit Lip. CR BN 4 février (colloque autogestion CFDT, Fontanet, Lip…). Courrier aux fédérations N° 5 b(13 février). BN DU 18 fevrier : Rhône, colloque autogestion, Chili. Courrier aux fédérations n° 6 (27 fevrier), n° 7 (27 février ; administration, implantation, imprimerie Moriamé…), n° 8 (6 mars), n° 9 (12 mars ; immigrés, Chili), n° 10 b(20 mars), n° 11 (26 mars), n° 12 (3 avril). CR WE travailleurs sociaux des 6 et 7 avril. Courrier aux fédérations n° 13 (10 avril), n° 14 (17 avril ; préparation campagne électorale présidentielle), n° 17 (22 avril ; manifestations du 1er mai). BN du 29 avril (meeting mutualité, manif 1er mai…). Courrier aux fédérations n° 21 (campagne électorale). CR BN 27 mai (TS, PSU maintenu, Chili). Coupure Presse Le Monde 30 juin 1974 : “M. Chapuis et les dissidents du PSU”. Courrier aux fédérations n° 35 (25 juillet ; préparation des assises. A propos du projet de constitution d’un “nouveau” parti socialiste : texte de Mousel, Leduc, Depaquit, Brousse. Organisation nationale (26 décembre 1974) : répartition des membres de la DPN par secteurs ; fédérations. + Notes manuscrites de B. Ravenel.
1973-1974
Le militant syndicaliste d’aujourd’hui. Ouvriers, cadres, techniciens, qu’est-ce qui les fait agir ?
Cote : ANDR
Qui est le militant syndicaliste? Quelles sont ses motivations? Quels cheminements le conduisent du malheur supporté au malheur refusé et combattu ? De l’expérience de base au besoin d’engagement? Y a-t-il harmonie entre les refus et les exigences de l’ouvrier, du technicien, du cadre, qui agissent au nom du groupe qui les soutient? Quelle action le militant syndicaliste a-t-il sur le monde contemporain en mutation ? Telles sont les questions auxquelles répond ce livre important qui a, par la richesse humaine de ses témoignages, un accent exceptionnel. La dernière enquête des auteurs de « L’ouvrier d’aujourd’hui, » qui renouvelle entièrement la méthode en sciences humaines.
ANDRIEUX Andrée, LIGNON Jean – Préface de Pierre Naville
1973
21,5 x 13,5 cm, 327 p.
Denoël/Gonthier
La contre-révolution bureaucratique
Cote : CONT
Au cours des révolutions russes (1905-1917) et allemande (1918-1923), apparut une nouvelle forme organisationnelle de lutte du prolétariat : les conseils ouvriers. Défaits par la contre-révolution capitaliste, en Allemagne sous sa forme social-démocrate, en Russie sous sa forme bolchevique, les conseils ouvriers purent cependant s’affirmer comme l’expression la plus claire du projet communiste : « Tout le pouvoir aux conseils ouvriers, et tous les moyens de production aux mains des ouvriers ». Destruction des syndicats et du parlement, lutte sans merci contre le capitalisme d’Etat russe, exploiteur des travailleurs au même titre que les autres : tels furent les thèmes abordés par Karl Korsch, Paul Mattick, Anton Pannekoek, Otto Ruhle, Helmut Wagner dans les textes ici présentés, extraits de revues publiées aux Etats-Unis entre les années 1934-1943 : Living Marxism, International Council Correspondance. .
KORSCH Karl, MATTICK Paul, PANNEKOEK Anton, RUHLE Otto, WAGNER Helmiut
1973
17,8 x 10,6 cm, 312 p.
UGE 10/18
La société bureaucratique 1 Les rapports de production en Russie
Cote : CAST
De 1949 à 1965, Socialisme ou Barbarie, honoré par une conspiration universelle du silence a été la seule publication en France ou ailleurs à poursuivre une réflexion originale sur la révolution dans le monde moderne. Elucider l’histoire contemporaine, s’y orienter en vue de l’action, mais tout autant jauger la conception héritée – le marxisme – à sa capacité de permettre un tel travail, ont été ses visées centrales. Les textes que rassemble cette ré-édition – étendue sur plusieurs volumes et augmentée de nombreux inédits – ont formulé et fondé les idées qui restent pierre de touche et point de départ pour la pensée et l’action révolutionnaire aujourd’hui : dévoilement de la nature de la bureaucratie, socialiste ou non, comme nouvelle couche dominante et exploiteuse ; définition de l’objectif révolutionnaire comme gestion collective de toutes les activités sociales, suppression de toute hiérarchie, égalité absolue de tous les revenus ; extension de la problématique révolutionnaire à toutes les dimensions de l’existence sociale, et en premier lieu à la vie quotidienne ; nécessité d’un bouleversement conscient de la technologie contemporaine. Ce sont là quelques-unes des idées qui, comprises dans toutes leurs virtualités, conduisent à un ré-examen critique de l’économie et de la philosophie marxistes, à la démonstration de son appartenance à l’univers occidental-capitaliste, et à une nouvelle vue du social-historique comme domaine de la création imaginaire. .
CASTORIADIS Cornelius
1973
18 x 10,8 cm, 317 p.
UGE 10/18
La société bureaucratique 2 La révolution contre la bureaucratie
Cote : CAST
Despotisme dans l’atelier, anarchie dans la société : tel était, selon Marx, le capitalisme. Despotisme et anarchie, dans l’atelier et dans la société, tel est en vérité le capitalisme bureaucratique de notre époque, dont les régimes de l’Est représentent la forme la plus achevée. La période 1949-1960, que concernent les textes ici réunis, en a fourni la vérification expérimentale. La crise yougoslave (1949-50) montrait déjà que les luttes entre bureaucraties nationales ne sont nullement accidentelles — ce que le conflit russo-chinois a, depuis, confirmé. La « planification » bureaucratique de l’économie remplace l’anarchie du marché par des irrationalités et des gaspillages immenses, mis en lumière par le XXe Congrès du P.C.U.S. et les événements de 1956, qui sont le produit nécessaire de la domination d’une couche séparée des producteurs et en conflit frontal avec ceux-ci. Les travailleurs insurgés sont ainsi naturellement amenés à lutter pour la gestion collective de la production et le pouvoir de leurs propres Conseils (Hongrie, 1956). Et il n’y aurait d’illusion plus catastrophique, que de croire qu’un parti communiste, aussi « réformé » soit-il, puisse faire autre chose que reconduire la société vers le pouvoir totalitaire de la bureaucratie (Pologne, 1956-57). .
CASTORIADIS Cornelius
1973
18 x 10,8 cm, 441 p.
UGE 10/18
Histoire de l’URSS. Tome II Le socialisme dans un seul pays (1922-1939)
Cote : ELLE
Dans ce deuxième tome, l’auteur étudie la construction du socialisme de 1922 à 1939. En 1922, Lénine s’interrogeait : « Depuis 5 ans nous sommes seuls… guerre et famine, faut-il périr ? » En 1939, l’économie socialiste est devenue une réalité. Quelles furent les conditions de cette édification ? Pourquoi dans un seul pays ? Qu’est-ce que la N.E.P. ? L’industrialisation avec les plans quinquennaux et la collectivisation des terres ? La révolution culturelle ? Quel fut le rôle des peuples de l’U.R.S.S. ? Celui du Parti ? Celui de Staline ? Autant de questions auxquelles l’auteur s’efforce de répondre.
ELLESTEIN Jean
1973
17,6 x 11,2 cm, 318 p.
Éditions sociales
Diario di trent’anni 1913-1943
Cote : RAVE
Parte prima 1913-1920 I. A Torino nell’« Ordine Nuovo » 9 Parte seconda 1921-1926 II. Dal congresso di Livorno all’avvento del fascismo 85 III. La costruzione del partito 141 IV. Dal delitto Matteotti all’arresto di Gramsci 187 Parte terza 1926-1930 V. Il primo anno di clandestinità 259 VI. A Mosca 363 VII. Il caso Tasca 395 VIII. La « svolta » e la ricostituzione del Centra interno 455 Parte quarta 1930-1935 IX. In carcere 513 Parte quinta 1936-1943 X. Al confino 577
RAVERA Camillia
1973
21,5 x 14,5 cm, 698 p.
Editori Riuniti
Le mouvement communiste en France (1920-1972)
Cote : TIER
Ronald TIERSKY
1973
22,3 x 15,3 cm, 423 p.
Fayard
Histoire du nouveau parti socialiste
Cote : GUID
GUIDONI Pierre
1973
18 x 13,5 cm, 406 p.
Tema
Documents divers. PSU 1973-1980
Cote : SEIB-RE-9
– Cahier à spirale : compte rendus de réunions 1981-1983 (incluant au début 2 feuilles volantes récapitulant les années 1974-1981) + agenda Quo Vadis 1982. – Convention d’entreprise PSU ; Lettre d’embauche comme permanent de la Commission Nationale Entreprises signée par Huguette Bouchardeau (1981) ; Déclaration nominative des salariés du PSU (Juillet 1982 – Convention d’établissement SARL Syros – SCI Borromée – Amis de TS ; Notes : commission statutaire, frais de déplacement, Problème de budget (1982) ; Texte des salariés pour une unification des salaires. – Réflexions, Georges Minazzi : textes écrit à l’occasion de son départ des usines Peugeot, 28 p. (1981). – Revues de presse pour « Luttes » (périodique de la CNE) de 1982 à 1985 + photocopies + notes manuscrites. Photocopies articles de presse décès de Coluche (1986) – Notes sur son parcours (René Seibel) de la lutte des jeunes contre la loi Debré (1973) à son départ du PSU (fin 1983 ?) vers le courant autogestionnaire et Gauche alternative – Document sur le colloque Autogestion des 20-21 janvier 1974 organisé par Autogestion et socialisme, Critique Socialiste, Objectif Socialiste, Politique aujourd’hui.
Le métier de militant
Cote : MOTH
Daniel Mothé Né en 1924. Ouvrier dès l’âge de 15 ans, a passé sa vie dans la « militance », dans le mouvement trotskyste d’abord, puis comme collaborateur de la revue Socialisme ou Barbarie. Ouvrier fraiseur chez Renault, militant CFDT, collaborateur de la revue Esprit, cet observateur de la condition ouvrière est à la fois un acteur et un témoin. 1. Une sociologie de militant 2. Le militant de base 3. Le militant et le problème du pouvoir 4. La relation militant – travailleur 5. Les trois types de militants
MOTHÉ Daniel
1973
18 X 11, 5 cm, 192 p.
Seuil
Le service militaire au service de qui?
Cote : PENN
Le service militaire (rebaptisé « national ») présente cet intérêt qu’étant une institution entièrement vidée de sa substance, il révèle, comme un immeuble éventré dévoile son infrastructure de béton et d’acier, l’ensemble des mécanismes d’aliénation qui « font » les majorités silencieuses et permettent à une société moribonde de continuer à administrer sans heurts sa propre décrépitude. A ce titre, la caserne se prête encore mieux à l’étude critique que l’Ecole, par exemple, ou que l’Hôpital, ou que le Palais de justice. Du moins l’Ecole continue-t-elle d’enseigner, l’Hôpital de soigner, le Palais de justice de juger. Le mouvement même de ces activités, voire leur nécessité, rendent moins aisée la perception de leur finalité dans un ordre social donné, et prêtent le flanc aux polémiques accessoires. Le service militaire, lui, ne proposant qu’un squelette à l’attention de l’observateur, est une base d’investigation plus solide, à partir de laquelle on peut sans difficulté reconstituer les principes qui, dans notre société, tendent exclusivement à préserver et reproduire les pouvoirs de caste. C’est en somme l’inutilité du service militaire qui en fait un « révélateur ». Encore faut-il s’entendre sur la fonction de cette inutilité : c’est ce que tente d’analyser ce livre, lui-même inspiré d’un séjour aux armées. I – Le service militaire et l’opinion II – Egalité – fraternité – communauté aux armées III – L’école d’immaturité IV- Le triomphe de l’érection
PENNAC Daniel
1973
20,5 X 14 cm, 176 p.
Seuil Collection Combats
L’intelligence au pouvoir. Un monde nouveau: la Chine
Cote : LOI
« L’intelligence au pouvoir ou Un inonde nouveau : la Chine est le compte rendu d’un voyage de cinq semaines que j’ai fait en Chine à la fin de 1971. Je ne l’ai pas écrit pour les spécialistes du monde chinois et encore moins pour les sinologues, mais pour tous ceux, que je sais très nombreux, qui s’intéressent à ce monde resté longtemps inconnu et étrange où se réalise, c’est ma conviction et j’espère la faire partager, une expérience du socialisme qui n’a sa pareille nulle part ailleurs. J’ai pris l’avion pour la Chine après de longues années d’études qui m’avaient permis de la connaître sans la connaître, avide de vérifier ce que je croyais savoir. Je n’ai pas été déçue. « Invitée personnellement par Guo Moruo dont j’avais présenté l’œuvre poétique deux ans auparavant dans la collection Connaissance de l’Orient (Gallimard), j’ai centré ma visite sur les questions des écrivains, des enseignants et des intellectuels en général, qui sont les plus mal comprises et celles sur lesquelles les adversaires du socialisme chinois arrivent à entretenir un certain nombre de contresens, faute qu’il se trouve quelqu’un pour les dénoncer. Forte de la convergence de ce que je savais de la Chine en sinologue et de ce que j’ai vu en voyageuse, j’ai essayé dans ce livre de faire comprendre ce qui se passe là-bas qui bouleverse toutes nos habitudes : la Chine est un monde nouveau parce que l’intelligence y prend le pouvoir, l’intelligence des niasses, où bientôt on ne distinguera plus intellectuels et travailleurs de la production, comme s’esquisse déjà, non plus dans les rêves d’un socialisme utopique, mais dans la réalité, la silhouette d’un homme nouveau, d’un homme complet, rompu à l’effort physique comme à l’audace intellectuelle et au courage idéologique, l’homme innombrable de la Chine moderne qui s’attache de toute sa volonté à en finir aussi bien avec l’idéalisme des vieilles philosophies réactionnaires qu’avec le matérialisme grossier qui en favorise la survie. » Après avoir été attachée de recherches au C.N.R.S. dans la section Langues et civilisations orientales, Michelle Loi a été professeur au département de chinois de Paris VIII (Vincennes) pour la littérature chinoise moderne.
Michelle LOI
1973
22 X 14 cm, 186 p.
François Maspero Cahiers libres 251-252
La pédagogie socialiste. Fondements et conceptions
Cote : DIET
De l’homme déshumanisé à l’homme total ; de la société bourgeoise de classe à l’association libre des producteurs, tel sera le pas décisif hors du « vieux monde ». Pour Marx, la pédagogie socialiste réunira l’éducation et la production matérielle. Le travail productif formera l’homme vrai. Théo Dietrich traite ce problème général : — d’un point de vue anthropologique: — du point de vue de la pédagogie scolaire: — du point de vue de l’histoire des idéologies. Il entreprend ainsi une vaste recherche, dans des domaines délaissés ou ignorés : origine, théorie et développement de la conception marxienne de la formation: premières formes prises par la pédagogie socialiste du travail, dans la pédagogie industrielle aux XVIII° et XIX° siècles et dans le socialisme utopique (Owen, Fourier) ; développement de la conception marxienne de la formation en idéal scolaire socialiste (jusqu’à Schulz). Il analyse également les plans d’une éducation socialiste conçus dès la lin du siècle dernier ; l’éducation du travail de Robert Seidel : l’école industrielle du travail et de la formation de P. P. Blonskij : l’école unique « souple » de Paul Oestreich, puis les plans d’éducation soviétiques (Kroupskaia, Makarenko). Enfin il situe la conception marxienne de la formation dans le cadre du socialisme démocratique.
Théo DIETRICH
1973
22 X 14 cm, 356 p.
François Maspero Textes à l’appui/ pédagogie