Lettres du B.N. du PSU, directives 1977-1979
Cote : PER.JF 2
Lettres du B.N. du PSU, directives 1977-1979 PSU information construire pour durer 1981
Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?
Lettres du B.N. du PSU, directives 1977-1979 PSU information construire pour durer 1981
Coupures de presse TS TS 77 et 79 TS Hebdo 79 TS Hebdo 80 TS Mensuel 80 TS Hebdo 81 TS Mensuel 81 TS Hebdo 82 TS Mensuel 82 2A 2A 83 2A 84 2A 85 2A 86 2A 87 2A 88 2A 89 Coupures journaux divers 1981-1993
1977 – 1979 – 1980 – 1981 – 1982 -1983 – 1984 – 1985 – 1986 – 1987 – 1988 – 1989
Festival des travailleurs immigrés 1977 Registres paroissiaux 1995 Egalité Français Immigrés Divers Manifeste des autogestionnaires 89 Rencontre anciens de la 20° 92 Fédé Région Parisienne Sans Frontière CFDT Hacuitex La 20° et les Immigrés (note manuscrite) Louis Cardaillac : le passage des Maurisques en Languedoc Convergence 84 pour l’égalité Non datés Non datés minorités Après 85 Après 92 Après 97
1977 – 1984 – 1989 – 1992 – 1995 –
1ère PARTIE : UNE STRATEGIE POUR LE SOClALISME 1. Actualité du socialisme autogestionnaire 2. Les lignes de forces de la société socialiste autogestionnaire 3. Les stratégies en présence 4. Le chemin du pouvoir 5. Le socialisme et l’internationalisme 2ème PARTIE : QUEL SOCIALISME ? 6. Changer la politique 6.1. La réorganisation de l’État au service du capital accentue la crise de légitimité du pouvoir politique de la bourgeoisie 6.2. Vers la prise du pouvoir par les travailleurs L’Armée La Police 7. Changer l’économie 7.1. La logique capitaliste Nationalisations Revenus et prix Croissance et nucléaire 8. Changer le cadre de vie Développement des luttes dans les villes Propositions 9. Idéologie et culture La famille La religion La culture École 10. Changer les rapports sociaux La division des rôles masculin et féminin La place des enfants L’exclusion des non productifs
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1977
23 x 18 cm, 104 p.
Syros
Série : forces sociales et organisations A. Essai d’analyse des couches sociales au sein de l’Agriculture française par Michel BLANC 1. Le 19ème siècle – L’exploitation du prolétariat se réalise surtout par le prélèvement de la plus-value absolue — le principal exploiteur du paysan est le propriétaire foncier 2. De la fin du 19ème siècle à la Libération : une période de transition 3. Depuis la Libération : essor de la plus-value relative — renforcement de l’exploitation de la paysannerie par le capital commercial — aiguisement des contradictions entre couches paysannes 4. Les alliances entre les couches sociales agricoles B. Les ouvriers ruraux : « Luttes de classes dans les usines à la campagne » par Luc Labouré 1. Les couches sociales rurales non agricoles 2. Les ouvriers ruraux 3. Moyens de pression spécifiques du patronat sur les ouvriers ruraux 4. Les ouvriers ruraux dans l’Unité Populaire 5. Les luttes ouvrières en milieu rural
Michel BLANC – Marc LABOURÉ
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1977 – Avril-mai
29,7 x 21 cm, 24 p.
La parole est donnée à Claude Roy qui s’exprime sur la politique de la gauche, le communisme, l’autogestion et le PSU. Claude Roy parle de sa génération (celle de la guerre contre Hitler, de l’anti colonialisme en Algérie, des communistes déçus et exclus comme lui), de ses illusions, de ses espoirs aussi. Pour lui aujourd’hui, la remise en question de tout l’ordre établi et le questionnement sur les valeurs consacrées, est une bonne chose. Il pense que la gauche critique n’est pas celle des appareils et que si la gauche arrive au pouvoir ce ne sera ni facile ni gai. Car pour lui être de gauche, c’est une volonté et non un état d’âme. Il croit que les notions de démocratie, d’autogestion et de pouvoir des hommes sur leur propre vie, sont des valeurs de gauche développées par le PSU et dénonce les manipulations des gouvernants de gauche ou de droite. Enfin il se réjouit de la lucidité de la classe ouvrière.
La sidérurgie est touchée vivement par la crise économique et la récession que connaissent les pays capitalistes depuis 1974. Après une phase de pleine expansion, elle connaît aujourd’hui une chute importante. La concurrence sévit notamment au Moyen-Orient, en Iran, en Espagne et au Brésil. Les licenciements massifs, le chômage partiel, la mise au rebut et le gaspillage des équipements sont le résultat d’une gestion qui n’a pas tenu compte du contexte international en développement, et qui a tout misé sur le profit immédiat. La gestion capitaliste avec des regroupements d’entreprises, la fixation de quotas contractuels de production par grand groupe et des prix planchers, n’ont pas permis de faire reculer la crise structurelle du secteur. Cependant les patrons utilisent à leur profit au mieux la crise. C’est pour eux l’occasion de laisser tomber tout ce qui rapporte peu, de peser sur les salaires et d’augmenter les taux de production. Les grandes manœuvres amorcées en Lorraine en sont une illustration.
Dans l’Europe truquée (publié chez Seghers) Claude Bourdet dénonce l’Europe telle qu’elle est, et telle que les partisans de l’élection du Parlement européen au suffrage universel proposent de la figer en bloquant tout processus d’évolution et d’ouverture à d’autres pays. Cette élection transformera l’Europe en super-État fermé sur lui-même, dominé par l’Allemagne fédérale, indissolublement lié aux intérêts américains. Tout pas en avant vers sa cristallisation en système supranational ne pourra que fournir aux dirigeants et classes dominantes ouest-allemands et américains des armes pour saboter une éventuelle expérience à gauche. Intégration européenne, alliance atlantique, défense nucléaire française : trois mythes qui cachent des intérêts puissants et précis et qui constituent une menace pour le mouvement ouvrier et paysan. Willy Brandt a dit que ce Parlement européen sitôt créé, devait se transformer en assemblée constituante pour établir une Constitution européenne à laquelle les Constitutions des Etats ne pourraient évidemment opposer aucune défense puisqu’ils auront abdiqué leurs droits au profit de cette constituante. Claude Bourdet souhaite qu’un débat de clarification réunisse toutes les composantes de la gauche pour mieux appréhender cette question de l’Europe.
Un appel pour la création d’une fédération nationale des élus autogestionnaires est lancée après les élections municipales de 1977. L’appel précise qu’une telle organisation ne doit en aucun cas fonctionner comme une « courroie de transmission » de tel ou tel parti ou tel mouvement. Seule la volonté affirmée de soumettre le mandat électif au contrôle populaire, de susciter la prise en charge des travailleurs et des habitants pour la gestion de leurs affaires, de préparer les conditions d’une démocratie socialiste autogestionnaire, conditionne l’adhésion à la Fédération. La Fédération s’engage à être un organe de diffusion, de soutien et de formation pour les élus. le Congrès Constitutif a lieu à Joinville-le-pont les 21 et 22 mai 1977.
A Strasbourg, aux élections municipales le débat autour de la future centrale nucléaire de Gerstheim-Erstein met en relief la crainte et l’hostilité de la population alsacienne dans la concrétisation de ce projet nucléaire à 20 Km de Strasbourg. Thierry de Larochelambert et Raymond Murer, candidats PSU aux élections municipales adressent une lettre ouverte à M. Pflimlim, maire de cette ville. Ils dénoncent le manque de position claire de la part du Maire, par ailleurs également, Président du Port Autonome et de la CFNR (Compagnie Française de Navigation Rhénane ). Le PSU dénonce la politique de la droite en Alsace qui entraînera un développement industriel dangereux et incontrôlé. Il rappelle ses positions quant au nucléaire et le choix d’une autre société qu’il appelle de ses voeux.
Pour le PSU, les nationalisations constituent un thème central du débat politique, tant au sein du mouvement ouvrier qu’entre la gauche et la droite. Face à des conceptions technocratiques ou étroitement étatistes, les partisans de l’autogestion proposent aux travailleurs une orientation qui rejette à la fois les tendances bureaucratiques et la recherche d’un compromis avec la bourgeoisie. C’est le sens du texte sur les nationalisations adopté en janvier dernier par le congrès de Strasbourg, que Tribune socialiste publie. Le PSU inscrit dans ses axes de luttes les nationalisations car il y voit un outil pour réorienter l’économie et un moteur des transformations sociales. Pour le PSU, « Nationaliser sous contrôle ouvrier », c’est d’abord signifier que l’opération juridique et financière se déroule à l’initiative et sous le contrôle des travailleurs avec une transformation profonde des comités d’entreprises. Si elles ne sont pas un but en soi, les nationalisations s’inscrivent dans la perspective de l’appropriation collective des moyens de production.
Série : forces sociales et organisations 1. La social-démocratie renaît toujours de ses cendres au grand étonnement de certains camarades. 2. Première approche du phénomène : son analyse doit éviter l’illusion ou le découragement. 3. “Mais il y a une gauche du PS qui n’est en rien social-démocrate !” 4. Le courant socialiste donc révolutionnaire et la social démocratie. 5. Le parti et ble mouvement de ma&sse du socialisme autogestionnaire.
Marcel Cousteil
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1977 – Mars
29,7 x 21 cm, 8 p.
Série : le capitalisme aujourd’hui 1. Le programme Messmer 2. Le bilan du programme Messmer 3. Les luttes contre le programme Messmer 4. Le nucléaire est-il une fatalité ? 5. Les propositions du PSU
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1977 – Février
29,7 x 21 cm, 24 p.
Les écologistes présentent des listes aux municipales. Ils réclament des fleurs à la place du béton et des transports publics à la place des voitures. ils se positionnent de plus en plus comme une force contre la droite et le PS ou le PC qui ne sont pas en mesure de répondre aux aspirations écologiques. Cette radicalisation du mouvement écologique apparait comme irréversible. Changer quelques uns des termes de la démarche technocratique ne suffit pas pour changer tous les rapports de l’homme avec son milieu. Le PSU, quant à lui, s’inquiète de l’attitude des écologistes qui rejettent toute union et ne veulent donner aucune consigne de vote au second tour. Au-delà des revendications avancées par les groupes qui se réclament de l’écologie politique, on observe un retour offensif des associations apolitiques. Au cours des débats de la campagne électorale, il est important que chaque candidat réponde clairement sur les choix énergétiques, la croissance capitaliste et la société que cela impose. Après l’épreuve électorale, il apparait clairement que l’écologie demeurera à l’ordre du jour.
A Lip, l’expulsion est imminente et les ouvriers attendent l’affrontement avec les forces de l’ordre. Des solutions existent pour que Lip reste une entreprise viable mais les pouvoirs publics se montrent réticents à toute aide financière. Le patronat local s’organise pour briser toute résistance ouvrière tant dans les industries métallurgiques et mécaniques (GIMM) de la région de Besançon, qu’à l’entreprise MODEL ou encore chez PEUGEOT. La répression est partout présente et si les ouvriers sont solidaires ils pourraient espérer plus de soutien de la part de la gauche. Cependant en période électorale, l’évocation des luttes de la classe ouvrière ne peut être que discrète…
Les sociétés de production sont paralysées par la grève des artistes-interprètes. Il y a huit jours, les artistes-interprètes prolongeaient leur grève, reconductible, par un vote quasi unanime jusqu’au 13 février. Ce dimanche 13, c’est avec la même unanimité (mais tout en se posant de sérieux problèmes, spécialement financiers) qu’ils ont décidé, en assemblée générale, de continuer la grève jusqu’au jeudi 17 février minuit, par 584 voix sur 627 votants. Cette longue grève des artistes a servi de déblocage à celles menées par les réalisateurs de télévision. Toute cette semaine, les réalisateurs vont mener une grève tournante pour obtenir une télévision de qualité réalisée dans des conditions de travail décentes. C’est donc toute la radio et la télévision qui vont être désorganisées. L’avenir de la profession est en jeu et dans un contexte d’élections municipales à venir les négociations devront être rapides mais encore faudra-t-il que les accords obtenus soient, à terme, effectifs.
Lip : dix mois après les luttes, l’usine vit encore. Les Lip veulent durer et s’organisent en conséquence. Les fabrications artisanales ont toujours lieu dans les ateliers et apportent un complément de salaire tout en popularisant le conflit. Les assemblées générales ont lieu tous les jours depuis dix mois. Trois cent cinquante personnes y participent en permanence (près de six cents passent à l’usine par roulement). Lip 73, c’était la première grande lutte pour l’emploi mais c’était aussi la dernière dans le cadre de l’économie capitaliste en phase d’expansion. Aujourd’hui, les Lip subissent la crise comme les autres. La stratégie du gouvernement et du patronat, c’est le pourrissement. Dans le contexte actuel, tout est fait pour ne laisser aucun espoir, pour n’offrir aucune perspective de solution à moyen ou à long terme. Pour « éclaircir » les effectifs, les patrons misent sur la lassitude. Les Lip veulent durer et s’organisent en conséquence. La communauté forgé il y a trois ans, malgré la fragilité des hypothèses de relance, les créances et les charges locatives, garde tout son sens. Le mot d’ordre reste : Lip vivra avec tous ses travailleurs.
Le PSU et les chrétiens : un débat sur la place des chrétiens dans la lutte révolutionnaire et sur l’importance de la lutte idéologique, à l’occasion des états généraux pour l’autogestion socialiste en juillet 1976. Des militants d’horizons divers : Action catholique ouvrière (ACO), Jeunesse étudiante chrétienne (JEC), Vie nouvelle. Témoignage chrétien (TC), Chrétiens pour le socialisme (CPS), Chrétiens critiques, athées, avaient participé au carrefour sur « Lutte de classes et Eglise » C’est dans le cadre de sa stratégie d’unité populaire pour le pouvoir aux travailleurs que le PSU aborde cette question de l’Eglise et des chrétiens. Les « Chrétiens pour le socialisme » (CPS) interroge. Sans devenir un parti politique chrétien de gauche, il s’agit sans se couper des églises de pouvoir dénoncer les blocages de droite, les compromissions des Eglises avec la politique de la classe dominante, et de faire entendre un courant qui n’est ni celui du réactionnaire Mgr Lefevre, ni celui réformiste de la masse des chrétiens et de la majorité du clergé. Le dossier aborde également la question des pratiques chrétiennes et de la pratique marxiste. Lire les réactions suscitées chez les chrétiens à la lecture de ce dossier et le rectificatif du collectif national du mouvement des Chrétiens-Marxistes.
Les textes votés au 10ème congrès du PSU (Strasbourg 28-30 janvier 1977) s’inscrivent dans la perspective d’un changement de société et par là même de la transition au socialisme. C’est dans une perspective d’appropriation des moyens de production qu’est abordée la question des nationalisations. Changer la politique et donc les institutions est le deuxième thème abordé lors des votes. Il appartient au PSU de construire avec les masses populaires les organes de contrôle et de double pouvoir. L’armée et la police font partie des réflexions de ce congrès. En ce qui concerne la politique des revenus et des prix et la satisfaction des revendications salariales le PSU propose d’autres solutions que le seul profit du capitalisme. Politique industrielle et agricole actuelles sont remises en cause. Sur les questions internationales, le congrès propose de quitter l’alliance atlantique et expose son analyse sur l’Europe qui ne peut pas être supra-nationale mais construite avec et pour tous. Les textes votés se prononcent sur la politique énergétique, excluant le nucléaire. Une résolution sur le regroupement autogestionnaire est proposée pour parvenir à une expression politique unifiée.