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Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

La forêt malade du profit

Cote : PSU-DOC

Série : capitalisme et socialisme BREF HISTORIQUE A. Les apparences de la forêt B. Les produits de la forêt C. L’évolution des surfaces forestières LA FORET AUJOURD’HUI. A. Sa physionomie B. Elle appartient à ? C. L’évolution actuelle LA FORET : UN LIEU DE PRODUCTION A. Les produits de la forêt B. Les travailleurs en forêt C. Les travailleurs des industries dérivées du bois LA FORET LOISIR… LA JOURNÉE DE L’ARBRE A. Du vert hygiénique B. Du vert oxygénant C. Du vert éducatif D. Du vert familial E. Des espaces encombrés ! F. Des espaces interdits LA FORET ET L’ENVIRONNEMENT NATUREL A. La forêt et son action sur le milieu B. Les herbicides et autres produits chimiques destinés à détruire la végétation indésirable C. Les enrésinements LE BOIS, SOURCE D’ÉNERGIE ET DE MATIERE PREMIERE A. Le bois matériau de structure B. Le bois source de matière première C. Le bois source d’énergie LA POLITIQUE FORESTIERE DEPUIS 1946 A. Le Fonds Forestier National (FFN) B. L’Inventaire Forestier National (IFN) C. Les Centres Régionaux de la Propriété privée (CRPF) D. L’Office National des Forêts (ONF) E. Les autres secteurs LES PRODUITS DE LA FORET DANS LE CONTEXTE NATIONAL ET INTERNATIONAL A. La production et la consommation française de bois B. Un déficit de la balance commerciale de plus en plus grand C. Les forêts dans le monde DES PROPOSITIONS POUR TRAVAILLER, PRODUIRE ET VIVRE AUTREMENT.

(Arthur DUMONCEAUX)
131
1978 – Avril/Mai
29,7 x 21 cm, 28 p.

Tribune Socialiste n°782 – 20 avril 1978

Que cent fleurs s’épanouissent

« Que cent fleurs s’épanouissent » était le slogan lancé par Mao dans le cadre de la libre critique qui s’inscrivait dans le contexte idéologique et politique de la déstalinisation. Ce slogan est repris ici par Victor Fay qui analyse la défaite de la gauche aux élections législatives de 1978. Pour l’auteur il est faut se demander si l’échec ne vient pas des programmes électoraux et structures des partis de gauche qui veulent maintenir leur identité sans tenir compte des aspirations profondes des travailleurs. Il semble bien que le débat engagé aujourd’hui à gauche dépasse les frontières des partis. Si on veut restaurer, sur des assises plus solides, l’unité de classe il importe de confronter les opinions des militants, adhérents et sympathisants des différentes organisations ouvrières, en tenant compte de leur diversité. Il faut un grand débat trans-organisationnel permettant à tous ceux qui vivent au rythme quotidien du monde du travail de dire ce qu’ils attendent, qu’ils puissent mettre en question leur mode d’existence, son fonctionnement, et affirmer leur choix pour une autre société. Le renouvellement des partis est à ce prix, comme son avancée ultérieure vers le socialisme.

Tribune Socialiste n°781 – 6 avril 1978

PSU Documentation – La forêt malade du profit

Présentation

Titre du document : PSU documentation n°131 – La forêt malade du profit.

Auteur(s) : Pascal Dorival.

Date du document : avril-mai 1978.

Thématiques abordées : écologie, forêt.

Typologie : périodique.

Nombre de pages : 26 p.

Dimensions : 21 x 29,7 cm.

Sommaire

  1. Bref historique
  2. La forêt aujourd’hui
  3. La forêt : un lieu de production
  4. La forêt loisir… La journée de l’arbre
  5. La forêt et l’environnement naturel
  6. Le bois, source d’énergie et de matière première
  7. La politique forestière depuis 1946
  8. Les produits de la forêt dans le contexte national et international
  9. Des propositions pour travailler, produire et vivre autrement
  10. Bibliographie

Tribune Socialiste n°780 – 30 mars 1978

Ondes de choc. Mai 68 à l’ORTF.

Cote : ASTO

En 1968, l’Histoire n’aurait pas été la même sans les transistors dans la nuit des barricades. Sans le « zoom » sur Cohn-Bendit. Sans la retransmission, en direct, du grand débat politique à l’Assemblée nationale. Sans les reportages sur la Sorbonne. Sans les gros-plans sur l’incendie des voitures. La radio et la télévision ont tellement amplifié le mouvement qu’elles ont été parmi les personnages principaux de Mai 68. Il y a dix ans, André Astoux vit la tourmente à la tête de l’ORTF. Le 30 mai, il recueille l’appel décisif du général de Gaulle et le lance sur les ondes depuis les sous-sols vides de l’Elysée. Il refuse l’entrée des forces de police dans l’ORTF, désapprouve la répression du gouvernement de juillet contre les journalistes en grève. Pour ne pas aggraver les combats de rues, pour informer le public et maintenir la communication entre le chef de l’Etat et les citoyens, pour sauvegarder l’unité de l’ORTF, André Astoux s’oppose au gouvernement. Il est démis de ses fonctions. Mais avec l’hommage du Pouvoir. Dans « Ondes de choc », il tire la leçon d’une épreuve qui fut aussi celle de la liberté de l’information. Un combat qui n’est pas fini : à l’heure des radios-pirates, des satellites et des télévisions par câbles, il n’est pas trop tard pour entendre l’appel d’André Astoux. Un livre lucide et courageux. Un témoignage essentiel sur le mai de l’ORTF. Un plan d’action pour une information indépendante.
Elève à l’Ecole navale en 1938, André Astoux y professe en 1948. En 1949, accompagne le général de Gaulle dans son action nationale et sa traversée du désert. Collaborateur d’André Malraux. En 1964, le général de .Gaulle l’appelle à la direction générale de l’ORTF. En 1969, Jacques Chaban-Delmas lui confie la direction générale du Centre national du Cinéma. Administrateur de l’ORTF. Reprend sa liberté en 1974. Chargé de cours à l’ENA.

ASTOUX André
Mars 1978
24 X 15,5 cm, 256 p.
Plon

Tribune Socialiste n°779 – 23 mars 1978

Tribune Socialiste n°778 – 16 mars 1978

Tribune Socialiste n°777 – 9 mars 1978

Tribune Socialiste n°776 – 2 mars 1978

68-78 Dix années sacrilèges

Cote : Revues – Autrement

De Prague à Pnom Penh, les années orphelines, Jean-Claude Guillebaud La France aux mains des gestionnaires, André Granou L*« esprit » de 68 : pas mort ! François Laplantine Du romantisme, au nihilisme, au pragmatisme, François Laplantine Le phénomène sectaire comme révélateur social, Jean Séguy La désorientation, Denis Kambouchner Je, tu, « ils », nous parlons, parlons soixante-huitard, Jacques Ellul Libre sexualité ? Terrorismes, silences et solitudes, Dominique Wolton De l’enfermement au Mouvement : un formidable désir, Nicole Bizos-Cornier Grâce aux 343 « salopes »… Evelyne Le Garrec Subversion et décadence du mâle d’après-mai, Guy Hocquenghem Libre parole ? Une esthétique de l’irrespect, Olivier Revault d’Allonnes La culture, c’est quoi ? Jean Hurstel BD. : l’âge des pieds dénickelés, Pascal Ory Libre travail ? Le travail, encore… Quoi d’autre ? Dominique Wolton Le Bocage en lutte, Bertrand Hervieu Libres institutions ? La psychiatrie contestée… Colette Bec-Lochard mais son regard, partout ! Bernard de Fréminville La Science et ses anti-héros, Dominique Pignon Effervescence et nouvelle donne dans les sciences sociales, André Béjin Dix ans ventre à terre, Michel Chemin Un militantisme exsangue. Pourquoi ? M.D. Pas de prise de pouvoir… Un réseau social, Jean-François Chougnet La montée des actions directes, Danièle Léger, Nicole Eizner Sceptiques ? Oui et non. Lucides surtout, Danièle Léger, Nicole Eizner

Collectif
12
Février 1978
25 X 17 cm, 296 p.
Autrement

Tribune Socialiste n°775 – 23 février 1978

Ecologie, le minimum vital

Couverture TS N°775, 23 Février au 1er Mars 1978Pour que l’écologie soit prise en compte concrètement, les militants du Front autogestionnaire proposent un train de mesures qui représente le minimum vital. Car l’écologie porte en elle l’espoir d’une transformation radicale : économique, sociale et culturelle de notre société. Bien plus que la simple défense de l’environnement, la revendication écologique vise à l’avènement de nouveaux rapports de l’homme à la nature, à son cadre de vie, à la collectivité. Pour échapper à la récupération réformiste, la revendication écologique doit s’allier à l’action des militants autogestionnaires.  Les écologistes du Front autogestionnaire situent clairement leurs exigences à gauche et sont conscients que seule une politique de gauche peut y répondre. Le Front autogestionnaire propose 70 mesures concrètes, qui dans le cas d’une victoire de la gauche, devront être négociées avec le gouvernement. Ces mesures concernent les pollutions et nuisances, la protection de la faune et de la nature, l’aménagement du territoire, la consommation et l’information, les problèmes d’énergie et du gaspillage, la circulation et les transports.

Louis Althusser ou la philosophie comme arme de la révolution

Louis Althusser ou la philosophie comme arme de la révolution

« Le Monde du 18 Janvier 2017 a publié deux articles séparés : le premier est intitulé : « La gauche a-t-elle renoncé à l’intelligence ? », montrant le vide de la pensée de la gauche qui explique son vide politique ; le second est une présentation de l’émission d’Arte sur Althusser, qui constate l’absence de pensée du parti communiste auquel il appartient pourtant, tout en critiquant ses dirigeants. Cela m’a beaucoup intéressé, cette actualité rappelle celle des années 70-80, qui va conduire à l’élection de Mitterrand en 1981, le début de la fin du socialisme français. J’ai ainsi été replongé dans cette époque tout en restant dans la mienne.
J’avais déjà écrit plusieurs articles sur Althusser, et mon livre sur le marxisme en 1968 avait été très influencé par les ouvrages d’Althusser et par sa pensée sur « la coupure épistémologique« . En 1978, j’étais revenu sur Althusser dans un article de La Lettre, agacé par les critiques injustes qu’on lui faisait pour combattre cette thèse de la «  coupure « . Je montre que la forme de son travail est aussi le fruit d’une décrépitude de la pensée marxiste dans les milieux communistes et socialistes français, qui s’est encore accentuée aujourd’hui. En 2017, qui lit encore, qui parle encore de Marx et d’Althusser ? Je termine en me demandant si ce sous développement n’est pas le signe d’une prochaine défaite politique analogue à celle qui, en Italie, suit le mouvement des Conseils d’usine après 1920, le fascisme… Nous sommes peut-être à la veille d’une grande défaite … » (Jean Guichard 21 janvier 2017)

Retrouver son identité sexuelle

Retrouver son identité sexuelle, c’est-à-dire trouver une libre disposition de son corps. Pouvoir établir des relations affectives et sexuelles avec les autres sans contrainte, mettre fin à la peur de la liberté, est une pratique de contre-pouvoir qui permet d’élargir le champ du projet autogestionnaire à un domaine où vie privée et vie sociale se chevauchent. La sexualité n’est pas une réalité infra-politique. C’est la façon dont sont établis les rôles qui déterminent socialement la différence sexuelle en organisant des rapports de domination et d’oppression et que s’effectue la construction du rapport au monde et aux autres. C’est pourquoi les remises en cause apparues dans ce domaine depuis les années 1960 : lutte des femmes, mouvement communautaire, lutte pour une sexualité libre, mouvements homosexuels, sont importantes pour combattre les contraintes de l’enfermement dans les rôles et les rapports de pouvoir qui les traversent.

Tribune Socialiste n°774 – 16 février 1978

La Roche-sur-Yon, les lendemains d’un bon accord

A la Roche-sur-Yon, l’équipe municipale de gauche (18PS, 10PC, 6 Autogestionnaires) au lendemain des élections de 77, a signé un accord pour favoriser la démocratie collective et partager le pouvoir avec les citoyens. Grâce à des assemblées de quartier, par l’information et la diffusion du pouvoir, les habitants participent et expriment leurs besoins. L’adjoint PSU, J.F. Morineau a créé un service dont la fonction est de former et d’informer pour donner aux citoyens tous les moyens et les éléments pour juger l’action municipale et favoriser l’expression de tous. Un an après les élections, 17 commissions fonctionnent et affrontent les difficultés inhérentes à ce type d’expression collective. Ce sont les habitants qui ont mobilisé toutes les forces sociales pour obtenir la préemption puis l’aménagement d’un grand espace vert. Cette politique autogestionnaire est la garantie d’application d’un programme choisi par tous. Le PSU joue un rôle important auprès des militants d’associations et dans les quartiers pour faire de la commune le lieu d’apprentissage des responsabilités, du contrôle et de la démocratie directe, éléments de base d’une société autogestionnaire.

Tribune Socialiste n°773 – 9 février 1978

Le P.S.U. dans le front autogestionnaire

Le PSU dans le front autogestionnaire, Tribune Socialiste N°772, 2-8 Février 1978 Les élections législatives des 12 et 19 Mars 1978 présentent une bipolarisation accrue de la vie politique. Le choix des électeurs se résume en une alternative entre la droite sortante (U.D.R. et R.I) et la gauche (P.C.F., P.S. M.R.G). Le programme commun n’a pu être réactualisé et l’union de la gauche est une façade. C’est dans ce contexte que le PSU veut donner la parole aux électeurs pour la construction d’une société autogestionnaire. Le front autogestionnaire est le moyen d’une mobilisation pour une politique différente. Le P.S.U appelle les électeurs à se prononcer pour le socialisme autogestionnaire. Le PSU cherche à rassembler tous ceux qui ont la même exigence, le même espoir de cette société différente.

Claude Bourdet, candidat Front autogestionnaire à Villerbanne

Claude Bourdet est candidat à Villerbanne pour le Front autogestionnaire aux élections législatives de 1978. Un front pour battre la droite, c’est-à-dire que sa candidature ne se situe pas par rapport à l’Union de la Gauche, mais plutôt, pour proposer une alternative à l’impasse du Programme Commun. Il représente les idées de lutte contre le nucléaire, contre la force de frappe, contre la politique atlantiste, pour la paix et l’écologie. Le front autogestionnaire se définit comme une autre idée de la gauche répondant aux déçus de la rupture avec le PCF et le PS par les états-majors politiques. C’est une formation de gauche, une formation de renouveau. Ce front autogestionnaire présente des candidats dans 250 circonscriptions.

Tribune Socialiste n°772 – 2 février 1978 (supplément)

Tribune Socialiste n°772 – 2 février 1978

L’écologie politique face aux élections

L’écologie devient politique aux élections législatives de 1978 au gré des accords électoraux, elle dérange et menace de bousculer les rapports politiques. La signature en décembre 1977 d’un accord électoral avec Ecologie 78 avait permis à SOS-Environnement de s’affirmer comme composante de la mouvance écologique. SOS-Environnement compte dans ses rangs de nombreux transfuges ou sympathisants du RPR ou du PR et entend s’imposer en région parisienne en présentant 42 candidats Ecologie 78-SOS-Environnement. Ainsi serait jeté les bases de la création d’un véritable parti de la droite écologique. Les militants qui ont animé sur le terrain les luttes écologiques n’acceptent pas ces parachutages électoraux d’une organisation singulièrement limitée dans son implantation locale et absente de l’action contre le nucléaire civil et militaire. C’est pourquoi nombre d’écologistes refusent ces manoeuvres d’état-major et rejoignent le front autogestionnaire.

Marle, apprendre l’irrespect et la convivialité

A Marle, entre Thiéroche et Laonnais dans l’Aisne, l’autogestion est devenue la pédagogie du quotidien. Petite ville de 3 000 habitants, Marle est une enclave industrielle dans une région agricole. Après un travail militant très important, le PSU, après les élections municipales est au centre de la vie politique. Plusieurs groupes de syndicalistes militants avec des élus PSU réunissent les nombreux sympathisants pour discuter des problèmes quotidiens, du budget municipal, de la hiérarchie dans les services municipaux, des gardes d’enfants en soirée, des déplacements pour les personnes âgées. Petit à petit les animateurs bénévoles, les délégués de quartier ouvrent une brèche dans l’individualisme et la collectivité devient presque conviviale, il y a de moins en moins de barrière entre les fonctions d’élus et la population. La prise en charge collective de la vie de la ville devient une réalité.

Appel pour le front autogestionnaire

Michel Mousel, Pascal Gollet et Victor Leduc pour le PSU, avec des responsables syndicaux, des militants de Témoignage Chrétien, les Amis de la Terre et le mouvement pour une alternative non-violente, lancent un Appel pour la constitution d’un front autogestionnaire, afin de faire émerger une nouvelle gauche socialiste, écologiste et autogestionnaire. Les objectifs du front autogestionnaire sont la socialisation des moyens de production, le développement du contrôle ouvrier et du contrôle populaire dans les entreprises, les quartiers et les villages ; la remise en cause de la croissance pour un autre développement ; la démilitarisation de la société pour une défense populaire ; le refus du nucléaire civil et militaire ; l’autodétermination des minorités nationales ; le droit des femmes. « Nos désaccords fondamentaux avec les partis de la gauche traditionnelle ne constituent pas pour nous une raison de faire le jeu de la droite. Bien au contraire, c’est en prenant toute sa place dans le combat contre la droite que le courant socialiste, écologique et autogestionnaire pourra s’imposer à gauche, et changer ainsi la politique. »

Liste des cent premiers candidats du Front autogestionnaire

Les cent premiers candidats du Front autogestionnaire constituent au plan local des plateformes dont les principaux objectifs sont la transformation radicale des structures économiques, la prise en main par les travailleurs de leurs affaires, la remise en cause de la croissance, la lutte contre la militarisation de la société, le refus du nucléaire civil et militaire, le droit des femmes, le droit pour chacun à son identité. Parmi ces candidats on retrouve des militants PSU, le Mouvement pour une alternative non violente, de nombreux syndicalistes, des inorganisés. On retrouve aussi les écologistes tels les Amis de la Terre dans l’Yonne, l’Ain et le Puy de Dôme ou les anti-nucléaires dans l’Isère, les Hautes-Pyrénées avec le SEPANSO ou encore le Comité anti-polution de Dunkerque… Ceux qui luttent contre la militarisation sont les militants du Cercle Lecoin à Dunkerque ou MDPL dans l’Hérault, le Gard, La Loire. On retrouve également des militants nationalitaires dans le front catalan, occitan, alsaciens ou bretons. Le Planning familial ou des GAM sont également présents. Le Front permet de multiplier les forces et déclenche une véritable dynamique pour contribuer à la victoire de la gauche.

Tribune Socialiste n°771 – 26 janvier 1978

Article sur les États généraux de l’autogestion socialiste, Paris 14ème

La proposition d’« États généraux de l’autogestion socialiste du 14ème » faite par le PSU a été bien accueillie dans un quartier ou « prendre ses affaires en main  » est à l’ordre du jour. Ceux-ci se sont déroulés le 14 janvier 1978, tout naturellement au cœur du quartier menacé de destruction, dans différents locaux de la rue de l’Ouest et de la rue Losserand (locaux d’associations, une boutique, un café-théâtre, une école parallèle…). Appelaient l’UL-CFDT, le MAN, le SMG, le café-théâtre « Au tout-à-la-joie », l’École parallèle du 68 rue de l’Ouest, le MIFAS, le PSU 14e , la LCR. Participaient également, « Vivre dans le 14ème », Paris-écologie, le groupe Femmes 14ème . Les partis traditionnels de gauche qui pourtant se disent « autogestionnaires » n’ont pas pris part à la préparation. Des forums et des échanges d’expériences ont rassemblé entre 200 et 300 personnes. Les thèmes de discussion portaient sur l’école et la crèche parallèle, sur les comités de rues ou les associations de squatters, sur le centre de santé qui va s’ouvrir et les consultations juridiques, sur le travail fait en liaison avec la population par l’Atelier populaire d’urbanisme, sur les expériences d’animation menées dans le quartier. Les habitants du quartier ont le sentiment d’appartenir à un « mouvement » dont l’enjeu dépasse mars 78.

La résolution de la DPN

La résolution de la DPN (Direction Politique Nationale du PSU) explique les choix du parti en fonction des enjeux des élections législatives. De nombreuses rivalités à droite sur les candidatures du premier tour ne proviennent pas du choix de la politique économique et sociale mais des luttes internes entre le RPR et la coalition giscardo-centriste dans l’optique des prochaines élections présidentielles. L’unité perdue à gauche fait perdre l’espoir de la classe ouvrière. le PS a apporté des aménagements tardifs à ses positions sur le SMIC, la sidérurgie, l’impôt sur la fortune. Le PCF n’a pas voulu de véritable mouvement de masse unitaire et a permis au PS de garder ses positions et de modifier en sa faveur le rapport de force. Ce contexte défavorable à la gauche, signifie pour les autogestionnaires d’une part de prendre sans relâche des initiatives pour la construction de l’unité, d’autre part de peser par leur rassemblement d’un poids politique suffisant pour rompre le cercle vicieux des seuls rapports PCF et PS. L’alternative c’est le front autogestionnaire. Par sa présence dans de nombreuses circonscriptions, par un désistement pour le candidat de gauche arrivé en tête, il entend participer pleinement à la défaite de la majorité actuelle.