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Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

La presse parallèle

Née des prolongements de Mai 1968, la presse parallèle, qui s’est spécialisée dans la contre-information, a du mal à capter ses lecteurs, à s’imposer et à vivre. Les journaux comme Klaperstei 68, le Clampin libéré, la Criée, Fausse Commune, le Journal des Transparents, Anti-Intox, la Cote d’Alerte, le Parapluie ne sont plus que des souvenirs alors que certains ont tiré à plusieurs milliers d’exemplaires. Les raisons sont multiples mais souvent les mêmes :  l’arrêt de leur diffusion est conséquente au départ de leurs animateurs ou encore parce que ces journaux ne trouvent pas une assise auprès de leurs lecteurs. L’analyse de Claude-Marie Vardot démontre qu’un certain professionnalisme est nécessaire pour capter le lecteur qui n’est pas habitué à faire un effort de lecture. Par ailleurs, il ajoute que la presse de contre-information ne peut vivre qu’avec un réseau de liaisons qui l’aide à vivre surtout dans les provinces dominées par un seul organe de presse. Le front autogestionnaire devrait ré-inventer la presse de contre-information, sans négliger les obstacles, lui donner une unité en tissant les mailles d’un véritable filet de contre-information avec une résolution collective des difficultés techniques car c’est un outil qui est nécessaire à toute lutte prolongée.

Les villes nouvelles en faillite

Cote : PSU-DOC

Série : capitalisme et socialisme Introduction : Villes en morceaux, morceaux de villes

Première partie : Ambitions et enjeu des villes nouvelles

  • 1. Le projet des villes nouvelles : ambitieux — une visée économique : l’organisation de l’espace — des enjeux politiques : unifier la formation sociale
  • 2. La constitution des villes nouvelles : des contradictions non résolues — un impératif : la neutralité — la liaison habitat-emploi : un mythe

Deuxième partie : Une situation critique

  • 1. Les villes nouvelles au quotidien : autre chose que des ZUP ?
  • 2. La crise aggrave les déséquilibres 3. Où est le pouvoir en ville nouvelle ?

Troisième partie : Quelles perspectives de changement pour les villes nouvelles ?

  • 1. Municipalités de gauche : beaucoup de pesanteurs
  • 2. Réalité et limites de l’action associative
  • 3. Pour une réponse autogestionnaire

Groupe “Villes nouvelles”
134
1978 – Octobre
29,7 x 21 cm, 20 p.

Les radios libres, locales, municipales

Six mois après le tournant des législatives, les radios libres, locales ou municipales s’imposent comme l’un des enjeux de la résistance populaire à la politique du pouvoir. L’année précédente a été marquée par la multiplication des émissions pirates. A l’époque, les pouvoirs publics ont un peu laissé faire, créant même à Montpellier, une radio giscardienne. Après les élections, l’heure était à la répression. Au-delà des radios municipales, la pression des radios locales indépendantes s’est intensifiée. Dans le contexte de gestion autogestionnaire les radios municipales doivent garantir l’expression de tous les groupes sociaux, de tous ceux qui sont différents ou minoritaires. Cela exclut l’idée de monopole en matière d’information. Les radios libres, en n’élargissant pas leur soutien, tout en conservant leur indépendance, risque aujourd’hui l’échec face à la détermination du pouvoir. Or les radios municipales apparaissent aujourd’hui comme un allié potentiel qu’il semble difficile d’ignorer et avec lequel le pouvoir pourrait avoir à compter en cas d’extension du mouvement. Tel est le débat qui s’ouvrira à Poitiers les 18 et 19 novembre 1978 dans le cadre des rencontres sur l’autogestion.

Tribune Socialiste n°799 – 19 octobre 1978

Larzac, les labours de la colère

Couverture Tribune Socialiste N°798, 12-18 Octobre 1978Au Larzac les paysans organisent la riposte et donnent rendez-vous le 28 Octobre pour les labours de la colère sur les terrains convoités par l’armée. Après 7 ans de luttes, les paysans font un bilan positif et affirment que l’armée a dynamisé la région agricole. Depuis 1970 cette région s’est développée malgré les tentatives de destruction : 17 bergeries ont été construites dont trois sur le terrain acquis par l’armée, le troupeau de brebis laitières a augmenté de 6%… La contestation spectaculaire s’étend et les paysans savent qu’ils peuvent compter sur d’autres forces que les leurs. Les ouvriers de Millau sont solidaires et posent le problème fondamental des régions défavorisées. Malgré la tactique de l’étouffement et de la dissuasion engagée par l’armée, le succès des labours qui ont rassemblé 5 000 personnes, augure d’une riposte forte le 28 Octobre prochain.

Tribune Socialiste n°798 – 12 octobre 1978

La leçon des partielles

La leçon des partielles est l’analyse à tirer des résultats obtenus par la gauche aux élections partielles suite à la décision du Conseil Constitutionnel. Malgré sa défaite aux élections générales, la gauche a progressé, reprenant trois sièges, en particulier à Nancy et dans le 14ème arrondissement de Paris. L’absence d’enjeu national a pu inciter une partie de l’électorat centriste à exprimer sans risque son mécontentement devant la situation économique et sociale. Le Parti Socialiste est le grand bénéficiaire de ce vote partiel. Le recul du P.C.F. montre que l’attitude critique et réformiste qu’a été la sienne depuis septembre 1977, n’a été ni compris, ni admis par une large part des masses populaires. Serge Depaquit, pose la question de l’impact électoral du PSU et donc de son insertion dans le champ politique. Force est aujourd’hui de penser autrement, c’est-à-dire jusqu’au bout de la démarche de la « gauche différente ». La réalité électorale pour le PSU c’est de savoir conquérir ce courant critique. Plus globalement cette réflexion ne saurait se situer au seul plan électoral mais implique des initiatives politiques, d’action et d’organisation.

Nucléaire, ni à Plogoff ni ailleurs !

Couverture TS N°797, 5-11 Octobre 1978« Nucléaire, nous n’en voulons pas ! Ni à Plogoff ni à Porsmoguer ni ailleurs…. » Le Conseil régional de Bretagne vient de voter l’implantation d’une Centrale dans le Finistère sans tenir compte de l’importante mobilisation du 23 septembre à l’appel du PSU-Bretagne, rejoint par la C.G.T, le PS, et l’U.D.B., contraints par l’ampleur de la manifestation. La Bretagne a besoin d’énergie et surtout d’emplois. Cependant les calculs pour les besoins énergétiques sont faussés et le chantage à l’emploi par la création de centrales nucléaires est un piège grossier. A un problème politique il faut une réponse politique.  Le PSU-Bretagne prend des initiatives, malgré toutes les difficultés de la période. Le PSU a su mobiliser et informer. Un collectif rassemble les opposants au nucléaire, les syndicats et les partis de gauche de la région Bretagne et Finistère. Malgré tout, les écologistes, le PSU, et les opposants au nucléaire ne sont pas relayés par la gauche dont la faiblesse fondamentale réside dans son absence d’alternative économique et énergétique au nucléaire. Le front autogestionnaire propose un autre mode de développement. Il appelle à approfondir le débat les 11 et 12 Novembre à Lorient.

Tribune Socialiste n°797 – 5 octobre 1978

Tribune Socialiste n°796 – 28 septembre 1978

Tribune Socialiste n°795 – 21septembre 1978

Tribune Socialiste n°794 – 14 septembre 1978

Tribune Socialiste n°793 – 7 septembre 1978

Éléments de programme autogestionnaire

Programme autogestionnaire PSU, 1978 Face aux contradictions de la société capitaliste, le socialisme autogestionnaire est pour le PSU la seule alternative. C’est un but à atteindre pour un vrai changement de société par l’exercice direct du pouvoir par les travailleurs. Dénonçant l’inadaptation des stratégies de la gauche traditionnelle et de l’extrême gauche, le PSU propose l’unité populaire anticapitaliste comme fondement de la stratégie autogestionnaire. Il expose dans le deuxième texte les lignes de force de la société capitaliste à mettre en place.

Être femme au PSU

Cote : PSU-DOC

Série : vie et propositions du PSU Pourquoi ce dossier par le secteur femmes du PSU Vie de femmes… vie militante Vie de femmes, vie militante… au PSU Comment nous nous sommes regroupées Comment toumons-nous ? Jeu de l’Oie des femmes 18 millions de bonnes à tout faire Participation à un groupe femmes Mouvement autonome des femmes et femmes d’un parti politique (le PSU en l’occurrence) Comment est ressentie la parole des femmes en milieu militant Nos droits à faire appliquer, à conquérir ? Travailler ou élever des enfants. est-ce un choix Lectures

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1978 – Juillet
29,7 x 21 cm, 20 p.

Tribune Socialiste n°792 – 13 juillet 1978

L’avenir est-il au socialisme ?

Faut-il penser que l’avenir politique et économique des pays doit être socialiste ? Comment ne pas être frappé par l’évolution de la planète depuis 60 ans ? De la Chine à Cuba, du Vietnam à la Yougoslavie, mais aussi à l’Angola ou à l’Ethiopie, à l’Algérie ou à la Libye, la majorité de la population du globe vit dans des pays qui se réclament du socialisme. Cependant, nulle part les travailleurs n’y contrôlent la production et n’y déterminent leur destin. La production est entièrement ou essentiellement sous le contrôle de l’Etat. Toutes ces sociétés sont apparentées à la société « soviétique », même si leur histoire est différente. Mais, pratiquement, partout la voie est barrée à la réalité de la démocratie et du socialisme autogestionnaire. Faut-il penser que le socialisme n’a rien à voir avec la lutte que les travailleurs mènent depuis un siècle et demi pour leur émancipation ? C’est le sens de notre lutte qui est remise en question. Si le capitalisme bureaucratique d’Etat permet de surmonter les obstacles de l’industrialisation, il ne permet pas au capitalisme mondial de surmonter ses contradictions. Au contraire, il les porte à leur paroxysme. L’exacerbation des conflits armés en est un signe.

Parlement européen, l’enjeu

Le Parlement européen était jusqu’en 1978 élu par les Parlements nationaux. La décision de porter l’élection des représentants au Parlement européen au suffrage universel a été signée à Bruxelles le 20 septembre 1976. L’acte entre en vigueur en juillet 1978, après sa ratification par tous les états européens. Les premières élections européennes ne sont en réalité que des élections nationales en vue d’élire un parlement européen. Ce scrutin se fera à la proportionnelle. L’enjeu de l’unification politique européenne est la nécessité politique de trouver une nouvelle articulation entre l’Etat en tant qu’institution nationale et l’internationalisation accrue du capital. L’unification européenne dans les termes où elle se poursuit est une défaite du prolétariat par l’organisation supra nationale qui pèsera sur les travailleurs et aggravera la dépendance des capitalismes faible vis à vis des capitalismes forts (R.F.A). Pour lutter contre cet état de fait, l’ébauche d’unité syndicale manifestée par la Confédération européenne des Syndicats (C.E.S.) est un point de départ. Il faut un programme unificateur pour fédérer les forces européennes anticapitalistes et autogestionnaires dans chacun des pays concernés.

Tribune Socialiste n°791 – 6 juillet 1978

Tribune Socialiste n°790 – 29 juin 1978

Yougoslavie, trente ans après le « non » à Staline

La Ligue des communistes de Yougoslavie, trente ans après le « Non » à Staline, vient de tenir son XIème congrès. En recevant les délégations de la quasi totalité des Partis communistes, y compris l’imposante délégation soviétique et en enregistrant le message chaleureux du Parti Communiste chinois, Tito et ses compatriotes, les premiers qui ont dit non à Staline, ont éprouvé de la satisfaction. Dans son rapport, Tito se garde de triomphalisme en dépit de l’évidente consolidation de la position de la Yougoslavie. Il souligne les dangers de l’hégémonisme et condamne les partis qui tenteraient d’imposer leurs conceptions politiques et idéologiques aux pays en voie de développement. Il avoue des insuffisances dans le système économique yougoslave et rappelle les progrès à faire pour intensifier la productivité du travail et dénonce les investissements non rentables. Au coeur des problèmes il y a tout ce qui touche au développement de l’autogestion dans la vie économique. Des questions se posent pour arriver à faire naître et vivre le système politique de la base autogérée, pour venir à bout du technocratisme et de la bureaucratie. Il faut dépasser le monopole du pouvoir malgré le parti unique. Des discours optimistes et contradictoires à la fois, qui témoignent d’une réflexion et d’une volonté de dépassement qui méritent d’être signalées à tous les autogestionnaires.

15ème rencontre des GAM (2)

 » Des prototypes du Front Autogestionnaire »

Les GAM, Groupes d’action Municipale, réunis au Ulis dans l’Essonne les 20 et 21 Mai 1978 ont fait le point sur leurs actions avec les associations, la population et les municipalités. Les G.A.M. dénoncent le cumul des mandats politiques et associatifs et demandent une plus large ouverture des commissions municipales à la population, ou une information sur les dossiers épineux. Ils suggèrent que la vie associative soit favorisée par un urbanisme convivial et des lieux de rencontres ouverts plutôt que par des subventions paternalistes. Ils souhaitent oeuvrer pour la résolution des contradictions entre population et représentants associatifs ou institutionnels dans un sens autogestionnaire. A travers ces deux jours de rencontre, on a pu remarquer plusieurs types de G.A.M.avec des évolutions différentes depuis les pionniers de la période 63-67. Certains ont été créé à la suite d’une lutte ponctuelle et rassemblent toutes les classes de la population, un second type est marqué par la concurrence avec le PS face aux communistes, et un troisième type résulte du refus des partis. Tous ces G.A.M par la multiplication de leurs interventions, un état d’esprit expérimental, la souplesse d’un discours décentralisé, l’action de masse, préfigurent les fronts autogestionnaires avec qui il faut compter.

Critique socialiste n° 32. Législatives : le bilan. PC, PS, PSU : libre débat

Cote : CRIT. SOC.

– Editorial, Victor Leduc – Et la gauche n’a pas gagné, Colette Ysmal – Le front autogestionnaire dans les élections législatives de mars 1978 Pascal Gollet – Débat : après les élections législatives, des militants P.C., P.S. et P.S.U. font le bilan (Avec V. Leduc, P. Viveret, A. Bergougniaux, G. Molina, B. Manin, V. Fay)

LEDUC Victor, YSMAL Colette, GOLLET Pascal
32
1978 – Juin
22,4 x 17 cm, 80 p.
Syros

Le PSU face à la crise de la gauche

Cote : PSU-DOC

Série : vie et propositions du PSU I. LA RUPTURE DE L’UNION . Direction Politique Nationale (15-26/9/77) : Appel aux travailleurs, aux partis, syndicats, organisations populaires . F. Turquan : Mauvaise victoire et amère défaite (extraits) . J.M. Demaldent : Aux couleurs de Ja France (extraits) . S. Depaquit : Quel combat pour l’unité ? (extraits) . Direction Politique Nationale (14-15/1/78) : résolution politique (extraits) . V. Leduc : Pour trouver une issue . M. Mousel : Lettre à la CFDT, au PCF et au PS II, APRES LA DEFAITE . Direction Politique Nationale (1-2/4/78) : résolution politique . V. Fay : Que cent fleurs s’épanouissent . F. Turquan : Socialistes, concert en vase clos . S. Depaquit : Les trois gauches • V. Leduc : Interview au Quotidien de Paris . M. Mousel : La troisième culture (Le Matin)

TURQUAN – DEMALDENT – DEPAQUIT – LEDUC – MOUSEL – FAY –
132
1978 – Juin
29,7 x 21 cm, 16 p.

15ème rencontre des GAM (1)

1-« Le rôle économique des communes »

Les Groupes d’Action Municipale ont tenu leur 15ème rencontre Nationale aux Ulis. Ils ont voulu débattre du rôle économique des communes dans un contexte de restructuration industrielle et de chômage élargi. Les conseils municipaux prennent de nombreuses initiatives pour faciliter l’implantation d’emplois dans la commune. Pour cela ils abaissent le coût du terrain pour les entreprises intéressées. D’autres communes créent des emplois et se substituent aux défaillances de l’entreprise privée pour satisfaire les besoins des usagers (poissonnerie municipale à Laval, boucherie à Rezé…). Des expériences existent aussi dans la production : Avrieux (Hautes-Alpes) a une municipalité qui soutient la coopérative de jouets pour permettre aux jeunes de vivre au pays. Enfin des communes étudient de près la nature des emplois proposés. Ainsi le choix d’une politique énergétique autonome se fait jour dans certaines communes. A cet égard, les cahiers des marchés de travaux publics à Meylan (Isère) prévoient des clauses sur les conditions de travail et d’habitat des travailleurs et la mairie (G.A.M) refuse les industries polluantes.

Tribune Socialiste n°789 – 22 juin 1978

Rapport Nora, la société qu’ils nous préparent

Le rapport de Simon Nora et d’Alain Minc, préfigure la société de demain. C’est un rapport sur l’informatisation de la société, publié en décembre 1977. Il n’a été présenté au public qu’après les législatives de 1978 tant il risquait d’effrayer par les changements sociaux que les nouvelles technologies à venir (télématique, informatique, satellite…) allaient entrainer. L’informatisation de la société c’est la mise en réseau des informations nationales et mondiales à tous les niveaux. L’emploi du secteur des services, tels la poste, la sécurité sociale, les banques, les secrétariats etc… est menacé par un gain de productivité de 30% qui permettra de diminuer d’autant les emplois dans ces secteurs. Les entreprises devront prendre en compte l’informatique et les connexions entre entreprises ou secteur de distribution si elles veulent rester compétitives au niveau national et mondial. L’article insiste ici sur les risques de perte de l’autonomie individuelle dans la vie privée par la multiplication des fichiers et les connexions entre eux. Le rapport met en évidence la nouvelle organisation du travail engendrée par la télématique. L’auteur affirme la nécessité de la lutte contre la division sociale du travail et la construction de l’unité populaire.

Voir le Journal télévisé du 19 Mai 1978 (INA) présentant ce rapport

 

Tribune Socialiste n°788 – 15 juin 1978

Tribune Socialiste n°787 – 1er juin 1978

Tribune Socialiste n°786 – 26 mai 1978