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Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Tribune Socialiste n°841 – 23 novembre 1979

Tribune Socialiste n°840 – 16 novembre 1979

Tribune Socialiste n°839 – 5 novembre 1979

Actualité de l’autogestion

L’autogestion est d’actualité puisque tout le monde à gauche et parfois même à droite se réclame de ce concept. Victor Leduc s’interroge sur l’autogestion et la spécificité du PSU quand ses idées sont devenues le bien commun d’une très vaste constellation socio-politique. Pour lui il est important de rappeler le Manifeste de Toulouse, précisé par le programme de Limoges, « Vivre et travailler autrement ». Ce programme rend indissociables socialisme et autogestion. Il enclenche une dynamique longue de transition vers le communisme et donc un changement radical de société. Ce programme prévoit la suppression de la propriété privée des moyens de production et leur appropriation par les travailleurs. Pour être effectif, les travailleurs devront forger leur place dans les organes de décisions de tous les domaines de la vie sociale. Victor Leduc souhaite apporter de nouveaux éléments au débat pour montrer comment les thèmes d’action du PSU s’intègrent à la lutte pour l’autogestion socialiste. Il aborde la question de l’écologie et dénonce le productivisme, les ravages de la croissance. Enfin , pour lui la question de la diminution du temps de travail est impérative.

Nos libertés en miettes, la colère des juges

« Nos libertés en miettes », un article de Michel Etienne qui démontre que l’évolution contemporaine des libertés individuelles ainsi que la réalité quotidienne conduisent à se demander si nous sommes toujours dans une société démocratique libérale. Nombre de textes exceptionnels et tribunaux spéciaux ont survécu aux circonstances qui les ont fait naître, tel est le cas de la Cour de Sûreté de l’Etat. La loi n’aura fait qu’entériner des illégalités commises depuis des années, dont l’emprisonnement clandestin des étrangers en instance d’expulsion, comme les arrestations sans base légale. Pierre Lyon-Caen, membre du Syndicat de la Magistrature,  dénonce le mythe de l’indépendance judiciaire. Le texte adopté le 11 Octobre 1979 par l’Assemblée Nationale modifie la commission de recrutement des magistrats et les soumet de plus en plus aux orientations gouvernementales. Il s’agit là d’un renforcement des liens étroits de subordination qui lient le judiciaire à l’exécutif selon une tradition ancienne, souvent dénoncée, donnant un caractère mythique au principe traditionnel de l’indépendance de l’autorité judiciaire proclamé dans la Constitution. Pierre Lyon-Caen propose une justice composé de mandataires du peuple, libérés de l’influence du pouvoir exécutif comme de celle des électeurs et cependant en osmose avec ceux au nom de qui elle est censée rendre la justice.

Tribune Socialiste n°838 – 27 octobre 1979

Tribune Socialiste n°837 – 19 octobre 1979

Tribune Socialiste n°836 – 12 octobre 1979

Tribune Socialiste n°835 – 4 octobre 1979

Tribune Socialiste n°834 – 27 septembre 1979

Nouvelles campagnes n° 6

Cote : REVUES-NVS CAMPAGNES

ENQUETES-DEBAT : L’insécurité d’emploi des ouvriers agricoles 20 000 agriculteurs à Rodez : pour quoi faire ? L’enjeu alimentaire mondial Concurrence agricole France-Tiers Monde Réflexions à propos de la loi cadre agricole Une fumée noire monte du littoral Les dépenses agricoles de l’Etat Le pétrole et le grain

6
Automne 1979
21,7 x 15,4 cm, 72 p.

Tribune Socialiste n°833 – 13 septembre 1979

Immigrés, le miracle français

Nous devons une grande part de notre richesse au travail des immigrés. C’est grâce à eux que de 1946 à 1975, notre économie a pu connaître ce qu’on a pu appeler le « miracle français » et qui s’est traduit, entre 1950 et 1970, par une croissance du Produit Intérieur Brut (P.I.B.) égale à 5,5 % par an. Entre 1968 et 1975, les travailleurs immigrés ont occupé 42% des emplois industriels qui ont été créés au cours de cette période, en particulier dans le bâtiment et les travaux publics. Pourtant Lionel Stoléru, Ministre du Travail, a pour objectif de voir le nombre d’étrangers diminuer de 3 à 5% par an. Travailleurs très mobiles, corvéables, ne refusant ni les heures supplémentaires ni le travail au noir, les immigrés ont contribué à bâtir notre pays : c’est donc aussi le leur. Ils ont droit à en jouir s’ils le souhaitent. C’est ce droit que, tous ensemble, il nous faudra bien finir par imposer.

Tribune Socialiste n°832 – 6 septembre 1979

Veut-on sacrifier la sécurité sociale ?

Devant le trou chronique de la Sécurité Sociale, le gouvernement a choisi de faire payer les salariés. La situation économique et le chômage en constante augmentation prive l’organisme d’une part de ses ressources. En outre les dépenses de santé sont en constante élévation et il faudra compter de plus en plus avec une augmentation des dépenses vieillesse. L’Etat a choisi d’augmenter les cotisations des salariés tout en préservant les hauts salaires et les cotisations patronales. Face à cette situation le PSU entend soustraire le système de santé des lois du marché par l’autogestion de l’assurance maladie, la création d’un régime unique de sécurité sociale avec la suppression des régimes spéciaux, la gratuité des soins pour tous les résidents et le maintien du revenu intégral en cas d’arrêt de travail, la suppression du paiement à l’acte et du prix de journée hospitalier, la création d’unités sanitaires de base, une décentralisation des organes de décision associant la Sécurité sociale à l’Etat et aux collectivités locales… Une conception différente pour un autre système de santé.

Questions à l’autogestion

L’autogestion, un peu comme le mot démocratie ou celui de socialisme, recouvre toutes sortes de concepts qui peuvent répondre à une mode mais il faut aller au-delà du bavardage. Dans un contexte de préparation des élections présidentielles de 1981 il est important pour le PSU de soumettre à l’examen la perspective autogestionnaire qui est la sienne pour en dégager en pratique autre chose qu’un discours de façade, sans prise avec les évènements. Pour Pierre Naville c’est dans le champ du travail que l’autogestion doit prendre tout son sens. Pour lui, l’action doit commencer par l’instauration du contrôle ouvrier et salarié. Il faut, pense-t-il,  définir les unités de base du contrôle et s’interroger sur leurs mises en place, sur les difficultés de l’évaluation et de la définition des besoins. Cela revient à envisager la combinaison inévitable entre l’autogestion et un mode de planification nouveau qui sera expérimental et obligatoire. La question des hiérarchies de salaires et de fonction, comme la question de la diminution du temps de travail ne peuvent échapper à la réflexion de l’organisation autogérée. En outre, on se rend bien compte qu’une dimension européenne et non plus nationale doit être introduite dans la réflexion.

Tribune Socialiste n°831 – 30 août 1979

Nouvelles campagnes n° 5

Cote : REVUES-NVS CAMPAGNES

Enquête—débat : Où en est le mouvement paysan progressiste ? – Entretien avec des jeunes agriculteurs du Larzac – Entretien avec Frédéric Lindenstaedt – Entretien avec Bernard Thareau – En guise de conclusion – Présentation de la rencontre – Piste de réflexion sur la situation du mouvement paysan progressiste – Poème – POS et contre-POS à Argeles-Gazost – Le Fonds Commun ou les rémunérations accessoires – Larzac : espace collectif – Paysan-Travailleur, pour quoi faire ? – Déclaration de Rome – Mémoire du Peuple : Au pays des Sinciers

Fr. LINDENSTAEDT – B. THAREAU –
5
Été 1979
21,7 x 15,4 cm, 72 p.

Tribune Socialiste n°830 – 15 juillet 1979

Tribune Socialiste n°829 – 8 juillet 1979

Le dossier des 35 heures

Le dossier des 35 heures ou réduction du temps de travail est ouvert par les travailleurs, les syndicats et le patronat dans l’ensemble de l’Europe. Dans l’hexagone, la réduction du temps de travail est à l’ordre du jour d’une grand négociation entre le C.N.P.F et les organisations syndicales. La dernière rencontre du 18 juin s’est soldée par un blocage car les points de vue étaient diamétralement opposés. Michel Mousel, montre pourquoi le patronat propose d’assouplir la législation des 40 heures pour remplacer la notion d’horaire légal hebdomadaire par celle d’un horaire annuel, permettant plus de souplesse à l’entreprise selon les variations saisonnières de la conjoncture. La réduction du temps de travail avec maintien du salaire permettrait un renforcement des créations d’emplois selon les syndicats qui s’opposent au patronat, en particulier sur la remise en cause des avantages acquis. Jean-Yves Sparfel propose de nouvelles pratiques syndicales mieux adaptées à la réalité du terrain, Nicolas Géro ouvre le débat en prenant l’exemple allemand, enfin Pierre Belleville s’entretient avec José Sanchez et fait une analyse plus globale du travail salarié.

Tribune Socialiste n°828 – 30 juin 1979

Critique socialiste n° 35. L’expérimentation sociale en question

Cote : CRIT. SOC.

– Présentation, Victor Leduc – De la croissance duale à l’expérimentation social, François Dalbert – Mieux vivre à la Caisse des Dépôts, Suzanne Goueffic – Reconquérir la société, Bernard Vincent – Construire une autre société, Jean-Marie Demaldent – Entretien avec Patrick Viveret – Vers la société civique, Jean-Pierre Garnier – Entretien avec Cornélius Castoriadis – Expérimentation dans les communes, Christophe Wargny – Réponses sur l’expérimentation sociale, Revue « Pratiques » – Entretien avec Pierre Naville – Robinson ou les limbes du Pouvoir, Frédéric Darmau – Patrick Hegin – Sociologie ou mouvement social, Joël Roman

Leduc, Dalbert, Goueffic, Vincent (Bernard), Demaldent, Viveret, Garnier, Castoriadis, Wargny, Naville, Hegin, Roman
35
1979 – Juin
22 x 15,5 cm, 120 p.
Syros

Tribune Socialiste n°827 – 16 juin 1979

Croissance et crise : le fordisme sur la sellette

« Croissance et crise » est le dernier ouvrage qu’André Granou, Yves Barou et Bernard Billaudot viennent de publier chez Maspero. Il explicite et critique les théories économiques qui ont conduit la gauche à toujours être en retard d’une crise. Ce livre restitue dans l’histoire du capitalisme, ses phases de croissance et de crise, les différentes stratégies qui se sont succédées dans les deux grandes familles du mouvement ouvrier. Réflexion sur un demi-siècle d’histoire du capitalisme, de débat et d’échec de la gauche, ce livre propose une conception d’ensemble de cette période : l’émergence, la maturité et la première crise d’un nouveau rapport salarial, « le fordisme ». Comment alors répondre de façon novatrice à la crise, si ce n’est en résistant pour sauvegarder les avancées sociales et en allant de l’avant pour permettre les transformations nécessaires à une issue socialiste à la crise et imposer celles-ci comme perspective des luttes revendicatives.

Immigrés : le coup de balai (Loi Bonnet)

Les immigrés sont les boucs émissaires en période de crise, ils sont de trop et s’ils ont contribué à développer économiquement la France, aujourd’hui, ils sont priés de repartir. La loi Bonnet, du nom du Ministre de l’Intérieur (1977-1981) modifie l’ordonnance du 2 novembre 1945 relative aux conditions d’entrée et de séjour en France des étrangers. Cette loi relative à la prévention de l’immigration clandestine passe devant l’Assemblée nationale en première lecture le 29 mai 1979. Elle rend plus strictes les conditions d’entrée sur le territoire et fait de l’entrée ou du séjour irréguliers un motif d’expulsion au même titre que la menace pour l’ordre public. La loi prévoit également la reconduite de l’étranger expulsé à la frontière et sa détention dans un établissement s’il n’est pas en mesure de quitter immédiatement le territoire. Il s’agit ici de la première apparition de la rétention administrative. Elle soulève de vives contestations de la part des intellectuels, des syndicats, du M.R.A.P. C’est sans doute l’une des lois la plus dure contre les travailleurs étrangers en France. C’est aussi une opération qui vise des étudiants et des réfugiés politiques.

Le prix du nucléaire

Couverture TS mensuel, N°4 Juin 1979Le prix du nucléaire est plus cher que le prix du pétrole. Michel Mousel, s’appuyant sur les études de Jean-Pierre Angelier présentées lors des rencontres des 12 et 13 mai 1979 et organisées par la Convergence de l’autogestion, explique pourquoi le nucléaire coûte cher. Les dépenses pour le choix du nucléaire doivent prendre en compte les frais liés au stockage, au transport et au retraitement. Les coûts du nucléaire sont 3,3 fois plus coûteux pour l’industrie et 2,7 fois plus coûteux pour l’usage domestique que les coûts de l’électricité. Au nom de l’indépendance nationale, de la création hypothétique d’emplois, le choix du nucléaire s’impose aux gouvernements de la cinquième République,  sans réelle analyse ni volonté de trouver autre chose. Aucune recherche n’aboutit sur les énergies nouvelles alors qu’elles pourraient résoudre tant les questions de reconversion industrielle que celles relatives aux inégalités sociales.

Tribune Socialiste n°826 – 1er juin 1979

Tribune Socialiste n°825 – 24 mai 1979

Tribune Socialiste n°824 – 17 mai 1979