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Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Le second gouvernement algérien

À une cadence accélérée l’Algérie s’est donnée un gouvernement, une constitution, un président de la République. Ces trois faits politiques ont été inspirés par le parti unique du F.L.N. Depuis la déclaration d’indépendance, le travail réalisé pour remettre sur pied le pays tient du miracle. Sans juger, il faut prendre en compte la réalité de l’état du pays et reconnaître les difficultés à installer un régime socialiste. L’expérience algérienne mérite toute l’attention et l’appui de ceux qui ont lutté pour l’indépendance.

Tribune Socialiste n°161 – 21 septembre 1963

Stage de formation des moniteurs de Stora

Des enseignants et des étudiants ont organisé un stage d’été pour former des algériens qui deviendront moniteurs et pourront répondre au besoin d’alphabétisation très important pour l’Algérie indépendante.

Tribune Socialiste n°160 – 14 septembre 1963

De l’Otomatic au cercle Taleb

Pendant  les vacances, environ 200 étudiants ont choisis d’effectuer un stage de deux mois en Algérie. Ce stage organisé par l’U.N.E.F. s’inscrit dans la politique générale du mouvement autour de l’unité du mouvement étudiant. Une coopération avec les Unions Nationales des pays récemment libérés de la tutelle coloniale est nécessaire pour amener à mieux comprendre les besoins des pays émergents et pour sensibiliser les étudiants à la construction de l’Algérie nouvelle. Cette initiative est une occasion pour l’UNEF de redéfinir sa politique internationale face aux problèmes nouveaux posés par l’émancipation de l’Afrique et à la politique gouvernementale française. Les jeunes stagiaires témoignent de leur expérience.

Plan de stabilisation

La situation économique en France s’aggrave. La grève dans les régions, et un regain de hausse des prix obligent le nouveau ministre des Finances et des Affaires économiques, Valéry Giscard d’Estaing, à mettre en place un Plan de stabilisation en septembre sous la pression de Charles de Gaulle. L’Etat baisse le crédit, bloque les prix, réduit ses dépenses. Cette rigueur a le mérite de ramener le budget à l’équilibre, mais elle s’éloigne du libéralisme des années 1959-1960. L’insatisfaction des Français, dans le même temps, augmente et les manifestations  ouvrières et paysannes se développent partout dans les régions.

Tribune Socialiste n°159 – 27 juillet 1963

Tribune Socialiste n°158 – 20 juillet 1963

L’U.N.E.F. défend la cogestion

Le syndicat étudiant prépare la rentrée et discute des problèmes qui concernent actuellement les étudiants. L’accent est mis sur l’amélioration des conditions de travail et une action dynamique qui n’est pas limitée au logement est décidée. Pour mettre en échec les projets du gouvernement sur la co-gestion des oeuvres, par l’intermédiaire de la F.N.E.F, l’U.N.E.F. mobilise ses partenaires sur le thème de la « représentativité des syndicats ». L’U.N.E.F. décide de reprendre sa place au sein de l’I.U.E. en tant que membre associé.

Le malaise algérien

Un an après la déclaration d’indépendance, des tensions internes qui peuvent inquiéter, se manifestent en Algérie. Si on peut comprendre les tensions dues à la situation économique, ou à l’attente des algérois pour un changement plus rapide qu’il n’est possible, on peut s’interroger sur le silence du pouvoir sur les arrestations récentes de militants qui ont combattu pour l’indépendance, tels Boudiaf, Allouache, Ben Sounès et Kebaili.
Malgré ces inquiétudes, l’UNEF relaie l’UGEMA dans un appel à volontaires pour des stages de formation accélérée dans le secteur médical.

Tribune Socialiste n°157 – 13 juillet 1963

Tribune Socialiste n°156 – 6 juillet 1963

L’aide gouvernementale à l’Algérie devient une réalité

Une conférence rassemblant près de 150 délégués de plusieurs pays européens s’est réunie à Alger courant Juillet pour étudier avec les ministères algériens comment les associations, les ouvriers et les techniciens volontaires pouvaient apporter leur appui à l’Algérie.  Il a été possible de faire un état des lieux des besoins et les échanges ont permis aux diverses délégations européennes de découvrir des formes d’aide auxquelles elles ne songeaient pas. Il est proposé des aides pour les coopératives, l’épargne et la formation technique. Ben Bella a insisté sur le caractère socialiste que les dirigeants entendaient donner au développement de l’Algérie et qu’il souhaitait une liaison étroite avec les mouvements ouvriers européens.

Tribune Socialiste n°155 – 29 juin 1963

Tribune Socialiste n°154 – 22 juin 1963

La grande bataille de la déconfessionnalisation engagée

Le 32ème Congrès de la C.F.T.C. à Issy-les-Moulineaux a rassemblé un millier de délégués dont la moyenne d’âge est de trente deux ans. Les ambitions et les préoccupations essentielles de ce congrès sont autour de la planification démocratique, la reconnaissance des droits syndicaux et surtout la laïcisation de la centrale. Les débats ont été vifs. Un congrès extraordinaire sur la laïcisation de la centrale est fixé à la fin 1964 ; ce choix marquera une étape dans le regroupement des forces syndicales.

Tribune Socialiste n°153 – 15 juin 1963

Le 32ème Congrès de la C.F.T.C

Le sous-titre de l’article : « une étape dans le renouvellement de la centrale » annonce la déconfessionnalisation de la C.F.T.C. qui devrait intervenir au cours d’un congrès d’ici 18 mois. Le rapport d’Eugène Descamps souligne l’évolution de la C.F.T.C. depuis 1957, la place de la centrale dans l’opposition à la guerre d’Algérie et l’urgence à rétablir le tissu démocratique de la nation. Il affirme la nécessité de l’union dans l’action dans l’indépendance de chacune des organisations. Enfin il souligne l’évolution des mentalités vers le socialisme qui prime sur l’engagement chrétien des militants.

Tribune Socialiste n°152 – 8 juin 1963

Tribune Socialiste n°151 – 1er juin 1963

Tribune Socialiste n°150 – 25 mai 1963

Mesures partielles ou marche vers le socialisme

Dernier article de la série « l’Algérie à l’heure du choix ». L’Algérie se cherche entre les nécessités de la coopération avec la France, l’Égypte de Nasser qui a soutenu la guerre pour l’indépendance, le voisinage du Maroc et la question de l’appartenance à la République Arabe Unie. Il lui faut passer du colonialisme à l’indépendance dans un pays où le chômage est endémique et où la pression populaire pour un mieux vivre, est un véritable atout. La création d’une république socialiste n’est pas aussi simple qu’il n’y parait et Ben Bella qui souhaite devenir le modèle pour l’Afrique a un énorme chantier à couvrir.

Qui faut-il regrouper et pourquoi ?

Dans le cadre de la préparation du 3ème Congrès du PSU l’idée de regroupement des forces de gauche est très présente. Édouard Depreux comme pour le congrès de 1960 où il appelait de ses voeux « Un grand Congrès de l’unité Socialiste », précise l’étendue, les frontières et les buts des regroupements envisagés. Pour lui, ce regroupement est nécessaire pour vaincre le pouvoir personnel en place. Ce regroupement inclut les communistes pour ne pas paralyser les réformes de structure, hors lesquelles la démocratie politique, ne s’élargissant pas sur le plan économique et social, devient purement formelle et se vide de sa substance. Il redit combien l’unité ne doit pas être limitée aux périodes électorales mais aussi dans toutes les actions pour permettre le renouveau de la gauche dans le respect de toutes les tendances.

Tribune Socialiste n°149 – 18 mai 1963

La jeunesse : ciment de l’Algérie nouvelle

Le troisième article de la série « l’Algérie à l’heure du choix » porte sur la jeunesse. Ben Bella a lancé un appel largement entendu, à la jeunesse pour qu’elle apporte son soutien à l’édification de l’Algérie nouvelle. L’Algérie souffre du vide laissé par le départ de 90% des cadres français. Il est donc urgent de remplacer cet encadrement dans tous les secteurs et à tous les niveaux pour la gestion des intérêts du pays. De nombreux jeunes volontaires algériens ont consacré leurs vacances à une formation accélérée aux questions économiques, aux règles sanitaires du travail, à l’encadrement des équipes, aux méthodes d’alphabétisation. La jeunesse est enthousiaste et volontaire pour le relèvement du pays.

Tribune Socialiste n°148 – 11 mai 1963

Une culture pour tous

Le sous-titre de l’article : « Ou des loisirs pour quelques uns » situe la réflexion de la Commission Loisirs-Culture qui s’est exprimée au Congrès de l’U.N.E.F. à Dijon. Il y a nécessité pour le syndicat d’un débat d’orientation générale sur le rôle et la politique à suivre pour l’organisation des loisirs des jeunes. Ce projet devra être élaboré avec les organisations de jeunesse et les syndicats.

Vers une charte des jeunes

Jean-Louis Péninou, Président du groupe Sociologie, dénonce la main mise du gouvernement sur les mouvements de jeunesse et le contrôle étatique sur la culture. Un des rôles de l’UNEF est de mettre en avant auprès des autres mouvements de jeunesse (culturels, sportifs, syndicaux…) la nécessité d’un regroupement de tous sur une Charte des revendications de la jeunesse.

Des sous !

Au Congrès de Dijon, au moment où la cogestion des Œuvres est remise en cause, la Commission « Intérieur » F.G.E.L. dénonce la situation difficile réservée aux étudiants. Après avoir exposé la gestion des bourses insuffisantes, mal distribuées et injustes, lui préférant une vraie réflexion sur l’allocation d’études. Devant l’urgence d’une politique efficace en matière de logement étudiant, la Commission dénonce les choix gouvernementaux et insiste sur l’urgence des actions fortes à décider.

Le travail étudiant

le travail étudiant document préparatoire au stage UNEF

 Les débats du Congrès de Dijon ont fait apparaître des conceptions différentes sur le travail étudiant et des divergences qui ne sont pas sans incidences sur la revendication d’allocation d’études et, de façon plus générale, sur la pratique syndicale : l’étudiant est-il véritablement un « travailleur » intellectuel ?.