Destitution de Khroutchnev
Le chef du gouvernement soviétique Nikita Khrouchtchev est limogé. Il est remplacé par Léonid Brejnev à la tête du Parti Communiste d’Union soviétique (PCUS). L’échec de la crise de Cuba lui est lourdement reproché, le Parti l’accuse aussi de prendre des décisions autoritaires. La nomination de Brejnev ouvre la voie de l’orthodoxie léniniste confirmée au XXIII Congrès en 1966.
U.N.E.F., la fuite en arrière
Les engagements du Bureau National autour de la lutte contre la technocratisation de l’Université, pour des solutions alternatives aux réformes Fouchet à venir, ne sont pas soutenus par la majorité de l’Assemblée Générale. Certains membres du Bureau démissionnent.
Allocation d’études
Un mois avant la sortie du dossier UNEF sur l’allocation d’études ce texte présente déjà une réflexion aboutie sur le sujet. Détail du budget nécessaire à l’étudiant pour vivre indépendant de sa famille et de l’État, et étudier sans recourir au travail au noir – analyse du financement de cette allocation. Elle est proposée sur critères universitaires c’est-à-dire basée sur la réussite aux examens en tenant compte des spécificités de chacune des disciplines. Sont comparées analysées et chiffrées les autres formes possibles d’aide. L’année 1964-1965 sera-t-elle l’année qui verra le succès de cette revendication essentielle ? L’UNEF, pour sa part, est décidée à ne rien négliger pour qu’il en soit ainsi.
Revue internationale du socialisme n° 05-06
Cote : RIS – REVUE INTERNAT SOCIAL
L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS, Lelio Basso PACKAGE DEALS ET NEGOCIATION COLLECTIVE EN GRANDE BRETAGNE Tony Topham LA CONDITION ECONOMIQUE DES NOIRS AUX U.S.A., Stephen Rousseas LA SITUATION POLITIQUE EN ESPAGNE, Lorenzo Torres LA GAUCHE SOCIALISTE EN BELGIQUE, Marcel Deneckere LA GREVE GENERALE AU NIGERIA, Emile R. Braundi et Antonio Lettieri
BASSO – TOPHAM – ROUSSEAU – TORRES – DENECKERE – MORTIMER – BRAUNDI – LETTIERI – REY – DE SANTIS – BRECY – ALLAUN – MEYER
05-06
Septembre – décembre 1964
21,3 x 13,1 cm, 146 p.
Les réformes Fouchet : improvisation et incohérence
La conférence de presse du Ministre de l’Éducation Nationale le 9 septembre 1964, laisse perplexe. Il constate le mauvais fonctionnement de l’orientation tant dans le secondaire qu’à l’entrée dans le supérieur et décide en conséquence de supprimer l’examen de probatoire et l’année de propédeutique dans les facultés, tout en ouvrant une session en septembre pour les recalés du Bac en Juin. Ce ne sont pas ces décisions qui vont répondre au manque de professeurs, d’établissements et d’adaptation de l’enseignement à la réalité. Fermer la porte du second degré ou de l’enseignement supérieur aux élèves en difficulté sans leur proposer l’alternative d’un enseignement technique ou professionnel supérieur n’est autre qu’une décision de sélection par l’échec.
Action universitaire de base , modalités de la mise en pratique
Ce texte est une analyse critique des groupes de travail universitaire déjà mis en place, un mode d’emploi pour la construction d’une action revendicative qui corresponde aux attentes des étudiants. La mise en place des G.T.U (Groupes de Travail Universitaire), Comité d’amphi, Groupe d’études (G.E) doivent permettre d’étudier les réformes et les revendications à formuler.
Revue internationale du socialisme n° 04
Cote : RIS – REVUE INTERNAT SOCIAL
PLANIFICATION EN GRANDE BRETAGNE, Thomas Balogh ENCORE UN PAS EN ARRIERE, Lelio Basso LE SECTEUR PUBLIC DE L’ECONOMIE AUTRICHIENNE, Eduard März LA LUTTE EN GUINEE, Amilcar Cabral PROMOTION SOCIALE PAR L’INSTRUCTION ? Heribert Adam POLITIQUE DES REVENUS AU DANEMARK ET EN BELGIQUE, Kai Moltke et Jacques Yerna LES ASPECTS ECONOMIQUES DU CENTRE GAUCHE , Francesco Indovina QU’EST-CE QUI NE VA PAS EN AFRIQUE? Basil Davidson
BALOGH – BASSO – MÄRZ – CABRAL – ADAM – MOLTKE – YERNA – INDOVINA – DAVIDSON – LEE – CHEPDA – CARLI – SALOMON
04
Août 1964
21,3 x 13,1 cm, 134 p.
La réforme de l’enseignement supérieur
Publication par le journal Le Monde de plusieurs lettres de professeurs réagissant à l’étude de Bertrand Girod de l’Ain publié par le Monde (1 au 8 Juillet 1964) sur la réforme de l’enseignement supérieur. La question de l’examen d’entrée à la Faculté est abordée et débattue mais aussi dénoncée comme un remède inutile, en revanche le manque criant de professeurs face à un effectif d’étudiants toujours en augmentation est chiffrée. Le détachement d’agrégés enseignant en lycée ne peut être qu’une solution à court terme et ne résout en rien le manque de professeurs. Ivan Gobry, chargé d’enseignement à la faculté libre de philosophie de Paris propose l’instauration de stages pratiques d’étudiants dans les lycées.
Les syndicats à la recherche d’une politique
Le gouvernement se déclare résolu à appliquer son plan de stabilisation qui limite l’augmentation des salaires de 3 à 4% par an alors qu’on pressent des mouvements revendicatifs d’envergure. Face à la politique d’austérité, à un renforcement continu du pouvoir personnel favorisant les intérêts des sociétés capitalistes les plus puissantes, les syndicats au travers de leur congrès respectifs s’interrogent sur l’unité d’action, même si elle semble impossible aujourd’hui. Un programme commun d’action des forces de gauche serait le bienvenu à condition que celui-ci dépasse le simple catalogue revendicatif et ouvre des perspectives sur le changement réel des structures sur lesquelles les syndicats ont effectivement leur mot à dire.
L’Algérie qui se cherche
Harris Puisais commente l’ouvrage écrit par Daniel Guérin à son retour d’Algérie en 1963. Entre 1963 et 1964 la situation algérienne a quelque peu évoluée mais bien des difficultés demeurent. Sont abordées les questions de la coopération, de l’autogestion, de la bureaucratie et de l’étatisation. Le chômage demeure et la situation économique a du mal à s’améliorer. On peut s’interroger sur la jeunesse, la place de la femme et plus particulièrement sur la tutelle forte de l’islam. Ben Bella, homme orchestre, a du mal à déléguer et sa présence permanente sur tous les fronts ne lui laisse que peu de temps pour une réflexion de fond. Il manque de véritables cadres politiques. Cela menace la pérennité de son travail s’il venait à disparaître.
Revue internationale du socialisme n° 03
Cote : RIS – REVUE INTERNAT SOCIAL
POLITIQUE DES REVENUS ET SYNDICATS Un article Vittorio Foa La situation en Grande Bretagne, France, Italie, Allemagne fédérale (K. Coates, J-M. Vincent, B. Roscani, S. See) L’inflation en Italie (G. Merzagora) LES PERSPECTIVES POLITIQUES EN FRANCE ET GRANDE BRETAGNE par Gilles Martinet et Ralph Miliband L’ALGERIE APRES LE CONGRES A-P. Lentin , Les données politiques E.R. Braundi , Les données économiques L’ALLIANCE POUR LE PROGRES par Sergio De Santis
FOA – MARTINET – MILIBAND – DE SANTIS – COATES – VINCENT – ROSCANI – SEE – MERZAGORA – LENTIN – BRAUNDI – ALI – BECCALLI
03
Juin 1964
21,3 x 13,1 cm, 136 p.
Les contradictions du néo-capitalisme
« spécial N°200 : économie »
Le néo-capitalisme a su organiser depuis vingt ans sa propre croissance mieux que jamais, mais il n’a pas pour autant résolu ses contradictions fondamentales.
Le capitalisme aggrave par son développement l’injustice sociale et l’inégalité. L’inflation, régulateur des capitalismes oblige une intervention croissante de l’Etat ce qui enlève toute signification à la libre entreprise. Par ailleurs, le capitalisme, en limitant la misère, en France, tout particulièrement, fait apparaître de nouveaux types de besoins. Ainsi la part des achats de produits ou de services décroît au fur et à mesure que les revenus s’élèvent. Les besoins d’enseignement, d’aménagement urbain, de transport en commun… augmentent plus vite que les demandes liées directement à la production. Cela veut dire que la part de l’activité de production sur laquelle il est directement possible de tirer des profits diminue. A terme, le capitalisme ne peut être que paralysé par cette évolution. Il résulte de cette situation que le socialisme doit analyser ces contradictions et ne pas limiter ses axes de luttes au seul domaine de la production. La lutte contre l’inflation, pour de meilleures conditions de vie, pour une répartition plus juste des revenus, sont les formes de combat qui visent les points faibles du capitalisme.
Afrique socialiste ou socialisme africain
Le socialisme est à l’ordre du jour et des expériences de gouvernance socialiste sont en cours dans une grande partie de l’Afrique libérée du colonialisme. Le développement des grands pays africains engendre une lutte des classes de plus en plus violente. C’est dans le parallélisme des luttes, des formes d’exploitation et des réactions populaires, de l’Algérie à l’Afrique du Sud, que résident les germes d’une Afrique socialiste. Chacun des pays est cependant trop petit pour imposer un modèle de développement. La lutte pour l’unité africaine est inséparable de la lutte pour le développement économique et pour le socialisme. La gouvernance socialiste affirmée par l’Algérie et le Ghana doit être soutenue par la solidarité de tous les mouvements ouvriers par des contacts organisés et des actions communes contre l’ennemi commun qu’est le capitalisme. Le P.S.U a dans ce sens un rôle fédérateur à jouer.
Vers la C.F.D.T.
Le Comité national de la C.F.T.C. a marqué une étape importante vers la laïcisation de la centrale puisque les nouveaux statuts seront présentés à un congrès extraordinaire en Novembre prochain. Edmond Maire explique ici les enjeux de cette déconfessionalisation. Si tous, syndicats et militants ne sont pas pour cette transformation, il semblerait que près de 70% des votes seraient en faveur du changement. La nouvelle centrale, devant les difficultés de l’union syndicale touchera d’abord et avant tout les non syndiqués qui reconnaîtront à la C.F.T.C. son engagement et qui jusque là ont hésité à adhérer compte tenu de l’étiquette chrétienne de la centrale.
La guerre du Viet-Nam et le conflit sino-américain
La situation du gouvernement Sud-Vietnamien ne fait qu’empirer depuis la chute des Diem. Dans ce contexte on ne voit pas comment pourrait se réaliser la proposition gaulliste d’unification du Nord et du Sud. Le piège indochinois qui avait joué contre la France est en train de se refermer sur les Américains. Les Viet-Cong sont passés de la guérilla à des manoeuvres militaires de grande envergure. On peut penser que la Chine qui souhaite un affrontement direct avec le Sud voudrait faire basculer le Laos et le Cambodge, pays neutralistes, de son côté. Chacun sait que l’enjeu principal de ce conflit est bien la reconnaissance de la Chine. Cette reconnaissance pourrait se faire par arrangement négocié à condition que les chinois ne souhaitent pas en plus une victoire militaire Viet-Cong. Les américains déjà engagés au Viet-Nam sont-ils prêts à ouvrir un deuxième front ? Les évènements qui se déroulent en Indochine ne sont pas sans conséquence sur la situation de l’Inde où la succession de Nehru reste délicate dans ce contexte.
La participation des syndicats aux organismes officiels
Le débat du Comité d’Études Socialistes a réuni des responsables syndicaux qui ont exposé leurs expériences sur la participation à des organismes officiels, en particulier les commissions de développement régional ou les comités d’entreprise. Pour Hébert, responsable F.O. cette participation est avant tout une caution au patronat et au régime capitaliste. Le Tonturier de la F.E.N pose trois conditions à la participation : parité, liberté de rendre compte et droit de grève. Marcel Gonin de la C.F.T.C. refuse toute intégration mais ajoute qu’il faut rester informé pour agir et pouvoir contester. Il est rejoint dans son analyse par Barjonnet de la C.G.T. Enfin Schreiner pour l’U.N.E.F. rappelle l’expérience de la cogestion au Centre National des Oeuvres.