Un seul combat
Jamais l’issue du combat vietnamien n’a pesé d’un poids si lourd sur notre avenir à tous, jamais, un seul combat unitaire avec les combattants du F.N.L. n’est apparu si important depuis le départ de Mc Namara et le risque d’une escalade encore plus violente au Vietnam. La leçon du dernier automne a résidé dans la réplique de plus en plus large de l’opinion de la gauche mondiale à cette escalade. Des manifestations à Tokyo, Washington et en Europe connaissent une ampleur sans précédent. En France, le rassemblement du 21 Octobre, celui des Jeunesses Communistes du 26 Novembre, le succès de la semaine Che Guevara ont mobilisé des forces beaucoup plus considérables que par le passé. « Lutter avec le Vietnam » c’est désormais pour des centaines de milliers d’hommes et de femmes, prendre conscience que le combat est un et qu’en le menant nous donnons un contenu à la lutte actuelle contre le capitalisme américain en Europe. Le P.S.U s’engage à réunir à Paris une conférence des mouvements et partis qui entendent donner à la lutte anti-impérialiste la forme la plus efficace qu’elle puisse prendre en Europe.
Rhodiacéta : un enjeu politique
Rhodiacéta est un groupe qui fournit 95% des textiles synthétiques produits en France et participe à l’étranger à différentes entreprises. Après le comité de Direction du 6 décembre qui annonce des mesures contre l’emploi et une baisse du pouvoir d’achat de 20%, des débrayages sont organisés et des abandons de postes répétés désorganisent la production. En réponse, la Direction licencie 87 salariés alors que plus de 5000 personnes ont participé à ces actions.
8ème Conférence Nationale Étudiante
Cette 8ème Conférence Nationale (intitulée à tort, 7ème) s’est déroulée du 14 au 17 Décembre 1967. Elle s’inscrit dans le prolongement du 5ème Congrès du PSU. Elle est le signe d’une nouvelle dynamique des ESU. Les questions internationales et l’anti impérialisme comme la place de l’Université et des étudiants dans l’économie font partie des thèmes abordés à la conférence.
Bilan de rentrée
L’Assemblée Générale des 25 et 26 Novembre a été consacrée à l’analyse de la campagne revendicative menée à l’Université. L’action intersyndicale qui a pu être menée avec les professeurs et les étudiants doit se poursuivre dans le sens d’une remise en cause fondamentale de l’Université et des réformes Fouchet et Peyrfitte, des questions autour des I.U.T, du contenu de l’enseignement, du développement et du contrôle de la recherche. Ont été également abordées les questions sur les ordonnances gouvernementales, et l’allocation d’études attribuée sur critères universitaires. Election d’un nouveau bureau et décision de participer à la journée d’action intersyndicale du 13 décembre.
Socialisme pour la jeunesse
André Laude accuse la gauche française de ne pas donner aux jeunes la passion et l’authenticité qu’ils attendent.
Unité pour le Vietnam
Alain Rocher propose une discussion au sein de la section des ESU à Lyon. Il invite tous les camarades à dépasser les discussions d’appareil pour soutenir les revendications du peuple vietnamien et lutter contre l’impérialisme avant tout.
La Gauche et la monnaie
Une analyse de la situation financière de la Grande Bretagne et du mécanisme des charges qui pèsent sur la livre sterling. Pour Michel Rocard, la gauche et plus particulièrement le P.S.U. ne doivent pas ignorer ni écarter des débats les questions sur les mécanismes monétaires dans la construction d’un programme commun de gouvernement.
Former des enseignants
La question de la formation des maîtres dans l’enseignement primaire et secondaire fait l’objet de réunions syndicales ou pédagogiques, rencontres ou colloques développant ainsi, les confrontations à ce sujet. En vue des futures Assises Nationales du PSU sur l’enseignement, Pierre Aron analyse la situation de la formation pédagogique des enseignants du premier et deuxième cycle, telle qu’elle est organisée aujourd’hui, son inexistence et les clivages qu’elle entraîne entre instituteurs et enseignants du second cycle. Il propose des axes de réflexion sur la mise en place d’une véritable formation pédagogique et aborde également une réflexion sur la formation permanente.
L’Université est en crise
Le manque de locaux universitaires rend la rentrée universitaire 1967 particulièrement difficile et sélectionne, de fait les étudiants. Les militants E.S.U. mettent en cause la fonction idéologique de l’université, comme ses enseignements non adaptés. Ils refusent la subordination de l’université à l’économie capitaliste. Ils demandent une loi programme pour pallier aux urgences, une allocation d’études et une redéfinition du rôle et des moyens de l’Université.
Pompidou et Peyrefitte sont venus à Clermont
Appel à la manifestation organisée par l’A.G.E.C. (U.N.E.F.) le mercredi 15 novembre pour dénoncer les réformes proposées pour l’université, réclamer des locaux, une loi programme sur l’enseignement et l’allocation d’études sur critères universitaires pour tous les étudiants.
Appel à la grève
La Section ESU de Clermont-Ferrand appelle à suivre l’action revendicative lancée par l’U.N.E.F aux côtés des syndicats ouvriers pour la défense de l’Université. Les réformes Fouchet et Peyrefitte renforcent la sélection, rendent impossible toute réorientation en cours d’études, isolent les Instituts techniques Universitaires et font de l’université un instrument au service de l’économie sans pour autant assurer des débouchés aux étudiants.
Rentrée difficile ? M.Peyrefitte…
Rentrée désastreuse dénoncée par les syndicats et appel à manifester le 9 Novembre 1967 à la Sorbonne, jour de la rentrée solennelle de l’Université de Paris. Tous les étudiants et tous les enseignants affirmeront leur refus de faire les frais de la politique au pouvoir et leur volonté d’imposer leurs revendications.
Le PSU dans les entreprises : Rapport parti et syndicats
Le rapport du Comité Politique sous la plume de Pierre Marchi, membre du Bureau National et Abraham Béhar, membre du Bureau Politique rappelle les orientations du 5ème Congrès en ce qui concerne les rapports du Parti et des syndicats et le rôle du Comité Politique et du Bureau National . Dans son numéro spécial Congrès, Tribune Socialiste reprend les résolutions du 5ème Congrès en ce qui concerne les rapports parti-syndicats.
Bombes sur Hanoi
Après deux mois d’interruption, les bombes sont à nouveau tombées sur Hanoi, capitale de la République Démocratique du Vietnam. Les américains cherchent à bloquer l’aide extérieure mais la ténacité et l’ingéniosité des vietnamiens leur permettent de remettre rapidement en état les équipements détruits. Sous couvert d’objectifs militaires, l’état-major US est décidé à pratiquer le terrorisme généralisé et se sont des centaines de bombes à billes qui sont déversées sur la population civile. Le F.N.L. garde pourtant l’initiative et affiche une opposition irréductible face à l’impérialisme américain. Les vietnamiens réaffirment leur volonté de conserver l’initiative stratégique en combinant guérilla, guerre de mouvement et attaques de base. La bataille de Loc Ninh est la première grande bataille gagnée par les combattants du Front National de Libération.
Une évolution irréversible
Le 21 Octobre 1967 est désormais une date qui marque l’opposition à l’agression américaine au Vietnam. Le nombre et le courage des manifestants aux Etats-Unis sont les premiers signes d’une évolution irréversible. La guerre au Vietnam contribue au renforcement de la nouvelle gauche américaine et au durcissement des oppositions. Le déroulement de la guerre au Vietnam, l’aggravation de la crise aux Etats-Unis, la détérioration de notre propre situation économique ne peuvent qu’accélérer cette évolution. Le PSU réaffirme son combat contre l’impérialisme américain et pour le retrait du Pacte Atlantique.La journée du 21 Octobre des milliers de manifestants ont prouvé concrètement le sens du soutien international au Vietnam et témoigné ainsi que l’affrontement qui se déroule là-bas concerne le sort de tous les peuples du monde.
Documents sur la lutte anti-impérialiste et sur le conflit du Moyen-Orient
Cote : DIRECTIVES
– Compte rendu détaillé de la rencontre qui, à Bologne, a rassemblé les 22 et 23 septembre les représentants des forces progressistes des deux rives de la Méditerranée. (Pour le PSU : Marc Heurgon, Jean Arthuis) – Compte rendu détaillé de la rencontre qui, au siège du PSU à Paris, a réuni les représentants du Bureau National et une délégation du MAPAM israélien. (Pour le PSU : Marc Heurgon, Claude Dubois, Georges Gontcharoff, Jean-Marie Vincent.) – Solidarité avec la lutte du peuple vietnamien contre l’agression américaine – ESU : meeting “OLAS-Vietnaml” (Laurent Schwartz, Alain Badiou, Manuel Bridier, Francis Kahn, Alkbert-Paul Lentin, J.F. Pertus)
N°120
6 Octobre 1967
27 x 21 cm, 34 p.
Revue internationale du socialisme n° 23. Partout la même lutte
Cote : RIS – REVUE INTERNAT SOCIAL
Editorial Meino Büning, Le mouvement étudiant de Berlin-Ouest Partout la même lutte Sergio de Santis , La première Conférence de l’OLAS James Petras, La politique du pillage Reese Erlich, La résistance à la conscription aux Etats-Unis Jean-Claude Vergeylen, Belgique: hémorragie de l’emploi Francisco Juliao, Marxistes et marxologues en Amérique latine
BÜNING – DE SANTIS – PETRAS – ERLICH – VERGEYLEN – JULIAO
23
Octobre 1967
22 x 15 cm, 80 p.
La Grande Bretagne et le marché commun
Deuxième extrait de la conférence de presse donnée par Pierre Mendès France sur les problèmes posés par la demande d’entrée de la Grande Bretagne au Marché Commun. L’Angleterre manque de réserves monétaires, en particulier du fait de sa contribution importante à l’effort de guerre. En revanche l’Europe des Six dispose de plus de 20 milliards de dollars de réserves. L’entrée de la Grande Bretagne dans le marché commun est une chance de constituer un pool européen des réserves monétaires et de créer un fonds d’égalisation des échanges monétaires. Pierre Mendès France explicite ici son idée d’une harmonisation des politiques et des échanges monétaires des pays de l’Europe pour la création d’une politique monétaire commune.
Vietnam : U.S.A. aux pieds d’argile
Aussi bien dans le parti démocrate que dans le parti républicain, une opposition à la politique du Président Johnson au Vietnam se développe. Un large mouvement d’opposition à la guerre, débuté dés 1964 dans les universités américaines, s’affirme non seulement dans les milieux progressistes américains mais aussi dans une large majorité de la population. Le mouvement de révolte des Noirs américains et surtout le mouvement « Black Power » traduit, par sa condamnation de l’agression du Vietnam, une aspiration à la fin d’une injustice contre les peuples de la part du gouvernement américain. L’opposition à la guerre du Vietnam prend la dimension d’une crise politique et sociale majeure. Tous les peuples sont confrontés à la tentative de l’impérialisme américain d’exercer son hégémonie, à commencer par le peuple américain lui-même. La manifestation du 21 Octobre prouvera que notre solidarité à l’égard de la lutte du peuple vietnamien passe par le soutien à la résistance américaine à la guerre d’agression au Vietnam.
Pour une programmation européenne
Pierre Mendès-France fait des propositions concernant la construction européenne. Il préconise l’institution d’une autorité politique européenne dotée d’attributions propres pour mener à bien une action collective basée sur une planification à l’échelle de l’Europe. Il propose une harmonisation des mécanismes bancaires et une politique monétaire commune. Il demande une harmonisation des objectifs sociaux pour favoriser la redistribution sociale. Que se soit dans le domaine des investissements, de la science et de la technique il lui semble urgent d’instaurer la coordination des politiques.
Du vietnam aux Caraïbes
Du Vietnam aux Caraïbes, la puissance américaine a pris le relais des puissances coloniales et impose sa domination. Devant cette attaque généralisée, la réaction ne vient ni des forces socialistes dans les pays économiquement développés, ni des forces progressistes dans les pays du tiers monde. C’est à Hanoi et dans le maquis du Sud-Vietnam, sous les bombes et le napalm, qu’un petit nombre par leur courage et leur refus de tout compromis tiennent en échec les Etats-Unis. Le peuple vietnamien est devenu l’exemple du combat anti-impérialiste. La participation à la lutte implique une solidarité absolue avec les camarades qui au Vietnam, en Afrique ou en Amérique sont l’objet d’une agression de forme militaire. Ils sont seuls qualifiés pour déterminer les formes d’action, leurs objectifs et les sacrifices qu’ils doivent pouvoir consentir. C’est cette solidarité que les E.S.U et les militants du P.S.U. affirmeront les 17 et 21 Octobre et qu’ils proclameront l’unité du combat anti-impérialiste. Mais c’est aussi dans cet esprit que les forces anti-impéralistes exigeront le non renouvellement de l’alliance avec l’O.T.A.N