Biographie :
MOUTOT Alain (1940-2026)
Né à Tlemcen le 11 septembre 1940, Alain Moutot est décédé le 5 mai 2026 à L’HaÿLes-Roses.
Il vient en France en 1962 et fait ses études de droit à Paris-Assas. Il adhère au PSU cette année-là.
Titulaire de la maîtrise de droit en 1968, il passe le CAPA en 1978. Entre temps, il est critique de cinéma, travaille dans les assurances, est surveillant d’externat à
l’Éducation nationale.
Dans les années 70, il investit son militantisme au PSU et devient membre de sa
Direction Politique nationale (DPN) en décembre 1974 au congrès d’Amiens, après le départ de Michel Rocard, sous le pseudonyme d’Alain TLEMCEN. Membre du Bureau national du parti, il est jusqu’en 1977 directeur politique du journal « Tribune socialiste » (dans lequel il écrivait depuis 1971). Dans les années suivantes, dans le cadre de la commission internationale du PSU, il s’intéresse tout particulièrement à ce qui se passe en Europe de l’Est avant la chute du mur de Berlin.
Inscrit au barreau de Paris en 1979, il collabore au cabinet de Lucienne Didner-Sergent, figure emblématique au Palais de Paris, de la gauche et du Syndicat des Avocats de France (proche de Marceau Pivert avant-guerre, elle fut membre du PSU de 1960 à1989). Il adhère au SAF au moment du congrès de Toulouse de la même année. Il préside sa section parisienne en 1985-1987 et en 1991-1994. Il appartient de nombreuses années au conseil syndical national et il est membre du bureau du SAF (en tant que secrétaire) sous la présidence de Marc Antoine Guillaneuf (1990-1991).
Il adhère et milite ensuite à l’association pour un judaïsme humaniste et laïque (AJHL)dont le président témoigne aujourd’hui à son sujet : « Je l’avais connu dans les années 80 lors de la création de l’AJG, l’association des Juifs de gauche ; on s’était perdu de vue. Je l’ai retrouvé dix ans plus tard, au café « Au Temps passé » en bas de chez lui. Il avait souhaité devenir actif à l’AJHL, que nous avions fondé avec Albert Memmi, Violette Attal-Lefi et quelques autres. Il fut actif quelques années au sein du bureau.
Puis je le voyais de temps en temps au même café où nous échangions surtout sur la politique. J’avais été frappé par sa forte soif d’apprendre : il suivait de nombreux
cours et s’était pris d’une vraie passion pour Spinoza. »
Alain Minkowsski a ajouté : « Militant historique du SAF, c’était un militant, dévoué, fidèle, modeste et désintéressé. Un confrère et un ami de l’ancien temps. »
Alain MOUTOT avait signé l’appel du Cinquantenaire du PSU en avril 2010 et suivait depuis lors les activités de l’Institut Tribune Socialiste (ITS – Histoire et actualité du PSU) où il retrouvait avec plaisir ses anciens camarades du PSU.
Cultivé, mélomane, aimant le cinéma, doux et attentif aux autres, Alain Moutot laisseun souvenir ému à tous et toutes qui l’ont connu.