Mexique : À l’opinion des étudiants
Le Conseil National de Grève (C.N.G.) veut faire connaître sa position envers les massacres de Tlatelco sur la Place des Trois Cultures la nuit du 2 Octobre 1968. L’UNEF affirme sa solidarité avec les étudiants de Mexico. Le C.N.G souhaitait dialoguer avec le gouvernement pour mettre fin à un conflit établi depuis trois mois. Malgré les arrestations, les pourparlers ont continué pour demander l’arrêt de la répression policière, la libération de tous les prisonniers politiques, l’évacuation des centres d’enseignement. Les manifestations ont été suspendues pour éviter l’escalade de la répression policière et ne pas exposer inutilement les militants et non pour capituler. Le C.N.G refuse la violence et déclare que la lutte étudiante pour la défense des libertés démocratiques dans tout le pays sera permanente.
La défaite d’Edgar Faure
Après les contestations de Mai, Edgar Faure affichait sa volonté de coller aux revendications des étudiants. Au cours des semaines, de comités ministériels en conseils des ministres on a pu assister à des reculs successifs. Le projet d’Edgar Faure est dénaturé par les amendements. Marc Heurgon affirme que le ministre appliquera sa réforme sans les étudiants qui ne peuvent accepter ce projet réactionnaire, répressif et qui s’inscrit comme un règlement de compte du régime. Jacqueline Giraud, plus optimiste, incite les étudiants à profiter de la brèche ouverte par le Ministre pour imposer leurs revendications. Robert Chapuis dénonce la réforme et aborde la question de la formation des maîtres et des réformes du primaire.
La lettre contre l’esprit
Le texte d’Edgar Faure réussit à concilier à la fois les intérêts du régime et les revendications de Mai. Les principes d’autonomie, de cogestion, du droit d’expression politique sont posés mais le détail des modalités d’application montre qu’entre le plan Fouchet et cette loi rien n’a changé. Les étudiants devront utiliser les brèches ouvertes pour décider d’une stratégie nouvelle. Les conseils paritaires ne sont pas le « pouvoir étudiant », mais seront un lieu où les revendications devront s’exprimer.
Une situation contradictoire
En grande majorité les étudiants passent leurs examens, Edgar Faure semble donc avoir gagné son pari d’une rentrée calme. A l’inverse de ce calme apparent, on assiste à une contre-attaque particulièrement forte, dans les petites entreprises, que manifestent à la fois la répression et les licenciements des militants, le blocage des discussions sur le droit syndical. Cela signifie que le secteur de la production devient aujourd’hui le secteur prioritaire dans la lutte socialiste.
Participation aux Universités Populaires
Appel pour une discussion dans le maximum de sections sur la participation aux Universités Populaires conçues comme prolongement au mouvement de Mai et concrétisation de la liaison étudiants-ouvriers. Dans cet esprit, il est décidé de décentraliser les Universités Populaires, de les situer au plus près des travailleurs et d’y faire travailler les sections d’entreprises du Parti. Pour la région parisienne, trois Universités Populaires sont organisées à Colombes.
« L’U.N.E.F. propose »
Le Bureau National U.N.E.F. édite un tract national à l’occasion de la rentrée 68-69. Beaucoup de points de ce tract restent ambivalents et il est difficile d’y lire des consignes claires. Si l’U.N.E.F. aborde la question de la cogestion on peut lire à quelques lignes d’intervalle que les étudiants seront élus au conseil de cogestion et qu’il n’est pas question que l’U.N.E.F en tant que telle y participe, et aussi : « si les élections ont lieu sur listes, les militants de l’U.N.E.F. ne participeront à ces élections que dans la mesure où ils pourront défendre un programme correspondant à la nature du mouvement de Mai. Ce tract fait pourtant date.
Non, la Baule n’est pas une ville universitaire !
L’U.N.E.F., sous la plume de son Vice-Président Universitaire J.Sauvageot, prend position contre cette nouvelle réforme : « Qui aurait dit, avant la révolution de mai, qu’un ministre de l’éducation nationale de la V• République en viendrait à reconnaître la faillite complète de la réforme Fouchet et proposerait l’absence de barrage à l’entrée de l’enseignement supérieur, l’autonomie financière des universités, la suppression des chaires, la création de départements à directions élues, enfin la reconnaissance du droit des étudiants dans la désignation des responsables universitaires ? Mais combien est grande la distance entre les intentions proclamées et les réalités de la rentrée !… »
Université : La rentrée incertaine
Désavoué par son propre camp et par les étudiants, Edgar Faure joue une partie difficile. Comment peut-il imposer une réforme de l’Université qui réponde à l’attente des étudiants ? La liaison avec le monde du travail, amorcée par les Universités Populaires devra se poursuivre. La déclaration du Bureau National de l’UNEF indique les grandes lignes de l’action qu’elle mènera à court terme.
sans titre
Cote : MOU-GE-1
Publications diverses
Introduction à la lecture des 17 thèses
Pacte atlantique et impérialisme (2 ex.)
Badiou, Jancovici, Menetrey, Terray : contribution au problème de la construction d’un parti marxiste léniniste…
Chemise « Mouvt Etudiant »
Journal du Rhône 31 mai et 4 juin 1968
Agir, réfléchir… mai 68
Le mouvement étudiant entre la lutte contre l’exploitation.. et la critique de la société de consommation (brochure CRIR)
Comités Grèce en lutte
21 février
Décision du BN PSU 7 dec 70 Sur pbs étud
Trente Italie
Texte sur mvt etud déc 70 – janv 71
Quelle ligne pour le mvt etud. Rouilleault nov 70
Déclaration BN UNEF 10 janv 71
Avant projet manifeste. Sauvageot oct-nov 70
Tracts étudiants 70-71
Cahiers de mai n° 3. Les étudiants à Flins, la nuit du 6 au 7 juin. Hachette, le syndicat réorganisé
Cote : Revues-Cahiers de mai
– Contribuer à la liaison travailleurs – étudiants – Les étudiants à Flins. La nuit du 6 au 7 juin et la matinée du 7 – Chez Hachette, la section syndicale CGT est complètement réorganisée – Document : Journal d’un comité de quartier (CA Maine-Montparnasse)
3
1968 -1 août/1 sept
31 x 22,3 cm, 16 p.
les chars soviétiques entrent à Prague
Le 20 Août 1968, 200 000 soldats et 5 000 chars soviétiques envahissent la Tchéchoslovaquie pour écraser « le printemps de Prague », mouvement en faveur d’une démocratisation de la vie politique.
La Sorbonne par elle-même. Mai juin 68.
Cote : MAI
Le Centre d’Histoire Sociale (CHS) qui s’appelait alors Centre d’histoire du syndicalisme dût à sa proximité géographique avec ce haut lieu de mai 1968 qu’était la Sorbonne et, plus encore, à l’intérêt et à la sympathie que portait Jean Maitron à l’histoire qui se faisait et à son souci d’en sauvegarder la mémoire, de conserver, à chaud, autant de matériaux éphémères qu’il se pouvait. Il réunit ainsi un premier fonds d’archives qui permit la réalisation du précieux recueil La Sorbonne par elle-même réalisé en juillet 1968 par Michelle Perrot, Madeleine Rebérioux et Jean Maitron (Le Mouvement social, n°64).
PERROT Michelle, REBÉRIOUX Madeleine, MAITRON Jean (Présent.)
64
1968 juillet-septembre
24 x 15,3 cm, 416 p.
Editions ouvrières
Cahiers de Mai n° 2. Les comités de base. Grève sur place au ministère de l’équipement
Cote : Revues-Cahiers de mai
– Pourquoi les “Cahiers de Mai” – Débat : qui a rendu un “service immense au gaullisme” ? – Flins (lettre de Guy de Voguë parue dans Le Monde) – Nouvelle forme d’organisation dans les usines : les comités de base. L’exemple de la CSF – Issy-les-Moulineaux – Les comités de base à Rhône-Poulenc (Vitry) : la recherche d’une action nouvelle après la reprise – Grève « sur place » au ministère de l’équipement (20 mai – 8 juin) – Document : l’atelier populaire
2
1968 – 1/15 juillet
30,5 x 22 cm, 16 p.
Pour une université nouvelle au service des travailleurs
« Le mouvement de mai a montré que l’université libérale n’était qu’une façade lézardée. Mais l’action conjuguée du gouvernement et de la bourgeoise conservatrice risque de replâtrer l’institution… C’est pourquoi il faut avant tout poursuivre une critique totale de l’Université »…
Les crimes américains
Les crimes américains au Vietnam ont été dénoncés et reconnus par le Tribunal International Bertrand Russel dans ses sessions de Stockholm (mai 1967), de Roskilde (Novembre 1967). Les collaborateurs français du Tribunal ont estimé qu’il n’était pas possible de laisser sans suite l’activité du Tribunal de Russel et ont décidé de créer à Paris un Centre International d’information pour la dénonciation des crimes de guerre. Trois journées d’information sur la situation récente au Vietnam ont été organisées à Paris. Lors de ces journées d’information, Le centre a entendu les témoignages des journalistes, des universitaires, des cinéastes et des dignitaires vietnamiens et a acquis la conviction que les bombardements systématiques du Vietnam par les Américains loin de diminuer n’ont fait qu’augmenter. La République Démocratique a accepté des pourparlers et défend sa cause tandis que sur le terrain elle remporte de plus en plus de victoire. Le Centre invite chacun à contribuer à défendre la vérité et à soutenir le combat du peuple vietnamien.
7-Cette année là… Lisez Tribune Socialiste
Nous vous proposons la lecture des 3 numéros de la revue du PSU Tribune Socialiste qui parurent en juillet 1968
Mode d’emploi pour la lecture des journaux : cliquer sur le numéro choisi, une fenêtre s’ouvre qui vous permet de le feuilleter et, en cliquant sur une page, de lire facilement l’article de votre choix. Vous pouvez également zoomer pour adapter le journal à votre vue, le mode pleine page est idéal.
Conseil de Paris : Vif débat sur le comportement de la police
Deux questions orales de MM. Claude Bourdet et David Weil, tous deux conseillers PSU au Conseil de Paris ont dominé la séance. Au-delà des protestations contre les violences policières ou au contraire des excuses données aux agissements de la police, M.Rocher, nouveau Président du Conseil de Paris a dénoncé la tutelle trop lourde de l’État sur la Ville de Paris. Il est rejoint dans son analyse par M.Weil qui proprose un remodelage des arrondissements parisiens dotés de municipalités dont les compétences porteraient sur les questions locales. La Ville de Paris s’appuierait, de son côté, sur une assemblée élue comprenant pour partie des représentants des conseils d’arrondissements. Ses compétences s’étendraient aux problèmes généraux de la capitale. Le Préfet s’est dit favorable à certaines propositions de M.Weil.
Grenoble : Assises Nationale de l’U.N.E.F.- Nouvelle Charte
Contre les défenseurs d’une organisation apolitique et corporatiste, l’U.N.E.F. s’affirme comme un mouvement politique de masse et ses objectifs sont résolument anti capitalistes et anti-impérialistes, pour un changement global de l’université, voire de la société. Un certain nombre de principes généraux ont été avancés pour un changement des structures d’action et l’accord a pu se faire sur un texte appelé « Projet pour une nouvelle charte de l’U.N.E.F.
Stage National ESU à Grenoble
Le Secrétariat National ESU et le Bureau National de l’U.N.E.F. ont organisé un stage national à Grenoble du 21 au 28 Juillet 1968. Ce stage, ouvert à tous les militants, avait pour but d’homogénéiser la théorie et la pratique des étudiants et des lycéens et de tirer les leçons de Mai. A ce stage, les débats généraux ont permis de poser la question de la finalité stratégique des luttes étudiantes ainsi que de la liaison luttes étudiantes – luttes ouvrières. Le travail des commissions a porté sur le programme d’action du Mouvement Étudiant et de l’U. N. E. F. pour la rentrée à partir de la Nouvelle Charte, sur les examens, les libertés politiques et syndicales, l’attitude face aux structures de participation (co‑gestion), et les revendications universitaires.
Contestation : l’Université élabore sa transformation
Pierre Naville fait le point sur la poursuite du mouvement étudiant dans les Universités. Des formes nouvelles d’enseignement, de recherche et d’examens sont discutées, et mises en place dans les facultés. La liberté d’expression politique, même si elle n’est pas encore admise par tout le corps enseignant, permet des débats critiques sur l’enseignement et une réflexion sur la participation directe des étudiants à tous les organismes de fonctionnement et de direction des universités. Le mouvement critique amorce une volonté réelle de transformation de l’Université.
TEST Contestation : l’Université élabore sa transformation
Pierre Naville fait le point sur la poursuite du mouvement étudiant dans les Universités. Des formes nouvelles d’enseignement, de recherche et d’examens sont discutées, et mises en place dans les facultés. La liberté d’expression politique, même si elle n’est pas encore admise par tout le corps enseignant, permet des débats critiques sur l’enseignement et une réflexion sur la participation directe des étudiants à tous les organismes de fonctionnement et de direction des universités. Le mouvement critique amorce une volonté réelle de transformation de l’Université.