La réponse d’Edgar Faure au mouvement anticapitaliste de Mai
Loin d’être une réponse au mouvement étudiant, l’auteur explicite pourquoi cette loi est une adaptation technique aux nouveaux besoins du capitalisme. La participation, maître mot de la réforme, institutionnalise le dialogue, mais ne répond pas à la lutte contre l’université de classe, et ne remet nullement en cause le contenu idéologique de l’enseignement. La question qui se pose aux étudiants est donc celle de l’attitude à adopter vis-à-vis de cette participation et de son pouvoir mystificateur.
Le projet révolutionnaire : Résolution
Face à la crise sociale, aux durcissements vis à vis des grévistes dans les entreprises, aux mouvements sociaux toujours plus nombreux, à la désespérance des jeunes, il est de la responsabilité du P.S.U. et de ses militants de savoir animer les luttes populaires et de les diriger contre le véritable adversaire que sont l’État et le patronat. Une véritable dimension est à donner au projet révolutionnaire issu de Mai 1968. Le projet révolutionnaire c’est la transformation vers le socialisme, c’est-à-dire vers une société gérée par les travailleurs. La Direction Politique Nationale expose, dans ce sens, les résolutions du P.S.U qui donneront une orientation à l’action à mener pour la construction d’un projet socialiste.
La mine tue à Fouquières-Les-Lens
Le 4 Février 1970, 16 mineurs sont tués à Fouquières-Les-Lens par un coup de grisou. Le 17 Février des coktails-Molotov sont jetés contre les grands bureaux des houillères à Hénin Liétard. La police arrête neuf militants maoïstes, en inculpe quatre et les traîne le lundi 14 décembre devant la Cour de Sûreté de l’État. Alors le Secours Rouge organise un tribunal populaire, présidé par Jean-Paul Sartre et invite les mineurs à juger leur patron et ses chiens de garde (ingénieurs et médecins). Dans son réquisitoire Jean-Paul Sartre écarte l’hypothèse de la fatalité et accuse de meurtre les maîtres de la mine. Outre les accidents dus aux explosions, la mine fait 900 morts par an des suites de la silicose. Médecins, ingénieurs et patrons sont condamnés pour homicide intentionnel car ils choisissent délibérément le rendement et le profit à la sécurité. Récit de l’accident et du procès par Gérard Lemahieu.
Classes sociales et idéologie
Exposé d’Alain Badiou à l’occasion d’un stage de la Section Droit, Paris. En citant Marx, Engels et Althusser, Alain Badiou tente d’expliciter la notion d’idéologie, notamment sous l’angle de la lutte des classes ; appliquant ses réflexions à la conjoncture française, il pense qu’il faut manipuler avec précaution l’héritage althussérien.
Lutte de classes et parti révolutionnaire
Comment, en rapport avec les luttes de masse, peut se construire le parti révolutionnaire ? Présentation et discussion autour d’articles d’André Gorz et du groupe « Potere Operaïo » parus dans Les Temps Modernes N°279, Octobre 1969.
Eléments pour une économie politique de l’éducation
S’appuyant sur un texte de Jean Launay, (« Eléments pour une politique de l’éducation », paru en novembre 1969 dans le n°184 de la revue Economie et politique), Pierre Salinque montre que ce texte représente une contribution marxiste intéressante des rapports de l’enseignement et de l’économie et qu’il permet d’éclaircir les tentatives de rentabilisation du système d’éducation.
L’Impérialisme en 1970
Présentation et analyse du dernier livre de Pierre Jalée sur l’impérialisme et plus précisément sur une approche de la situation mondiale du capitalisme. Au-delà du rappel synthétique des thèses marxistes l’apport nouveau de l’ouvrage consiste surtout en éléments chiffrés ou en informations sur l’état des rapports économiques entre pays riches et pays en voie de développement.
Interview de Serge Mallet sur la « nouvelle classe ouvrière »
L’ouvrage de Serge Mallet sur la « nouvelle classe ouvrière » a été écrit en 1963, il est à inscrire dans ce contexte. Serge Mallet explicite comment les revendications qualitatives d’alors, dans les entreprises de pointe, si elles n’étaient pas les mêmes qu’en 1968, ont ouvert les voies aux revendications des années 68-70.
Histoire du PCF
Cote : PSU-DOC
Série Histoire du mouvement ouvrier I – LA CONSTRUCTION DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS (1920-1939) A. Les débuts (1920-1930) – La naissance de la » Section Française de l’Internationale Communiste » – Les premiers pas. B. L’essor (1930-1939) – L’échec du front unique (1930-1933) – Le Front Populaire (1935-1937) – Vers la guerre (1937-1939) II – LA « CONTRE SOCIETE » (1939-1970) – A. De la clandestinité au parti de gouvernement (1939-1947) – La guerre et la clandestinité (1939-1944) – Le parti de gouvernement (1944-1947) B. Du parti de gouvernement au parti d’opposition (1947-1970) – L’isolement (1947-1953) – Le P.CF. face à la déstalinisation (1953-1958) – Le P.CF. sous la Vème République (1958-1970)
010 et 011
1970 – 1er-15 janv.
29,5 x 20,8 cm, 16 p.
Cités U
L’article expose le texte d’orientation proposé à la discussion par la commission sociale du Bureau National de l’UNEF et le secteur d’intervention de la MNEF. Après une analyse de la situation dans les cités Universitaires et la dénonciation des interventions des réformistes, l’UNEF propose des axes de luttes à court et à moyen terme rapprochant les problèmes des cités et de l’Université.
La crise de l’U.N.E.F. et des E.S.U.
Cet article de « Pouvoir Socialiste » (bulletin de l’association du courant « Martinet » au sein du P.S.U , courant qui allait rejoindre en bloc le Parti Socialiste en 1972) dénonce l’incapacité de l’U.N.E.F et des E.S.U. à sortir de l’ornière dans laquelle les conduisent d’un côté les « réformistes » et de l’autre les « gauchistes ».
A bas l’impérialisme français
L’impérialisme français épuise l’économie guyanaise au profit de ses orientations politiques. Il transforme la Guyane en une base militaire, utilise la main d’œuvre immigrée à bas prix, tue l’agriculture et l’élevage au profit d’un développement commercial sans rapport avec les aspirations des locaux et réprime dans la violence toute tentative de contestation. En Afrique du Sud, la France, malgré l’embargo, exporte des armes massivement et en fait une base d’exploitation de l’uranium à son profit.
La nécessité d’une stratégie universitaire
Après une analyse des propositions adoptées par le PC, l’AJS, les maoïstes, les spontanéistes et autres, le PSU propose une stratégie offensive pour la défense de l’Université sur la base d’une politique anti-capitaliste, anti-impérialiste et socialiste.
Étudiants et chercheurs reçoivent Billecocq aux Mines de Nancy
Depuis le début de l’année les visites ministérielles se font de plus nombreuses dans les Grandes Écoles pour les démarquer de l’Université, les isoler et tenter de passer des alliances avec les élèves grâce à l’idéologie d’élite transmise à travers l’enseignement et la vie dans ces Grandes Écoles. Le groupe U.G.E. des Mines, à l’appel de l’UNEF et du S.N.C.S. a su mobiliser les élèves et a pu recevoir le Ministre avec pour mot d’ordre « Cinquantenaire de l’Université de classe » !
CAPES-AGREG, Faut-il encore boycotter ?
Le bilan du boycott des concours en mai 1969 n’est pas satisfaisant. Quelle autre forme de luttes faut-il organiser ? Rapport entre le SNES, le SNESUP et l’U.N.E.F. Quelle remise en cause de la fonction de l’enseignement, de la sélection, de la formation des maîtres ? L’U.N.E.F. propose un plan d’action pour l’année 1970.
Continuons le combat !
Après les grèves de la fin 1969, l’U.N.E.F. analyse la situation sur les différents fronts de luttes : les travailleurs sont touchés par l’inflation et la dévaluation, comme par l’actionnariat qui perce dans les entreprises. L’Université renforce la sélection, l’armée enrôle les jeunes travailleurs et les étudiants. L’impérialisme se fait de plus en plus imposant sur le plan international. L’U.N.E.F. propose un plan d’action.
Stratégie Universitaire
Robert Chapuis retrace l’évolution de l’Université et affirme : « En dix ans l’Université est devenue d’abord un enjeu, puis un terrain de la lutte des classes ». Il retrace cette évolution et la situe à la fois, dans le contexte syndical et celui des luttes anti capitalistes. Pour lui, il est nécessaire de définir une stratégie spécifique à l’université pour le combat socialiste. Il reprend en cela les thèses développées au 4ème Congrès de Dijon.
Fonctions et contradictions de l’université
Le texte Fonctions et contradictions de l’Université dans une formation sociale où le mode de production capitaliste est dominant est une analyse marxiste des possibilités et des limites des luttes étudiantes. La formation scolaire et universitaire est totalement intégrée au mode de production capitaliste ; les appareils scolaires sont des instruments de la bourgeoisie pour répondre à ses besoins de force de travail et assurer l’unité idéologique et politique des classes dominantes. L’autonomie relative, les contradictions au sein des institutions universitaires peuvent-elles contribuer à une rupture des couches étudiantes avec l’idéologie dominante et leur milieu d’origine ? La réponse positive à cette question expliquerait pourquoi la bourgeoisie refuse de reconnaître juridiquement et économiquement l’allocation d’étude, la signification sociale du travail de l’étudiant et cherche à imposer la sélection.
Chasse aux sorcières au Lycée Louis-Le-Grand
Après les évènements de Mai 1968, les poursuites disciplinaires intentées dans les lycées et les facultés contre les étudiants les plus politisés et les plus conscients ont été fréquentes. Ici à Louis-Le-Grand, l’exclusion définitive de 7 élèves et l’exclusion temporaire de 7 autres est particulièrement inquiétante. Les moyens déployés pour une affaire mineure d’affiche collée signent le souhait d’un retour à l’ordre général et du retour de l’autoritarisme.
Lancement de la brochure « Problèmes du Socialisme »
La Commission Nationale formation ESU lance une brochure intitulée : « Problèmes du Socialisme ». Il s’agit d’une brochure interne, d’information sur les idées et débats du moment, en particulier sur tout ce qui touche à l’enseignement, à l’université et au socialisme en général.
Les compagnies d’assurance à l’assaut de la mutualité
Les compagnies d’assurances et les mutuelles n’ont ni les mêmes droits ni les mêmes obligations. Les premières sont inscrites dans une logique de marché tandis que les mutuelles sont soumises à l’équilibre budgétaire et les cotisations sont à taux prescrit. Pourtant il semble bien que le dumping commercial pratiqué par les compagnies d’assurance ne soit qu’un leurre et qu’en fin de compte le service rendu ne soit pas celui attendu. En revanche, on s’aperçoit qu’en diminuant les taux de remboursement (Ordonnances de 1967), ce sont les assurés qui supportent la dépense et au-delà d’une lutte d’intérêts commerciaux, ce sont les fondements de la protection sociale qui sont en jeu.