17 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse, PSU 60-90 | Pas de commentaires
Le mouvement politique de masse est un terme ambigu et mal défini. Le P.S.U. hésite actuellement entre deux conceptions de l’avant-garde. Cette hésitation entretient toutes les ambiguïtés sur le rapport entre le « parti révolutionnaire » et le « mouvement politique de masse ». En réalité, la plupart des critiques portées au mouvement politique de masse partent de prises de position abstraites et non d’une analyse concrète des luttes actuelles. C’est en assurant un travail politique dans et hors de l’entreprise que les militants pourront assurer la convergence des luttes. Le Parti doit partir des luttes pour élaborer et préciser les orientations stratégiques à développer.
17 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90 | Pas de commentaires
Le Congrès de Dijon approuva le travail des secteurs entreprises et confirma ses orientations. Si les membres de la Commission Nationale Entreprises soutiennent à la veille du Congrès de Lille des textes différents, ils soulignent tous le travail positif des secteurs. Ils insistent sur la prise en compte réelle de cette activité militante et sur la nécessité pour le Parti de se donner les moyens de remplir les objectifs affirmés. Ils réclament la mise en place de permanents politiques au sein du secteur Entreprises pour permettre un travail sur les nouvelles formes de lutte, l’organisation de rencontres de militants ouvriers, et un travail de formation des militants.
17 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90 | Pas de commentaires
La section de Nîmes réunie le 9 juin 1971 constate que les textes des A.O.P sont remplacés par 6 textes d’orientation et que la procédure de préparation du Congrès décidée au Conseil National n’est pas respectée. Ils refusent la prise en considération de ces 6 textes et l’insertion de leur vote dans le prochain Tribune Socialiste.
17 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Le PSU est face à ses responsabilités : Michel Rocard, du Bureau National sortant, s’exprime sur le Congrès à venir. Pour lui, le 7ème Congrès du P.S.U. sera difficile. Pour proposer des alternatives de lutte de masse aux stratégies réformistes il faut un débat politique de fond. Le P.C.F. récuse la politisation des luttes sociales et défend une vision centralisée et bureaucratique de la société capitaliste. Pour ces deux raisons il ne peut y avoir d’accord stratégique ou de front commun avec celui-ci. Il propose que la principale initiative du PSU se fasse autour de l’alternative révolutionnaire. Pour que le parti puisse jouer son rôle dans l’édification de ce programme, il faut se lier aux luttes des travailleurs et leur donner une perspective politique. Il faut aussi une cohérence et une cohésion suffisantes dans les interventions du parti. La direction devra donc correspondre à ces choix validés par tous.
17 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90, Travail | Pas de commentaires
Dans les luttes actuelles apparaît une gauche ouvrière combative, qu’il faut structurer en regroupant les travailleurs les plus combatifs et les travailleurs les plus conscients qu’ils soient syndiqués ou non. Ces regroupement ne sont ni l’expression de l’ensemble de la classe ouvrière ni l’embryon du parti révolutionnaire. Ces regroupements se sont actuellement concrétisés par les comités de lutte. Les syndicats n’ont pas partout la même approche de la lutte aussi il faut développer à l’intérieur de ceux-ci un travail politique autonome pour élargir les perspectives de la lutte, en les liant à la construction de la société future et à la stratégie de prise du pouvoir. C’est là le rôle que doivent jouer les groupes politiques d’entreprises et donc les militants du P.S.U.
17 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90 | Pas de commentaires
À quelques jours du Congrès, les militants regrettent le choix de la Commission de préparation au Congrès qui précise que les 6 textes d’orientation serviront de base à la détermination des résolutions du Congrès. Ils soulignent l’importance et la nouveauté, pour le Parti, du choix du Conseil National d’Orsay de partir des textes élaborés par les A.O.P. pour les amender et les discuter en congrès. Les discussions autour de ces 6 textes annuleront les débats ouverts par les A.O.P. C’est pourquoi ils soumettent une motion préjudicielle à la délibération et au vote de toutes les sections et fédérations du P.S.U.
10 juin 1971 par Manon Dognin | Catégorie: Femmes, Parti, Presse, Social | Commentaires fermés sur Tribune Socialiste n°500 – 10 juin 1971
10 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse, PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Quel sera notre Congrès de Lille ? Bernard Lambert ne nie pas l’importance des débats théoriques, des affrontements mais refuse un Congrès qui ne respecterait pas la démarche révolutionnaire initiée entre autres dans le secteur paysan. Il souhaite que le Congrès prenne en compte dans ses structures le mouvement politique de masse et tente de dépasser les contradictions entre engagement politique et engagement syndical. Il refuse que la théorie gomme l’apport des travailleurs pour la construction d’un parti révolutionnaire. B.Lambert s’engagera dans les structures du Parti mais réprouve ceux qui, sous prétexte de clarification, mènent en fait une lutte d’élimination d’une orientation. Il souhaite que le congrès approuve ceux qui proposent une transformation du parti assurant son unité.
10 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Cette Tribune Libre propose une analyse critique des textes proposés à la discussion du Congrès tant autour de la discussion sur les syndicats que sur la prise du pouvoir dans la société socialiste. Les discussions autour du contrôle ouvrier, de la place prise dans le parti par la Commission Entreprises, des Assemblées ouvrières et paysannes, de la consolidation du mouvement révolutionnaire, montrent combien l’évolution du P.S.U. arrive à un point de non retour. La transformation du Parti a été tolérée mais en s’approchant aujourd’hui d’un point de non retour elle provoque de la part des réformistes et de la gauche des hésitations voire un recul de l’affirmation du Parti comme mouvement révolutionnaire.
10 juin 1971 par | Catégorie: Crise, PSU 60-90, Social, Syndicats | Pas de commentaires
A partir des compte-rendus des luttes chez Renault et des rapports entre syndicats et Parti les auteurs souhaitent que le Congrès tire les leçons de l’expression ouvrière. Ils prônent le débat dans les syndicats et la défense du programme d’action. La lutte des travailleurs de Renault et les leçons que les militants révolutionnaires doivent en tirer, indiquent la voie à suivre. Il faut modifier le Parti dans ses structures pour le rendre apte à répondre aux exigences de la situation.
10 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Les débats avant le congrès ne reflètent pas la réalité du terrain au contraire du débat autour du programme d’action qui lui était concret et partait des nécessités et de l’examen de la pratique. Les auteurs de cette Tribune Libre défendent la Commission Nationale Entreprise (C.N.E.). S’il est vrai que, sur le plan idéologique, les camarades du secteur entreprise ne constituent pas un bloc homogène, il est toutefois évident que tous ont une pratique commune au travers des syndicats. Le débat syndicats-parti reste posé comme celui des rapports avec le P.C.F. Pour les militants d’entreprise le véritable enjeu du Congrès est bien d’affirmer la nécessité du contrôle ouvrier et du mouvement politique de masse. Il faut maintenir la progression de la transformation du Parti à travers les A.O.P. et les comités d’entreprise pour un Parti ouvert et susceptible de proposer des initiatives concrètes pour le changement de société.
10 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Si depuis Mai 1968 nous sommes entrés dans une période caractérisée par la montée de la lutte des classes il faut noter que cette combativité s’élargit (jeunes, vignerons, petits commerçants) et que les revendications mettent en cause le système capitaliste dans tous les domaines. Les militants ne se contentent pas de réclamer des contre-parties financières, mais inventent des formes nouvelles de luttes. Le PSU a un rôle important pour impulser une pratique syndicale car il est nécessaire de fédérer et soutenir politiquement les luttes et de les articuler dans une stratégie d’ensemble. Le congrès devra en conséquence définir une position sur la question syndicale, les rapports avec le P.C.F. et la construction du Parti révolutionnaire.
10 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90 | Pas de commentaires
Un certain nombre de militants des Fédérations du Midi ont décidé de faire une déclaration commune avant le Congrès de Lille. Ils déclarent soutenir le texte présenté par les Bureaux Fédéraux du Nord et du Rhône dont la ligne générale sur le plan stratégique et tactique leur semble le mieux correspondre au développement des luttes révolutionnaires et à leur unification.
10 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse, PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Les signataires de cette tribune libre ont participé depuis des années à la Direction du Parti. Ils ont pensé au cours des derniers mois, dans un contexte d’évolutions sociales et revendicatives importantes, que le PSU devait préciser ses choix stratégiques et remanier ses structures. Le texte Nord-Rhône « un seul ennemi, une seule lutte » apporte une contribution très importante aux débats et devrait servir d’axe pour l’action du PSU au-delà des précisions nécessaires, en particulier quant au mouvement politique de masse. Des propositions pour la composition de la Direction du Parti et du Bureau National sont ici avancées pour écarter les tendances au fractionnement et pour faire progresser la recherche pour le progrès de tout le Parti.
10 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90, Transition | Pas de commentaires
Le P.S.U. constate la montée des luttes et surtout une tendance à l’élargissement de la base de la contestation du système capitaliste qui s’exprime sur le cadre de vie et crée des contradictions nouvelles notamment chez les jeunes. Ceux-ci, par la nature de leur insertion sociale, ont un sentiment d’exclusion et rejettent spontanément les modèles culturels de la classe dominante. Ils attendent des réponses concrètes à leurs revendications. Le courant socialiste appelé à rassembler le PSU et de nombreux travailleurs d’autres organisations, notamment syndicales, ne peut se développer qu’à condition qu’il se définisse clairement sur la base d’un projet socialiste d’autogestion et qu’il entretienne, dans une perspective de rassemblement anti-capitaliste, des rapports à la fois unitaires et contradictoires avec les autres courants et notamment avec le PCF.
10 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90 | Pas de commentaires
Les six textes soumis à la discussion des militants pour le Congrès de Lille sont ici soumis à la critique des auteurs qui en font l’analyse et donnent leur point de vue. Ils regrettent l’absence de débat démocratique permanent et soulignent la crise de direction du Parti. Les six textes cristallisent leurs divergences autour des quatre problèmes essentiels : la question syndicale, les rapports avec le P.C.F. et la stratégie de prise de pouvoir, le rôle de l’avant-garde et l’organisation du Parti. La réduction du débat démocratique à un conflit de personnes, les faux clivages à partir de textes flous sont le principal risque de régression du Parti à ce Congrès que les auteurs combattront en soutenant le texte « Nos tâches politiques actuelles ».
10 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse, PSU 60-90, Syndicats, Transition | Pas de commentaires
Le Congrès de Lille devra élaborer une stratégie révolutionnaire et entamer le débat sur la société socialiste. Le mouvement politique de masse n’est pas la seule réponse à tous les problèmes. Ce 7ème Congrès doit mener de front l’impulsion des luttes remettant en cause le pouvoir bourgeois et la recherche sur les conditions d’exercice du pouvoir en société socialiste. C’est parce que la lutte pour un exercice réel et non formel de la liberté ne se résume pas à des problèmes de gestion que le communisme permettra l’avènement d’une société dans laquelle s’exerceront les choix politiques favorisant la transition vers une société socialiste.
10 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Dans cette Tribune Libre préparant le Congrès de Lille, André Barjonet affirme le rôle essentiel des syndicats dans les luttes ouvrières. Si les dirigeants du P.C.F. et certains militants ont une pratique contre-révolutionnaire il existe bien, néanmoins au P.C.F., une base potentiellement révolutionnaire de masse à qui il faut proposer des objectifs révolutionnaires crédibles. Pour pouvoir agir sur le développement des luttes qui se mènent dans les entreprises il faut que le P.S.U. s’y implante solidement. Ce sont là les orientations dont le Congrès devra tenir compte.
7 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse | Pas de commentaires
Partant de l’exemple des luttes dans l’industrie ou dans les universités, en Italie, Pino Ferraris analyse la dynamique mais aussi les faiblesses des mouvements politiques de masse s’opposant aux organisations syndicales et aux partis. Il explique comment le mouvement politique de masse trouve les lois de sa propre dynamique et de son développement en lui-même alors que les partis et syndicats s’appuient avant tout sur les règles du jeu institutionnel et capitaliste. Le mouvement politique de masse a pour objectif son propre développement et son propre pouvoir conçu non comme un pouvoir de remplacement mais comme un pouvoir de fait qui change radicalement les choses. L’auteur conclut que cette analyse pourrait s’enrichir d’autres expériences vivantes et originales du mouvement ouvrier après les luttes de Mai.
4 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse, PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Ce 1er texte d’orientation proposé à la discussion du Congrès de Lille pose les bases d’une analyse sur les moyens à mettre en oeuvre pour construire une stratégie révolutionnaire prenant appui sur les mouvements de masse et les orientant dans le sens de l’alternative socialiste. Il analyse la mutation du PSU, l’élargissement de sa base et les contradictions entre l’avant-garde ouvrière et l’immobilisme des structures du Parti. Il s’interroge sur la place du syndicat dans les luttes et plus globalement de l’organisation syndicale contestée par une partie des travailleurs.
4 juin 1971 par | Catégorie: Classes sociales, PSU 60-90 | Pas de commentaires
6ème texte d’orientation proposé au Congrès. Le Congrès de Lille doit opérer les clarifications politiques indispensables au développement du courant révolutionnaire. Si les débats dans les AROP sont les documents de base des discussions, il est toutefois normal que les militants exigent plus de précision et de cohérence dans l’expression des orientations que le Parti doit se donner. Le texte proposé ici à la discussion entend exprimer l’analyse des militants sur la montée des luttes qui ne crée pas pour autant une situation immédiatement révolutionnaire. Il doit également fournir les bases d’un accord politique clair qui engagera la future direction. En conclusion il propose une autre organisation du Parti.
4 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse, PSU 60-90, Transition | Pas de commentaires
Ce 5ème texte proposé à la discussion du Congrès fait un bilan critique de l’action du Parti depuis le congrès de Dijon et de son implication dans les luttes de 1969 à 1971. Il constate que si le Parti a défini un axe de lutte avec le texte d’orientation politique « Contrôle Ouvrier » il n’a toutefois pas su prendre sa place et s’imposer dans les divisions et n’a pas pu obtenir que les luttes dans de nombreux secteurs débouchent sur une action d’ensemble. L’objectif actuel est bien de favoriser la prise de conscience politique des masses et d’affirmer toute la crédibilité du mouvement révolutionnaire pour développer et imposer le contrôle ouvrier. Dans ce contexte, le PSU doit devenir un outil d’intervention efficace et changer de visage, il doit changer ses pratiques et sa composition. Le PSU doit devenir un parti ouvert. Le texte fait des propositions pour une autre organisation du Parti pour un passage au socialisme et la définition d’une ligne politique adaptée aux nouveaux rapports sociaux.
4 juin 1971 par | Catégorie: Classes sociales, PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Ce 4ème texte d’orientation est le fruit d’un travail collectif. Il a pour base la volonté d’obtenir un Congrès de clarification sur des points qui sont actuellement flous ou déviés. Les militants craignent, par dessus tout, un Congrès d’unanimisme ou de large union qui laisserait sous silence ou cacherait, derrière d’habiles formules de compromis, les vrais problèmes qui se posent au Parti. Celui-ci se doit d’être dans le mouvement réel des masses et être acteur d’une stratégie politique dans une perspective révolutionnaire. La question de la construction d’un pouvoir révolutionnaire pour celle d’une société socialiste est posée. Il faut améliorer l’outil qu’est le parti tant au niveau des pratiques que dans l’engagement et se donner une ligne politique franche qui dépasse le sectarisme.
4 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
Ce 3ème texte sera soumis à la discussion du Congrès de Lille. Les militants souhaitent que les débats menés dans les sections et fédérations soient repris au Congrès comme des hypothèses de travail permettant au Parti d’affirmer une ligne politique qui corresponde à son engagement dans les luttes. Le rôle et le jeu du Parti Communiste Français comme celui de la question syndicale devront être abordés pour en finir avec l’ambiguïté des attitudes dans les luttes. Le P.S.U doit assumer sa responsabilité dans le regroupement de l’avant-garde révolutionnaire en s’appuyant sur une ligne politique et organisationnelle qui prendra en compte la base ouvrière qui le constitue.
4 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse, PSU 60-90, Transition | Pas de commentaires
Ce 2ème texte soumis à l’approbation du Congrès reprend le texte de l’AOP de la région parisienne et le texte de la même AOP sur la question syndicale. Ce texte définit l’autonomie prolétarienne et le mouvement politique de masse, ses buts et ses moyens. Il explique comment la prise de pouvoir sera l’oeuvre de l’ensemble des classes et couches sociales opprimées et exploitées rassemblées autour de la classe ouvrière et sous sa direction. Depuis un an, le PSU s’affirme de plus en plus comme partie prenante du mouvement révolutionnaire et offre un appui croissant au mouvement politique de masse. Cependant cette tendance ne fait pas l’unanimité au sein du Parti et elle n’est pas irréversible. C’est pourquoi il est important que la stratégie révolutionnaire et la société à construire fasse l’objet d’un débat au Congrès.
3 juin 1971 par Manon Dognin | Catégorie: Histoire du PSU, Parti, PSU 60-90, Social, Socialisme | Commentaires fermés sur Tribune Socialiste n°499 – 3 juin 1971 (Supplément)
3 juin 1971 par Manon Dognin | Catégorie: Agriculture, International, Israël, Parti, Santé, Social, Tchécoslovaquie, Travail | Commentaires fermés sur Tribune Socialiste n°499 – 3 juin 1971
3 juin 1971 par | Catégorie: Jeunes, PSU 60-90 | Pas de commentaires
Dans cette Tribune Libre, Gilles Martinet fait un réquisitoire contre le manque d’analyse et de références théoriques dans les textes présentés par les A.O.P. Ces textes insistent sur la nécessité d’élaborer une stratégie à partir du mouvement réel des masses et non sur des schémas préfabriqués et font référence à certaines hypothèses de travail de Marx et Lénine. Cependant, ces textes oublient les concepts fondamentaux de ces références. Martinet, dénonce le terrorisme intellectuel des jeunes qui ont fait des études mais qui sont aujourd’hui sans emploi et qui constituent les « déclassés » de la société bourgeoise. S’il est nécessaire de tenir compte des potentialités de ces marginaux, autre chose est de fermer les yeux sur les contradictions qui les agitent. Pour le Congrès Martinet fait 6 propositions à partir de ce constat.
3 juin 1971 par | Catégorie: PSU 60-90 | Pas de commentaires
Depuis le congrès de Dijon en mars 1969 le P.S.U. s’est engagé dans une entreprise difficile pour renouveler son organisation et ses modes d’intervention afin de développer les acquis de Mai-Juin 1968. Cette Tribune Libre fait le bilan des actions du Parti entre 1969 et 1971. Si se pose la question ouverte des difficultés organisationnelles du Parti il faut aller au-delà des divisions internes du bureau national. Il semble important de souligner la nécessité de mettre en place un nouveau professionnalisme pour faire face au travail de masse, aux actions ponctuelles de dimension nationale, aux activités de représentations, à l’animation des publications, à la réorganisation régionale du Parti. Les auteurs proposent un renouvellement du Bureau tant sur ses bases sociales qu’au niveau de l’organisation générale tout en maintenant l’unité du Parti dans la démocratie la plus large possible.
3 juin 1971 par | Catégorie: Mouvement politique de masse, PSU 60-90, Syndicats | Pas de commentaires
A travers cette Tribune Libre, les auteurs souhaitent fixer les problèmes du moment que le 7ème Congrès aura à résoudre. il s’agit d’examiner les perspectives politiques qui s’offrent au mouvement ouvrier afin d’analyser concrètement les tâches du courant révolutionnaire. Face à la montée de la combativité et à la tentative de constitution d’un front populaire les organisations traditionnelles n’offrent comme perspectives qu’une stratégie électoraliste. Les grèves récentes montrent que la fraction la plus combative des travailleurs refusent le front syndical commun. D’autre part, face à l’offensive capitaliste, des couches nouvelles de la population entrent en action : paysans, petits commerçants, employés, fonctionnaires, femmes et jeunes. Aussi se pose très concrètement la question des alliances de la classe ouvrière, ce que tente d’exprimer le mouvement politique de masse. Le congrès aura à résoudre les questions autour des rapports syndicats-partis et également devra se poser la question du renouveau des structures du parti pour un fonctionnement dans lequel la base puisse s’exprimer et se reconnaître au-delà des AROP.