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Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Une seule bataille

Cette Tribune Libre propose une analyse critique des textes proposés à la discussion du Congrès tant autour de la discussion sur les syndicats que sur la prise du pouvoir dans la société socialiste. Les discussions autour du contrôle ouvrier, de la place prise dans le parti par la Commission Entreprises, des Assemblées ouvrières et paysannes, de la consolidation du mouvement révolutionnaire, montrent combien l’évolution du P.S.U. arrive à un point de non retour. La transformation du Parti a été tolérée mais en s’approchant aujourd’hui d’un point de non retour elle provoque de la part des réformistes et de la gauche des hésitations voire un recul de l’affirmation du Parti comme mouvement révolutionnaire.

Renault et le 7ème Congrès

A partir des compte-rendus des luttes chez Renault et des rapports entre syndicats et Parti les auteurs souhaitent que le Congrès tire les leçons de l’expression ouvrière. Ils prônent le débat dans les syndicats et la défense du programme d’action. La lutte des travailleurs de Renault et les leçons que les militants révolutionnaires doivent en tirer, indiquent la voie à suivre. Il faut modifier le Parti dans ses structures pour le rendre apte à répondre aux exigences de la situation.

Pour maintenir les acquis, poursuivons la transformation du Parti

Les débats avant le congrès ne reflètent pas la réalité du terrain au contraire du débat autour du programme d’action qui lui était concret et partait des nécessités et de l’examen de la pratique. Les auteurs de cette Tribune Libre défendent la Commission Nationale Entreprise (C.N.E.). S’il est vrai que, sur le plan idéologique, les camarades du secteur entreprise ne constituent pas un bloc homogène, il est toutefois évident que tous ont une pratique commune au travers des syndicats. Le débat syndicats-parti reste posé comme celui des rapports avec le P.C.F. Pour les militants d’entreprise le véritable enjeu du Congrès est bien d’affirmer la nécessité du contrôle ouvrier et du mouvement politique de masse. Il faut maintenir la progression de la transformation du Parti à travers les A.O.P. et les comités d’entreprise pour un Parti ouvert et susceptible de proposer des initiatives concrètes pour le changement de société.

Luttes ouvrières et tâches des révolutionnaires

Si depuis Mai 1968 nous sommes entrés dans une période caractérisée par la montée de la lutte des classes il faut noter que cette combativité s’élargit (jeunes, vignerons, petits commerçants) et que les revendications mettent en cause le système capitaliste dans tous les domaines. Les militants ne se contentent pas de réclamer des contre-parties financières, mais inventent des formes nouvelles de luttes. Le PSU a un rôle important pour impulser une pratique syndicale car il est nécessaire de fédérer et soutenir politiquement les luttes et de les articuler dans une stratégie d’ensemble. Le congrès devra en conséquence définir une position sur la question syndicale, les rapports avec le P.C.F. et la construction du Parti révolutionnaire.

Fédération du Midi, Tribune Libre

Un certain nombre de militants des Fédérations du Midi ont décidé de faire une déclaration commune avant le Congrès de Lille. Ils déclarent soutenir le texte présenté par les Bureaux Fédéraux du Nord et du Rhône dont la ligne générale sur le plan stratégique et tactique leur semble le mieux correspondre au développement des luttes révolutionnaires et à leur unification.

Défendre et prolonger les acquis du Parti

Les signataires de cette tribune libre ont participé depuis des années à la Direction du Parti. Ils ont pensé au cours des derniers mois, dans un contexte d’évolutions sociales et revendicatives importantes, que le PSU devait préciser ses choix stratégiques et remanier ses structures. Le texte Nord-Rhône « un seul ennemi, une seule lutte » apporte une contribution très importante aux débats et devrait servir d’axe pour l’action du PSU au-delà des précisions nécessaires, en particulier quant au mouvement politique de masse. Des propositions pour la composition de la Direction du Parti et du Bureau National sont ici avancées pour écarter les tendances au fractionnement et pour faire progresser la recherche pour le progrès de tout le Parti.

Pour le développement des luttes et la victoire du socialisme

Le P.S.U. constate la montée des luttes et surtout une tendance à l’élargissement de la base de la contestation du système capitaliste qui s’exprime  sur le cadre de vie et crée des contradictions nouvelles notamment chez les jeunes. Ceux-ci, par la nature de leur insertion sociale, ont un sentiment d’exclusion et rejettent spontanément les modèles culturels de la classe dominante. Ils attendent des réponses concrètes à leurs revendications. Le courant socialiste appelé à rassembler le PSU et de nombreux travailleurs d’autres organisations, notamment syndicales, ne peut se développer qu’à condition qu’il se définisse clairement sur la base d’un projet socialiste d’autogestion et qu’il entretienne, dans une perspective de rassemblement anti-capitaliste, des rapports à la fois unitaires et contradictoires avec les autres courants et notamment avec le PCF.

Qu’y-a-t-il derrière les textes ?

Les six textes soumis à la discussion des militants pour le Congrès de Lille sont ici soumis à la critique des auteurs qui en font l’analyse et donnent leur point de vue. Ils regrettent l’absence de débat démocratique permanent et soulignent la crise de direction du Parti. Les six textes cristallisent leurs divergences autour des quatre problèmes essentiels : la question syndicale, les rapports avec le P.C.F. et la stratégie de prise de pouvoir, le rôle de l’avant-garde et l’organisation du Parti. La réduction du débat démocratique à un conflit de personnes, les faux clivages à partir de textes flous sont le principal risque de régression du Parti à ce Congrès que les auteurs combattront en soutenant le texte « Nos tâches politiques actuelles ».

La question du pouvoir

Le Congrès de Lille devra élaborer une stratégie révolutionnaire et entamer le débat sur la société socialiste. Le mouvement politique de masse n’est pas la seule réponse à tous les problèmes. Ce 7ème Congrès doit mener de front l’impulsion des luttes remettant en cause le pouvoir bourgeois et la recherche sur les conditions d’exercice du pouvoir en société socialiste. C’est parce que la lutte pour un exercice réel et non formel de la liberté ne se résume pas à des problèmes de gestion que le communisme permettra l’avènement d’une société dans laquelle s’exerceront les choix politiques favorisant la transition vers une société socialiste.

Un congrès décisif

Dans cette Tribune Libre préparant le Congrès de Lille, André Barjonet affirme le rôle essentiel des syndicats dans les luttes ouvrières. Si les dirigeants du P.C.F. et certains militants ont une pratique contre-révolutionnaire il existe bien, néanmoins au P.C.F., une base potentiellement révolutionnaire de masse à qui il faut proposer des objectifs révolutionnaires crédibles. Pour pouvoir agir sur le développement des luttes qui se mènent dans les entreprises il faut que le P.S.U. s’y implante solidement. Ce sont là les orientations dont le Congrès devra tenir compte.

Les luttes ouvrières en Italie et le mouvement politique de masse

Partant de l’exemple des luttes dans l’industrie ou dans les universités, en Italie, Pino Ferraris analyse la dynamique mais aussi les faiblesses des mouvements politiques de masse s’opposant aux organisations syndicales et aux partis. Il explique comment le mouvement politique de masse trouve les lois de sa propre dynamique et de son développement en lui-même alors que les partis et syndicats s’appuient avant tout sur les règles du jeu institutionnel et capitaliste. Le mouvement politique de masse a pour objectif son propre développement et son propre pouvoir conçu non comme un pouvoir de remplacement mais comme un pouvoir de fait qui change radicalement les choses. L’auteur conclut que cette analyse pourrait s’enrichir d’autres expériences vivantes et originales du mouvement ouvrier après les luttes de Mai.

Nos tâches politiques actuelles

Ce 1er texte d’orientation proposé à la discussion du Congrès de Lille pose les bases d’une analyse sur les moyens à mettre en oeuvre pour construire une stratégie révolutionnaire prenant appui sur les mouvements de masse et les orientant dans le sens de l’alternative socialiste. Il analyse la mutation du PSU, l’élargissement de sa base et les contradictions entre l’avant-garde ouvrière et l’immobilisme des structures du Parti. Il s’interroge sur la place du syndicat dans les luttes et plus globalement de l’organisation syndicale contestée par une partie des travailleurs.

Vers la victoire socialiste

6ème texte d’orientation proposé au Congrès. Le Congrès de Lille doit opérer les clarifications politiques indispensables au développement du courant révolutionnaire. Si les débats dans les AROP sont les documents de base des discussions, il est toutefois normal que les militants exigent plus de précision et de cohérence dans l’expression des orientations que le Parti doit se donner. Le texte proposé ici à la discussion entend exprimer l’analyse des militants sur la montée des luttes qui ne crée pas pour autant une situation immédiatement révolutionnaire. Il doit également fournir les bases d’un accord politique clair qui engagera la future direction. En conclusion il propose une autre organisation du Parti.

Un seul ennemi, une seule lutte

Ce 5ème texte proposé à la discussion du Congrès fait un bilan critique de l’action du Parti depuis le congrès de Dijon et de son implication dans les luttes de 1969 à 1971. Il constate que si le Parti a défini un axe de lutte avec le texte d’orientation politique « Contrôle Ouvrier » il n’a toutefois pas su prendre sa place et s’imposer dans les divisions et n’a pas pu obtenir que les luttes dans de nombreux secteurs débouchent sur une action d’ensemble. L’objectif actuel est bien de favoriser la prise de conscience politique des masses et d’affirmer toute la crédibilité du mouvement révolutionnaire pour développer et imposer le contrôle ouvrier. Dans ce contexte, le PSU doit devenir un outil d’intervention efficace et changer de visage, il doit changer ses pratiques et sa composition. Le PSU doit devenir un parti ouvert. Le texte fait des propositions pour une autre organisation du Parti pour un passage au socialisme et la définition d’une ligne politique adaptée aux nouveaux rapports sociaux.

Pour développer les luttes, clarifier les choix du Parti

Ce 4ème texte d’orientation est le fruit d’un travail collectif. Il a pour base la volonté d’obtenir un Congrès de clarification sur des points qui sont actuellement flous ou déviés. Les militants craignent, par dessus tout, un Congrès d’unanimisme ou de large union qui laisserait sous silence ou cacherait, derrière d’habiles formules de compromis, les vrais problèmes qui se posent au Parti. Celui-ci se doit d’être dans le mouvement réel des masses et être acteur d’une stratégie politique dans une perspective révolutionnaire. La question de la construction d’un pouvoir révolutionnaire pour celle d’une société socialiste est posée. Il faut améliorer l’outil qu’est le parti tant au niveau des pratiques que dans l’engagement et se donner une ligne politique franche qui dépasse le sectarisme.

Pour définir le rôle du P.S.U dans le mouvement révolutionnaire

Ce 3ème texte sera soumis à la discussion du Congrès de Lille. Les militants souhaitent que les débats menés dans les sections et fédérations soient repris au Congrès comme des hypothèses de travail permettant au Parti d’affirmer une ligne politique qui corresponde à son engagement dans les luttes. Le rôle et le jeu du Parti Communiste Français comme celui de la question syndicale devront être abordés pour en finir avec l’ambiguïté des attitudes dans les luttes. Le P.S.U doit assumer sa responsabilité dans le regroupement de l’avant-garde révolutionnaire en s’appuyant sur une ligne politique et organisationnelle qui prendra en compte la base ouvrière qui le constitue.

Autonomie prolétarienne, prise du pouvoir, transition au communisme

Ce 2ème texte soumis à l’approbation du Congrès reprend le texte de l’AOP de la région parisienne et le texte de la même AOP sur la question syndicale. Ce texte définit l’autonomie prolétarienne et le mouvement politique de masse, ses buts et ses moyens. Il explique comment la prise de pouvoir sera l’oeuvre de l’ensemble des classes et couches sociales opprimées et exploitées rassemblées autour de la classe ouvrière et sous sa direction. Depuis un an, le PSU s’affirme de plus en plus comme partie prenante du mouvement révolutionnaire et offre un appui croissant au mouvement politique de masse. Cependant cette tendance ne fait pas l’unanimité au sein du Parti et elle n’est pas irréversible. C’est pourquoi il est important que la stratégie révolutionnaire et la société à construire fasse l’objet d’un débat au Congrès.

Tribune Socialiste n°499 – 3 juin 1971 (Supplément)

Tribune Socialiste n°499 – 3 juin 1971

Contre l’idéologie de la lumpen-intelligentzia

Dans cette Tribune Libre, Gilles Martinet fait un réquisitoire contre le manque d’analyse et de références théoriques dans les textes présentés par les A.O.P. Ces textes insistent sur la nécessité d’élaborer une stratégie à partir du mouvement réel des masses et non sur des schémas préfabriqués et font référence à certaines hypothèses de travail de Marx et Lénine. Cependant, ces textes oublient les concepts fondamentaux de ces références. Martinet,  dénonce le terrorisme intellectuel des jeunes qui ont fait des études mais qui sont aujourd’hui sans emploi et qui constituent les « déclassés » de la société bourgeoise. S’il est nécessaire de tenir compte des potentialités de ces marginaux, autre chose est de fermer les yeux sur les contradictions qui les agitent. Pour le Congrès Martinet fait 6 propositions à partir de ce constat.

Pour la progression et l’unité du Parti

Depuis le congrès de Dijon en mars 1969 le P.S.U. s’est engagé dans une entreprise difficile pour renouveler son organisation et ses modes d’intervention afin de développer les acquis de Mai-Juin 1968. Cette Tribune Libre fait le bilan des actions du Parti entre 1969 et 1971. Si se pose la question ouverte des difficultés organisationnelles du Parti il faut aller au-delà des divisions internes du bureau national. Il semble important de souligner la nécessité de mettre en place un nouveau professionnalisme pour faire face au travail de masse, aux actions ponctuelles de dimension nationale, aux activités de représentations, à l’animation des publications, à la réorganisation régionale du Parti. Les auteurs proposent un renouvellement du Bureau tant sur ses bases sociales qu’au niveau de l’organisation générale tout en maintenant l’unité du Parti dans la démocratie la plus large possible.

Les vrais problèmes

A travers cette Tribune Libre, les auteurs souhaitent fixer les problèmes du moment que le 7ème Congrès aura à résoudre. il s’agit d’examiner les perspectives politiques qui s’offrent au mouvement ouvrier afin d’analyser concrètement les tâches du courant révolutionnaire. Face à la montée de la combativité et à la tentative de constitution d’un front populaire les organisations traditionnelles n’offrent comme perspectives qu’une stratégie électoraliste. Les grèves récentes montrent que la fraction la plus combative des travailleurs refusent le front syndical commun. D’autre part, face à l’offensive capitaliste, des couches nouvelles de la population entrent en action : paysans, petits commerçants, employés, fonctionnaires, femmes et jeunes. Aussi se pose très concrètement la question des alliances de la classe ouvrière, ce que tente d’exprimer le mouvement politique de masse. Le congrès aura à résoudre les questions autour des rapports syndicats-partis et également devra se poser la question du renouveau des structures du parti pour un fonctionnement dans lequel la base puisse s’exprimer et se reconnaître au-delà des AROP.

Tribune libre de la section de Saint-Gratien

Les militants de la section de Saint-Gratien expriment  leurs inquiétudes et dénoncent le manque de démocratie au sein du Parti. Ils notent que l’idée des A.O.P. a été imposée au Conseil National de juin sans aucune discussion préalable et que les militants ne connaissent pas le fonctionnement et les buts précis des A.O.P.. Ils craignent que les pouvoirs donnés aux A.O.P. ne masquent des manipulations de certains militants dynamiques. S’ils approuvent tous les moyens de connaître le jugement des travailleurs sur la doctrine du Parti et les discussions sur les textes présentés par les A.O.P., ils refusent que ces mêmes A.O.P.aient un pouvoir de décision. Ils demandent que les A.O.P. soient définies plus précisément, qu’elles aient des attributions claires et un fonctionnent élaboré par tous.

Politiser les masses

Le Congrès de Lille devra apporter les clarifications nécessaires autour de deux questions essentielles pour le Parti. Le premier débat concerne les questions théoriques et stratégiques autour du programme de transition et des structures du parti. Le deuxième débat est celui de la politisation des masses. Tous les travailleurs en lutte n’ont pas une formation politique solide ni une conscience de classe affirmée. Le parti doit trouver les moyens de politiser les masses et de favoriser l’éclosion d’une conscience politique chez le maximum de travailleurs. Il lui faut compléter les procédés traditionnels de politisation par une méthode basée sur une étude scientifique du processus de politisation. Cette question devra être abordée au Congrès car les militants ne doivent pas seulement apporter aux travailleurs les solutions du parti mais aussi leur fournir les instruments qui leur permettront de proposer leurs propres solutions.

La question syndicale

Deux textes sont soumis à la discussion du 7ème Congrès du P.S.U par l’Assemblée Ouvriers-Paysants de la région parisienne. L’un est l’expression de l’orientation majoritaire, l’autre celle de l’orientation minoritaire. Ils abordent la question de la participation des militants politiques dans les syndicats et de la stratégie d’action à mettre en place. Le syndicat, malgré toutes les contradictions qu’il engendre, est à la fois l’outil indispensable des travailleurs dans leur lutte quotidienne et aussi la première forme d’organisation revendicative. Les militants « révolutionnaires » ou plus avancés dans une réflexion politique globale doivent donc être présents dans les syndicats pour donner un contenu politique aux revendications et imposer des formes de décisions collectives qui amèneront à l’exercice de la démocratie prolétarienne de masse.

Tribune Socialiste n°498 – 27 mai 1971 (supplément)

Tribune Socialiste n°498 – 27 mai 1971

Planification et autogestion

La combinaison du contrôle ouvrier et de la lutte revendicative est une nécessité tout comme l’autogestion et la planification. L’autogestion est l’abolition non seulement de la propriété privée des moyens de production mais aussi de la Direction Générale sinon on n’aboutit en fait qu’à une forme de cogestion. Ce sera une conception totalement différente de la hiérarchie avec une élection des cadres choisis pour leurs compétences et sans rôle disciplinaire et qui devront rendre des comptes ; une rotation des cadres sera nécessaire. Le rôle des syndicats, du Parti et des Conseils devra être pensé au travers de la démocratie directe et de la démocratie représentative. La planification sera un outil indispensable pour ajuster la production et l’organiser en fonction des besoins.

Transformation du Mouvement Ouvrier

La situation actuelle est caractérisée par une crise générale de l’ensemble des organisations politiques ou syndicales du mouvement ouvrier. Ceci se traduit par la rupture avec les stratégies réformistes et une interrogation sur la pratique syndicale. La tâche des militants révolutionnaires est d’abord de travailler à la mise en mouvement de la combativité par les actions à la base et de favoriser l’avancée de la conscience politique. Loin d’opposer Partis et syndicats, les militants du P.S.U doivent s’inscrire dans la recherche de l’efficacité pour la formation d’un Parti révolutionnaire pour permettre le renversement de la bourgeoisie et participer à la transformation du mouvement ouvrier.

les perspectives du courant révolutionnaire

Un courant révolutionnaire se dessine aujourd’hui dans les mouvements sociaux de plus en plus nombreux. Celui-ci ne peut être réduit aux seules organisations de l’extrême gauche mais s’exprime aussi par l’activité de militants syndicalistes et d’inorganisés. Ce mouvement s’étend à de nouveaux secteurs de la classe ouvrière, de la paysannerie et de la jeunesse sur la base d’un rejet de plus en plus net du mode de vivre et de travailler propre au système capitaliste. Il manifeste un attachement croissant aux formes de la démocratie de base. La campagne systématique et violente du P.C.F. contre ce courant révolutionnaire engage le Parti à organiser les contre-offensives politiques. Un débat sur des idées forces qui peuvent rassembler le courant révolutionnaire et sur une organisation nouvelle du parti à construire est proposé au Congrès.