Autogestion : l’expérience Yougoslave
L’expérience yougoslave est particulièrement intéressante car la Yougoslavie est le seul pays où les principes de l’autogestion aient été appliqués sur une grande échelle. Jusqu’à la rupture de 1948 avec Staline, la Yougoslavie est gérée selon les règles en vigueur en U.R.S.S. : planification centralisée et autoritaire, gestion administrative des entreprises par des directeurs nommés par l’Etat, collectivisation forcée de l’agriculture. Le retrait de l’aide soviétique et l’interruption des relations commerciales avec le bloc socialiste provoquent de graves difficultés économiques. Pour y remédier Tito décide d’instaurer l’autogestion dans les entreprises, dans la gestion des communes, des écoles, du logement, de la santé et de la culture. Après sa mise en place, on s’aperçoit que la mise en place de l’autogestion est difficile. Le système yougoslave combine l’autogestion et le libre jeu des lois du marché et peut être décrit comme un système capitaliste dont les unités de base seraient des coopératives ouvrières de production. Il serait souhaitable que les choix pour l’économie nationale soient pris au sein du Parti d’un type nouveau qui associe les masses à ses débats et soumet son activité au contrôle et à la critique de celles-ci.
La Conférence de Versailles sur l’Indochine
La Conférence de Versailles pour la paix et l’indépendance des peuples d’Indochine s’est tenue du 11 au 13 Février 1972. Le PSU avait refusé de participer à son organisation à cause de l’exclusive maintenue contre le Front de Solidarité Indochine (FSI) par le PCF. Il était cependant représenté par les délégués de Versailles qui ont toujours participé à la « Conférence de Stockholm », co-organisatrice de l’Assemblée de Paris. Nombreux et divers étaient les pays représentés à cette conférence. Le point le plus délicat de l’Assemblée a été posé par le Cambodge et par l’attitude très ferme du Ministre du gouvernement royal d’Union nationale du Cambodge (G.R.U.N.C), dirigé par Norodum Sihanouk. Dans son discours, le délégué khmer a dénoncé l’attitude des soviétiques qui n’ont pas apporté leur reconnaissance au G.R.U.N.C. La résolution finale, après avoir réclamé une nouvelle fois et à l’unanimité la fin de la guerre et le retrait total des troupes U.S., a affirmé son soutien aux cinq points de N.Sihanouk proclamés le 23 mars 1970 déclarant que le seul gouvernement légal qui représente le Cambodge est bien le G.R.U.N.C. Le PSU s’engage à réclamer au gouvernement français la reconnaissance de celui-ci.
Critique socialiste n° 06
Cote : CRIT. SOC.
– Critique du traité d’économie marxiste du P.C.F. : nationalisations, entreprises, état, Philippe BRACHET – Lénine sur la question nationale et sur les Etats-Unis socialistes d’Europe, Pierre NAVILLE – Sur les bases objectives du révisionnisme en France, E. TERRAY – Bolivie : la longue marche vers la Révolution, Erick PESSIOT – Le Chili, son histoire et l’Unité Populaire, Pierre DELAIN
Philippe Brachet, Pierre Naville, Emmanuel Terray, Erick Pressiot, Pierre Delan
06
Janvier – Février 1972
24 x 18 cm, 80 p.
Syros
Les problèmes de l’emploi
Cote : PSU-DOC
Série Dossier militant 1/LE DEVELOPPEMENT DE L' »ARMEE DE RESERVE » ET DE LA MENACE DU CHOMAGE EST UN IMPERATIF CONSTANT DU CAPITALISME. A – le développement du capitalisme est parallèle à celui de l’armée de réserve. B – la grande crise de 1929 n’est résolue que par la guerre ; la reconstruction entretient les illusions sur le « plein emploi ». C – l’internationalisation accélérée des échanges et de la production entraîne l’abandon du dogme du « plein emploi » au profit de la recette du « volant de chômage ». D – la stratégie du patronat et de l’Etat en 1972. 2/ COMMENT LE DEVELOPPEMENT DE L’ARMEE DE RESERVE ET DU CHOMAGE MORCELLE LA CLASSE OUVRIERE ? QUI EST TOUCHE D’ABORD PAR LA CRISE ? SELON : A – les branches industrielles. B – les régions. C – la qualification . D – l’âge : les jeunes. E – le sexe : les femmes. F – la nationalité : les travailleurs immigrés. G – le statut : les travailleurs intérimaires. 3/ LA RIPOSTE DU MOUVEMENT OUVRIER. A- Critique des politiques syndicales traditionnelles. B- Comment lutter ? C- Les objectifs de la lutte. D- Les propositions immédiates.
031 / 032 / 033
1972 – 15 janvier, 1er et 15 février
29,5 x 21 cm, 32 p.
Au Vietnam, le peuple décide
Au Vietnam, le peuple décide de son sort. La lutte du peuple vietnamien est la démonstration des possibilités d’un peuple résolu, en marche vers la liberté. L’échec de la vietnamisation qui envisageait de retirer les troupes américaines du sol vietnamien tout en gardant une présence économique et politique par l’intermédiaire du gouvernement de Saïgon, est avant tout celui de l’impérialisme. Quand une force extérieure est trop faible pour préserver sa domination directe, elle cherche des alliés dans la bourgeoisie locale. Sur le plan diplomatique, Nixon cherche à gagner du temps en se rendant en Chine. De ce voyage à Pékin, Nixon entend faire reconnaître un rapport de forces et aboutir, sur cette base, à un partage provisoire du monde. Devant ces manoeuvres diplomatiques et politiques nous ne devons pas hésiter à informer et à démasquer les mensonges les plus éhontés de l’administration Nixon. La réunion internationale, à l’initiative de la Conférence de Stockholm, doit être l’occasion pour tous les amis du peuple vietnamien de confronter leurs expériences et de coordonner leurs efforts pour la paix.
Nationalisations et révolution
Cote : PSU-DOC
Série Programme I – LES NATIONALISATIONS ET LES IMPERATIFS DU DEVELOPPEMENT CAPITALISTE A – de tous temps l’Etat de la bourgeoisie est intervenu pour organiser et orienter l’activité économique. B – le passage du capitalisme concurrentiel au capitalisme monopoliste l’a conduit à renforcer et à diversifier ses formes d’intervention en recourant par exemple aux nationalisations. C – avec l’internationalisation des échanges et de la production, ces formes traditionnelles d’intervention entrent en contradiction avec les exigences du développement capitaliste. Il – QUEL TYPE DE REPONSE LE MOUVEMENT OUVRIER PEUT-IL APPORTER A CETTE STRATEGIE DU CAPITALISME ? A – les réponses réformistes : . rappel historique sur les grandes vagues de nationalisations (1936-1945) . les programmes du P.C.F. et du P.S. B – la réponse du mouvement révolutionnaire : . la critique du réformisme . nationalisations et révolution.
029 / 030
1972 – 15 décembre 1971 et 1er janvier
29,5 x 21 cm, 20 p.
La crise du système monétaire capitaliste
Cote : PSU-DOC
Série Connaissance de l’économie capitaliste 1 – Qu’est-ce qu’un » Système monétaire international” 2 – Comment fonctionnait le SMI avant la crise ? 3 – En quoi consiste la crise ? 4 – Quelles sont ses conséquences possibles ? 5 – Quelles sont ses causes profondes ? 6 – Y a-t-il une solution capitaliste ? 7 – La politique du gouvernement français. 8 – La riposte du mouvement révolutionnaire. ANNEXES : a) chronologie sommaire, b) petit lexique c) schéma de discussion
027 / 028
1971 – 15 nov / 1er déc
29,5 x 21 cm, 16 p.
Interview d’un membre du Gouvernement Révolutionnaire Provisoire
Un des membres du Gouvernement Révolutionnaire Provisoire du Sud-Vietnam affirme que la politique de Nixon ne lui a pas apporté les résultats escomptés tant sur le plan militaire, que politique ou sur celui de l’économie du régime de Saigon. C’est un échec total qui n’intimide pas les Vietnamiens qui sont plus résolus que jamais à mener une lutte patriotique jusqu’à la victoire. Le maintien de Thieu au pouvoir est une farce électorale qui ne saurait masquer les intentions de Nixon ou tromper l’opinion publique américaine et mondiale. Le plan de paix du Gouvernement Révolutionnaire Provisoire du Sud-Vietnam préconise la formation d’un régime démocratique et exige avant tout le retrait inconditionnel des troupes américaines. Les Etats-Unis doivent mettre fin au soutien du groupe belliciste Nguyen Van Thieu qu’ils ont mis sur pied. Une nouvelle administration, représentant toutes les forces politiques et religieuses favorables à l’indépendance, à la neutralité et à la paix doit être mise en place à Saigon. Les peuples d’Indochine luttent actuellement sur un front commun contre un ennemi commun mais nos peuples sont résolus à fortifier leur union et intensifier ensemble leurs luttes.
La Police dans la lutte de classes
Cote : PSU-DOC
Série Classes sociales I – LA POLICE DANS LA LUTTE DES CLASSES 1) La police instrument de la domination de classe : – la fonction répressive dans l’Etat capitaliste – variation du rôle de la police selon l’intensité de la lutte des classes. 2) Les policiers et la crise de l’appareil d’Etat – historique des contradictions au sein de l’appareil policier – le mouvement révolutionnaire et la police II – EFFECTIFS ET ORGANIGRAMME III – DOCUMENTS IV – BIBLIOGRAPHIE V – ( en encart ) : QUELQUES CONSEILS AUX MILITANTS
Roger Barralis
024 / 025
1971 – 1er et 15 oct.
29,5 x 21 cm, 16 p.