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Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Tribune Socialiste n°595 – 7 novembre 1973

Tribune Socialiste n°594 – 31 octobre 1973

Critique socialiste n° 15

Cote : CRIT. SOC.

– Serge Mallet n’est plus – Autogestion et grèves en Yougoslavie, P. Naville – La crise de la magistrature : une prise de conscience politique, . Serène – Le cadre spatial de l’animation, P. Beileville – A propos du Parti Socialiste, R. Chapuis – Comité de liaison pour l’autogestion socialiste : 14 thèses sur l’autogestion – Remarques critiques sur « le Marché Commun contre l’Europe », B. Levadoux Réponse à Bernard Levadoux, D. Lenègre et B. Jaumont – Les vicissitudes de l’hégémonie américaine, A. Faire et f~P. Sebord – Développement des firmes multinationales et évolution du régime capitaliste, B. Jaumont

P. Naville, J. Serène, P. Belleville, R. Chapuis, B. Levadoux, D. Lenègre et B. Jaumont, A. Faire et J.P. Sebord, B. Jaumont
15
Octobre – Novembre 1973
24 x 18 cm, 80 p.
Syros

Tribune Socialiste n°593 – 24 octobre 1973

Questions à Louis Althusser

A la suite de la publication de l’ouvrage de Louis Althusser en réponse à John Lewis, Tribune Socialiste fait la critique de cet ouvrage. Il est reproché à Louis Althusser de ne pas suffisamment développer ce qu’il appelle « l’économisme ». Il n’est pas question de faire un faux procès à Althusser mais simplement de dire que « l’économisme » s’est inscrit au XIXème siècle en Europe dans une phase précise de la lutte des classes dont on ne peut l’extraire sans en faire un concept idéaliste. En revanche, il expose plus longuement la question de la pluralité des options politiques, des chemins d’avenir en société socialiste et de leur coexistence dans le cadre d’un pouvoir socialiste démocratique. Malgré tout, le livre refermé, il reste un arrière-goût de bottes que trainent derrière eux les pouvoirs socialistes.

Télé, un écran de fumée

Les déclarations d’Arthur Conte PDG de l’ORTF, ne sont qu’un écran de fumée dans le monde de la télé en proie à un conflit qui couve depuis plusieurs mois. Le conflit entre Arthur Conte et son ministre de tutelle, Philippe Malaud a éclaté au grand jour. Arthur Conte dénonce les pressions et les interventions politiques sur les journalistes, il accuse le gouvernement de vouloir licencier le personnel pour résoudre les problèmes financiers inhérents à l’ORTF. Il dénonce le chantage financier qui couvre une privatisation souhaitée. Philippe Malaud, de son côté,  travaille depuis plusieurs mois à un projet visant à confier France-Inter et une chaîne TV à la gestion privée financée par la publicité pour aboutir au final à une chaîne de TV publicitaire, une chaîne culturelle et une chaîne régionale financée par la publicité locale. Sa philosophie est celle de la décentralisation et de la rentabilité avant tout. Qui des deux sortira vainqueur de ce conflit ? Quelle est la stratégie réelle d’Arthur Conte ?

Tribune Socialiste n°592 – 17 octobre 1973

Développement des firmes multinationales et évolution du régime capitaliste

Le développement des multinationales constitue un phénomène récent qui bouleverse complètement l’analyse du capitalisme. La crise monétaire traduit dans une très large mesure l’inadaptation du système monétaire aux nouvelles structures du capitalisme. Les États ne peuvent plus assurer aux entreprises nationales les meilleures conditions pour affronter la concurrence avec ces multinationales. Il semble nécessaire de dégager avant tout des objectifs politiques pour tenter de faire échec à cette nouvelle économie mondiale.

Projet d’appel aux organisations du C.L.A.S.

Un projet d’appel aux organisations qui ont fondé le C.L.A.S (Comité de liaison pour l’action socialiste) avec le PSU sera soumis à tous les adhérents du parti, en vue de sa proclamation par le Conseil National de novembre 1973. Le PSU se déclare résolu, dès aujourd’hui, à s’ouvrir à tous ceux qui sont prêts à participer directement au combat commun, en particulier aux militants des CIC, de l’AMR et d’Objectif Socialiste au travers du C.L.A.S. Ce regroupement, sur la base révolutionnaire de l’autogestion socialiste, apportera au PSU le renfort de militants formés et expérimentés. Il affirmera, par les actes, la volonté, d’ouverture du parti. Le PSU, tel qu’il est, n’est pas un but en soi. Il ne forme qu’un noyau de l’organisation révolutionnaire et autogestionnaire de demain. Tous les militants qui veulent s’associer directement à notre action ont leur place parmi nous pour le transformer en une force politique capable de jouer un rôle important et offensif au sein du mouvement ouvrier.

Rapport politique du Bureau National

Couverture TS N°591, 10 Octobre 1973Ce rapport politique a été écrit par le Bureau National pour le Conseil National des 23 et 25 Novembre 1973 après les élections législatives de 1973 et le Congrès de Toulouse. Il fait le point sur les orientations politiques du PSU depuis ce congrès : élections, luttes populaires et enjeux nouveaux du mouvement ouvrier. Après les échos soulevés par le manifeste « Contrôler aujourd’hui pour décider demain » et la naissance du Comité de Liaison pour l’Autogestion Socialiste (C.LA.S) le parti est maintenant doté d’un axe stratégique de lutte, le contrôle populaire, et d’un objectif qui est celui de la construction de l’unité populaire. Le Bureau national note que l’objectif central qui s’impose au mouvement ouvrier est l’amélioration du rapport de forces à son profit. L’outil principal de ce renforcement est la stratégie de contrôle ouvrier et populaire inscrite dans la perspective de l’autogestion socialiste. Cela suppose la consolidation de cette stratégie par des victoires partielles aussi bien sur le plan social que politique et institutionnel. Les deux annexes explicitent les concepts de force politique autogestionnaire et de contrôle ouvrier et populaire.

Tribune Socialiste n°591 – 10 octobre 1973

Conseil National, contribution au débat

Cette contribution, préparatoire aux débats du Conseil National du PSU des 23 et 25 Novembre 1973, est un texte de réflexion sur les propositions du rapport politique du Bureau National par les camarades de la Direction Politique Nationale élus sur le courant « vers le communisme ». Il y a encore quelques mois, la stratégie d’unité ouvrière – unité populaire, développée par ce courant, s’appuyait sur des conflits isolés, aujourd’hui, après Lip, Noguères, Cerizay, Fos, après les grèves d’immigrés, après le Larzac, cette stratégie est devenue une réalité sociale avec laquelle la bourgeoisie doit compter. Refusant le mythe autogestionnaire, ce courant met l’accent sur la priorité de la lutte contre l’idéologie technocratique. Après une analyse de ce qui change dans le capitalisme et les conclusions à tirer pour les mouvements de luttes, il apparaît qu’il faille, plutôt, lier cette stratégie à la construction d’une organisation révolutionnaire centralisant politiquement les luttes d’aujourd’hui dans la perspective de la conquête du pouvoir d’Etat.

Tribune Socialiste n°590 – 3 octobre 1973

Tribune Socialiste n°589 – 25 septembre 1973

Tribune Socialiste n°589 – 25 septembre 1973 (supplément)

Tribune Socialiste n°588 – 20 septembre 1973

Tribune Socialiste n°587 – 12 septembre 1973

Tribune Socialiste n°586 – 5 septembre 1973

Larzac, plus jamais de Versaillais

Au Larzac, les paysans ne seront plus jamais des Versaillais. Dans un esprit révolutionnaire, les paysans refusent les décisions de l’Assemblée et sont contre l’implantation de terrains militaires sur l’emplacement des terres agricoles. Ils étaient peut-être 100 000 venus, de Bretagne, du Jura, de l’Est, d’Occitanie, de partout en France et à l’étranger, à la grande rencontre organisée au « Raja del Gorp », amphithéâtre de 5 à 6 Hectares. La présence la plus remarquée dans ce rassemblement est celle des ouvriers de Lip. Bernard Lambert a donné le ton de cette rencontre en soulignant le mariage des ouvriers et des paysans. Les ouvriers de Lip et les paysans du Larzac refusent d’être les jouets de décisions scandaleuses et de voir leur sort réglé par des technocrates lointains. La démonstration est faite, car désormais paysans et ouvriers non seulement se comprennent mais parlent le même langage. C’est la naissance de l’organisation des paysans-travailleurs, d’une organisation syndicale de classse, ouvertement anti-capitaliste en milieu agricole. C’est aussi la création d’un réseau de liaison pour organiser la lutte et la réflexion.

Tribune Socialiste n°585 – 8 août 1973 (supplément)

Tribune Socialiste n°585 – 8 août 1973

Tribune Socialiste n°584 – 4 juillet 1973

Tribune Socialiste n°583 – 27 juin 1973

Le recrutement

Cote : PSU-DOC

(Fiche militante – vie et animation du Parti) – Comprendre nos erreurs du passé en matière de recrutement – Saisir la situation d’aujourd’hui – Se donner des moyens pratiques

051
1973 – 30 juin
21 x 29,7 cm, 8 p.

HLM vers la privatisation…

Cote : PSU-DOC

Série Dossier militant 1. Où en sont les HLM dans un contexte de “velléités réformatrices” : la crise est arrivée au point de rupture 2. Les projets de transformation en OPAC 3. Une politique cohérente qui appelle une riposte cohérente Annexe : Projet de tract

049
1973 – 30 juin
29,7 x 21 cm, 8 p.

Perspectives autogestionnaires

Après le congrès de la CFDT et les initiatives du Comité de Liaison pour l’autogestion socialiste, André Jeanson, fait le point sur les perspectives autogestionnaires abordées lors de ce 36ème congrès. La CFDT veut préciser sa place dans le courant socialiste autogestionnaire et le rôle qu’elle entend y jouer, et préciser quel sera la nature de ses contacts avec les formations politiques et toutes les organisations qui ont pris l’autogestion comme thème d’action. La CFDT a pris l’initiative de lancer un comité permanent pour organiser plusieurs colloques sur l’autogestion. La démarche du C.L.A.S. est d’inventer autre chose qu’un parti politique traditionnel. Il s’agit plutôt d’inventer un mouvement politique qui serait autogestionnaire dans ses structures, son style d’action, dans les types de liens qu’il essaye de construire avec des organisations qui ne sont pas directement politiques. Il s’agit de construire un mouvement au sein duquel chacun pourra conserver sa spécificité, syndicale, politique ou culturelle et où puissent s’exprimer les différents aspects d’un même combat.

Tribune Socialiste n°582 – 14 juin 1973

Par les luttes, pour l’autogestion

Le 36ème Congrès de la C.F.D.T. a apporté sa contribution au courant pour l’autogestion socialiste qui s’ébauche. S’il les débats laissent malgré tout un goût d’inachevé, il n’en demeure pas moins qu’à partir du projet de société défini lors du précédent congrès, il a défini les modes d’action, les revendications et la stratégie de la centrale. Les débats ont été un échange d’expériences et d’analyses pour permettre de définir une politique revendicative en fonction d’objectifs intermédiaires entre un projet de société et la réalité. Lors de la résolution générale, la question de la transition et des comités de grève ont été âprement discutés. Ce n’est que si l’ensemble de ceux qui croient que le socialisme sera autogestionnaire qu’il sera possible de créer une force politique capable d’organiser ce courant et de préciser son contenu. C’est dans la compréhension de ces questions par les délégués, leur prise en charge par l’ensemble de l’organisation, leur traduction sur le plan des luttes sociales, leur avancée dans la prise de conscience de l’ensemble des travailleurs que se situent les véritables enjeux.

Tribune Socialiste n°581 – 6 juin 1973

La famine en Afrique

La famine en Afrique occidentale est la conséquence d’une stratégie colonialiste organisée qui profite du silence des Africains car ils se sentent responsables. Cette famine est le résultat d’une économie dominée par quelques privilégiés. Les coopératives et les offices d’Etat sont devenus les nouvelles structures d’exploitation des paysans pour la plupart analphabètes et donc incapables de contrôler et de participer au pouvoir.  Les intérêts étrangers et la minorité urbaine, commerce et industries, professions libérales et surtout fonction publique prélèvent une part excessive d’un revenu national très modeste, ce qui ne permet pas d’envisager des investissements productifs pour l’agriculture et l’industrie.
Au-delà des conditions d’exploitation de l’Afrique, René Dumont montre la faillite du système de consommation et de production qui engendreront à terme la destruction des richesses naturelles par la pollution, l’épuisement des sources énergétiques, la dégradation des sols. La solidarité s’impose à l’échelle de la planète en vue de réduire les inégalités et il faut organiser l’économie mondiale sur la base d’une allocation centralisée des ressources rares sous peine de les voir disparaître.