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tribune
socialiste

Centre
Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Coupures de presse mouvements paysans

Cote : THO-MI-4

Juin / septembre et Octobre / décembre 1974 Janvier / juin et Juillet / décembre 1975 Janvier / mars 1976 2003

1974 – 1975 – 1976 – 2003

AUTOGESTION ?

Cote : Outil

INTRODUCTION La naissance du courant socialiste autogestionnaire. L’autogestion, une idée déjà ancienne. Comment l’idée d’autogestion est-elle revenue au premier plan? 1. L’évolution des luttes ouvrières a) Nouveaux objectifs b) Nouvelles formes de lutte c) Nouvelles formes de démocratie ouvrière 2. Le conflit avec le PCF et la CGT a) Sur le plan des objectifs et du programme b) Sur le plan des formes de lutte c) Sur le plan des formes d’organisation 3. Le courant autogestionnaire, tentative pour trouver une troisième voie. PREMIERS PARTIE : L’AUTOGESTION COMME PROGRAMME 1. Au niveau de l’entreprise 2. Au niveau de l’ensemble de l’économie 3. Au niveau de la société dans son ensemble 4. Sur le plan international 5. Conclusions DEUXIEME PARTIE : L’AUTOGESTION COMME STRATEGIE 1. Comment s’effectuera la conquête du pouvoir politique? 2. Comment préparer dès aujourd’hui cette conquête du pouvoir politique? a) Au niveau des luttes d’entreprise . b) En ce qui concerne la fusion des luttes ouvrières et des luttes populaires c) Sur le plan international 3. Conclusions TROISIEME PARTIE i L’AUTOGESTION COMME PRINCIPE D’ORGANISATION 1. Le syndicat et les organisations politiques 2. Le syndicat et les travailleurs non syndiqués CONCLUSIONS GENERALES ANNEXES 1. L’autogestion en Yougoslavie 2, L’organisation de la production en Chine

14 Supplément
1974
25 x 17,5 cm, 74 p.

Alternative non violente

Cote : REVUES. ALTERN NON VIOL

Du numéro 3 (1974) au numéro 34 (1979) Manquent : 11 et 26

1974 – 1975 – 1976 – 1977 – 1978 – 1979

Critique socialiste n° 19 – Frontière. Actualité du socialisme

Cote : CRIT. SOC.

Un numéro commun Frontière Critique socialiste CRITIQUE SOCIALISTE RÉPOND A 4 QUESTIONS DE FRONTIÈRE 6 Le PS.U. a toujours reconnu la nécessité de construire un parti de masse révolutionnaire. Pendant longtemps il a cherché les conditions de sa création en marge de ce qu’il appelait les organisations traditionnelles. Qu’en pense-t-il aujourd’hui ? 12 Il existe depuis quelques années un courant idéologique qui privilégie les facteurs culturels au détriment des rapports de production… A différentes reprises, vous nous avez semble influencé par ce courant. Comment le jugez-vous réellement ? 16 On voit se développer le thème selon lequel les nationalisations perdent de leur intérêt, compte tenu du rôle sans cesse accru des sociétés multinationales. Que pensez-vous de cette thèse ? 22 Le PSU a longtemps opposé à la stratégie de l’union de la gauche celle d’une unité populaire… N’avez-vous pas privilégié certaines formes d’action au détriment d’autres… ? FRONTIÈRE RÉPOND A 4 QUESTIONS DE CRITIQUE SOCIALISTE 28 Accélérer la croissance actuelle afin d’améliorer le niveau de vie des plus démunis, ou redéfinir les objectifs et les méthodes de la croissance ? 32 … Comment peut-on dire que le programme commun ouvre la voie à l’autogestion ? 38 … La transition au socialisme ne doit-elle pas conduire à mener de pair le dépérissement des anciennes formes représentatives (de style parlementaire) et l’apparition de nouvelles formes de pouvoir démocratiques (à travers la volonté de contrôle). 42 De nombreux militants pensent qu’une victoire électorale des forces de gauche ne pourra porter véritablement ses fruits que si elle est accompagnée d’un puissant mouvement populaire. Sur quelles base sociales ce mouvement doit-il s’appuyer … ? Il existe un “supplément n°5 aux n° 17, 18, 19 de Critique socialiste”. Format 21 x 29,7 68 pages Septembre-octobre 1974 – Bureaucratie ou autogestion. Débats avec C. Castoriadis et E. Enriquez – La formation des intellectuels. Texte inédit d’Antonio Gramsci

19
1974
25 x 18 cm, 64 p.
Syros

ACTION

Cote : ACTION

Numéros 1 à 46 sauf 41, 42, 43 Ce journal a été réalisé avec le soutien de l’UNEF, du mouvement du 22 mars (Nanterre) et des comités d’Action Lycéens (CAL) et du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESup) Période : 7 mai 1968 au 9 juin 1969 + 2 numéros de “20 mai” (Comités pour le contrôle ouvrier et l’autogestion socialiste. Journal des comités d’action de la région parisienne ; supplément à Action n° 10). Une boite de doubles à la cave.

1968, 1969, 1974

Les luttes de classes en URSS. 1ère période 1917-1923

Cote : BETT

Entre 1917 et aujourd’hui, la Russie soviétique a connu de gigantesques transformations qui en font une réalité toute autre que celle de la Russie de 1917; très profondément différente, aussi, de ce à quoi aspiraient les révolutionnaires de cette époque. Au terme d’une observation et d’une recherche de dizaines d’années, Charles Bettelheim tente de définir la nature des transformations qui se sont opérées au fil des ans, et celle des forces sociales qui les ont « impulsées ». Un tel effort d’analyse est en effet indispensable à toute compréhension véritable de ce qu’est actuellement devenue l’Union soviétique et du rôle effectif qu’elle joue sur la scène mondiale. Le présent volume cherche à mettre en lumière la portée, les limites et les conditions historiques des transformations sociales qui ont eu lieu en Russie entre 1917 et 1923 ; préalable nécessaire à l’analyse des transformations ultérieures. Un aspect essentiel de ce travail (qui, comme son ampleur, en fait une entreprise remarquablement inédite) est la volonté de l’auteur de rompre avec les interprétations subjectivistes courantes présentant l’histoire de l’U.R.S.S. comme si elle n’était que le résultat des décisions d’un parti, ou des idées et desseins d’un seul homme. La place centrale est ici occupée par l’analyse d’un procès objectif, animé par le mouvement des contradictions, au premier chef par la lutte de classes. Ainsi surgit une vision radicalement renouvelée de la Révolution russe et de ses effets proches et lointains, fruit de la première analyse marxiste d’ensemble de l’histoire et des réalités soviétiques.

BETTELHEIM Charles
1974
209,5 x 14 cm, 524
Seuil/Maspero

La sérigraphie

Cote : PSU-DOC

(Fiche militante : les moyens d’intervention) – Principe – Matériel – Clichage – Tirage – Séchage – Entretien du matériel – Le coin du juriste

061
1974 – Avril/mai
29,7 x 21 cm, 12 p.

Tribune Socialiste n°615 – 20 avril 1974

Présidentielles

« Questions à Jean Le Garrec »

Pour les présidentielles, il y avait deux choix possibles, et dans le Parti, le débat a été vif entre ceux qui préconisaient le soutien à la candidature unique de la gauche et ceux qui auraient préféré que le PSU fasse campagne au premier tour pour son propre candidat — qui en l’occurrence aurait pu être Charles Piaget. La candidature unique de la gauche a une signification qui dépasse largement les personnes. C’est le signe que, pour la première fois, la gauche se bat dans l’unité de toutes ses composantes politiques et syndicales. C’est un axe stratégique fort qui permet de ne pas dénaturer, par un score électoral faible, la force politique dont le PSU et le courant autogestionnaire sont l’expression. Ce soutien apporté à François Mitterrand n’implique cependant en rien l’abandon des thèmes, des luttes, et des explications propres au PSU. Le Parti se mobilisera pour assurer la force du courant autogestionnaire et la position unitaire du parti le permettra de façon absolument inattaquable.

Présidentielles, résolution du Conseil National

Couverture Tribune Socialiste N°615, 20-26 Avril 1976Pour les présidentielles, la résolution du Conseil national confirme les orientations de la Direction Politique et valide le soutien et l’engagement du PSU à la candidature unique pour la gauche de François Mitterrand. Ce soutien ne nie pas pour autant, les engagements pris par le PSU  lors du Manifeste de Toulouse ou au cours des luttes récentes aux côtés des travailleurs. Robert Chapuis affirme d’ailleurs dans son éditorial que « Plus que jamais, le PSU développera ses propositions, qui ne sont pas celles du Programme commun. Plus que jamais, le PSU posera les questions sur la nature du pouvoir, l’organisation de la société… ». Le Conseil National réaffirme qu’il n’entend pas abandonner la bataille pour le socialisme autogestionnaire afin que les travailleurs de ce pays aient les moyens de desserrer l’étau où le capitalisme les enferme. Le P.S.U. fera tout demain pour que leur espoir ne soit pas trompé.

Tribune Socialiste n°614 – 13 avril 1974

Le Choix du PSU

« La victoire est possible – Travaux de la DPN du 7 Avril 1974 »

Le choix du PSU pour un candidat unique aux élections présidentielles peut ouvrir la voie au socialisme autogestionnaire selon l’Éditorial de Robert Chapuis, appuyé par Michel Rocard qui affirme qu’il faut tout faire pour la victoire de la gauche et pour que cette victoire ouvre les perspectives les plus larges possibles pour la classe ouvrière. La Direction Politique réunie le 7 avril, suite à la disparition brutale du Président Pompidou, mobilise les militants pour la campagne électorale qui sera courte et non prévue. La gauche ne pourra gagner que si un candidat unique la représente et permet l’expression des divers courants, notamment celui du socialisme autogestionnaire. La Direction Politique pense que François Mitterrand peut être ce candidat, non pas en tant que leader d’un parti, mais parce que les circonstances le mettent aujourd’hui en situation de permettre l’expression des différents courants. Il appartiendra au Conseil National qui se réunira le 15 avril prochain d’en décider.

Tribune Socialiste n°613 – 4 avril 1974

La presse à la botte

On assiste actuellement à une volonté accrue du pouvoir de mettre la presse et l’ensemble des moyens d’information à son service.  Le projet de réforme de l’O.R.T.F. en est un des exemples. La toute nouvelle « Délégation à l’information » doit devenir une véritable agence de presse gouvernementale. La crise récente de l’Agence France Presse a rappelé la précarité de son indépendance, sa fragilité et sa vulnérabilité aux pressions gouvernementales. Compte tenu de l’importance de cette source d’informations pour les journaux, l’indépendance de l’A.F.P. doit être pourtant un principe absolu. La privatisation des moyens de production des émissions télévisées et de radio et de tous les procédés de télécommunications ajouté au monopole de l’Etat quant à leurs diffusions préparent le lit des privatisations à venir comme cela a été fait pour les autoroutes. C’est pour faire face à cette aggravation de la situation que le PSU entend faire de la lutte pour libérer l’information un thème majeur de la lutte politique. La dernière DPN du PSU a adopté des propositions d’action dans ce secteur névralgique avec un souci de l’unité la plus large.

Tribune Socialiste n°612 – 28 mars 1974

Sur le débat PC-PSU

Couverture TS N°612Depuis plusieurs semaines un débat entre le PC (Parti Communiste) et le PSU s’est instauré. S’il n’y a pas d’accord stratégique envisageable, il est apparu que pour faire face à la politique réactionnaire du pouvoir les deux organisations ont défini de part et d’autre des objectifs concrets d’action et que des convergences entre elles se manifestent. On peut penser que l’unité d’action offensive, sur une base populaire, a fait de grands pas. Un accord, même limité entre le PCF et le PSU, sur un certain nombre d’objectifs communs contribuerait à une mobilisation populaire, manifesterait une étape nouvelle dans la prise de conscience des masses, enfin, ouvrirait au socialisme une chance de réalisation supplémentaire. Robert Chapuis insiste sur le fait qu’il ne faut pas seulement s’en tenir sur des accords entre partis mais y associer les organisations syndicales qui doivent être parties prenantes de l’unité d’action. A travers ce débat s’ébauche la contre-offensive des forces populaires pour faire face aux échéances sociales et politiques.

Tribune Socialiste n°611 (supplément) – 23 mars 1974

L’hydre bancaire

Aujourd’hui la banque est présente partout, l’hydre bancaire, finance les installations de production, soutient les constructions, facilite les exportations, et accélère la consommation. Elle est associée au patronat industriel et détermine le cadre dans lequel nous vivons. Le crédit est le nerf du capitalisme à son stade le plus avancé. Les réformes de 1966-1967 de Debré, puis de Giscarsd, ont débarrassé la machine bancaire des vieilles entraves. Il n’y a plus de distinction nette entre banques de dépôt et banques d’affaires, plus de limitation à la création de guichets. Les personnels des banques subit les adaptations de l’outil de travail : informatique, bouleversements continuels des méthodes de travail. Ce personnel est jeune avec un niveau d’études généralement assez bas et la profession est très féminisée peu rémunérée et sans réelle perspective d’évolution de carrière. C’est dans ce contexte que démarre le premier conflit à la Banque de France et s’étend à tout le secteur bancaire. Les revendications sont principalement sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail et la sécurité dans les agences. Les travailleurs sont aujourd’hui de plain-pied dans la lutte des classes. Il s’agit d’une lutte décisive par laquelle sont concernés, au-delà du secteur bancaire, des millions de travailleurs.

Tribune Socialiste n°611 – 21 mars 1974

Sortir la gauche de l’immobilisme

Couverture Tribune Socialiste N°611, 21-27 Mars 1974Sortir la gauche de l’immobilisme n’est possible que sur la base du développement d’une réelle unité populaire sur des bases offensives. Sans proposition d’actions le mouvement ouvrier restera une force d’opposition et non d’alternative au pouvoir. Aussi la Direction Politique Nationale a élaboré une plate-forme d’objectifs d’actions dont le PSU est prêt à débattre avec l’ensemble des organisations politiques et syndicales du mouvement ouvrier. Les propositions d’actions se situent sur le terrain de la production, tiennent compte des incidences de la crise de l’énergie sur le cadre de vie  et concerne plus particulièrement les jeunes et l’emploi.

Tribune Socialiste n°610 – 14 mars 1974

Tribune Socialiste n°609 – 7 mars 1974

Gramsci. Dialectiques n° 4-5

Cote : GRAM

Ch. Buci-Glucksmann : Gramsci et l’Etat p. 5 à 27
Hugues Portelli : Jacobinisme et antijacobinisme de Gramsci p. 28 à 43
– Luciano Gruppi : Le concept d’hégémonie chez A. Gramsci p. 44 à 54
– Jean Thibaudeau : Premières notes sur les Ecrits de prison de Gramsci pour placer la littérature dans la théorie marxiste p. 57 à 82
– Alberto M. Cirese : Conceptions du monde, philosophie spontanée, folklore p. 83 à 100
– Nicola Badaloni : Gramsci et le problème de la révolution p. 103 à 125
– Valentino Gerratana : Labriola et Gramsci p. 126 à 132
– Massimo Salvadori : Actualité de Gramsci p. 133 à 150
– Annexe I : Lettre de C. Luporini p. 151
– Annexe II : Gramsci tel qu’en lui-même p. 152 à 154

 

Gramsci. Dialectiques n° 4-5

Cote : GRAM

Ch. Buci-Glucksmann : Gramsci et l’Etat p. 5 à 27 Hugues Portelli : Jacobinisme et antijacobinisme de Gramsci p. 28 à 43 Luciano Gruppi : Le concept d’hégémonie chez A. Gramsci p. 44 à 54 Jean Thibaudeau : Premières notes sur les Ecrits de prison de Gramsci pour placer la littérature dans la théorie marxiste p. 57 à 82 Alberto M. Cirese : Conceptions du monde, philosophie spontanée, folklore p. 83 à 100 Nicola Badaloni : Gramsci et le problème de la révolution p. 103 à 125 Valentino Gerratana : Labriola et Gramsci p. 126 à 132 Massimo Salvadori : Actualité de Gramsci p. 133 à 150 Annexe I : Lettre de C. Luporini p. 151 Annexe II : Gramsci tel qu’en lui-même p. 152 à 154

C. Buci-Glucksmann, H. Portelli, L. Gruppi, J. Thibaudeau, A.M. Cirese, M. Badaloni, V. Gerratana, M. Salvadori
4-5
1974 Mars
24 x 15,5 cm, 154 p.
Dialectiques

Non L’école n’est pas neutre !

Cote : PSU-DOC

Dossier militant : Les secteurs d’intervention – Bibliographie sommaire – L’école est-elle au service du peuple ou du capital ? – L’école et le problème idéologique – Positions et propositions du PSU – Pourquoi la formation permanente

058 / 059 / 060
1974 – Mars
29,7 x 21 cm, 36 p.

Critique socialiste n° 17. Chili : leçons d’une expérience. Lip : on fabrique, on vend, on se paie

Cote : CRIT. SOC.

1 Après le 11 septembre : réflexions sur le Chili. – L’expérience chilienne et l’avenir du socialisme en France, Robert Chapuis – Quelques leçons pour le mouvement ouvrier français, Bossarhdt et Verger – Du Chili à l’Europe : la même lutte pour le socialisme, Bernard Jaumont – Le pouvoir populaire, Bernard Ravenel – Les leçons économiques de « l’expérience » chilienne, Mathieu Rungis – Le contexte monétaire et financier, acques Gallus – Le problème de l’armée. Quelle réponse ? Daniel Lenègre – Comment une armée devient putschiste, cas de l’armée chilienne, Alain Joxe – L’armée chilienne de 1969 à 1973. Documents 2 – « On fabrique, on vend, on se paye », Yvon Bourdet Il existe un “supplément n°5 aux n° 17, 18, 19 de Critique socialiste”. Format 21 x 29,7 68 pages Septembre-octobre 1974 – Bureaucratie ou autogestion. Débats avec C. Castoriadis et E. Enriquez – La formation des intellectuels. Texte inédit d’Antonio Gramsci

R. Chapuis, Bossardht et Verger, B. Jaumont, B. Ravenel, M. Rungis, J. Gallus, D. Lenègre, A. Joxe, Y. Bourdet
17
1974 – Mars
24 x 18 cm, 80 p.
Syros

Une année décisive

Couverture Tribune Socialiste N°608 semaine du 20 au 26 Février 1974Débat entre Jean Le Garrec et Jean-Pierre Chevènement

1974 : Une année décisive pour le mouvement ouvrier français, suite à la « crise du pétrole » qui va être l’occasion pour le patronat et le gouvernement de dramatiser la situation et de l’exploiter. Si le capitalisme profitera de cette crise pour rebondir, c’est le moment pour la gauche de profiter du choc qu’a provoqué celle-ci pour susciter un large courant de mobilisation et d’adhésion autour d’un autre projet de société et d’une autre façon de concevoir la vie et le rapport entre les hommes. Jean Le Garrec, secrétaire national du PSU et Jean-Pierre Chevènement, Secrétaire national du PS confrontent ici leurs points de vue sur l’analyse de la situation et la nécessité de ne pas majorer l’importance de la crise actuelle. Ils ont dans cette discussion bien des convergences mais aussi des divergences dans l’analyse, en particulier sur les vertus mobilisatrices du Programme Commun ou sur les contre-pouvoirs à créer ou les points d’appui mobilisateurs à développer.

Tribune Socialiste n°608 – 20 février 1974

l’espérance autogestionnaire

Le thème de l’espérance autogestionnaire vient de réunir à l’initiative de la CFDT des militants du PS, du PSU et du C.L.A.S. La CFDT a pris l’initiative de proposer à toutes les organisations qui se sont nettement prononcées pour l’autogestion, quatre colloques sur l’autogestion,  dont le premier vient de se tenir. Albert Detraz répond aux questions de Tribune Socialiste sur ce sujet. L’objet de ces colloques est d’échanger des idées et des propositions. Cette démarche privilégie la confrontation entre organisations syndicales pour tenter d’élaborer une plateforme intersyndicale d’objectifs pour une transformation de la société, conduisant au socialisme. Cette démarche n’est toutefois pas celle du programme commun car les syndicats n’ont pas vocation à se lier à un programme de gouvernement.

Assises Nationales pour l’autogestion

Le projet d’Assises Nationales pour l’autogestion prévues les 20 et 21 Avril 1974 a été préparé en janvier 1974 par le collectif provisoire du Comité pour l’autogestion socialiste (C.L.A.S.). Ce Comité avait été créé en Janvier 1973 avec Objectif socialiste (issu du mouvement catholique Vie nouvelle), l’alliance marxiste révolutionnaire (AMR – trotskistes tendance pabliste), et les Centres d’initiatives communistes (CIC – issus du PC : Victor Leduc, serge Depaquit). Le 21 janvier le C.L.A.S. a organisé une réunion destinée à préciser le projet d’Assises Nationales pour l’autogestion. Treize organisations ou revues ont participé au débat, certaines à titre d’observateurs : Action, AMR, Amis de la Terre, Autogestion et socialisme, CNAPF, GAM, Ligue laïque pour le socialisme, Objectif socialiste, PSU, Groupes TC, JEC, Groupes d’action non violente.

Le premier objectif retenu est de favoriser la rencontre et la connaissance des militants qui seront présents aux assises. Le deuxième objectif est de prendre en compte une situation économique et sociale susceptible d’évoluer rapidement vers une crise d’envergure. Le comité appelle à se pencher sur la réponse à donner à cette crise et à adopter une déclaration et une plate-forme d’actions communes.Les assises pour l’autogestion constitue une étape dans le développement et l’organisation du mouvement pour l’autogestion socialiste. Les organisations réunies ce 21 janvier appellent à la création de comités de préparation plus larges au plan local et national et invitent tous les groupes intéressés par le projet autogestionnaire, en particulier les sections et les fédérations.