L’autogestion, qu’est ce que c’est ?
L’autogestion qu’est-ce que c’est ? est le titre d’un ouvrage de Alain Guillern, membre du PSU, en association avec Yvon Bourdet paru dans la collection « clés pour » aux éditions Seghers. Tout en rendant compte du phénomène global de l’autogestion et en présentant le tableau des diverses tendances politiques et syndicales qui se réfèrent à l’autogestion, Yvon Bourdet et Alain Guillern n’hésitent pas à décortiquer le concept d’autogestion. Pour les auteurs l’autogestion est l’organisation égalitaire de la société, par les hommes eux-mêmes « selon leurs désirs », sans passer par un état répressif ou aux mains des minorités dominantes. Leur ouvrage conclut par ces quelques phrases citées. » Nous ne savons pas ce que les hommes seront, mais nous luttons pour qu’ils se délivrent des entraves qui les empêchent, aujourd’hui, de réaliser leurs diversités infinies. Nous ne faisons pas de la science-fiction. Nous cherchons au contraire, à démontrer que l’autogestion est non seulement possible et nécessaire, mais qu’elle est déjà là, invisible, comme est invisible la rotation de la Terre ».
Vietnam : après la victoire
Au Vietnam, après la victoire des forces révolutionnaires la page à écrire est une tâche d’une grande ampleur. Après l’accueil à Saigon, dans la liesse populaire, après le ralliement de la troisième composante, le gouvernement révolutionnaire met en place sa politique de « concorde nationale ». La volonté affirmée par le gouvernement révolutionnaire de faire table rase de l’ancien régime, d’éliminer toute séquelle de la domination impérialiste, d’instaurer un pouvoir populaire et d’étendre la réforme agraire, ouvre la voie vers le socialisme. Cependant tous les problèmes soulevés démontrent que la tâche est ardue et on peut s’interroger sur les réactions de Pékin comme de Moscou. La solidarité avec le Vietnam est plus que nécessaire pour la remise en route d’une économie exsangue et pour faire face aux besoins matériels de première nécessité.
La résistance palestinienne et la nouvelle gauche libanaise
Après les attentats de Beyrouth les perspectives de la résistance palestinienne font débats au sein du PSU. Le 13 avril 1975 le parti chrétien (phalangistes ou parti des Kataïeb) font feu sur un car rempli de palestinien. Ce massacre s’inscrit dans une campagne de fanatisation anti palestinienne, anti progressiste et anti-arabe. Ce parti des Kataïeb a pris le pouvoir et de l’importance depuis 1958. La paupérisation croissante explique leur fascisation. Il est l’allié traditionnel du pouvoir et donc de l’impérialisme US et israélien et cherche à aider Israël dans l’extermination de la résistance palestinienne au Liban. L’affrontement de Beyrouth a confirmé la supériorité militaire et politique de la Résistance et a remporté une victoire politique visant à l’isolement des Kataïeb. Plus que jamais la solidarité internationale, le soutien à la révolution palestinienne et aux forces progressistes doivent se manifester.
Après la semaine contre le programme nucléaire français
Le PSU, les Amis de la Terre, et le mouvement écologique ont organisé une semaine contre le programme nucléaire français et en font le bilan. La mobilisation a été un succès, ce sont 25 000 à 35 000 militants qui ont manifesté à Paris, à Gravelines. Un colloque sur le thème « nucléaire et politique » a rassemblé près de 300 militants. Ce colloque a mis en évidence les conséquences du programme nucléaire tant sur le plan économique qu’écologique, politique et social. Les participants au colloque se félicitent du succès des actions de masse entreprises les 26 et 27 avril dans toute la France qui témoignent de l’extension du mouvement de protestation contre le programme nucléaire français. Les luttes qui vont s’étendre, contribueront à l’élaboration collective d’une autre société. Le colloque a conclu à la nécessité de développer un moratoire et de créer un comité central d’initiative pour le développement de l’action. Il faut élargir la bataille pour que le débat sur l’industrie nucléaire soit profondément et irrémédiablement dérangeant pour le pouvoir. La gauche doit s’emparer de cette question vitale pour l’avenir de la population dans son ensemble.
Différenciation au sein du mouvement communiste
Les dissensions au sein du mouvement communiste sont apparues lors de l’éviction de Chélépine du bureau politique soviétique. Brejnev, qui était dit malade, a repris en main la direction et a mis en route les préparatifs du 25ème Congrès. Il serait aventureux de croire que la chute de Chélépine annonce la libéralisation et une ouverture de l’URSS. Il ne faut pas s’attendre à des concessions majeures en ce qui concerne la libre circulation des hommes et des idées, ni à la diminution effective de leur présence militaire en Europe, ni à une libéralisation de la politique intérieure. Seule une ouverture à la technologie occidentale, par nécessité, tend à élargir les échanges de l’URSS avec les grands pays industriels. L’accueil chaleureux de Mitterrand à Moscou ne change rien. Le PCF, qui ne compte pas prendre le pouvoir en France, parait peu pressé de jouer un rôle de second dans un gouvernement dominé par les socialistes. Ceci explique leur raidissement tactique qui, se greffant sur la division des forces ouvrières, contribue au maintien du statu quo politique en France.
Le week-end anti-nucléaire
Le week-end anti-nucléaire organisé par le PSU et les Amis de la Terre à Paris et dans toute la France a atteint son objectif. Le débat est maintenant posé publiquement et la politique énergétique n’apparaît plus comme un problème technologique réservé à des experts. Il faut maintenant lever les hésitations de la gauche et ne pas restreindre la portée du problème entre filière française ou américaine ou la constitution d’une agence de sécurité. Il faut que chacun connaisse les dangers du nucléaire et par conséquent, du pouvoir technologique ultra centralisé, de l’accroissement du contrôle de l’armée et de la police sur la population. Il est nécessaire d’affronter collectivement la recherche d’alternatives à une société en crise. Appel à participer au week-end anti-nucléaire.
La défaite US en Indochine

« Vietnam : il est trop tard M.Ford… »
La défaite US en Indochine est aujourd’hui une réalité car Thieu a enfin démissionné. Cette démission était prévisible compte tenu de la débâcle de l’armée saïgonnaise et de la décomposition du régime de Thieu devant l’offensive des forces révolutionnaires vietnamiennes. Le GRP, à l’annonce de cette démission, a réaffirmé son objectif de formation « d’une administration favorable à la paix, à l’indépendance et à la concorde nationale et qui accepte d’appliquer les accords de Paris ». Le tandem Ford-Kissinger s’obstine dans sa tentative de sauver la mise et appelle « toutes les parties intéressées pour l’ouverture des négociations », mais il est trop tard. L’impérialisme américain devra s’incliner définitivement devant sa défaite majeure face aux révolutionnaires vietnamiens qui ont su combiner toutes les formes de la lutte militaire à l’action politique et sociale. Saigon est tombée et a été rebaptisée « Ho Chi Minh-Ville » tout reste à construire et la tâche qui incombe au GRP est immense.
La lutte antibureaucratique en URSS. Tome 1 Les Réformes possibles (1923-1933)
Cote : TROT
La tâche des révolutionnaires n’est pas d’imaginer le socialisme mais de comprendre la révolution et son devenir. La critique révolutionnaire ne se fait pas en terme de vrai ou de faux, mais selon le caractère révolutionnaire de la réponse apportée à la situation concrète. C’est dans ces termes qu’il faut apprécier la compréhension et les mesures pratiques proposées par Trotsky à l’égard de la déformation bureaucratique de l’Etat ouvrier russe. On constate alors, que non seulement elles furent la seule réponse révolutionnaire apportée à la situation de l’URSS de 1925 à 1930, mais surtout qu’elles constituent — bien qu’elles soient partielles — le seul corps théorique susceptible d’expliquer la situation des différents Etats ouvriers bureaucratiquement déformés..
TOTSKY – Présentation par J-L Dallemagne
1975
17,2 x 10,8 cm, 318 p.
UGE 10/18
Tribune Socialiste spécial Armée
Cote : PSU-BROCH ARMÉE
Recueil d’articles parus dans TS. Supplément au n° 681 du 6 décembre 1975
1975
29,7 x 21 cm, 24 p.
La lutte antibureaucratique en URSS. Tome 2 La Révolution nécessaire 1933-1940
Cote : TROT
La tâche des révolutionnaires n’est pas d’imaginer le socialisme mais de comprendre la révolution et son devenir. La critique révolutionnaire ne se fait pas en terme de vrai ou de faux, mais selon le caractère révolutionnaire de la réponse apportée à la situation concrète. C’est dans ces termes qu’il faut apprécier la compréhension et les mesures pratiques proposées par Trotsky à l’égard de la déformation bureaucratique de l’Etat ouvrier russe. On constate alors, que non seulement elles furent la seule réponse révolutionnaire apportée à la situation de l’URSS de 1925 à 1930, mais surtout qu’elles constituent — bien qu’elles soient partielles — le seul corps théorique susceptible d’expliquer la situation des différents Etats ouvriers bureaucratiquement déformés..
TROTSKY
1975
17,2 x 10,8 cm, 318 p.
UGE 10/18
La foi d’un chrétien révolutionnaire
Cote : WARN
Ce livre est né d’une passion et d’un combat… Passion pour cette Eglise d’aujourd’hui, déchirée mais traversée par les convulsions de l’avenir, ployant sous le poids de l’histoire de ses trahisons et pourtant toujours porteuse d’une nouveauté radicale, aimée et détestée tour à tour… Combat pour la transformation de cette Eglise, mené au sein d’une lutte plus vaste, au sein d’un mouvement de libération historique né de la révolte du prolétariat au XIXe siècle : seul et même combat, car cette lutte de libération est le lieu central où un certain nombre de chrétiens vivent aujourd’hui leur foi et c’est à eux que revient la tâche de combattre une certaine Eglise, celle qui n’en finit pas d’être complice de l’oppression. Le christianisme est-il libérateur? Comment le réexprimer aujourd’hui dans un Credo adapté à notre temps? Est-il possible de prier et de célébrer l’Eucharistie qui réconcilie au cœur même de la lutte? Telles sont les questions auxquelles ce livre s’efforce de répondre. A partir d’un engagement. Dans un témoignage. L’auteur : 40 ans, marié, quatre enfants. Membre d’une Communauté de base. Animateur national de « La Vie Nouvelle» (mouvement d’éducation populaire) depuis 1971. L’un des organisateurs du rassemblement des Communautés de base à Rennes (1972) et à Dijon (1974). L’un des animateurs laïcs de la Session pastorale de 1974 réunissant évêques, prêtres et laïcs autour du thème « Libération des hommes et salut en Jésus Christ ». Membre du Collectif national de la 3e composante, qui a préparé avec le P.S. et une partie du P.S.U. les assises nationale du socialisme. Auteur du Phénomène des Communauté de base. Membre du haut comité de la Jeunesse.
WARNIER Philippe
1975
21,5 x 13,7 cm, 182 p.
Fayard
Gramsci dans le texte
Cote : GRAM
Textes traduits de l’Italien par Jean Bramant, Gilbert Moget, Armand Monjo, François Ricci Le présent volume, considérablement enrichi par rapport à celui de 1959, et qui rassemble, dans un classement thématique plus de 600 pages de textes, constituera désormais l’ouvrage de base pour prendre une vue d’ensemble de cette oeuvre. Qu’il s’agisse des problèmes de matérialisme historique, de la stratégie des luttes politiques, du rôle de la culture et des intellectuels, tous les concepts centraux de la pesée gramscienne _ philosophie de la praxis, bloc historique, hégémonie, intellectuel organique, etc… sont ici saisissables dans leur contexte et dans leur développement.
Recueil réalisé sous la direction de François RICCI en collaboration avec Jean BRAMANT
1975
21,5 X13,5 cm, 799 p.
Editions sociales
Socialisme autoritaire ou libertaire 1
Cote : MARX
Avec l’Association Internationale des Travailleurs, le prolétariat vise pour la première fois une société sans exploitation économique ni domination politique. Mais les stratégies proposées vont être à la source de divergences irréductibles : prônant l’auto-émancipation de la classe ouvrière par l’action directe et le mouvement fédératif, les anarchistes vont s’opposer aux partisans de la «conquête du pouvoir politique » érigée en « premier devoir de la classe ouvrière » organisée en parti : ces dissensions au sein de la Première Internationale conduiront à son éclatement au Congrès de La Haye. On trouvera présentés et confrontés ici pour la première fois, l’ensemble des écrits relatifs à ce débat, écrits de Marx et de Bakounine qui formulèrent le mieux des positions qui opposaient autant deux hommes que des fractions du prolétariat résolues à transformer le vieux monde. De leurs premiers contacts (1844) à la mort de Bakounine (1876) et à la naissance du « marxisme », on trouvera ici les jalons d’un double itinéraire : déclarations officielles, communications confidentielles, pamphlets corrosifs, articles diffamatoires, jusqu’aux lettres aux intimes, tous textes s’éclairant les uns par les autres.
MARX / BAKOUNINE
1975
17,7 x 10,7 cm, 448 p.
UGE 10/18
Marxisme et conscience de classe
Cote : WEBE
Sous l’effet de la Crise, la conscience ouvrière se modifie profondément, en même temps que se rapprochent les échéances. Le processus de radicalisation en cours aboutira-t-il à la résurgence d’un mouvement ouvrier révolutionnaire ou restera-t-il contrôlé par les appareils réformistes ? La classe ouvrière demeure-t-elle potentiellement la force motrice de la révolution, ou bien n’est-elle plus qu’une force d’appoint des «marginaux», des «peuples du tiers-monde », ou de la « classe technicienne »? Pour répondre à ces questions, les marxistes-révolutionnaires ne partent pas absolument démunis. Ils disposent du riche apport méthodologique des classiques du marxisme. Apport généralement méconnu, au terme d’un demi-siècle d’obscurantisme stalinien. En étudiant la théorie marxiste de la formation de la conscience de classe — et son complément nécessaire, la théorie de non-formation — c’est cet apport que ce livre entend présenter. La méthode et les concepts ainsi dégagés permettent, et eux seuls, d’analyser l’évolution de la conscience ouvrière aujourd’hui, et les effets de cette évolution dans le champ politique.
WEBER Henri
1975
17,7 x 10,7 cm, 442 p.
UGE 10/18
Mao Tse-Toung. Textes Édition intégrale 1949-1958. De la réforme agraire aux Communes populaires
Cote : MAO
Aussi curieux que cela paraisse, une grande partie des textes de Mao Tsé-toung ne sont pas encore accessibles à tous les Chinois. La majorité de ceux qui sont réunis ici, et qui couvrent toute la période d’avril 1949 à avril 1958, ne figurent que dans deux recueils de textes publiés à un usage strictement interne par les gardes rouges ; ils ne devaient, selon toute vraisemblance, être accessibles qu’à des cadres d’un niveau relativement élevé. Les autres ont paru dans la presse chinoise ou aux Editions en langues étrangères de Pékin. Ces textes paraissent pour la première fois intégralement en français et dans une traduction réalisée directement sur le chinois. Leur importance théorique et leur authenticité sont attestées par l’usage qu’en font la plupart des sinologues qui travaillent et publient actuellement sur la Chine, et en particulier les sympathisants de la République populaire. Même lorsqu’une édition officielle en sera publiée à Pékin, ils garderont une valeur historique particulière, comme un témoignage historique et ponctuel de la démarche philosophique et politique de Mao Tsé-toung. Le présent ouvrage est essentiel pour la connaissance de la pensée et du personnage. Truculent, enjoué, mais précis, clair, résolument didactique, Mao analyse sans complaisance, point par point la situation chinoise tout au début de la République populaire. Aucun sujet ne le laisse indifférent, en dehors même des problèmes politiques et économiques : famille, femmes, médecine, poésie, musique, etc., car la voie chinoise passe par une redéfinition fondamentale de toutes les valeurs. Principaux événements de cette période : établissement de la République populaire, réforme agraire, loi sur le mariage, redressement économique et financier, guerre de Corée, mort de Staline, début de la socialisation dans l’agriculture et l’industrie, « les Cent Fleurs « , les Trois et les Cinq Antis, le VIIIe Congrès, le 1er Plan quinquennal.
Mao Tse-Toung
1975
24 x 15 cm, 612 p.
Cerf
Mao Tsé-toung et la construction du socialisme. Modèle soviétique ou voie chinoise
Cote : MAO
Mao Tsé-toung annote le Manuel d’économie politique de l’URSS et compare le modèle soviétique à la voie chinoise. Hu Chi-hsi Chercheur au C.N.R.S., affecté au Centre d’étude des relations internationales de la Fondation nationale des sciences politiques, a publié Pékin et le mouvement communiste indien (Armand Colin, 1972).
MAO TSE-TOUNG. Textes traduits et présentés par Hu Chi-hsi
1975
18 x 11,5 cm, 192 p.
Seuil
La lutte des partisans
Cote : MARX
Les textes réunis ici ont été édités à Moscou en 1945. Ils comportent à la fois les aspects théoriques et pratiques de la guerre de guérilla et, à ce titre, sont complémentaires des textes plus récents dont on peut disposer. Sous une forme courte il s’agit, en fait, d’une véritable «Introduction» à la lutte et à la guerre de guérilla telles qu’elles se posent ou peuvent se poser aujourd’hui. Ce recueil ne rend pas toujours compte — ce n’était pas son but — de l’apport particulier de tel ou tel auteur sur ce problème. C’est notamment le cas de Staline, alors que des « experts » occidentaux ont souvent souligné cette préoccupation chez lui, dès les années 30.
MARX / ENGELS / LENINE / STALINE
1975
17,7 x 10,7 cm, 186 p.
UGE 10/18
Helsinki acte final. Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe
Cote : HELS
Questions relatives à la sécurité en Europe – Coopération dans les domaines de l’économie, de la science et de la technique et de l’environnement – Questions relatives à la sécurité et à la coopération en Méditerranée – Coopération dans les domaines humanitaires et autres
1975
17,5 X 14 cm, 144 p.
Editions sociales
Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France
Cote : GOLD
Présentation de l’éditeur : » J’avais, dans ma vie, revêtu divers oripeaux. Aucun ne devait être plus contraire à mon identité que l’accusation capitale dont on commençait à m’affubler. » Ces mots écrits du fond de sa cellule sont ceux de Pierre Goldman. Fils de résistants juifs, réfractaire à la France de Vichy et de l’OAS, indifférent à la liesse éphémère de mai 68, Pierre Goldman avait rejoint la guérilla vénézuélienne alors qu’il en pressentait déjà le déclin. De retour à Paris, il connut » le chemin qui (le) conduirait à l’enfermement réclusionnaire « . Jugé capable d’avoir commis, en décembre 1969, un sanglant hold-up boulevard Richard-Lenoir, à Paris, il en a été déclaré coupable par un jury d’assises et condamné à la réclusion à vie. Son procès, en décembre 1974, fit grand bruit. Rejugé lors d’un deuxième procès, en 1976, il est acquitté. La musique afro-cubaine, l’écriture, l’écoute du monde et de ses désordres furent ses passions constantes jusqu’à son assassinat, survenu en 1979. Autobiographie lucide face aux pièges de la justice, texte littéraire fulgurant, ces Souvenirs obscurs constituent, à plus d’un titre, un récit essentiel.
Pierre GOLDMAN
1975
18 X 11,5 cm, 288 p.
Seuil
Maurice Thorez. Vie secrète et vie publique
Cote : ROBR
Maurice Thorez, 1900-1964. Entre ces deux dates, pendant que meurt peu à peu une France traditionnelle, morale et boutiquière, la vie d’un homme se confond avec la construction d’une des machines politiques les plus étranges et pourtant les plus solides de notre histoire : le Parti communiste français. Cette vie n’avait jamais été racontée que dans le dénigrement ou dans la légende. La voici enfin dans l’histoire. L’auteur, Philippe Robrieux, jeune agrégé de l’Université, l’a reconstituée avec une patience et un soin de véritable détective. Sait-on que Maurice Thorez fut un enfant naturel ? Qu’il a été trotskiste avant de devenir le n° 1 du Parti ? Que sa politique fameuse du Front populaire, en 1934-1936, lui a été soufflée, jour après jour, par Fried, le représentant du Komintern à Paris ? Sait-on que sa «guerre», en URSS, pendant les années 1940-1944, fut une dure épreuve politique et morale ? Et que la « déstalinisation », à partir de 1956, créa dans sa propre famille un drame de générations ? Sait-on enfin que Thorez fut l’allié de Mao Tsê-tung contre Khrouchtchev ? Cette vie passionnante et sans surprises, révolutionnaire et soumise, est constamment entrelacée aux tournants stratégiques du communisme stalinien. Enracinée dans la tradition populaire française, elle est en même temps copiée sur le modèle soviétique. La première biographie scientifique de Maurice Thorez se lit comme un roman, mais elle explique aussi, comme un livre d’histoire, une carrière à la fois extraordinaire et familière. L’auteur : Philippe Robrieux, né le 20 janvier 1936. Agrégé d’Histoire. Professeur de première supérieure au lycée d’Amiens. Secrétaire général des étudiants communistes en 1959-1960.
ROBRIEUX Philippe
1975
23,5 x 15,5 cm, 661 p.
Fayard
Le mouvement anarchiste en France. II- de 1914 à nos jours
Cote : MAIT
Après un premier volume qui traite des origines, de la jeunesse puis des réalisations du mouvement anarchiste en France avant la Première Guerre mondiale, le second aborde les principaux thèmes ou événements qui marquèrent le mouvement de 1914 à nos jours. Ils sont au nombre de quatre : la guerre, — les guerres qu’elles soient coloniales, antifascistes ou dites de défense nationale — et l’attitude anarchiste évolue de la révolte collective au refus individuel, à l’objection de conscience; en second lieu la Révolution russe, la Révolution soviétique que les anarchistes considérèrent à ses débuts comme leur révolution, la rupture, définitive, pouvant être datée automne 1920-printemps 1921 ; le syndicalisme, au cours de l’entre-deux-guerres notamment, et l’existence de la C.G.T.-S.R. trop peu étudiée encore ; enfin l’organisation, ce permanent problème. Bref, sans prétention à l’exhaustivité, l’ouvrage apporte du neuf en maints domaines. Et Jean Maitron, avant de présenter son ample bibliographie, clôt son étude par deux réflexions très actuelles sur esprit anarchiste et esprit de révolte, philosophie libertaire et point de vue marxiste.
MAITRON jean
1975
22 x 14 cm, 438 p.
Maspero
Histoire du POUM. Le marxisme en Espagne. 1919-1939
Cote : ALBA
Pour une politique de classe prolongeant la tradition républicaine, dépassant le vieil anarchisme et le catalanisme, s’enrichissant de la combativité anarcho-syndicaliste, un Partido Obrero de Unificacion Marxista s’est formé en septembre 1935. Il réunissait les éléments du « Bloc » de Maurin et ceux de la gauche communiste, comme l’ex-trotskyste Min. Tout ce qu’il y avait en Espagne de marxiste, au sens théorique du mot, s’y retrouvait face à un parti socialiste réformiste et opportuniste, face à un parti communiste officiel sans influence théorique ni pratique et sans implantation dans les masses (mais fort de l’appui de Moscou), et aux côtés d’une C.N.T. « apolitique » et persuadée que le pouvoir économique allait suffire à lui seul. Le P.O.U.M. proposait une action ouvrière indépendante, qui tiendrait compte de la réalité espagnole. C’était déjà braver le stalinisme. Le parti communiste officiel, appuyé sur la petite et moyenne bourgeoisie urbaine, pratiquant durant la guerre civile le chantage aux armements soviétiques, ira jusqu’à l’épuration des brigades internationales et à la répression du P.O.U.M. Victor Alba est né à Barcelone en 1916. Il adhère au « Bloc » en 1931. Six années de prison, de 1939 à 1945. Journaliste et auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’Espagne et à l’Amérique latine, il est actuellement professeur de sciences politiques à Kent State University (U.S.A.).
ALBA Victor
1975
25 x 14,7 cm, 387 p.
Champ libre
Histoire de l’URSS. Tome IV L’URSS contemporaine
Cote : ELLE
Dans ce tome IV de l’Histoire de l’U.R.S.S., Jean Elleinstein montre d’abord l’évolution économique, sociale et politique de l’U.R.S.S. de 1947 à nos jours. Il étudie les dernières années du « phénomène stalinien », le XXe Congrès du P.C.U.S. qui le critique et l’élimine, les progrès et les tâtonnements de l’époque khrouchtchevienne, les réformes économiques entreprises depuis 1965. Quelles sont les structures de l’économie socialiste et ses mécanismes fondamentaux ? Qu’est-ce que le « socialisme développé » ? Quelles classes sociales trouve-t-on en Union soviétique et quels sont leurs rapports ? Quelles sont les structures politiques de l’Union soviétique ? A quels grands problèmes idéologiques est-elle confrontée ? C’est à ces questions que Jean Elleinstein tente de répondre au terme de ces quatre volumes.
ELLESTEIN Jean
1975
17,5 x 11 cm, 324 p.
Éditions sociales
Patron, mais…
Cote : NEUS
Le socialisme n’a pas pour fin de changer le monde. Il a pour fin de le rendre meilleur, sans s’interdire le recours aux techniques qui, manipulées ou monopolisées des siècles durant par le pouvoir capitaliste bourgeois, lui ont permis d’assurer sa longue prépondérance. la révolution avait besoins de savants, on l’a appris un peu tard. Qui oserait dire maintenant qu’elle n’a pas besoin de techniciens avertis, de gestionnaires compétents, d’organisateurs inventifs? On ne le prétends plus, ni à Shanghaï, ni à Alger, ni à la Havane. Claude Neuschwander, combinant les vertus apparemment antithétiques d’un cadre type de la société de consommation et d’un militant socialiste, a assumé la tâche écrasante de relancer, au plan patronal, l’affaire que les salariés de LIP avaient sauvée par leur courage et leur imagination exemplaire. ……..
Claude Neuschwander. Entretiens avec Bernard Guetta
1975
20,5 X 14 cm, 190 p.
Seuil
La protestation populaire en France (1789-1820)
Cote : COBB
Voici enfin une manière neuve et réjouissante d’écrire l’histoire. Ce ne sont ni les figures de proue, ni les hauts faits mille fois rapportés et interprétés qui intéressent Richard Cobb. Dans le tourbillon de la Révolution française et de l’Empire, c’est au lampiste qu’il s’attache, au Français anonyme qui tenta de faire l’événement et réussit surtout à le subir. Son histoire de la protestation populaire à cette époque s’appuie sur une documentation à base de langage. Après une analyse des sources de l’histoire populaire qui nous vaut une inquiétante et savoureuse incursion dans le monde de la police, Richard Cobb expose les différentes formes que prirent la protestation du peuple et la répression exercée par les autorités. La troisième partie de son ouvrage – la plus importante – nous fait revivre la disette de l’An III, avec ses souffrances, ses lâchetés, et l’acuité des conflits entre le paysan et le citadin : sur ce thème se cristallisent en effet toutes les formes d’expression politique populaire. Ainsi nous est restitué, tel qu’il fût, le sans-culotte, bon enfant et sanguinaire, généreux et égoïste, activiste et passif. Tout un menu peuple grouillant et haut en couleurs renaît sous nos yeux pour dessiner une autre France. Et le regard plein d’humour que jette sur lui l’auteur ne parvient pas à cacher la profonde sympathie qu’il éprouve à son égard. Mieux, il réussit à nous la communiquer.
COBB Richard
1975
21 x 14 cm, 322 p.
Calman-Levy