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Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Articles sur les États Généraux pour l’autogestion

Couverture TS N°709, 1er Juillet 1976Les États généraux pour l’autogestion se sont déroulés à Malakoff (Île-de-France) les 3 et 4 juillet 1976. Plus de 500 délégués ont participé aux 16 carrefours et 200 responsables politiques, syndicaux et militants ont participé aux forums : ce sont 700 militants qui ont participé à ces deux jours de rencontre. 60 % de participants sont venus de province, un peu moins de la moitié sont membres du PSU, 40 % sont militants de la CFDT, 10 % du MAS, d’autres viennent de la CGT ou du SNI. La moyenne d’âge était de 28 ans et un tiers sont des femmes. La question de la construction d’un socialisme autogestionnaire à construire était en filigrane des rencontres. Un socialisme dans lequel l’homme cesse d’être exploité, aliéné et sans responsabilité. Le contrôle direct des travailleurs et des couches populaires est essentiel dans cette organisation nouvelle de la société. L’autre question était celle de la nature de l’autogestion et du programme qu’elle peut proposer. C’est dans ce sens que M. Mousel, en conclusion, affirme que l’autogestion est le projet socialiste qui seul soit en mesure de garantir l’établissement d’un État socialiste, il est fondamentalement unitaire et se nourrit des contradictions inhérentes à la diversité des acteurs.

Tribune Socialiste n°708 – 1er juillet 1976

Brest, tribune de l’autogestion

A Brest les rencontres pour l’autogestion ont réuni de nombreuses et diverses organisations dans le cadre de la préparation des états-généraux de l’autogestion des 3 et 4 juillet 1976. Depuis quelques années on voit sur Brest se dégager un courant politique autogestionnaire en dehors des organisations du Programme Commun qui prend des positions fermes sur la lutte contre la répression des militants bretons, les assassinats franquistes, la solidarité aux marins emprisonnés, la lutte anti nucléaire… Une série de carrefours a eu lieu au mois de juin à Brest sur l’avancée des luttes et la définition des objectifs de contrôle populaire. Le refus des exclusives et l’ouverture très large des débats pratiqués par la section de Brest a porté ses fruits. Il est décidé de coordonner des rencontres par thèmes pour faire avancer les débats et des délégués de Brest seront présents aux Etats-généraux de l’autogestion socialiste.

Dossier nucléaire

Couverture TS N°708, Juillet 1976

Le PSU ouvre le dossier nucléaire et dénonce les choix du gouvernement. Le choix nucléaire de la France a été fait au nom d’une politique énergétique nationale et indépendante au moment où la route du pétrole paraissait sur le point d’être coupée. En matière d’indépendance énergétique on est loin du compte car non seulement la France reste sous la dépendance des filières américaines mais en outre la plus grande partie de l’uranium nécessaire au fonctionnement de ces centrales viendra de l’étranger. Imposer le programme électronucléaire aux Français est difficile et chaque fois qu’EDF prospecte de nouveaux sites de centrales nucléaires la mobilisation est au rendez-vous. Face à des échecs de plus en plus nombreux EDF et le gouvernement ont décidé d’entreprendre des campagnes d’information dans les écoles et les milieux sociaux-professionnels. Les scientifiques répondent tandis que les enseignants lancent un appel à la mobilisation contre le conditionnement massif et direct des jeunes. Face à la décision d’autoriser EDF à lancer la construction d’un super Phénix, le dossier montre que les énergies de remplacement existent.

Tribune Socialiste n°707 – 25 juin 1976

l’homosexuel : l’autre ?

L’homosexualité est un terme inventé en 1869 pour tenter de circonscrire « médicalement », pour mieux l’enfermer, un certain comportement. Inscrites dans le code pénal sous Pétain, puis aggravées sous de Gaulle, les pratiques homosexuelles se sont retrouvées amalgamées avec la criminalité (les relations pédérastiques coûtent les Assises), et la maladie mentale (avec des « thérapies » allant des techniques de répulsion à la lobotomie). Les prisons et les hôpitaux psychiatriques sont pleins d’homosexuels, victimes en fait de l’auto-répression de chacun sur sa sexualité. Dans le cadre des Etats Généraux pour l’autogestion socialiste des rencontres sur cette question sont organisées. Car il appartient à tous de dénoncer, en nous et hors de nous, les comportements normatifs et phallocratiques et leur relais social, ainsi que de se battre pour que la gauche et l’extrême gauche prennent conscience de l’importance de l’élargissement des luttes sur le terrain du quotidien profondément aliéné par la bourgeoisie.

22ème Congrès : quand le PCF théorise

Le 22e  congrès du PCF théorise la politique du Parti pour lever toute contradiction entre le discours orthodoxe et la pratique réformiste du Parti. Parmi les « formules dépassées » figure au premier plan celle de la nécessité de briser l’appareil d’Etat bourgeois comme condition sine qua non de la construction du socialisme. L’interprétation de cette formule par François Hincker, théoricien du Parti, est de porter au pouvoir politique les forces rassemblées autour du Programme commun. Pour le PCF, l’appareil d’Etat bourgeois n’est plus la machine de domination dont la nature, est de perpétuer, organiser, reproduire, les apports sociaux d’exploitation et d’oppression, mais un simple ensemble d’administrations mal gérées. Maurice Najman s’oppose à cette analyse, dénonce l’idée de « violence pacifique » théorisée par Hincker. Ligne nouvelle, abandon des références, contorsion avec la théorie marxiste sont dénoncées par Maurice Najman.

Laval : 6H pour l’autogestion

À Laval, « 6H pour l’autogestion » ont été organisées par la Fédération de la Mayenne du PSU  inscrivant cette réflexion dans la perspective des Etats généraux pour l’autogestion socialiste à Paris, les 3 et 4 juillet prochains. Le présent compte-rendu entend remplir une double fonction : d’une part, assurer le lien entre les participants aux « 6 heures », d’autre part élargir le cadre de la réflexion engagée. Devant la faiblesse du mouvement ouvrier, tant dans ses organisations que dans son expression, il convient de tout faire pour favoriser la conscience de classe. La syndicalisation est un passage obligé en tant que démarche collective autour de la question des exploités. La grève comme les luttes ouvrières en sont un moyen. Un débat stratégique de fond sur le mouvement de masse et sur l’articulation entre pouvoir populaire et pouvoir d’Etat est au coeur de la problématique. De nouvelles rencontres pourront être organisées, à Laval ou dans d’autres localités du département, réunissant les militants, organisés ou inorganisés, qui se réclament du projet autogestionnaire.

Tribune Socialiste n°706 – 18 juin 1976

Mouvement pour une alternative non-violente

« Révolution : oui, mais comment ? »

Le mouvement pour une alternative non-violente (MAN) créé en 1974 a pour objectif de transformer la société. Ce mouvement qui se présente comme une fédération de groupe locaux n’est pas un nouveau parti politique. Il regroupe dans les faits des militants qui adhèrent à des partis existants ou qui sont sans parti. Ils ont engagé une réflexion politique sur les questions de la violence ou de l’armée. Autour du projet de socialisme autogestionnaire, ils constatent que la société est fondée sur la domination politique et l’exploitation économique des travailleurs par une minorité. Cette domination constitue la violence institutionalisée. Ils affirment ne pas rejeter la violence parce que moralement « mauvaise » mais parce qu’elle est contraire à la construction d’une nouvelle société qui ne peut pas employer les mêmes armes qu’actuellement. Il faut dépasser la violence en comprenant qu’il est nécessaire de rompre avec la domination et l’exploitation et trouver de nouvelles formes d’action, d’organisation, de mobilisation populaire.

Le marxisme, l’Etat et son dépérissement

« Le marxisme, l’Etat et son dépérissement » est le titre d’un interview d’Henri Lefebvre par Victor Leduc autour d’une réflexion sur l’Etat et donc, de la question du pouvoir dans le monde moderne, en s’appuyant sur les textes de Marx. Marx explique le dépérissement de l’Etat à partir de La Commune et rappelle comment la révolution politique brise l’Etat bourgeois et le mène au dépérissement. Henri Lefebvre démontre que l’Etat est gestionnaire de l’ensemble social et qu’à ce titre, il domine la société civile, prend en main l’économie et la croissance mais dispose aussi de l’armée, de la police et dans une large mesure de l’appareil judiciaire. Henri Lefebvre retient comme fil conducteur de l’analyse de l’Etat moderne les deux aspects fondamentaux de l’Etat : la gestion et la violence. L’auteur analyse également la mondialisation de l’Etat dans laquelle ceux-ci se superposent aux autres marchés, c’est-à-dire ceux de la force de travail, des marchandises, des capitaux. Le marché est inter-étatique et porte notamment sur les armes et les armements. En cela il est « terricide ». Enfin il aborde la question de la transition qui est un concept important mais difficile à définir et s’explique sur le mode de production étatique (MPE).

Tribune Socialiste n°705 – 12 juin 1976

22ème Congrès du PCF, la ligne passe mal

Au  22ème Congrès du PCF la nouvelle ligne établie par Georges Marchais passe mal. La tonalité chauvine de certaines interventions des dirigeants du PCF, la chasse frénétique aux voix de la petite bourgeoisie, la défense de la petite propriété (lors du débat sur la taxation des plus-values), la surenchère nationaliste et la main un peu trop tendue aux gaullistes, inquiètent bon nombre de militants communistes. D’autre part, l’abandon de la dictature du prolétariat comme le conflit larvé avec le PC de l’URSS posent des problèmes aux cadres les plus anciens. Nombre de militants communistes ressentent déjà comme un échec le refus du PS et du MRG de conclure un accord national pour les municipales, et comprennent que le grignotage des positions électorales du PCF se poursuit. Face aux contradictions internes du PCF les révolutionnaires, les militants favorables à l’autogestion socialiste peuvent se saisir de cette situation pour l’infléchir, en rappelant aux militants communistes que seul un puissant mouvement de masse sur des objectifs anticapitalistes dans l’unité d’action peut garantir aux travailleurs que leurs espérances ne seront pas trahies.

Tribune Socialiste n°704 – 5 juin 1976

Tribune Socialiste n°703 – 28 mai 1976

Technique et liberté

Technique et liberté ne cohabitent pas toujours aussi bien qu’il pourrait y paraître. Les découvertes de l’agriculture, de l’élevage, du feu, etc., et les captations de diverses sources d’énergie semblent avoir libéré les hommes — ou au moins, une partie d’entre eux — de la faim, du froid et de quelques maladies ou calamités. La gauche a donc eu confiance en la technique. Or, on s’aperçoit de plus en plus de l’existence de techniques aliénantes et créatrices de nouvelles contraintes. Il faut se rendre compte qu’une technique n‘est pas neutre lorsque son emploi implique une organisation sociale d’un type déterminé. La révolution verte, l’informatisation, l’élimination des déchets… entraînent des organisations qui modifient la production vers la dépendance ou l’abrutissement et crée de graves situations d’endettement, de surproduction ou de destruction des stocks. Il serait vain de compter changer les rapports de production sans changer en même temps le mode de production.

Le Mas, mouvement d’action syndicale

Le MAS, Mouvement d’action syndicale-Luttes étudiantes est apparu lors de la lutte contre la réforme du deuxième cycle universitaire. Yves Colmou, un de ses secrétaires nationaux présente ici ce mouvement qui remplace le MARC. Faisant valoir que plus de 60% des étudiants sont salariés et qu’un étudiant sur deux sort de la fac sans diplôme, il semble nécessaire au combat syndical de faire la jonction entre les travailleurs et les étudiants. La concrétisation de cette démarche  consiste à élaborer des revendications communes pour mener des luttes communes. Des points d’achoppement avec l’UNEF ont eu lieu au cours de la grève sur les moyens à mettre en oeuvre pour la défense des étudiants. Le MAS rappelle que sa stratégie est de transformer la condition étudiante par la remise en cause de tout le système d’éducation actuel. Le MAS lutte dans la perspective du socialisme autogestionnaire et ne souhaite pas remplacer le pouvoir d’une classe par celui d’une bureaucratie. Seule la prise en charge collective par tous des problèmes de formation est une alternative crédible au système actuel.

Plan d’Alice Saunier-Seité, secrétaire d’Etat aux universités

« Etudiants, travailleurs, même combat » – 2ème Cycle : histoire d’une lutte »

Le Plan d’Alice Saunier-Seité, secrétaire d’Etat aux universités introduisait une réforme générale du 2ème cycle universitaire en créant de nouvelles filières, imposait une nouvelle sélection après le premier cycle (DEUG) qui ne permettait pas de s’inscrire automatiquement en maîtrise. Ce projet est interprété par les étudiants comme une tentative de professionnalisation l’université. Ce projet déclenche une grève qui va durer trois mois, de mars à mai. Ce projet est finalement abandonné mais les étudiants ont dû se battre pour ne pas être sanctionnés pour fait de grève par le biais des examens. Dans le premier texte présenté ici de nombreux étudiants posent pour la première fois le problème des examens comme un objectif de lutte. Le deuxième texte rappelle les orientations et analyses différentes du SGEN et du SNESup face à ce projet de loi. Le SGEN réclame la garantie de l’emploi et la titularisation des auxiliaires et vacataires de l’enseignement supérieur dont la liquidation était programmée par l’arrêté et les circulaires d’application.

Télévision, vidéo : pour retrouver la parole

« Appel politique aux techniciens »

Télévision et vidéo sont des moyens techniques de communication pour donner la parole à tous. La télévision peut faciliter les échanges entre les groupes sociaux. Il serait possible de retransmettre les débats des assemblées communales ou gouvernementales, des programmes d’éducation pourraient être diffusés et donner à chacun un moyen de formation. Il faut inventer un autre système de communication audio-visuelle, décentralisé et à échelle humaine afin d’offrir une communication verticale dans le cadre plus large de la lutte pour une société autogestionnaire. La technologie permet aujourd’hui de produire son et image à diffuser. La distribution par câble véhicule cette parole reconquise qui peut être reçue par tous au sein de la communauté. Elle permet la constitution de contre-pouvoirs. François Régis-Baudry propose dans son ouvrage sur la télévision par câbles les premiers éléments d’un nouveau cadre juridique et politique ; il esquisse les lignes-forces d’une nouvelle organisation des moyens et de leur répartition

Tribune Socialiste n°702 – 20 mai 1976

Liberté de la presse et révolution socialiste

La question de la liberté de la presse dans un contexte de révolution socialiste doit d’emblée être replacée dans le cadre de la société nouvelle à construire. La phase d’instauration d’un pouvoir révolutionnaire doit être une phase de liberté pour l’ensemble des activités sociales et politiques et notamment des moyens d’expression, longtemps étouffés par la censure économique, le contrôle politique ou la répression. Il faudrait instaurer une liberté d’expression pour tous dans une perspective dynamique par la création d’une nouvelle presse répondant aux besoins variés des lecteurs. Il est par ailleurs, nécessaire de rétablir l’égalité des chances pour toutes les presses en donnant des moyens réels à tous. Pour garantir le bon usage des fonds versés il faut imaginer un dispositif institutionnel et financier de contrôle sur les moyens en prenant en compte l’enjeu spécifique du secteur. Enfin il faudrait définir un statut de la presse. Un pouvoir socialiste favorable à l’établissement d’une société autogestionnaire doit reconnaître le droit à la différence mais aussi à la divergence. La liberté absolue du droit d’expression doit être garantie.

Lip, portes ouvertes

Couverture TS N°701, 13-19 Mai 1976Les journées portes ouvertes de Lip ont été un succès : 15 000 personnes se sont bousculées aux portes de l’usine de Palente. Les forums auxquels participaient une trentaine d’entreprises en lutte ont permis de poser la question des formes de popularisation des mouvements de luttes et comme l’indique Charles Piaget de mettre l’accent sur la nécessité de s’unir à la population de sa région pour être compris. Ces journées furent l’occasion de mieux connaître les Lip au-delà des mythes et d’aborder le futur industriel de la région. L’entreprise Lip,  compte tenu de son potentiel technique et humain pourrait devenir le « concepteur de produit » et fournir de la sous-traitance à une grande partie des entreprises horlogères du département. La diversification industrielle pourrait se matérialiser par des marchés de pointe : téléphonie, informatique… C’est le sens de ces journées qui débouchèrent sur un appel à la multiplication de ce genre de rassemblement.

Tribune Socialiste n°701 – 13 mai 1976

Frédo Krumnov : Prendre en charge son destin

Frédo Krumnov vient de publier « CFDT au coeur » dans lequel il explique que le but de l’orientation autogestionnaire est de faire prendre en charge par les travailleurs leur destin. Il ne s’agit pas d’aller vers une plus grande participation des travailleurs au niveau des différentes instances de gestion, mais d’un transfert total du pouvoir de la propriété privée, de la bureaucratie et de la technocratie, à la collectivité de base des travailleurs. Il s’agit pour la collectivité des travailleurs de se donner pour commencer les structures qu’elle imagine elle-même et qu’elle trouve les plus adaptées à une prise en charge collective pour une meilleure expression démocratique. Ce qui est important pour une organisation syndicale c’est de ne pas laisser tout cela au hasard de la spontanéité mais au contraire d’incorporer cet objectif dans sa stratégie. Par ailleurs, une stratégie de prise de pouvoir ouvrier par l’action de masse pourrait provoquer le déséquilibre fatal au pouvoir capitaliste de l’Etat et des patrons, et faire avancer des objectifs allant nettement dans le sens d’une société socialiste autogérée.

Tribune Socialiste n°700 – 6 mai 1976

Tribune Socialiste n°699 – 29 avril 1976

L’affaire Pliouchtch.

Cote : PLIO

Un célèbre mathématicien soviétique, Léonide Plioutchch, a été interné pendant quatre ans dans un hôpital psychiatrique “spécial” où son corps et son esprit ont peu à peu été anéantis. Son crime, sa “maladie mentale”; une opinion personnelle, la volonté d’en faire part et de n’en pas changer sous la pression policière. Des savants du monde entier ont pris sa défense, notamment autour du “Comité international des mathématiciens pour la libération de Léonide Plioutchch.”Un grand meeting réuni à Paris en octobre 1975 a réclamé que soit mis fin à son martyre à l’hôpital-prison de Dniepropetrovsk. Le PCF lui-même a pris position contre cet internement pour motifs politiques.

Dossier rassemblé, annoté et traduit par Tania MATHON et Jean-Jacques MARIE
1976
20,5 x 14 cm, 176 p.
Seuil

Maintenant il faut choisir

Cote : PSU-BROCH DÉBATS

Supplément au n° du “Poing” des Alpes-Maritimes

CRAIPEAU Yvan
1976 ?
21 x 15 cm, 54 p.

Vers une pédagogie institutionnelle

Cote : VASQ

“Une expérience qui ressemble à toute loyale expérience de nos maîtres pratiquant avec amour et autorité la pédagogie Freinet et qui, soucieuse de Thérapeutique, va bien loin dans la conscience de l’enfant.” Elise Freinet, L’Educateur “Dans les classes de “Pédagogie institutionnelle” les maîtres paraissent avoir authentiquement travaillé à devenir inutile malgré les grandes insuffisances de leurs élèves”. Simone Lacapadère, L’Ecole libératrice

VASQUEZ Aîda, OURY Fernand. (Préface de Françoise Dolto)
1976
22 X 13,5 cm, 288 p.
François Maspero

L’URSS et la révolution cubaine

Cote : LEVE

Bien que la révolution cubaine ait coûté cher à l’URSS, non seulement en termes matériels, mais aussi en risques et complications politiques de tous ordres, l’ensemble des relations que l’Union soviétique a entretenu avec la révolution cubaine constitue un dossier particulièrement positif à l’actif de sa politique extérieure. Survenues à une époque de très grand dynamisme de cette politique extérieure, la survie de la révolution cubaine, puis sa transformation en révolution socialiste, auront constitué le succès politique le plus tangible et le plus spectaculaire du dynamisme krouchtchevien. L’histoire des relations soviéto-cubaines n’est pas seulement, cependant, celle d’une victoire importante de l’Union soviétique ; elle est aussi celle de la contribution de Cuba à l’apprentissage international de l’URSS. Car l’originalité du processus révolutionnaire cubain aura amené les théoriciens et les hommes politiques soviétiques à modifier leur approche traditionnelle et rigide à l’égard des problèmes de la transition au socialisme. Jacques Levesque professeur de science politique, est directeur du Centre interuniversitaire d’études européennes de l’Université du Québec à Montréal.

LEVESQUE Jacques
1976
24 x 15,5 cm, 222 p.
Presses de la Fondation nationale des sciences poltiques