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Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Lip : des emplois, pas de flics

A Lip, l’expulsion est imminente et les ouvriers attendent l’affrontement avec les forces de l’ordre. Des solutions existent pour que Lip reste une entreprise viable mais les pouvoirs publics se montrent réticents à toute aide financière. Le patronat local s’organise pour briser toute résistance ouvrière tant dans les industries métallurgiques et mécaniques (GIMM) de la région de Besançon, qu’à l’entreprise MODEL ou encore chez PEUGEOT. La répression est partout présente et si les ouvriers sont solidaires ils pourraient espérer plus de soutien de la part de la gauche. Cependant en période électorale, l’évocation des luttes de la classe ouvrière ne peut être que discrète…

Une épine pour les sociétés de production

Les sociétés de production sont paralysées par la grève des artistes-interprètes. Il y a huit jours, les artistes-interprètes prolongeaient leur grève, reconductible, par un vote quasi unanime jusqu’au 13 février. Ce dimanche 13, c’est avec la même unanimité (mais tout en se posant de sérieux problèmes, spécialement financiers) qu’ils ont décidé, en assemblée générale, de continuer la grève jusqu’au jeudi 17 février minuit, par 584 voix sur 627 votants. Cette longue grève des artistes a servi de déblocage à celles menées par les réalisateurs de télévision. Toute cette semaine, les réalisateurs vont mener une grève tournante pour obtenir une télévision de qualité réalisée dans des conditions de travail décentes. C’est donc toute la radio et la télévision qui vont être désorganisées. L’avenir de la profession est en jeu et dans un contexte d’élections municipales à venir les négociations devront être rapides mais encore faudra-t-il que les accords obtenus soient, à terme, effectifs.

Lip : dix mois après

Lip  :  dix mois après les luttes, l’usine vit encore. Les Lip veulent durer et s’organisent en conséquence. Les fabrications artisanales ont toujours lieu dans les ateliers et apportent un complément de salaire tout en popularisant le conflit. Les assemblées générales ont lieu tous les jours depuis dix mois. Trois cent cinquante personnes y participent en permanence (près de six cents passent à l’usine par roulement). Lip 73, c’était la première grande lutte pour l’emploi mais c’était aussi la dernière dans le cadre de l’économie capitaliste en phase d’expansion. Aujourd’hui, les Lip subissent la crise comme les autres. La stratégie du gouvernement et du patronat, c’est le pourrissement. Dans le contexte actuel, tout est fait pour ne laisser aucun espoir, pour n’offrir aucune perspective de solution à moyen ou à long terme. Pour « éclaircir » les effectifs, les patrons misent sur la lassitude. Les Lip veulent durer et s’organisent en conséquence. La communauté forgé il y a trois ans, malgré la fragilité des hypothèses de relance, les créances et les charges locatives, garde tout son sens. Le mot d’ordre reste : Lip vivra avec tous ses travailleurs.

Le PSU et les chrétiens

Couverture TS N°729, 10 au 16 Février 1977Le PSU et les chrétiens : un débat sur la place des chrétiens dans la lutte révolutionnaire et sur l’importance de la lutte idéologique, à l’occasion des états généraux pour l’autogestion socialiste en juillet 1976. Des militants d’horizons divers : Action catholique ouvrière (ACO), Jeunesse étudiante chrétienne (JEC), Vie nouvelle. Témoignage chrétien (TC), Chrétiens pour le socialisme (CPS), Chrétiens critiques, athées, avaient participé au carrefour sur « Lutte de classes et Eglise » C’est dans le cadre de sa stratégie d’unité populaire pour le pouvoir aux travailleurs que le PSU aborde cette question de l’Eglise et des chrétiens. Les « Chrétiens pour le socialisme » (CPS) interroge. Sans devenir un parti politique chrétien de gauche, il s’agit sans se couper des églises de pouvoir dénoncer les blocages de droite, les compromissions des Eglises avec la politique de la classe dominante, et de faire entendre un courant qui n’est ni celui du réactionnaire Mgr Lefevre, ni celui réformiste de la masse des chrétiens et de la majorité du clergé. Le dossier aborde également la question des pratiques chrétiennes et de la pratique marxiste. Lire les réactions suscitées chez les chrétiens à la lecture de ce dossier et le rectificatif du collectif national du mouvement des Chrétiens-Marxistes.

Tribune Socialiste n°729 – 10 février 1977

Textes votés au 10ème Congrès

Les textes votés au 10ème congrès du PSU (Strasbourg 28-30 janvier 1977) s’inscrivent dans la perspective d’un changement de société et par là même de la transition au socialisme. C’est dans une perspective d’appropriation des moyens de production qu’est abordée la question des nationalisations. Changer la politique et donc les institutions est le deuxième thème abordé lors des votes. Il appartient au PSU de construire avec les masses populaires les organes de contrôle et de double pouvoir. L’armée et la police font partie des réflexions de ce congrès. En ce qui concerne la politique des revenus et des prix et la satisfaction des revendications salariales le PSU propose d’autres solutions que le seul profit du capitalisme. Politique industrielle et agricole actuelles sont remises en cause. Sur les questions internationales, le congrès propose de quitter l’alliance atlantique et expose son analyse sur l’Europe qui ne peut pas être supra-nationale mais construite avec et pour tous. Les textes votés se prononcent sur la politique énergétique, excluant le nucléaire. Une résolution sur le regroupement autogestionnaire est proposée pour parvenir à une expression politique unifiée.

Tribune Socialiste n°728 – 3 février 1977

10ème Congrès, les résolutions

Les résolutions du 10ème Congrès réuni à Strasbourg les 28, 29 et 30 Janvier 1977 donnent des éléments pour un programme d’unité populaire vers l’autogestion. L’unité populaire est nécessaire pour que chaque lutte dépasse son caractère revendicatif et assure la jonction avec d’autres luttes anticapitalistes, ainsi elles ouvriront un nouveau terrain à l’action syndicale. L’autogestion socialiste présente au travers des luttes une rupture avec le capitalisme, les modes de décision, les hiérarchies et les rapports sociaux. Le socialisme doit être conçu comme l’appropriation collective des moyens de production et du pouvoir. Pour cela il faut mettre en place une coordination des luttes et une nouvelle organisation politique. Le PS tout comme le programme commun n’offrent pas les réponses attendues par les travailleurs. C’est pourquoi le PSU se donne pour tâche essentielle d’oeuvrer au regroupement des militants, sur la base d’un accord sur la nature de l’organisation et ses rapports avec les mouvements de masse. La démarche doit être diversifiée, le PSU veut étendre, développer et généraliser les expériences de coordination et de rassemblement en cours et ouvrir le débat sans exclusive.

Les axes du 10ème Congrès de Strasbourg

Les axes du 10ème congrès du PSU, réuni à Strasbourg du 28 au 30 janvier 1977, sont définis au travers de ses plans stratégiques et programmatiques dans un contexte de crise sociale. La lutte sociale est entravée par l’attente d’une solution politique à laquelle ni le PS ni le PCF ne répondent. Le congrès continue de rechercher, avec toutes les forces populaires l’unité dans le combat contre la droite. Le congrès s’est prononcé pour le développement de l’effort de rassemblement des autogestionnaires et la recherche de la convergence politique à travers l’action commune et le débat avec toutes les forces susceptibles de s’unir pour la lutte pour l’autogestion socialiste. Renforcement de l’unité d’action, développement de l’unité populaire et de la force politique socialiste autogestionnaire pour contribuer à la défaite de la droite et préparer les conditions de la bataille pour le pouvoir des travailleurs, tels sont les axes du dixième congrès du PSU.

PSU Documentation – Electro-nucléaire : le PSU accuse !

Présentation

Titre du document : PSU documentation n° 116-117-118 – Electro-nucléaire : le PSU accuse !

Auteur(s) : Commission écologie-nucléaire du PSU.

Date du document : février 1977.

Thématiques abordées : énergie, nucléaire, écologie.

Typologie : périodique.

Nombre de pages : 23 p.

Dimensions : 21 x 29,7 cm.

Deux couvertures existent pour ce numéro.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le programme Messmer
  3. Le bilan du programme Messmer
  4. Les luttes contre le programme Messmer
  5. Le nucléaire est-il une fatalité ?
  6. Les propositions du PSU
  7. Conclusion

Congrès Strasbourg


COTE :
1977 Classeur Congrès Strasbourg – 1

– Fédération de l’Essonne : motion Sonacotra ; motion soldats
– Fédération Nord-Pas-de-Calais : motion préalable ; amendements texte A ; amendements statuts; informatique et autogestion ; démantèlement des entreprises ; lettre sur les minoritaires
– Rapport financier ; activité du collectif des trésoriers fédéraux (Hubert Jayet)
– Recensement bibliographie PSU (Jouve)
– Fédération du Doubs : présentation du programme de transition ; tendances
– Texte B : motion Marquis, Fiant, Guillien
– Région parisienne : proposition sur les structures
– Courant B : aux camarades de Loir-et-Cher ; discussion sur les structures
– Section Chausson : motion sur les statuts
– Fédération Saône-et-Loire : refus de vote sur l’orientation
– Fédération Bouches-du-Rhône : article 3 statuts ;
– Fédération Haute-Normandie : amendements statuts ; amendements structures (élus) ;
– Fédérations Gard, Hérault, Lozère : le parti et les événements locaux
– Fédération Loire-Atlantique : amendements structures et statuts
– Secteur femmes : Huguette Bouchardeau
– Fédération Alpes-Maritimes : fonctionnement de la direction nationale
– Fédération Catalane : suppléant DPN
– Fédération bretonne : vers une structure fédérative (Michel Servant)
– Fédération Indre-et-Loire : conception du rassemblement autogestionnaire
– Fédération Midi-Pyrénées : convergence des autogestionnaires
– Fédération Val-d’oise : mouvement autogestionnaire
– Commission croissance/nucléaire : texte commun

Résolution sur le regroupement autogestionnaire

Parmi les textes adoptés au 10ème Congrès du P.S.U., (28 au 30 Janvier 1977 à Strasbourg), la résolution sur le regroupement autogestionnaire définit le contexte et les objectifs de ce courant. Il aborde les moyens à mettre en oeuvre pour créer une dynamique unitaire et le rendre crédible. A cet effet, le P.S.U. propose des actions nationales et locales en lien avec les préoccupations et les orientations prises par les autogestionnaires  anti capitalistes. Il s’agit d’un débat ne visant pas pour autant à intégrer le courant autogestionnaire dans un processus de regroupement politique mais pose plutôt la question de la finalité de l’action telle le pouvoir aux travailleurs, la stratégie unitaire, la nature du Parti. Le P.S.U. s’efforcera non de dresser des constats sur les divergences mais de faire évoluer les positions et les pratiques.

Tribune Socialiste n°727 – 27 janvier 1977

Critique socialiste n° 28. Visages du Communisme

Cote : CRIT. SOC.

– Léonid Plioutch au congrès du P.S.U – Les perspectives dans les pays de l’Est, Jiri Pelikan – La Hongrie post-révolutionnaire, Janos Kovacs Tchécoslovaquie – Le second Printemps de Prague, Vladimir-Claude Fisera – Lettre ouverte aux communistes et socialistes d’Europe, Zdenek Mlynar – Le Manifeste de la Charte 77 Pologne – Contre la répression anti-ouvrière, Karol Modzelewski R.D.A. et R.F.A. – L’Affaire Biermann, Robert Havemann, Wolf Biermann – Interdictions professionnelles – Avant la Conférence de Belgrade, Milorad Pesic Bernard Ravenel – La naissance de l’eurocommunisme, Victor Fay – Impérialisme, Tiers-Monde et antagonismes de classes, Pierre Jalée

Melikan – Kovacs – Fisera – Mlynar – Modzelexski – Haverman, Biermann – Pesic, Ravenel – Fay – Jalée – Leduc –
28 (27)
1977 – Janvier – Février – Mars
22,5 x 17 cm, 126 p.
Syros

Les chrétiens et la lutte pour le socialisme

Cote : PSU-DOC

Série : forces sociales et organisations La démarche du PSU (BN, janvier 1977) 1. Les positions vis-à-vis des chrétiens Le parti communiste Le parti socialiste Les chrétiens et la lutte pour le socialisme Pour une critique politique de la religion Eglises et luttes de classes 2. Les chrétiens et leurs itinéraires Quand un paysan chrétien devient marxiste Les contradictions actuelles de la conscience chrétienne Un nouvel axe de recherches : des approches matérialistes de la bible 3. Le rôle de l’idéologie religieuse L’école catholique au service de l’idéologie libérale Un front de lutte : la liturgie Stratégie religieuse et révolution au Portugal Chili : au nom des principes de la morale chrétienne

113 / 114 / 115
1977 – Janvier
29,7 x 21 cm, 28 p.

Tribune Socialiste n°726 – 20 janvier 1977

Louviers : sur la route de l’autogestion

Couverture TS N°726, 20-27 Janvier 1977Louviers, près de Rouen, une ville de vingt mille habitants serait-elle sur la route de l’autogestion ?. L’enjeu ce sont les élections municipales. Le Comité d’action de gauche dérange et se bat pour que la ville ne soit pas une ville morte car elle veut que l’avis de chacun soit entendu. En un mot, elle veut « rendre le pouvoir aux citoyens ». Force issue de la ville, forgée par et pour les Lovériens, le C.A.G. ne se paye pas de mots. Majoritaire aujourd’hui au conseil municipal, ses réalisations sont visibles, son combat est permanent : animation vivante, fête du Livre, gratuité des activités culturelles et sportives… L’autogestion, une utopie concrète ? Ce Comité d’action de Gauche (CAG) rassemble quatre vingt militants actifs, cent à deux cents dans les périodes les plus chaudes. C’est énorme pour une petite ville éloignée des grandes métropoles. Le combat est bien engagé contre le corporatisme et le conformisme. Les élus du CAG sont conjointement sous le contrôle du Comité et de la population. Une réussite à suivre.

Tribune Socialiste n°725 – 13 janvier 1977

10ème Congrès, rapport d’activité

Le rapport d’activité de la Direction Politique Nationale pour le 10ème congrès réuni à Strasbourg analyse l’évolution de la situation politique et sociale et note des fractures dans la majorité avec une gauche hésitante et des difficultés pour le PSU à s’imposer notamment face au PS. Outre le travail effectué pour les élections législatives partielles et municipales, sans grand succès, la DPN a consacré l’essentiel de ses travaux au « programme d’unité populaire vers l’autogestion socialiste » et aux transformations des structures, dans le cadre de la préparation du Congrès. Cette tâche doit permettre au PSU de structurer le courant autogestionnaire afin de créer une force politique crédible, associée à la lutte du mouvement ouvrier contre la droite.

Tract – Non à la centrale nucléaire de Nogent-Sur-Seine

Présentation

Titre du document : Non à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.

Auteur(s) : Groupe autogestionnaire de Clamart.

Date du document : 1977.

Thématiques abordées : nucléaire, écologie.

Typologie : tract.

Nombre de pages : 2 p.

Dimensions : 21 x 14,5 cm.

Brochure – Ecologie et autogestion

Présentation

Titre du document : Ecologie et autogestion.

Auteur(s) : Michel Mousel.

Date du document : ca. 1977.

Thématiques abordées : énergie, nucléaire, travail, agriculture, écologie.

Typologie : brochure.

Nombre de pages : 15 p.

Dimensions : 15 x 21 cm.

Sommaire

  1. La crise de la croissance capitaliste
  2. Un problème révolutionnaire
  3. Nos actions
    • Les actions de contrôle populaire sur la consommation
    • La conception de la lutte contre l’emploiLa lutte contre le nucléaire
    • Les paysans et les luttes dans l’agriculture
  4. Quelques brèves conclusions

Brochure – Le PSU et le nucléaire

Présentation

Titre du document : Le PSU et le nucléaire. Résolution du Xème congrès du PSU.

Auteur(s) : PSU National.

Date du document : 1977.

Thématiques abordées : énergie, nucléaire, écologie.

Typologie : brochure.

Nombre de pages : 12 p.

Dimensions : 15 x 21 cm.

Sommaire

  1. Analyse du nucléaire
  2. La croissance énergétique
  3. Les propositions du PSU

Nationalisation et contrôle ouvrier

La nationalisation des entreprises avec un contrôle ouvrier devient une question politique à poser de façon urgente dans un contexte de restructuration de l’économie française. Le PSU ne considère pas pour autant que la nationalisation soit la seule solution. Sa perspective est celle de l’appropriation collective des moyens de production. Ce qui est visé c’est la socialisation et non l’étatisation. La volonté et la capacité des travailleurs concernés d’intervenir dans la gestion de l’entreprise est essentielle. C’est ainsi que les travailleurs de Lip posent la question de la nationalisation de leur entreprise, non par souci corporatiste, mais pour être un lieu d’unification des intérêts de tous les travailleurs de l’industrie horlogère. La question à se poser est celle de que produire ? et pour qui ?. Sur la base de l’établissement d’un programme établi par les travailleurs et les usagers les conseils d’administration pourraient étudier les reconversions nécessaires et les évolutions des conditions de travail à envisager. C’est une des réponses à construire pour l’avenir du socialisme.

Écologie, lutte anticapitaliste

L’écologie s’inscrit dans la lutte anticapitaliste ainsi que le décrivent les deux articles signés Michel Martin pour Tribune Socialiste : les poubelles du capitalisme et un monde que nous détruisons. Le mouvement écologique se concentre sur les luttes anti nucléaires et parle peu des risques inhérents à la surpopulation et de la nécessité d’envisager une autre agriculture. La contestation écologique se condamne à l’inefficacité par son refus de globalisation des luttes. On ne peut pas dissocier le combat pour la sauvegarde des équilibres naturels de la bataille contre le capitalisme. Lutter contre la pollution des usines sans lutter contre le système de production ou se battre contre le gaspillage sans remettre en question les structures économiques c’est s’attaquer aux conséquences en ignorant les causes. Le socialisme autogestionnaire milite pour la déconcentration des moyens de production, pour une autre agriculture et s’oppose à l’écologie apolitique. Pour le PSU, la lutte écologique s’intègre dans la lutte des classes. C’est une lutte au présent pour une autre société.

La parole à Charles Fiterman et Gilles Martinet

La parole est donnéeCouverture TS N° 724, 29 Décembre 1976 au 12 Janvier 1977 à Charles Fiterman, secrétaire du Parti communiste français et Gilles Martinet, secrétaire national du Parti socialiste dans le contexte politique de la préparation aux élections municipales. Les réponses permettent d’apprécier les positions respectives des deux grandes forces politiques de la gauche sur quelques-uns des problèmes essentiels de l’heure : Plan Barre en Janvier, Municipales en Mars, élections européennes en Avril. Sur la question de la participation du PSU à des listes communes pour les élections municipales, la réponse de Charles Fiterman est plus ouverte, sans que celle de Gilles Martinet, quelque peu « récupératrice » soit négative. Chacun des responsables de Parti s’exprime sur l’érosion des forces de la coalition de droite au pouvoir et la montée du mouvement populaire d’opposition. Gilles Martinet propose un débat plutôt sur un programme qu’autour des institutions. L’un et l’autre s’exprime sur la question de l’Europe et notamment l’élection d’un parlement européen au suffrage universel.

Tribune Socialiste n°724 – 28 décembre 1976

Chansons politiques d’aujourd’hui

Cote : CHAN

Nous sommes un cas – François Béranger La Tite Toune – Gilles Vigneault Milaï -Imago La ballade de Monsieur Saint-Pierre – Michel Bühler Ti-Cul Lachance – Gilles Vigneault ChilT.T.T.- Gilles Servat Le serpat – Imago Prisons – François Béranger François BERANGER Jean-Max BRUA Michel BUHLER IMAGO Gilles CERVAT Gilles VIGNEAULT MOULOUDJI

Béranger, BRUA, Buhler ,IMAGO, Mouloudji, SERVAT, VIGNEAU
1976
22 X 13,5 cm, 96 p.
SYROS/SIBECAR

Tribune Socialiste n°723 – 16 décembre 1976

Textes d’orientation pour le 10° Congrès, Strasbourg

Les textes d’orientation constituent une synthèse politique des différents courants du Parti soumise au vote du 10ème congrès de Strasbourg (28-30 Janvier 1977). Le texte A étudie les conditions dans lesquelles peut s’engager la construction d’un nouveau type de société. Lutte pour changer la vie et lutte pour conquérir collectivement le pouvoir ne sont pas deux termes à opposer, mais à unifier, tel est le but que doit se fixer une politique d’unité populaire vers l’autogestion socialiste. L’objectif de ce texte est de montrer comment une telle politique est possible. Le texte B définit en introduction les chemins du pouvoir, la bataille politique de l’action de masse, ce que disent les luttes. Il affirme qu’un gouvernement des travailleurs et de leurs organisations est possible s’il est basé sur l’unité réelle des forces. Le texte C déclare consolider l’autonomie du mouvement autogestionnaire par une stratégie d’unité populaire « anti-exploitation » par la construction d’un pôle autogestionnaire. Le PSU s’il s’en donne les moyens pourra agir en faveur de ce pôle.

Europe occidentale : la fronde communiste

La fronde communiste en Europe occidentale s’est manifestée lors de la conférence des 29 partis communistes européens, tenue à Berlin-Est en juin dernier.  L’invasion de la Yougoslavie, l’existence des goulags etc… ne sont plus cautionnés par les partis communistes européens et la tutelle de l’Union Soviétique est rejetée, sauf par les pays qui lui sont subordonnés par la force. On n’est pas allé jusqu’à la scission, mais le fossé s’est élargi entre ceux qui défendent les situations acquises et se complaisent dans le statu quo, et ceux qui se préparent à assumer  les responsabilités du pouvoir. Le Parti Communiste italien, espagnol et français ont marqué leur différence.

La souveraineté absolue de chaque parti, le respect de non ingérence dans les affaires d’un parti frère, le droit de critique réciproque, comme le droit, pour les partis et mouvements alliés des communistes de préserver leur autonomie, tout cela a été non seulement proclamé, avec une sereine assurance, mais mis en application sans attendre l’approbation du « frère aîné » soviétique. Et ce frère aîné a dû s’incliner pour éviter la rupture et admettre l’existence, sans le dire, d’un eurocommunisme, si différent du sien propre.