Institut
tribune
socialiste

Centre
Jacques
Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Situation à Plogoff, perspectives, stratégie du PSU-Bretagne

La mobilisation anti-nucléaire repart en Bretagne après le décret d’utilité publique de décembre 1980 pour la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. Un fort mouvement de soutien existe et les autres régions sont attentives à ce qui se passe autour de Plogoff. Cependant il n’y a pas d’expression publique de ce mouvement anti-nucléaire et ce mouvement populaire n’est pas repris par les organisations traditionnelles. Il y a peu de propositions de luttes politiques pour exprimer un soutien à la région. Le pouvoir par ses discours sur l’emploi et l’impact économique du chantier veut isoler les opposants et fédérer les notables autour du projet. Le PSU-Bretagne expose sa stratégie de mobilisation pour une lutte politique globale.

Textes d’orientation et motions du 12ème Congrès PSU de Colombes

Le 12ème congrès du PSU a eu lieu à Colombes les 7 et 8 février 1981. Le contexte des élections présidentielles à venir marque ce congrès. Les textes d’orientation se répartissent en deux textes : les textes A (A1-A2 ET A3) et le texte B.  Les textes A affirment que l’autogestion peut être un facteur de rassemblement et d’espoir pour surmonter les dispersions et les déceptions des militants, en particulier du PS et du PC. Une gauche nouvelle, unitaire et autogestionnaire doit s’affirmer pour que s’ouvrent de nouvelles perspectives pour une transformation socialiste de la société. Pour cela il faut définir la stratégie autogestionnaire qui exige une étroite liaison entre luttes sociales et luttes politiques et les forces sociales sur lesquelles s’appuie le projet. C’est à travers la dynamique créée par la lutte des femmes, les luttes anti-racistes des minorités nationales, les luttes portées par le mouvement écologique que les forces sociales pour le projet autogestionnaire se définissent. Le PSU ne peut être, cependant, qu’un élément de cette nouvelle force politique qui doit d’abord rassembler l’ensemble de ce qu’on appelle le courant autogestionnaire. Le texte B rappelle que les militants se situent dans la gauche révolutionnaire et qu’il s’agit avant tout de poser les jalons de l’unité populaire et pour cela de globaliser les luttes dans une dynamique révolutionnaire. Les luttes ne peuvent être strictement nationales et une participation accrue aux luttes internationales est nécessaire. Quatre motions présentées ont été adoptées par acclamation.

Démocratie formelle et autogestion

Ce texte présente une analyse des différents mécanismes électoraux. C’est dans ce contexte que l’autogestion mérite examen non seulement pour changer la désignation ou l’émergence des dirigeants mais pour établir une autre forme auto organisationnelle où la distinction entre dirigeants et exécutants est au centre de la mise en question. En opposition aux despotismes et aux diverses formes de dictatures d’apparence démocratique, il semble possible d’étudier les conditions d’autres formes sociales et politiques. Essai de définition de l’autogestion comme moyen d’établir une société solidaire dans laquelle la caractéristique nouvelle et fondamentale est de coordonner en tenant compte de la différence entre les individus. Cette attention à la valeur de la différence définit l’universalité pluriel qui libère les possibles. La voie de l’autogestion suppose cependant  que les citoyens soient en état de juger et de voter en connaissance de cause et que les délégués soient révocables.

Pour une politique des femmes par les femmes pour les femmes. Les propositions du PSU

Cote : BOUC

Avec la collaboration de Monique Gresset, Françoise Gosbois, Marie-Ange Leprince, Geneviève Pastre. Cette brochure est le programme du P.S.U. pour les femmes. Elaborée dans un parti politique, elle se veut aussi résolument féministe. Féministe ? Ça fait peur ! En général les partis politiques s’emploient à rassurer les femmes; en terme de bulletin de vote, une femme vaut un homme. Mais le P.S.U. affirme un projet de socialisme autogestionnaire, en opposition aux hiérarchies, à l’autoritarisme, au centralisme : A ceux de notre vieille république jacobine, briseuse des nations qui la composent; à ceux du pouvoir d’état au service des intérêts privés; à ceux du colonialisme travesti en aide au Tiers-Monde. En opposition aussi à ceux qui ont tragiquement marqué le mouvement ouvrier, et hélas, continuent, engendrant le stalinisme et ses avatars actuels en-deça et au-delà de tous les rideaux de fer ou de bambou, comme à ceux qui se maintiennent sous la houlette des partis socio-démocrates; Être ainsi en lutte contre les pouvoirs établis, contre les certitudes aveugles et sourdes, ça ne se veut pas rassurant. Pourquoi le P S.U. voudrait-il alors rassurer plus spécialement les femmes en évoquant leur surexploitation au travail liée à leur dépendance dans la famille, qui fonctionne encore sur des critères de domination masculine ? D’ailleurs, cette brochure, c’est d’abord l’expression de femmes qui, dans le P.S.U., se sont regroupées pour réfléchir ensemble et poser collectivement, dans le parti, leurs propres revendications; de femmes qui, aux côtés d’autres femmes, participent au Mouvement des Femmes. C’est pourquoi, pour élaborer cette brochure, nous avons été heureuses d’être aidées par des femmes qui, bien que n’étant pas au P.S.U., se sentent concernées par notre démarche. Il reste que les propositions formulées ici sont celles du P.S.U., des femmes et des hommes qui le composent.

Huguette BOUCHARDEAU, Suzanne GOUÉFFIC, Geneviève THOUVENOT
1981 janvier
20,5 x 10,5 cm, 120 p.
Syros

Contrat présidentiel

Le contrat présidentiel définit les batailles à venir pour les élections présidentielles. Il faut montrer qu’il existe une autre voie possible que celle que suit aujourd’hui le pouvoir et indiquer la nature des changements à conquérir par les luttes de demain. Le contrat propose une égale répartition du travail entre tous et toutes par la réduction du temps de travail. Combattre les inégalités et les privilèges par un nouveau système de distribution des revenus est un autre des axes du contrat. Il également est nécessaire d’instaurer plus de démocratie en supprimant les dispositions constitutionnelles qui accordent un pouvoir exorbitant à l’exécutif et en créant un nouveau statut pour les collectivités locale avec une garantie d’autonomie financière par péréquation entre collectivités riches et pauvres. Le contrat présidentiel dit non à toute participation à l’escalade militaire et définit une nouvelle politique énergétique. A chaque mesure, il associe les moyens d’un contrôle collectif de leur application.

Congrès de Colombes : commission statutaire

Le rapport de La Commission Statutaire présenté au Congrès de Colombes a pour rôle d’examiner les questions relatives aux statuts et à leur respect et les questions administratives et financières. La Commission constate quelques irrégularités statutaires visant à coopter des membres de la Direction politique sans aval du Congrès. Elle demande que cette pratique soit limitée et que le compte-rendu des réunions précise les présents, les membres élus et les membres associés. Elle regrette que le statut du personnel de la Rue Borromée n’ait toujours pas été signé. Elle réclame les comptes de la « Fête » qui s’est traduit par un déficit. La Commission Statutaire est consciente des difficultés financières que le Parti va rencontrer dans les mois à venir en particulier pour le secteur édition.

Pour que vivent les régions

Nos régions sont viables et une politique régionale est un projet à construire pour éviter les pièges de la dépendance extérieure, du parisianisme ou du gigantisme. Pour le PSU, il est important de partir des revendications populaires (dans ce cas : vivre au pays) et chercher tous les moyens pour les satisfaire durablement. Il faut inventer un développement autonome des régions avec la volonté de préserver les différences pour construire une économie régionale dite « autocentrée », c’est-à-dire une économie dont les centres de décision soient régionaux et qui correspondent aux besoins et caractéristiques de la région. Pour le PSU relever le défi de l’emploi est possible autour de deux axes : diminution du temps de travail et développement des emplois au pays. Pour cela il faut produire utile, développer les ressources locales et penser un plan local de développement pour gérer les ressources locales. Inventer une planification autogestionnaire en partant des besoins de la base, pour éviter les pièges bureaucratiques de la nationalisation et donner toute la place aux associations locales dans les conseils d’administration.

Les immigrés : propositions du PSU

Le PSU, dans le cadre de la préparation des élections présidentielles, expose ses propositions en faveur des immigrés. Contraints par la domination qu’exercent les économies des grandes puissances sur leur pays, plus de quatre millions d’hommes et de femmes et leurs enfants ont quitté leur pays pour venir travailler en France. L’exploitation dont ils sont victimes, les conditions de vie qui leur sont réservées, la répression policière, les atteintes à leurs libertés fondamentales ont souvent été dénoncées. Le PSU demande l’égalité des droits pour les travailleurs immigrés. Egalité pour les droits sociaux, le travail et les conditions de vie, la formation, le logement, l’expression publique. Il demande l’application de ces mêmes droits pour les immigrés des DOM-TOM. Il réclame le droit au regroupement familial, la prise en considération des droits pour les femmes immigrées et les jeunes. Il propose la reconnaissance d’une autre conception de la citoyenneté, le droit de vote pour les élections locales et la mise en place d’instances de contrôle composées d’immigrés dans les services chargés des problèmes d’immigration. Le PSU se bat pour le droit à la différence, le combat contre toutes les formes de racisme, contre le refus de l’autre.

Brochure – Plan Alter Bourgogne – 10 questions (…)

Présentation

Titre du document : 10 questions sur la Bourgogne et le nucléaire.

Auteur(s) : Groupe Alter Bourgogne : Amis de la Terre de Montceau, Amis de la Terre du Morvan, Comité Départemental de Protection de la Nature en Saône et Loire, Union Régionale et Unions Départementales CFDT, Connaissance et Protection de la Nature en Côte d’Or, Groupement Anti-Nucléaire de Sennecey le Grand, Mouvement pour une Alternative non viliente, MRJC Bourgogne, Fédérations du PSU de Côte d’Or, Nièvre, Saône-et-Loire, Yonne, Union Locale de Consommateurs (Que Choisir ?) de Dijon, Vie Nouvelle Dijon.

Date du document : 1981.

Thématiques abordées : énergie, nucléaire, Bourgogne.

Typologie : brochure.

Nombre de pages : 23 p.

Dimension : 15×21,5cm.

Sommaire

  1. L’avenir : que nous promet-on ?
  2. Pourquoi refuser le nucléaire ?
  3. Quelle démarche proposons-nous ?
  4. Quelle quantité d’énergie pour les consommateurs ?
  5. Les autres besoins 
  6. Pouvez-vous récapituler, s.v.p. ?
  7. Quelles sont les ressources existantes ?
  8. Des ressources nouvelles ?
  9. Le nucléaire nous rend-t-il plus autonomes ?
  10. Le cadre régional, pourquoi ?

Brochure – Plan Alter Midi-Pyrénées

Présentation

Titre du document : Projet Alter pour une alternative économique en Midi-Pyrénées.

Auteur(s) : Fédération Midi-Pyrénées du PSU.

Date du document : ca. 1981.

Thématiques abordées : travail, industrie, Midi-Pyrénées, écologie.

Typologie : brochure.

Nombre de pages : 56 p.

Dimensions : 21 x 29,7 cm.

Sommaire

  1. Pour un projet alternatif régional
  2. Midi-Pyrénées dans la crise
  3. Quelle politique industrielle pour Midi-Pyrénées ?
  4. Conclusion

Brochure – Plan Alter Bourgogne

Présentation

Titre du document : Projet Alter Bourgogne. On peut se passer du nucléaire en Bourgogne.

Auteur(s) : non mentionné.

Date du document : ca. 1981.

Thématiques abordées : énergie, nucléaire, Bourgogne, écologie.

Typologie : brochure.

Nombre de pages : 4 p.

Dimensions : 22,5 x 32 cm.

Sommaire

  1. Le constat
  2. Les besoins
  3. Le nucléaire inutile… et coûteux

Brochure – Plan Alter Dordogne

Présentation

Titre du document : Avant-projet Alter Dordogne. Sans nucléaire ni bougie avec les énergies renouvelables bien vivre… c’est possible en Périgord.

Auteur(s) : Groupe Alter Périgord.

Date du document : 1981.

Thématiques abordées : énergie, nucléaire, travail, Dordogne, écologie.

Typologie : brochure.

Nombre de pages : 38 p.

Dimensions : 21 x 29,7 cm.

Sommaire

  1. Avant-projet Alter 24
    • Un autre modèle d’utilisation des ressources
    • Éléments pour un plan Alter
  2. L’emploi
    • Évolution en Dordogne
    • Évolution nationale
    • Une autre politique : maintenir et partager l’emploi
  3. Conclusion
  4. Annexes

Brochure – Energie, l’Alternative. Mise en œuvre des filières solaires.

Présentation

Titre du document : Energie, l’Alternative. Mise en œuvre des filières solaires. Une politique d’économie d’énergie.

Auteur(s) : PSU National.

Date du document : 1981.

Thématiques abordées : nucléaire, écologie.

Typologie : Brochure.

Nombre de pages : 4 p.

Dimensions : 21×29,7cm

Sommaire :

  1. Nucléaire ou décentralisation, il faut choisir
  2. Le débat promis n’aura pas lieu
  3. Superphénix… Nos propositions

Nouvelles campagnes n° 11

Cote : REVUES-NVS CAMPAGNES

La Bataille du Veau Le Boycott, pendant et après Briser le mur du silence Vive le Boycott Les salariés et les contrôles Réflexions sur l’Avant-Boycott La crise était dans l’air Eléments sur la production de veaux sous la mère A propos de l’aide laitière de la CEE Vagues d’automne sur le Larzac ENQUÊTE-DEBAT SALARIES : Essai de synthèse Faim contre la Faim Assemblée générale du GFA : Les Croquants

11
Décembre 1980
21,7 x 15,4 cm, 88 p.

Rapport d’activité de la Direction Politique

Le rapport d’activité de la Direction Politique de Décembre 1980 prépare le Congrès de Colombes fixé les 7 et 8 Février 1981. Il couvre la période allant du Conseil National du Havre (Novembre 1979) à la fin de l’année 1980. La Direction politique a concentré ses efforts sur le rôle du PSU dans la campagne des présidentielles et la nécessaire recomposition des forces politiques de gauche par l’affirmation d’un projet politique alternatif. Le rapport d’activité rappelle que le P.S.U. estime que la constitution en France d’une majorité alternative au pouvoir exige le développement d’une force politique capable de transformer la gauche pour aboutir à une unité réelle et efficace. Le rapport souligne le travail positif autour des « Alternatives régionales » pour l’emploi et l’énergie, ainsi que sur l’implication des militants PSU dans les instances municipales, et sur la mobilisation pour la résistance à la militarisation. Enfin il souligne les difficultés de fonctionnement interne au Parti et le non aboutissement des débats sur les structures et les statuts du parti tout comme la question du statut du personnel du PSU et de TS. Le secrétariat national souhaite une meilleure circulation de l’information interne mais s’oppose à la création d’un TS Hebdo, faute de moyens financiers et humains.

Présidentielles

La course pour les élections présidentielles de 1981 est lancée, Huguette Bouchardeau a fait valider l’authenticité des 500 signatures et a affirmé que l’objectif était d’atteindre les 800 signatures. Elle a précisé que les choses sérieuses commencent et qu’on allait enfin pouvoir parler de politique. Elle a affirmé l’importance d’aller au-delà des stratégies d’échec des partis de gauche avec notamment l’importance d’un accord sur le contrat présidentiel proposé par le PSU. Le contrat présidentiel doit être l’occasion d’un débat qui permettra de sortir de cette fatalité de la présence de la droite au pouvoir et du désespoir que crée la triste guerre des partis de gauche. Le contrat présidentiel propose des mesures d’urgence qui répondent à l’aspiration des travailleurs et qui permettront à la démocratie d’exister réellement. Il prône une juste répartition du travail entre tous, le combat contre les inégalités et les privilèges. Il se positionne pour une autre politique internationale prenant en compte le respect des peuples et permettant un développement économique plus juste. Le contrat réclame une politique énergétique qui abandonne la course au nucléaire. Il demande plus de liberté institutionnelle et un droit égalitaire entre les hommes et les femmes. Ce contrat doit créer une dynamique pour que s’engage une réelle politique de gauche capable de mobiliser un courant majoritaire jusqu’à la victoire.

Iran, Irak : l’enjeu

La guerre s’installe entre l’Irak et l’Iran. La guerre au Moyen-Orient, sur les routes du pétrole, aux portes de l’Asie, peut faire craindre une extension dramatique. Il est facile d’imaginer l’extraordinaire crédit international que Sadam Hussein pourrait conquérir à l’Est comme à l’Ouest, en libérant de Khomeiny les américains d’un côté et les soviétiques de l’autre et enfin les conservateurs arabes. L’enjeu de cette guerre est donc en réalité la révolution khoméniste. Le conflit, situé au coeur des régions productrices de pétrole menace tant les Etats-Unis que l’Europe ou le Japon. Enjeu pétrolier, mais aussi volonté des grandes puissances d’empêcher l’émancipation politique et économique du Moyen-Orient. Mais plus fondamentalement cette guerre est le résultat du conflit qui oppose deux vastes mouvements idéologiques, le nationalisme arabe d’un côté et l’islamisme de l’autre dans un contexte anti-occidental. L’Europe est concernée par cette guerre compte tenu de sa dépendance énergétique. Si la France et la R.F.A ont freiné la volonté américaine d’envoyer une force navale occidentale dans le Golfe, il n’en demeure pas moins que l’incapacité européenne à avoir une autre politique énergétique l’entraîne comme structure de domination et d’exploitation.

Conférence Nationale Orsay

Ce numéro spécial de T.S. Hebdo est consacré au compte-rendu de la Conférence nationale des 8, 9, 10, 11 Novembre à Orsay. Il comprend :

LES COMPTE—RENDUS DES COMMISSIONS DE TRAVAIL DE LA CONFÉRENCE :
1.Institutions et libertés, 2.Energie, 3.Alternatives Régionales, 4.Ecole-formation, 5.International/Tiers-Monde, 6.Politique économique et sociale à court terme, 7.Temps de travail, 8.Rapports Hommes/femmes

DES TEXTES DE RÉFLEXION PRÉSENTÉS À LA CONFÉRENCE NATIONALE : 1. Une série de textes présentés par la Commission Immigrés, avec en particulier la prise de position de J.P.Jeffoy, Conseiller Municipal PSU, J.P. JEFFROY, envoyée aux élus de sa ville, St-Denis, en avril dernier, après une délibération du Conseil Général de Seine-St-Denis et la motion adoptée par la Conférence Nationale sur la politique du PCF et des propositions d’action de G. DESBOIS. Un texte sur le fonctionnement de la Conférence Nationale. adopté par la Direction Politique. Un rapport de B. RAVENEL sur l’Union dans les Luttes

LES DÉCISIONS PRISES PAR LA D.P. À PROPOS DU CONTRAT PRÉSIDENTIEL Texte adopté majoritairement (20 voix)-Texte minoritaire (9 voix) -Amendement au texte majoritaire, repoussé (4 voix)

Cet ensemble de documents, avec la présentation du contrat présidentiel dans T.S. Hebdo n° 871 constitue donc le cadre politique de la campagne du P.S.U. pour les présidentielles de 1981.

La logique de l’internationale noire

La logique et le but de l’Internationale noire est évident. Il s’agit en Europe de déstabiliser les démocraties afin de favoriser la montée d’un pouvoir fort. L’attentat de la Rue Copernic a révélé aux Français la stratégie de l’Internationale noire. Il est légitime de se poser la question du comment on en est arrivé là. Ce qui est en cause, c’est un ensemble de comportement que le gouvernement Giscard et de son ministre Poniatowski ont laissé se développer, ont toujours toléré et même encouragé. La presse d’extrême-droite est florissante. La lutte contre l’extrême gauche a permis de négliger celle de l’extrême droite. Depuis 1974, se sont multipliés décrets, arrêtés, circulaires dont le caractère raciste est incontestable. Le gouvernement, par ses actes, a favorisé la progression du racisme et le recul du seuil de tolérance Français-Imigrés. D’ailleurs, le pouvoir se sert de l’attentat pour tenter de réhabiliter aux yeux de l’opinion la juridiction d’exception qu’est la Cour de sûreté de l’Etat.

Expérimentation et autogestion

L’expérimentation sociale, c’est-à-dire la construction de projet pour changer le quotidien, est-elle compatible avec l’autogestion ? L’expérimentation sociale s’accompagne d’une démarche qui propose d’évaluer les effets d’une innovation à petite échelle avant d’envisager sa généralisation. Serge Depaquit s’interroge sur le contenu politique à donner à l’expérimentation sociale. Pour lui, l’expérimentation sociale ne saurait en soi constituer un processus autogestionnaire. Car celui-ci exige son intégration à tous les niveaux de la lutte sociale, pour constituer une stratégie de changement dans les rapports de production. Pour cela il faut une rupture de principe avec les schémas dominants. Citant l’exemple du renouveau des luttes chez Lip ou l’émergence des radios libres, Serge Depaquit affirme que l’expérimentation sociale peut prendre un sens politique déterminé. Cependant il ajoute que la récupération capitaliste de ces expérimentations est un des dangers. La crise du capitalisme encourage la démarche à condition que les finalités politiques en soit clairement définies.

Témoignage d’un détenu politique marocain

Le témoignage publié ici a été écrit par un détenu politique marocain emprisonné pour 10 ans en 1972. Les 18 et 19 Juillet 1980, un certain nombre de prisonniers politiques ont été libérés. Il y en aurait 89 selon les sources vérifiées et non 91 comme annoncé par le gouvernement marocain. Le nombre de détenus politiques marocains ne se réduit pas à une centaine mais plutôt de 400. A Kenitra, il y a encore 135 détenus politiques de tous les âges et de toutes les conditions dont les peines vont de la réclusion pour 5 ans à la réclusion perpétuelle et à la peine de mort. Ceux-ci sont incarcérés depuis 1963,1972 et de 1974 à 1977. Il faut espérer, qu’au-delà du tapage fait autour de la libération de ces prisonniers, ces libérations, même si réduites, puissent redonner espoir à ceux qui sont encore en prison et à leur famille. Pour que tous ceux qui ne sont pas en prison, en exil, ou trop enfoncés dans leur misère, pour penser à autre chose, puissent avoir voix au chapitre.

Attentat de la rue Copernic

Après l’attentat antisémite de la Rue Copernic le 3 Octobre 1980, le PSU fait un bilan des actions de l’extrême droite qui restent toujours impunies. Entre juin 1977 et Mai 1980 il faut dénombrer 122 attentats fascistes survenus sur le sol français. Le pouvoir semble se montrer incapable d’empêcher ces crimes. Le PSU dénonce l’offensive idéologique de la « Nouvelle Droite » banalisée par l’absence de riposte du mouvement ouvrier, la présence d’activistes fascistes au sein de la police et surtout les complaisances de Giscard et Bonnet comme le noyautage fasciste de l’appareil d’Etat. Le PSU mettra toutes ses forces pour que ces questions soient largement portées et connues dans l’opinion afin d’organiser une riposte politique même si la bataille s’annonce difficile.

Syndicalisme étudiant : le point

Le syndicalisme étudiant depuis 1968 a évolué et les UNEF de 1980 souffre d’un manque de perspectives politiques. Un bilan critique des expériences passées du courant autogestionnaire doit être fait. Le texte du débat syndical présenté ici, diffusé par l’UNEF i.d. de Nantes concerne aussi les étudiants du PSU. La création du M.A.S. en 1976, inaugura l’intervention du syndicalisme étudiant anticapitaliste et autogestionnaire. Ce courant existe toujours même s’il est morcelé et diffus. La difficulté est de traduire le projet autogestionnaire en syndicalisation massive. Il semble nécessaire de synthétiser l’esprit qui a concouru aux deux démarches de 76 et 80 et d’envisager à cet effet des formes organisationnelles inédites dans le mouvement étudiant. Des propositions d’organisations et d’objectifs sont proposés. Les tendances de l’UNEF i.d. sont également présentées dans ce texte qui permet de faire le point sur la situation du syndicalisme étudiant en 1980.

Nouvelles campagnes n° 10

Cote : REVUES-NVS CAMPAGNES

ENQUÊTES-DEBAT: L’insécurité d’emploi des salariés agricoles : – Travailleurs immigrés dans le vignoble gaillacais – Travailleurs immigrés en agriculture dans le Loiret – Les maraîchers licencient en Loire-Atlantique – Les agriculteurs face à l’extraction et au traitement de l’uranium dans l’Aveyron Le P.O.S. d’Argelès-Gazost. Où en sont les paysans ? Rencontre au Larzac (18-19 octobre 1980). La population, les communes face à l’Etat Conflit à la chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées Réflexions sur les modèles de production dans l’élevage des porcs Les conséquences économiques du paiement du lait à la qualité Intégration. Problèmes en séries dans les élevages avec Orgex Contradictions dans le système agraire jurassien La fraise en Dordogne

10
Septembre 1980
21,7 x 15,4 cm, 72 p.

Pologne, été 80

Les grèves de l’été 1980 en Pologne ont été exceptionnelles par leur ampleur et leur signification politique. Tribune Socialiste retrace la chronologie des évènements du 9 juillet au 31 Août 1980. Jacek Kuron, un des fondateurs les plus connus et les plus populaires du KOR (comité d’auto-défense sociale) déclare que les polonais eux-mêmes, contre le gré du pouvoir, peuvent résoudre la crise et emprunter la voie de la démocratisation. Il se donne comme programme la construction d’une société démocratiquement organisée en associations professionnelles ou coopératives, économiquement et localement autogestionnaires. C’est sur cette base qu’Huguette Bouchardeau dans son éditorial analyse la construction politique proposée par les travailleurs polonais face à la crise du régime et aux risques de tension internationale avec le  pouvoir soviétique. La mise en place de l’autogestion de la représentation des travailleurs lancée par Lech Walessa ne peut qu’interpeler les militants PSU. Les 21 propositions définies par le comité central inter-entreprises de grève de Gdansk sont retranscrites dans ce dossier. Bernard Ravenel fait le point sur l’analyse de la Direction Politique Nationale à propos des évènements polonais

Crise de l’automobile : automobile, feu rouge

La crise dans le secteur automobile menace l’emploi. Le Rapport Stoffaès (chef du centre d’études et de prévision du Ministère de l’Industrie), rédigé en 1978, prévoyait déjà 8.000 emplois en moins chaque année dans le secteur automobile jusqu’en 85. La crise est mondiale. Aux Etats-Unis ce sont 350.000 chômeurs auxquels viendront s’en ajouter presque autant dans les années à venir. En Italie, Fiat a annoncé 15.000 licenciements pour tout de suite. La Grande Bretagne qui produisait environ 11% du total mondial des véhicules immatriculés en 1959 n’en produisait plus que 3,9% en 1978. En France, 2.400.000 personnes travaillent directement ou indirectement de l’industrie de l’automobile (plus de 10% de la population active). C’est dire l’ampleur de la bataille sociale qui s’annonce.
Pour discuter d’un programme alternatif à la crise du secteur le PSU organise le 11 Octobre 1980, en plein salon de l’auto, un colloque. Ce colloque a été organisé par la Commission Nationale Entreprise et a réuni de nombreux militants du PSU de Peugeot-Sochaux, Renault-Flins et Billancourt, Citroën-Levallois, Carrier-Alençon. Sol Picciotto, de l’Institut pour le Contrôle Ouvrier; et Daves Edwards, Délégué du Personnel de chez TALBOT-Coventry ont permis de mesurer l’ampleur internationale de la crise. La réduction massive du temps de travail s’impose comme une solution pour la sauvegarde des emplois. L’introduction des techniques nouvelles de production doit rester contrôlée par les ouvriers producteurs. Une nouvelle politique des transports doit accompagner la recherche de solutions pour l’emploi dans ce secteur.

L’ordinateur-Roi : le meilleur et le pire

Transistors, informatique, télématique, ordinateurs… autant de termes de produits apparemment disparates mais pourtant liés par une même technologie. De nouvelles technologies qui vont progressivement transformer les conditions de travail, et notamment celles des femmes. Ces dernières pressentent les dangers qui les guettent au travers de la bureautique. On peut se demander si les progrès de l’informatique ne vont pas condamner les travailleurs à la déqualification et au chômage.  La CFDT au cours d’un colloque le 25 septembre 1979, intitulé : « Quel avenir pour la valeur du travail ?  » fait neuf propositions pour éviter le chômage, obliger les patrons à la formation sur les nouveaux postes, et pour mieux anticiper les investissements informatiques. L’Union départementale C.G.T de Paris s’exprime à l’occasion des journées de travaux et d’expression publique sur ce sujet et prône l’intervention des travailleurs sur le lieu du travail pour évaluer les évolutions des conditions de travail. Un cadre juridique, donné par deux nouvelles lois : informatique et libertés, construction de fichiers informatiques et protection de la vie privée, peut être un garde fou.  Cependant ce contrôle législatif peut devenir aussi un instrument redoutable.

De Yalta à Gdansk

Les grandes idées du partage de Yalta, un monde libre contre le système totalitaire, risquent de s’effondrer après l’été polonais et ses mouvements de contestation des travailleurs. A Gdansk, la situation intérieure prend un tour inquiétant.  Lech Walessa, au lendemain de la réunion des représentants des syndicats indépendants, manifeste son inquiétude face à la volonté du pouvoir d’entraver l’application des accords et d’en annuler petit à petit les acquis. De son côté, la Pravda insiste lourdement sur la nécessité de rétablir la toute puissance de l’autorité du parti et dénonce les ingérences étrangères anti-socialistes. Le contexte international doit être pris en compte pour comprendre les risques qu’entraîneraient une intervention armée de l’URSS car la Pologne de 1980 n’est pas la Tchécoslovaquie de 1968. Ainsi se trouve posé la question de la remise en cause de la politique des blocs comme obstacle à une paix durable, à l’autodétermination, à l’autogestion. Les travailleurs polonais ont avec réalisme pris en compte cette difficulté et n’ont pas exigé une modification radicale des rapports avec l’URSS.

Où en est le mouvement des femmes ?

Un bilan des femmes de Rouen

Le mouvement des femmes n’est ni unanime ni unanimiste, en particulier à Rouen. Plusieurs courants sont en présence à l’intérieur du mouvement des femmes et s’affrontent ou s’ignorent. Depuis octobre 1979, le courant psychanalyse et politique s’est octroyé le sigle MLF. Ceci a provoqué des heurts très violents à l’intérieur du mouvement des femmes notamment à Paris et dans certaines ville de province. A Rouen il n’y a pas eu de heurts mais méfiance et ignorance. La LCR se demande comment restructurer le mouvement des femmes. Cette interrogation est une atteinte à l’autonomie du mouvement car il tente d’élaborer une stratégie externe à un mouvement qui n’est pas structuré, en particulier à Rouen. La richesse du mouvement des femmes réside justement dans cette absence de structure pour lui permettre de garder toute sa spontanéité et sa capacité à proposer des analyses nouvelles. Cependant cette absence de structure pénalise le mouvement dont les décisions prises en AG ne correspondent pas à la réalité de terrain et restent lettre morte. Le collectif féministe contre les violences sexistes se veut une ébauche de structure et s’est mis en place à la suite du procès d’une victime de violences sexistes. Les questions d’organisation du mouvement restent posées et sont ressenties comme lourdes et paralysantes.

Périodique – Les Cahiers de Germinal – Une agriculture à contre-courant

Présentation

Titre du document : Les cahiers de Germinal. Supplément à Germinal n°21 – Périodique de la Commission Agricole du P.S.U. – Une agriculture à contre-courant : vivre, produire, travailler autrement à la campagne.

Auteur(s) : Commission agricole du PSU.

Date du document : juillet – septembre 1980.

Thématiques abordées : agriculture, forêt, écologie.

Typologie : périodique.

Nombre de pages : 34 p.

Dimensions : 15×21,5cm.

Sommaire

  1. Introduction
  2. La fin de « l’autonomie paysanne »
  3. L’agriculture dans la crise
  4. Quel contrôle populaire sur l’espace rural ?
  5. A la campagne aussi, on peut vivre, produire et travailler autrement
    • A long terme : une agriculture et un espace rural planifiés
    • A court terme : des propositions à contre-courant
  6. En guise de conclusion : notre espoir…