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Sauvageot

Des idées pour un socialisme du XXIe siècle ?

Tribune Socialiste n°11 – 18 juin 1960

Congrès National pour la négociation en Algérie

A ce congrès seront représentées toutes les organisations qui oeuvrent pour la paix : PSU, CGT, SNES, UNEF, Comité Audin, Mouvement de la Paix, associations non violentes etc… Appel aux différentes fédérations du PSU pour désigner leurs représentants parmi les militants les plus concernés par ces questions. Ce congrès portera sur des propositions d’actions communes, sur les négociations d’un cessez-le-feu et les garanties données à l’autodétermination. Il aura lieu le 12 juin 1960 à la Mutualité. 

Renouvellement du socialisme

Édouard Depreux, secrétaire national du P.S.U. écrit un livre sur les objectifs de la doctrine socialiste dans une France qui change. Il souligne le décalage entre ce qui est dit et ce qui est fait et la nécessité d’opérer un changement nécessaire dans la réflexion. Édité chez Calmann-Lévy son livre est un texte militant, préfacé par Pierre Mendès-France. Ce livre est toujours disponible.

Numéro Spécial Algérie (1)

Plusieurs articles font état de la situation politique entre la France et l’Algérie. Jean Verlhac et Pierre Stibbe démontrent que la proposition d’auto détermination ne peut aboutir car le gouvernement français refuse d’en discuter les modalités avec les porte-parole des combattants algériens – Jean Rous et A.Delcroix explicitent comment l’engrenage militaire en réponse à une situation politique bloquée par des résistances intérieures et un gouvernement de gauche qui n’a pas osé braver les privilèges (1936-1954) ne peut être une solution pour la paix –  Roger Parret montre que les opérations militaires sont vaines pour tenter de combattre les résistances des maquisards algériens –le témoignage de Djamila Boupacha  montre que la guerre d’Algérie c’est aussi les tortures et une armée sans complexes.

Tribune Socialiste n°10 – 11 juin 1960

l’Algérie, chronologie des évènements

Chronologie de 87 mois de guerre : de novembre 1954 au 22 Août 1960.

Numéro spécial Algérie (2)

Une guerre qui rapporte à certains mais engendre une stagnation de l’économie française – Le Plan de Constantine lancé en 1958 est une réussite économique pour les privilégiés de l’Algérie et un échec politique car les algériens ne sont en rien convaincus de l’apport de la France à leur pays –  Pour les algériens cette guerre est une révolte pour vivre dignement : c’est une insurrection contre le racisme. Pierre Belleville fait le point sur l’engagement des étudiants, des syndicats et des mouvements de jeunesse.

Mobilisation contre le colonialisme et pour l’autodétermination

Le 30 mai 1960, l’U.N.E.F. et le Comité d’Entente groupant les associations d’étudiants des pays coloniaux ou anciennement colonisés, publient un communiqué annonçant leur intention de renouer leurs relations interrompues depuis 1956. Dans le même esprit, à Grenoble l’AGE organise une conférence de presse intersyndicale, en faveur de l’autodétermination et de la négociation pour la paix en Algérie et un meeting le 10 juin. A Nancy l’AGE participe aux côtés des organisations politiques et syndicales au « Cartel d’Action pour la Paix en Algérie ». A Paris, la Fédération des Groupes d’Études de Lettres, prévoit l’organisation d’une manifestation de masse. (Extr. Analyses et Documents N°0, 6 Juin 1960)

Tribune Socialiste n°9 – 4 juin 1960

Une étrange tradition électorale

Le 29 Mai 1960, les algériens votent pour les élections cantonales. Ces élections sont considérées, par tous les observateurs, comme dépourvues d’intérêt car les électeurs n’ont pas le choix. Seule, une liste unique est proposée à leur ratification. Les listes sont fabriquées, au dernier moment, par l’armée. Cette pratique n’est pas nouvelle puisque depuis les élections de 1948, le statut de 1947 n’est pas appliqué et les élections sont toujours truquées au bénéfice des « protégés de l’administration ». Ceci pour éviter toute velléité d’une remise en cause du rattachement de l’Algérie à la Métropole. Il n’y a plus aucun rapport entre démocratie et institution électorale.

Tribune Socialiste n°8 – 28 mai 1960

Défense de défendre

L’Ordonnance du 7 Octobre 1958 et le décret du 12 Février 1960 donnent la compétence judiciaire aux forces armées, instaurent des tribunaux militaires permanents et qualifient de crimes et délits de droit commun toute aide directe ou indirecte aux rebelles. Des exemples concrets de la juxtaposition inappropriée de deux mots antagonistes : justice et militaire. La peine de mort est souvent l’aboutissement d’une parodie de justice.

Campagne de revendications budgétaires

Pierre Gaudez, Président de l’U.N.E.F. au cours d’une conférence de presse, rappelle les orientations prises au Congrès de Lyon : action pour la Paix en Algérie, réforme de l’enseignement et revendications pour que le budget consacré à l’Éducation Nationale, à la création de logements, et à la création de postes d’enseignants, soit respecté pour faire face aux besoins croissants de l’éducation.

P.S.U. et non-violence

Un certain nombre de dirigeants du P.S.U., rejoints par des militants,  ont participé à un rassemblement silencieux, organisé par le Comité d’Action Civique non-violente, le samedi 28 Mai devant le ministère de l’Intérieur. Ce rassemblement avait pour objectif la protestation populaire contre les mesures d’internement administratif dont « les suspects » algériens sont l’objet. Pierre Stibbe explique que ce n’est pas pour autant que le P.S.U. soit devenu partisan de la non-violence. Cette manifestation était pour le Parti Socialiste Unifié, un moyen de plus pour dénoncer en masse la guerre d’Algérie et ses conséquences.

La communauté

Entre 1958 et 1960 la Guinée, le Sénégal, la Côte d’ivoire et le Niger, le Congo, le Gabon et la République Centre Africaine acquièrent l’indépendance mais le projet de loi-cadre pour l’accession à l’autonomie entraine la disparition de l’organisation des fédérations A.O.F et A.E.F.  et l’émiettement de l’Afrique d’expression française, contraire aux volontés africaines qui souhaitaient l’unité de l’Afrique. Cet émiettement profite aux intérêts néo-coloniaux et participe à l’affaiblissement de chacun des pays qui ne peuvent plus compter sur la force des fédérations africaines.

Tribune Socialiste n°7 – 21 mai 1960

Tribune Socialiste n°6 – 14 mai 1960

Ouvriers et paysans de la Loire Atlantique s’affirment solidaires

Devant les choix de la politique économique les ouvriers et les paysans de la Loire Atlantique s’affirment solidaires. À l’occasion de la venue du Président de la République pour le lancement du paquebot France, les organisations ouvrières et paysannes de la région éditent un tract de protestation pour un changement de la politique économique du gouvernement.

Larzac : un scandale et une honte

Larzac, département de l’Aveyron dans les Causses est aujourd’hui transformé en camp d’assignation à résidence surveillée. Trois mille hommes s’y trouvent entassés dans des conditions d’hygiène et de vie déplorable, sans médecins ni soins et humiliés par leurs gardiens. Leur caractéristique commune ?« Suspect à la peau basanée ». Ce sont des Algériens. Ils sont suspects de tout : d’abord ils sont Algériens. Au cours d’une rafle, d’une perquisition, peut-être ont-ils été trouvés porteurs d’un journal « mal-pensant ».Ou bien encore avaient-ils un petit air nationaliste. Dans le cadre des pouvoirs définis par le décret du 7 octobre 1958, ils ont été assignés à résidence. Ils ne seront jamais jugés, car ils ne sont pas inculpés. Mais ils resteront détenus à Larzac des années entières jusqu’à la fin de la guerre sans doute. L’assignation à résidence a remplacé la lettre de cachet. « Car tel est notre bon plaisir » décrète l’autorité responsable.

L’affaire Alleg

Une plainte contre les tortionnaires de Henri Alleg a été déposée en 1957 et depuis, la justice, comme pour Maurice Audin, fait tout pour retarder le procès. Pourtant, le plaignant se trouve en prison depuis 3 ans déjà. « Il serait temps que — comme le demandaient dans une adresse solennelle, en Avril 1958, M. Malraux, Jean-Paul Sartre, François Mauriac et Roger Martin du Gard — « La lumière soit faite dans des conditions d’impartialité et de publicité absolues sur les faits rapportés par Henri Alleg ».

L’Affaire des Harkis du 13ème

Des « harkis », pro Algérie française, arrêtent et torturent des algériens suspectés d’appartenir ou de soutenir le FLN. La police française laisse faire et fait taire les témoins qui s’insurgent contre de telles pratiques. Claude Bourdet, élu de l’Union de la gauche socialiste au Conseil de Paris, militant PSU et conseiller municipal du XIIIè arrondissement dénonce les pratiques du Préfet de Police, Maurice Papon.

Intensifier la résistance à la guerre d’Algérie

De Gaulle repousse la solution d’une négociation avec les combattants algériens pour l’indépendance de l’Algérie et la fin de la guerre. Le P.S.U. dans la résolution du Comité National Politique, appelle à une mobilisation nationale des syndicats, des partis politiques et de toutes les forces populaires contre une guerre injuste et contraire à l’intérêt du pays. C’est ainsi qu’en Mai et Juin il organisera des réunions publiques, partout en France, pour dénoncer les profits scandaleux réalisés à l’occasion de la guerre d’Algérie et en expliciter les répercussions sur l’économie française.

Tribune Socialiste n°5 – 7 mai 1960

Ce que les syndicats attendent d’un parti socialiste

À l’occasion du 1er Mai 1960, des syndicalistes du Parti Socialiste Unifié se sont réunis autour de Pierre Belleville de la Rédaction de Tribune Socialiste et animateur du débat.Ils ont tenté de répondre à la question des rapports entre partis et syndicats. Chacun des représentants syndicaux fait le constat, exemples à l’appui, que de plus en plus les syndicats interviennent dans l’espace politique et qu’en outre ils ont une plus grande efficacité que ceux-ci. Edmond Maire propose une nouvelle définition des rapports syndicat-parti. Pour lui, les syndicats devraient définir le souhaitable et les partis le traduire en possible. En conclusion du débat les syndicalistes demandent au P.S.U d’avoir un rôle d’initiative et de coordination.

Tribune Socialiste n°4 – 30 avril 1960

Correspondance Socialiste internationale. Année 1960

Cote : CSI-Corresp. Soc. intern.

Revue mensuelle de l’internationalisme militant – N° 104, Février : Les premières leçons de l’insurrection des ultras ; parti unifié et renouveau socialiste ; la gauche du Labour – N° 105, Mars : L’organisation de la paix ne peut pas attendre ; défense de la laïcité ; antisémitisme et racisme ; Labour Party – Espagne – N° 106, Avril : La voie est ouverte pour un vrai combat socialiste (PSU) ; Italie : tournant à gauche ; Afrique du Sud ; Yougoslavie – Trotski

CLARET – DECHEZELLES – DEPREUX – GRANGE – MARIE – MASSOT – GEORIS-REITSOF – ROUS – SIGOND – ROSENFELD – OLIVERA – PIVERT – OWEN – FONT – SIGOND – HOUDEVILLE – COUSILLIAS – LANDOLFI
104 à 106
1960
33 x 25 cm, 10/12

Tribune socialiste. Mémento du diffuseur

Cote : DIRECTIVES

– Présentation (Jean Arthuys, Roger Cérat, Carmen Soteras) – Organigramme de la diffusion – Les techniques de la diffusion – Préparation d’une diffusion – Organisation du réseau de diffusion – Facilités propagande – Mise en kiosque – Commandes et règlements – Matériel et spécimen

N° spécial
1960 Septembre
27 x 21 cm, 24 p.

Histoire et conscience de classe

Cote : KUKA

Cette œuvre célèbre et devenue introuvable du grand philosophe hongrois peut être considérée comme le livre-clé de la pensée marxiste de la première moitié du XXe siècle. Elle paraît aujourd’hui pour la première fois en traduction, dans un texte intégral précédé d’une étude philosophique et historique par Kostas Axelos. Rédigé directement en langue allemande, et tiré à quelques centaines d’exemplaires seulement, Geschichte und Klassenbewusstsein a été publié à Berlin en 1923 et ses théories furent tout de suite violemment combattues par les communistes orthodoxes et par la social-démocratie, alors qu’elles étaient ignorées de la pensée de droite. L’auteur sera amené à désavouer lui-même ce livre qui n’en continuera pas moins d’exercer une grande influence, en dépit de la destruction de la quasi-totalité des exemplaires existants.

LUKACS Georg
1960
22,7 x 14,1 cm, 383 p.
Éditions de Minuit

Sachsen Hausen

Cote : SACH

Catalogue d’exposition Oranienburg-Sachsenhausen (en allemand Konzentrationslager Sachsenhausen, KZ Sachsenhausen ou encore KL Sachsenhausen), est un camp de concentration nazi implanté en 1936 à Oranienburg, ville située à 30 km au nord de Berlin. Il a plusieurs objectifs : être un camp modèle, dont même l’architecture doit montrer la suprématie de l’idéologie nazie ; former les futurs chefs de camp (Rudolf Höss y fera ses classes avant de prendre la tête du complexe d’Auschwitz) ainsi que les SS responsables des camps de concentration (SS Totenkopf) ; accueillir le siège de l’Inspection des camps de concentration (I.K.L.). À son apogée, le complexe de Sachsenhausen compte près d’une centaine de camps extérieurs et de Kommandos. Il est libéré par l’Armée rouge en avril 1945. De 1936 à 1945, on estime que 200 000 personnes y ont été internées et que 84 000 y sont mortes. En août 1941, un massacre de masse y a eu lieu avec l’exécution de plus de 13 000 soldats soviétiques, prisonniers de guerre. Il est aujourd’hui aménagé en un musée-mémorial, avec 10 espaces d’expositions permanentes qui présentent chacune un aspect majeur de l’histoire du camp. C’est probablement le seul camp de concentration que les prisonniers ont baptisé d’un diminutif : « Sachso ».

Edouard ULLMAN
1960
21 X 11,5 cm, 36 p.

Quand le fascisme et la guerre nous devançaient

Cote : GUER

Texte de Daniel Guérin. Il s’agit de la première page présentant la deuxième édition en brochure d’un texte qui, lui, est toujours disponible dans La Peste brune (Spartacus,1996). EN HOMMAGE A MARCEAU PIVERT L’essai « Quand le fascisme nous devançait » m’avait été demandé, en 1954, par Jean-Paul Sartre pour le numéro spécial des Temps modernes sur « La Gauche ». Mais, au dernier moment, cet article, dont pourtant le contenu avait, à l’avance, fait l’objet d’un échange de vues avec l’auteur de Nekrassov, n’a pas trouvé place dans la revue… Pourquoi ? Je m’en voudrais d’épiloguer sur des motifs, qui, au surplus, ne m’ont jamais été franchement révélés et je laisse au lecteur le soin d’apprécier. J’ai cependant obtenu de publier le texte déjà composé pour les Temps modernes en une sorte de « tirage à part »… très « à part ». Ce tirage est aujourd’hui épuisé et des amis me demandent de le rééditer. J’ai cru bon d’y joindre un certain nombre d’articles insérés, de 1938 à 1939, dans Juin 36, l’hebdomadaire de la « Gauche révolutionnaire » du Parti Socialiste S.F.I.O., puis du P.S.O.P. (Parti Socialiste Ouvrier et Paysan). Ce parti a été constitué, on le sait, à la suite de l’expulsion du Parti Socialiste de la tendance Marceau Pivert au Congrès de Royan (Pentecôte 1938). Le dernier de ces articles a paru le 25 août 1939, à la veille du déchaînement de la deuxième guerre mondiale. On y verra comment la guerre, de même que le fascisme, nous a devancés, et comment, face à la catastrophe, nous avons essayé de maintenir une position révolutionnaire internationaliste, à égale distance du fascisme et du social-patriotisme. Position difficile, certes, solitaire, et qui nous valut beaucoup d’incompréhensions et de haines. Mais que je ne renie pas et dont je revendique, avec le regretté Marceau Pivert, ma part de responsabilité – la tête haute.

GUÉRIN Daniel
1960
21 X 13,5 cm, 64 p.
Correspondance Socialiste Internationle