60 ans après la « Rencontre socialiste de Grenoble » (1966)
Vendredi 2 octobre 2026
Colloque co organisé par l’Institut Tribune Socialiste et l’Institut Edouard-Depreux 60 ans après la Rencontre socialiste de Grenoble en 1966.
Après l’élection présidentielle de 1965, la gauche continue de se chercher. Pour beaucoup, la mise en ballotage du général de Gaulle et la création de la FGDS ne suffisent pas à faire un projet politique. Fin janvier 1966, des militants politiques, essentiellement du PSU, des responsables syndicaux, des animateurs de clubs et des universitaires lancent, un appel à une rencontre qui se tiendrait les 30 avril et 1er mai à Grenoble. Deux thèmes sont proposés : « la société socialiste en pays développé » et « les voies de passage au socialisme », à partir de cinq rapports préparatoires. L’objectif affiché est d’alimenter l’effort « de renouvellement et de mise à jour » sans lequel la gauche ne peut pas espérer devenir majoritaire. Le choix de Grenoble, après la victoire emblématique de l’équipe d’Hubert Dubedout aux élections municipales, les interventions de la figure tutélaire de Pierre Mendès France ont contribué à marquer les esprits et sans doute à mythifier l’évènement au point d’estomper, dans la mémoire collective, trois aspects essentiels de son déroulement : les conditions de son organisation et le contexte politique dans lequel il s’est déroulé ; le contenu des débats et les confrontations parfois vives auxquelles ils ont donné lieu ; l’émergence de la question régionale, qui a entraîné l’organisation de plusieurs rencontres en province, sans omettre les débats qui, au-delà de l’année 1966, ont prolongé l’initiative. C’est pourquoi il nous est apparu intéressant de revenir sur ce moment important, d’autant que les thèmes retenus par les organisateurs : la démocratie dans l’entreprise et dans l’État, planification et marché, secteur public et secteur privé, les fondements économiques et financiers d’une politique internationale, se posent certes dans des termes très différents d’il y a soixante ans mais restent des questions auxquelles les réponses de la gauche sont attendues.
Colloque ITS-IED
Vendredi 2 octobre 2026


Au Maltais rouge
40 rue de Malte, 75011 PARIS
Inscription gratuite !
Pour s’inscrire :
contact@institut-tribune-socialiste.fr
Programme :
Accueil à partir de 9 h 45
10 h : Introduction, par Jean-François MERLE, président de l’Institut Edouard-Depreux
Séquence 1 : Le contexte et la préparation des rencontres (10 h-11 h 30)
Modération : Mijo THOMAS, vice-présidente de l’Institut Tribune socialiste
Introduction par François PRIGENT, docteur en histoire contemporaine, président du groupe Ouest-Bretagne de la Société française d’histoire politique
Table ronde avec Roland CAYROL, politologue, ancien secrétaire du Club Jean-Moulin et Janine MOSSUZ-LAVAU, directrice de recherches honoraire au CEVIPO
Échanges avec la salle
Séquence 2 : Les débats de Grenoble (11 h 30 – 12 h 30 puis 13 h 45 – 15 h 30)
Modération : Monique DENTAL, vice-présidente de l’Institut Tribune socialiste
Les 5 rapports et leur discussion à Grenoble : mode d’emploi + les débats sur la démocratie politique, par Jean-François MERLE
Les nationalisations et la question de la démocratie dans l’entreprise, par Philippe BRACHET, maître de conférences honoraire à l’Université Paris-X Nanterre
Pause déjeuner (12 h 30 – 14 h)
Les enjeux d’une politique économique socialiste « moderne » par Jacques RIGAUDIAT, conseiller-maître honoraire à la Cour des comptes
La critique de l’orientation majoritaire à partir des positions exprimées dans la Loire et par divers intervenants de stature nationale, par Jean-Paul MARTIN, maître de conférences honoraire à l’Université Lille-3
L’Europe et l’international : du colloque de Grenoble au colloque de Cachan (février 68) par Arnaud DUPIN, docteur en histoire contemporaine, professeur au lycée d’Agen
Échanges avec la salle
Séquence 3 : Les suites de Grenoble (15 h 45 – 17 h 15)
Modération : Pascal DORIVAL, président de l’Institut Tribune socialiste
Présentation des colloques régionaux, par Jean-Paul MARTIN
« Décoloniser la province » et la notion de « colonialisme intérieur », par Claude BARBIER, professeur à l’université de Genève
Échanges avec la salle
Conclusions, par Noëlline CASTAGNEZ, professeure d’histoire contemporaine à
l’Université d’Orléans