Les communs, outils de transition

Mercredi 10 mai 2017 18h Séminaire Impératif Transition Débat : Les communs, outils de transition avec Benjamin Coriat Le Maltais Rouge 40 rue de Malte Paris 11ème

Les « communs », qui perdurent parmi les peuples premiers, sont remis à l’ordre du jour par les travaux d’Elinor Ostrom qui a observé et théorisé la supériorité, du point de vue de l’efficacité, de l’auto-organisation de communautés autour de la préservation de ressources naturelles. Dans le monde numérique contemporain, on compte des communs remarquables : Wikipedia, les logiciels libres, ….
La définition très générale d’Elinor Ostrom « les biens communs (ou simplement communs) sont des ressources, gérées collectivement par une communauté selon une forme de gouvernance qu’elle définit elle-même » recouvre une grande diversité de réalisations, quant à la nature de la ressource (bien matériel ou immatériel), aux objectifs poursuivis (préserver la ressource/ la développer,…), à la dimension de la communauté (d’une communauté locale autour d’une pêcherie aux communs mondiaux que sont les communs numériques), aux modes de gouvernance choisis, …
Les caractéristiques des communs suscitent l’intérêt, à l’heure où l’organisation économique démontre son impuissance à endiguer les dommages environnementaux et sociaux (tout en prétendant élargir la sphère des biens privés) et où les hommes de plus en plus nombreux aspirent à refuser un statut de spectateur passif des dégâts présents et futurs. En effet :

  • L’auto-organisation, principe de base des communs, combat l’atomisation des citoyens, consommateurs et producteurs. C’est le lien social retrouvé, l’inclusivité.
  • L’auto-organisation, pédagogie démocratique, permet, par l’expérience, de balancer droit et responsabilité.
  • L’auto-organisation remet au centre de l’objectif poursuivi le « bien vivre » dans les limites écologiques », indépendamment du gain financier.
  • L’auto-organisation libère la créativité humaine et porte en germe une meilleure adaptation et une plus grande résilience aux chocs
    Les réalisations concrètes de communs en prenant place au côté du couple jusqu’ici exclusif – gestion publique/gestion par les marchés -, développent des alternatives porteuses de l’espoir d’une reconquête du pouvoir d’agir collectivement. La construction patiente d’une gouvernance mondiale polycentrique reposant sur les communautés de base dessine une alternative au multilatéralisme des Etats impuissant à protéger durablement les biens communs mondiaux, dans l’affrontement des intérêts nationaux.

Intervenant : Benjamin CORIAT, professeur d’Université, directeur des programmes de recherche sur les Communs PROPICE et  « Entreprendre en commun « , économiste atterré.

Discutants : Pierre THOMÉ auteur de l’ouvrage  (Biens) communs, quel avenir ? Un enjeu stratégique pour l’économie sociale et solidaire (Ed. Yves Michel, 2016), Marie CHÉRON membre d’un groupe d’habitat participatif, responsable mobilité à la Fondation Nicolas Hulot.

Archives en relation

Aucune archive en relation.

Faire une recherche


Ajouter un commentaire

Pas de commentaire (0)