PSU, ce que la presse en pense !

Mots-clés : Congrès - PSU, Socialisme, stratégie politique

16 Avril 1960

Dans cette revue de presse, chacun des journaux salue et appelle de ses voeux plus ou moins sincère la réussite de ce nouveau parti qu’est le P.S.U..Que les journaux soient « pour » ou qu’ils soient « contre », le P.S.U. ne les laisse pas indifférents. Ce qui a au moins l’avantage de la reconnaissance d’une certaine importance politique. On ne s’intéresse pas à ceux qui ne représentent rien, c’est connu. Maurice Duverger a écrit, dans Le Monde sous le titre « Les maladies infantiles du nouveau socialisme », un article particulièrement intéressant, dans lequel il analyse la position du P.S.U. par rapport aux structures politiques actuelles : « Le parti socialiste unifié n’est encore qu’une petite organisation. Mais sa faiblesse actuelle ne doit pas faire oublier sa force potentielle. »… Pour l’Express « Les « raisons d’espérer », selon la formule de l’appel final, qu’apporte le P.S.U. à la gauche sont nombreuses. Les trois courants qui se sont groupés dans le nouveau parti ont sur les grands problèmes de l’heure — guerre d’Algérie, évolution du régime gaulliste et laïcité — une conformité de vues beaucoup plus profonde qu’il n’en a jamais existé au Parti Radical ou à la S.F.I.O.

Au Congrès de l’U.G.S. : lucidité et détermination

Mots-clés : Congrès, Socialisme, stratégie politique

9 Avril 1960

Après beaucoup d’hésitations, l’unification avec le P.S.A a été décidée au Congrès de l’U.G.S. à la Grange-aux-Belles par les délégués de 78 fédérations. Le vote final donne 8008 mandats pour la résolution majoritaire d’unification. L’U.G.S. a hésité et s’est décidée lucidement pour l’unification. Ses militants continuent, pour le socialisme, un combat sans concession. La lutte démocratique s’identifie avec la lutte pour le renversement du régime capitaliste. L’action pour sauvegarder le niveau de vie des classes laborieuses et pour imposer la paix en Algérie, la résistance à des tentatives de coup d’État franquistes, la lutte contre la politique anti-ouvrière, anti-démocratique du régime, tous ces combats ne peuvent être menés à bien que par l’unité d’action des travailleurs et des organisations qui les représentent. Les militants U.G.S. s’efforceront d’entraîner la majorité du PSU dans l’action quotidienne en s’appuyant sur les mouvements sociaux en évolution.

La conférence de Tribune du Communisme

Mots-clés : Congrès, Socialisme, stratégie politique

9 Avril 1960 • A.Delecroix

La conférence de Tribune du Communisme a réuni 80 militants dont la grande majorité représentait la région parisienne.  Le rapport politique du Bureau a été approuvé et l’analyse des causes de la crise de la démocratie a été approfondie par plusieurs interventions. L’échec des deux partis socialistes actuels montre la nécessité d’une nouvelle formation pour préparer, sur un programme adapté à l’évolution sociale, politique et économique de la France, le rassemblement de toutes les forces socialistes du pays. Celui-ci doit prendre appui sur les transformations qui s’opèrent dans la société industrielle et aussi dans les campagnes pour rallier au socialisme, c’est-à-dire à la socialisation des moyens de production, toutes les couches sociales progressives du pays, contre la propriété capitaliste, qui est non seulement le grand capital, mais aussi ses bases de classe dans la moyenne bourgeoisie rurale et urbaine. Jean Poperen, le lendemain au Congrès d’Unification, a rapporté ces discussions.

Le Congrès du P.S.A.

Mots-clés : Congrès, Socialisme, stratégie politique

9 Avril 1960

A la veille du congrès d’unification, le 2ème et dernier Congrès du P.S.A. fait un bilan positif de ses effectifs. Édouard Depreux annonce 20.000 adhérents et note que dans tous les départements le P.S.A. est présent. En ce qui concerne la composition des militants du Parti, il observe qu’à peine un tiers proviennent de l’ancienne S.F.I.O. Un afflux d’adhésion a suivi celles de P.Mendès-France et de ses amis ainsi que de nombreux intellectuels ou des universitaires. En ce qui concerne la fusion avec le P.S.U, Oreste Rosenfeld demande avec force, à ce dernier, de grouper tous les socialistes et communistes, tous les travailleurs et intellectuels en une grande formation pour combattre le système actuel et pour l’instauration d’une société fondée sur la justice sociale, la liberté et le bien-être de tous. Les questions de l’Algérie, sans lesquelles il est impossible de résoudre les problèmes de l’actualité politique, économique et sociale, les problèmes agricoles  et la laïcité ont fait l’objet de débats tout au long de ce Congrès.

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