L’univers des élections professionnelles

Mots-clés : Élections, Entreprises, Sécurité Sociale, Syndicats

1992 • ANDOLFATTO Dominique

Cote : ANDO

Si les élections politiques polarisent l’actualité, les élections professionnelles restent bien souvent méconnues. Or leurs enjeux, nombreux, sont de véritables clés pour la vie sociale : prud’hommes, comités d’entreprise, délégués du personnel, sécurité sociale, etc., sont autant de lieux, aujourd’hui, fondés sur le suffrage professionnel, et contribuant à la régularisation des relations du travail comme, plus globalement, de la société. Ce livre est donc une invitation au voyage dans l’univers complexe des élections professionnelles. L’histoire permet d’abord de remonter à ses origines et de rechercher le sens dont cet univers est chargé. Elle montre le développement cahotique du suffrage professionnel, en liaison étroite tant avec celui, conflictuel, du mouvement social, qu’avec la confrontation évolutive des idées et des forces politiques. La sociologie des élections professionnelles révèle parallèlement le paysage syndical français à travers le temps et l’espace (régional). Elle permet de mesurer précisément les audiences syndicales et d’analyser leurs évolutions. A ce titre, ce livre est aussi une contribution fouillée à l’étude du syndicalisme des salariés. Et, pour le présent, il aide à comprendre son bouleversement.

ANDOLFATTO Dominique
1992
21,5 x 14 cm, 224 p.
Éditions ouvrières

Le revenu social garanti au Conseil National de Novembre 1987

Mots-clés : Politique Économique, Sécurité Sociale

21-22 Novembre 1987

Le Conseil National du PSU des 21 et 22 Novembre 1987, après sa résolution générale sur un soutien actif à la campagne de Pierre Juquin pour les prochaines élections présidentielles, approuve à 59% pour, 14% contre et 27% d’abstentions le droit à un revenu minimum d’insertion.
Alors que par le passé, les pays à système d’économie libérale avaient fait reposer leur légitimité sur leur capacité à assurer un quasi plein-emploi, une progression constante des revenus, et une protection sociale convenable, l’augmentation du chômage, le ralentissement de la croissance et les mutations technologiques ont modifié considérablement la société. Jusqu’ici les exclus étaient pris en charge par les mécanismes de protection sociale. Cette protection est aujourd’hui remise en cause. Il y a donc nécessité pour les forces populaires de prendre en compte, non plus de façon individuelle mais de façon collective, le problème de ces exclus, Une réponse possible pourrait être le revenu minimum social garanti. Une partie des produits de l’économie performante servirait à assurer les conditions de vie décentes aux exclus du travail. Pour le PSU, ce revenu minimum garanti doit relever du droit de chacun à bénéficier d’une autonomie financière minimum. Cette allocation dont le mode de financement pourrait être calqué sur les allocations déjà existantes permettra d’affirmer le droit de vivre dans la dignité à chacun.

Pour un revenu minimum social garanti

Emploi, Sécurité Sociale, Temps de travail

27 Avril 1987- 25 Mai 1987 • Patrick Santini, Jean-Claude Genêt, Philippe Choteau, Agnès Deboulet

La proposition de mise en place d’un revenu minimum social garanti, largement débattue aujourd’hui, n’est pas une proposition totalement nouvelle. On rappellera le premier article d’un projet de loi déposé en 1901 par le député SFIO Edouard Vaillant, qui affirmait que toute personne née en France ou résidant quelque soit sa nationalité avait droit à une protection contre tous risques sociaux. Il faut rappeler également que sous la pression des luttes ouvrières, les syndicats américains avaient, durant la première guerre mondiale, obtenu, avec la National War Labor Board, un salaire minimum vital garanti pour tous. La revendication d’un salaire social ou vital, d’un revenu garanti vient donc de très loin.

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Cotisations sociales, les robots doivent payer

Politique Économique, Sécurité Sociale, Taxe sur les robots

1987 • Anne-Lise Rannou

Cette affiche a été créée par Anne Lise Rannou (de Douarnenez), et imprimée à Morlaix, en 1987. Elle était destinée la campagne nationale du PSU sur la protection sociale. Elle illustre la proposition d’asseoir les cotisations non seulement sur les salaires mais, sous une forme à discuter, sur les machines qui remplacent les salariés. Si l’impôt sur le revenu présente de nombreux défauts il faut le transformer et lui faire supporter la charge des cotisations sociales payées par les salariés.
Il faut aussi décrocher les cotisations à la charge des employeurs de la référence aux salaires pour les transférer sur la valeur ajoutée, c’est-à-dire la richesse nouvelle produite par l’économie. Cela soulage les entreprises de main d’oeuvre et revient à faire payer les robots. Cela fait participer les importations aux dépenses de Sécurité Sociale. Cela renforce la compétitivité des produits français tant sur le marché intérieur qu’à l’exportation.

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