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Manifesrte du Parti Communiste. Les Luttes de classes

Mots-clés : Communisme, marxisme, Révolution

1962 • MARX Karl

Cote : MARX

Une seule phrase – et tout l’acquis de la civilisation a été remis en question : « Prolétaires du monde entier, unissez-vous ». Ainsi se termine le manifeste du Parti Communiste et ainsi s’ouvre l’ère des grands bouleversements sociaux. Avec Les Luttes de Classes, ce texte constitue une clé indispensable pour comprendre le monde d’aujourd’hui.

MARX Karl
Bon
1962
18 x 10,7 cm, 190 p.
10/18 UGE

La Maladie infantile du communisme

Mots-clés : Communisme, Révolution

1962 • LENINE

Cote : LENI

Contre les « puristes » d’Angleterre, d’Allemagne et d’ailleurs, adversaires de tout compromis, contre le gauchisme romantique de l’action révolutionnaire, Lénine a rédigé, en 1920, cet ouvrage qui est sans doute l’expression la plus significative de son réalisme tactique. Mais, mieux encore, ce livre bref et aigu est devenu un des classiques de la science politique.

LENINE
1962
18 x 10,7 cm, 188 p.
UGE – Editions sociales

Mémoires d’un révolutionnaire 1901-1941

Mots-clés : Révolution, URSS, Victor Serge

1951 • Victor SERGE

Cote : SERG

Ce livre, dans lequel Victor Serge décrit son itinéraire révolutionnaire, se lit comme un roman. Jeune, provenant d’un milieu défavorisé, Victor Serge, animé d’une soif d’absolu, juge la situation socio-politique tout à fait désespérante. (Remarquons que le désir d’absolu, étant irréalisable, engendre souvent, comme son envers, le désespoir.) Il milite alors dans des groupes d’allégeance anarchiste, est arrêté, puis condamné sous des prétextes fallacieux à la prison. En 1919, il quitte la France et se rend là « où ça se passe », en Russie. Victor Serge deviendra rapidement un bolchevik, mais sans jamais renoncer à son esprit critique. Il formera avec d’autres « l’opposition de gauche », groupe qui luttait en faveur des pratiques démocratiques et qui s’allia parfois avec Trotsky, tout en se distinguant de celui-ci qui ne proposait qu’un retour au léninisme, sans remise en question de l’autoritarisme. Ces opposants, comme tous les autres, furent disséminés par l’emprisonnement, la déportation et le meurtre. Serge demeura en liberté, évidemment très surveillée, jusqu’en 1933 : il fut alors déporté en Oural. Trois ans plus tard, il est libéré, grâce à la cabale menée par des amis progressistes de l’étranger. Ces dix-sept années de luttes, dans une Russie qui devient de plus en plus répressive, sont décrites à la lumière des événements vécus par l’auteur lui-même.

Victor SERGE
1951
18 X 11,5 cm, 448 p.
Edtions du Seuil

Réponse à Lénine sur “La maladie infantile du Communisme” (1920)

Mots-clés : Démocratie, Internationale, Lénine, Parlementarisme, Révolution, Syndicat

1920 • GORTER Herman

Cote : GORT

En avril 1920, Lénine publie une brochure intitulée La maladie infantile du communisme (le « gauchisme »). En Allemagne, le parti communiste (KPD) créé en janvier 1919 par la réunion de la Ligue spartakiste et des groupes communistes internationalistes vient de connaître une importante scission. Les militants en désaccord avec la décision de la direction de participer aux élections législatives ont été exclus et ont créé le KAPD (A pour Arbeiter) ; aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Italie, des débats similaires sur la tactique divisent ceux qui s’apprêtent à créer des partis communistes. Ce qui oppose les « gauches » à la politique prônée par Lénine et donc, dans cette période, par la IIIe internationale, est loin d’être insignifiant. Elles rejettent en effet « la discipline de fer et l’absolue centralisation militaire » qui, selon Lénine, doivent être de règle dans le parti communiste. À l’appartenance aux syndicats, elles opposent la formation d’organisations d’usine, « fondues dans un tout et dans un seul ». Enfin, elles rejettent, la participation aux élections, l’action parlementaire, dans lesquelles Lénine voit non seulement l’accès à une tribune, mais encore le moyen d’œuvrer à des compromis avec des partis non communistes et de diviser ainsi les partis bourgeois. … C’est comme porte-parole des « gauches » allemandes et hollandaises que Gorter rejette les prescriptions de Lénine. Mais ce n’est pas au nom de principes abstraits ; c’est parce qu’il considère que l’Allemagne de 1920 est toujours dans une phase révolutionnaire, et que dans cette phase, l’action autonome et coordonnée du plus grand nombre, plus que l’obéissance aux ordres d’une direction, est primordiale ; que dans la période révolutionnaire, les syndicats, liés comme ils le sont notamment en Allemagne et en Angleterre à des partis de gouvernement, ne sont d’aucune utilité, voire nocifs ; et qu’enfin l’affrontement révolutionnaire se déroule hors des institutions parlementaires. Et cette révolution se déroule dans des rapports de forces entre les classes entièrement très différents de ce qu’ils étaient dans la Russie de 1917, où la bourgeoisie était faible et l’immense paysannerie pauvre prête à se rallier à une révolution qui lui permettrait de s’approprier la terre. Gorter pressent que l’influence de l’Internationale va être non seulement inefficace, mais dangereuse, car elle va permettre à l’opportunisme de se développer à l’intérieur même des partis communistes… (spartacus.atheles.org)

GORTER Herman
1920
18,8 x 12,7 cm, 113 p.
Librairie ouvrière – Spartacus

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