Le week-end anti-nucléaire

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique énergétique, Politique industrielle

26 Avril au 3 Mai 1975 • Bureau National

Couverture TS N°654, 26 Avril 1975Le week-end anti-nucléaire organisé par le PSU et les Amis de la Terre à Paris et dans toute la France a atteint son objectif. Le débat est maintenant posé publiquement et la politique énergétique n’apparaît plus comme un problème technologique réservé à des experts. Il faut maintenant lever les hésitations de la gauche et ne pas restreindre la portée du problème entre filière française ou américaine ou la constitution d’une agence de sécurité. Il faut que chacun connaisse les dangers du nucléaire et par conséquent, du pouvoir technologique ultra centralisé, de l’accroissement du contrôle de l’armée et de la police sur la population. Il est nécessaire d’affronter collectivement la recherche d’alternatives à une société en crise. Appel à participer au week-end anti-nucléaire.

La campagne anti-nucléaire

Mots-clés : front autogestionnaire, Mouvements sociaux, Politique énergétique

5-12 Avril 1975 • Yves Sparfel, Réveil Socialiste de Haute-Marne, SGEN-CFDT du CNRS

Couverture TS N°651, 26 Avril 1975La campagne anti-nucléaire du PSU ne procède pas d’un choix passéiste ni d’une contestation sans fondement. Pour le  parti autogestionnaire, ce choix vise à faire prendre en charge par la population elle-même un problème qui engage largement son avenir. Cette campagne explique les choix politiques en matière d’énergie, les méthodes d’évaluation de la demande d’énergie. Elle dénonce la loi de la croissance imposée ainsi que le coût réel du nucléaire. Le Finistère est une des régions particulièrement mobilisée.  En Gironde, l’Union des syndicats agricoles (FGA-CFDT) ne veut pas rester en arrière de la lutte anti-nucléaire. Les agriculteurs, les ostréiculteurs sont directement menacés et les travailleurs ont décidé de prendre une position ferme sur la construction de la centrale de Braud-St-Louis. En Champagne, un comité champenois s’est constitué à Vitry et a mené une vigoureuse campagne de protestation contre la décision du conseil régional d’implanter une centrale. Les militants du SGEN-CFDT du CNRS demandent un « moratoire nucléaire ».

Energie nucléaire, une bataille politique

Mots-clés : Armée, front autogestionnaire, Politique énergétique, Répression

22-30 Mars 1975 • Michel Mousel, Jacques Thibault

Le choix de l’énergie nucléaire est un choix politique. Tout est fait comme s’il n’y avait pas d’autres solutions alternatives au nucléaire. Aucune étude sérieuse et approfondie n’est faite sur les énergies de substitution : géothermie, schistes bitumeux, énergies solaires ou éoliennes. Par ailleurs le choix de l’énergie nucléaire est un risque de militarisation de la société avec l’extension du contrôle militaire sur les activités civiles. C’est aussi le choix d’un type de croissance économique dans un système capitaliste. Pour la reconquête de l’information pour tous, le PSU ouvre le débat en collaboration avec les Amis de la Terre et propose un grand rassemblement les 26 et 27 avril à Paris, avec une manifestation, un meeting et six heures de discussion et de réflexion sur les problèmes de l’énergie.

Une centrale à Braud et Saint Louis

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique énergétique

3-8 Février 1975 • Section PSU de Royan

« Des asperges…au nucléaire »

En décembre 1973, le préfet de la Gironde annonce l’installation d’une centrale à Braud et Saint Louis, petit village de 1041 habitants, sur la rive droite de la Gironde, au nord de Bordeaux et à 70 kilomètres de Royan. Dés juillet 1974, les agriculteurs de la région s’organisent et forment le SYDAM (Syndicat de défense des agriculteurs menacés). Ils mobilisent toute la région contre la politique énergétique du gouvernement. Les élus municipaux des communes environnantes, les paysans et les ostréiculteurs du bassin de Marennes Oléron unissent leurs forces contre le projet. Le maire de Royan, de Lipkowski, ancien ministre UDR du cabinet Messmer dénonce publiquement la politique du fait accompli de l’administration. Le 15 janvier, un arbre de vie est planté à l’endroit des forages par les 3000 opposants venus des quatre coins de la Gironde. Le mouvement populaire qui se développe ne répond pas encore aux questions que se posent les militants du PSU de Royan engagés dans cette action anti-nucléaire. Le passage du social au politique est long et le refus d’accepter ce type de production implique nécessairement la prise du pouvoir par les travailleurs.

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