Dossier nucléaire

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique Économique, Politique énergétique

1-7 juillet 1976 • J-F Thoraval, C-M.Vadrot, Gilles Bernard, P.Marqueste

Couverture TS N°708, Juillet 1976

Le PSU ouvre le dossier nucléaire et dénonce les choix du gouvernement. Le choix nucléaire de la France a été fait au nom d’une politique énergétique nationale et indépendante au moment où la route du pétrole paraissait sur le point d’être coupée. En matière d’indépendance énergétique on est loin du compte car non seulement la France reste sous la dépendance des filières américaines mais en outre la plus grande partie de l’uranium nécessaire au fonctionnement de ces centrales viendra de l’étranger. Imposer le programme électronucléaire aux Français est difficile et chaque fois qu’EDF prospecte de nouveaux sites de centrales nucléaires la mobilisation est au rendez-vous. Face à des échecs de plus en plus nombreux EDF et le gouvernement ont décidé d’entreprendre des campagnes d’information dans les écoles et les milieux sociaux-professionnels. Les scientifiques répondent tandis que les enseignants lancent un appel à la mobilisation contre le conditionnement massif et direct des jeunes. Face à la décision d’autoriser EDF à lancer la construction d’un super Phénix, le dossier montre que les énergies de remplacement existent.

Des centrales au coeur des villes

Mots-clés : Braud Saint-Louis, Politique énergétique

7-14 Février 1976 • Michel Fiant

Des nouvelles centrales nucléaires devront être installées au coeur des villes compte tenu des coûts prohibitifs de la distribution des centrales éloignées des villes et des concentrations industrielles. C’est à proximité de Paris, Lyon, Dunkerque, Fos ou de la sidérurgie lorraine que doivent être installées les prochaines centrales. Le développement de ce programme pose avec une acuité nouvelle les risques de l’énergie électro-nucléaire. EDF emportée par sa logique technocratique est prête à placer Paris sur un volcan. Une autre décision, moins spectaculaire mais plus grave, doit être prise pour la réalisation d’un super-générateur : « super Phénix » qui devrait être construit à proximité de Bugey aux confins des départements de l’Ain et de l’Isère. Le gouvernement, s’il ne se décide pas à abandonner son programme risque fort de déclencher des luttes dont l’importance sera grande et qui mobilisera des millions de travailleurs. Des coordinations de comité anti-nucléaires se forment et s’allient aux scientifiques. Dans l’organisation de ce large mouvement de masse, le PSU et ses militants apporteront leur participation.

La campagne antinucléaire de l’été

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique énergétique, Répression

12-19 juillet 1975 • Jacques Thibault,

Couverture TS N°665, 12 au 19 Juillet 1975

L’été a été marqué par la campagne antinucléaire dans toute la France. L’attentat de Fessenheim s’il est condamné par tous les militants, il souligne, néanmoins, le danger de ces centrales qui deviennent des bombes potentielles. La surveillance des sites nucléaires va entraîner une société policière et ce d’autant plus dans une société qui impose des tensions de plus en plus grandes à l’ensemble de la population. Il n’y a pas eu de vacances pour les préfets car tous les sites où il y aura des centrales nucléaires ont été des lieux de manifestations, de fêtes ou de colloques. Des rassemblements ont eu lieu à La Palme, sur le site de Plogoff, à Bourogne, à Braud et Saint Louis. Des campings gratuits et festifs on été organisés par les comités antinucléaires locaux et les sections PSU. Les agriculteurs se sont opposés aux CRS. Partout l’information a été donnée sur les dangers de la politique énergétique décidée par le gouvernement. Les agents de la Direction des études et de la Recherche d’EDF exige qu’un effort de recherche sur d’autres énergies soit fait.

Après la semaine contre le programme nucléaire français

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique énergétique, Répression

3-11 Mai 1975 • Philippe Roqueplo

Le PSU,  les Amis de la Terre, et le mouvement écologique ont organisé une semaine contre le programme nucléaire français et en font le bilan. La mobilisation a été un succès, ce sont 25 000 à 35 000 militants qui ont manifesté à Paris, à Gravelines. Un colloque sur le thème « nucléaire et politique » a rassemblé près de 300 militants. Ce colloque a mis en évidence les conséquences du programme nucléaire tant sur le plan économique qu’écologique,  politique et social. Les participants au colloque se félicitent du succès des actions de masse entreprises les 26 et 27 avril dans toute la France qui témoignent de l’extension du mouvement de protestation contre le programme nucléaire français. Les luttes qui vont s’étendre, contribueront à l’élaboration collective d’une autre société. Le colloque a conclu à la nécessité de développer un moratoire et de créer un comité central d’initiative pour le développement de l’action. Il faut élargir la bataille pour que le débat sur l’industrie nucléaire soit profondément et irrémédiablement dérangeant pour le pouvoir. La gauche doit s’emparer de cette question vitale pour l’avenir de la population dans son ensemble.

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