Après la réunion des secrétaires fédéraux

Mots-clés : Élections présidentielles, Fédérations, Politique énergétique, Projet Alter Breton

1er et 2 Mars 1980 • Huguette Bouchardeau, Albert Rosse

La réunion des secrétaires fédéraux qui s’est tenue à Paris les 1er et 2 mars 1980 a permis de s’interroger sur les moyens et les modes d’organisation à mettre en oeuvre pour les élections présidentielles de 1981. Le débat sur les présidentielles a porté sur les liens entre contrat présidentiel et désistement. Plusieurs camarades se sont fait l’écho des interrogations de sympathisants du parti sur le sens de la candidature de Roger Garaudy. L’idée d’une candidature de rassemblement a été évoquée mais rejetée car les règles des élections présidentielles ne sont pas les mêmes que pour les européennes. Par contre, à l’occasion de cette campagne,  il est important de renforcer le parti par une reprise de contact avec les organisations populaires, les groupes militants et les syndicalistes. Les thèmes de la campagne seront les thèmes mêmes du PSU. Un travail local est important pour promouvoir les perspectives du parti : alternatives régionales pour l’emploi, luttes antinucléaires, luttes des femmes et donner sens et vie au propositions qui pourront être faites nationalement. Albert Rosse fait le point sur la campagne Alternatives régionales prise en charge par les fédérations.

Le prix du nucléaire

Mots-clés : autogestion, Politique énergétique

Juin 1979 • Michel Mousel, Denis Chamonin

Couverture TS mensuel, N°4 Juin 1979Le prix du nucléaire est plus cher que le prix du pétrole. Michel Mousel, s’appuyant sur les études de Jean-Pierre Angelier présentées lors des rencontres des 12 et 13 mai 1979 et organisées par la Convergence de l’autogestion, explique pourquoi le nucléaire coûte cher. Les dépenses pour le choix du nucléaire doivent prendre en compte les frais liés au stockage, au transport et au retraitement. Les coûts du nucléaire sont 3,3 fois plus coûteux pour l’industrie et 2,7 fois plus coûteux pour l’usage domestique que les coûts de l’électricité. Au nom de l’indépendance nationale, de la création hypothétique d’emplois, le choix du nucléaire s’impose aux gouvernements de la cinquième République,  sans réelle analyse ni volonté de trouver autre chose. Aucune recherche n’aboutit sur les énergies nouvelles alors qu’elles pourraient résoudre tant les questions de reconversion industrielle que celles relatives aux inégalités sociales.

Nucléaire, ni à Plogoff ni ailleurs !

Mots-clés : Aménagement du territoire, Emploi, front autogestionnaire, Politique énergétique, Politique industrielle

5-11 Octobre 1978 • Paul Treguer

Couverture TS N°797, 5-11 Octobre 1978« Nucléaire, nous n’en voulons pas ! Ni à Plogoff ni à Porsmoguer ni ailleurs…. » Le Conseil régional de Bretagne vient de voter l’implantation d’une Centrale dans le Finistère sans tenir compte de l’importante mobilisation du 23 septembre à l’appel du PSU-Bretagne, rejoint par la C.G.T, le PS, et l’U.D.B., contraints par l’ampleur de la manifestation. La Bretagne a besoin d’énergie et surtout d’emplois. Cependant les calculs pour les besoins énergétiques sont faussés et le chantage à l’emploi par la création de centrales nucléaires est un piège grossier. A un problème politique il faut une réponse politique.  Le PSU-Bretagne prend des initiatives, malgré toutes les difficultés de la période. Le PSU a su mobiliser et informer. Un collectif rassemble les opposants au nucléaire, les syndicats et les partis de gauche de la région Bretagne et Finistère. Malgré tout, les écologistes, le PSU, et les opposants au nucléaire ne sont pas relayés par la gauche dont la faiblesse fondamentale réside dans son absence d’alternative économique et énergétique au nucléaire. Le front autogestionnaire propose un autre mode de développement. Il appelle à approfondir le débat les 11 et 12 Novembre à Lorient.

Ecologie : un siècle de tentation apolitique

Mots-clés : Élections, Politique énergétique

6-12 Octobre 1977 • Claude-Marie Vardot

Couverture TS N°756Entre la protection des espèces et la lutte écologique d’aujourd’hui un siècle de tentation apolitique demeure encore bien vivante. Les premières préoccupations autour de la nature, dès 1874, regroupaient des scientifiques dans des sociétés savantes,  complètement apolitiques,  qui ne se préoccupaient que de sciences ou de protection des espèces sans vouloir ni pouvoir mêler les hommes ou l’organisation économique et sociale à leurs études ou spéculations. Il a fallu attendre le début des années soixante pour que commencent à se former de nombreuses associations de défense de la nature, tout aussi apolitiques. Mais, très rapidement, des précurseurs passèrent de la protection de la nature à une nouvelle notion, celle de la défense de l’environnement. En 1974, une nouvelle génération que l’on désigne sous le nom d’écologiste commence à émerger et à se politiser. Ceci tout particulièrement au moment de la candidature de René Dumont qui affirme que l’écologie est politique. Les élections législatives et la candidature d’Ecologie 78 montre toute l’ambiguïté du courant écologique.

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