22ème Congrès : quand le PCF théorise

Mots-clés : Congrès, Parti Communiste, stratégie politique

25 Juin - 1er Juillet 1976 • Maurice Najman

Le 22e  congrès du PCF théorise la politique du Parti pour lever toute contradiction entre le discours orthodoxe et la pratique réformiste du Parti. Parmi les « formules dépassées » figure au premier plan celle de la nécessité de briser l’appareil d’Etat bourgeois comme condition sine qua non de la construction du socialisme. L’interprétation de cette formule par François Hincker, théoricien du Parti, est de porter au pouvoir politique les forces rassemblées autour du Programme commun. Pour le PCF, l’appareil d’Etat bourgeois n’est plus la machine de domination dont la nature, est de perpétuer, organiser, reproduire, les apports sociaux d’exploitation et d’oppression, mais un simple ensemble d’administrations mal gérées. Maurice Najman s’oppose à cette analyse, dénonce l’idée de « violence pacifique » théorisée par Hincker. Ligne nouvelle, abandon des références, contorsion avec la théorie marxiste sont dénoncées par Maurice Najman.

Le parti communiste français et le capitalisme monopoliste d’Etat.

Mots-clés : Capitalisme, Crises, Dictature du prolétariat, Exploitation, Marx, Monopoles, Nationalisations, Parti Communiste, Production, Profit, Propagande

1976 • VALIER Jacques

Cote : VALI

– La théorie du parti communiste français – La théorie du capitalisme monopoliste d’État et la pratique politique – L’occultation du capital comme rapport social de production – La démocratie avancée maintient l’État Bourgeois et le règne du capital – Renonciation à la dictature du prolétariat – L’union des ouvriers et des patrons des petites et moyennes entreprises « pillées » par les monopoles – Le caractère illusoire des propositions du parti communiste français pour sortir de la crise

VALIER Jacques
1976
18 X 10,5 cm, 240 p.
François Maspero Petite collection Maspero n° 166

22ème Congrès du PCF

Mots-clés : Congrès, Démocratie, France, Parti Communiste

14-21 Février 1976 • François Turquan

Couverture TS N°690, 14-21 Février 1976« Les olympiades de la démocratie »

Le 22ème Congrès du PCF (Parti Communiste Français) a confirmé les changements survenus dans le Parti depuis plusieurs années mais n’a pas introduit de nouveaux changements. Le PCF a pris modérément ses distances vis à vis de l’URSS (PCUS) en exprimant son désaccord sur les privations de libertés individuelles et collectives, assurant que la démocratie politique et économique sont les conditions de la marche du socialisme. Le congrès réaffirme son engagement dans l’union de la gauche. Mais les termes du débat montrent que la concurrence entre le PCF et le PS ne va pas s’atténuer. Leurs projets politiques, les alliances sociales qu’ils proposent, sont loin d’être identiques et les tensions ne sont pas prêtes à disparaître. Le congrès a montré par ailleurs la prépondérance personnelle de Georges Marchais et la personnalisation du pouvoir. Enfin on peut regretter le manque de démocratie dans l’expression autorisée des sections et des conférences fédérales puisque sur les 4968 amendements transmis par les sections et les 821 amendements transmis par les fédérations seuls 76 ont été retenus par la commission de la résolution du Congrès.

PCF, le nouveau réformisme

Mots-clés : Parti Communiste, participation, Pouvoir populaire, stratégie politique

6-13 Décembre 1975 • François Turquan

Le texte préparatoire au 22ème Congrès du PCF ne porte pas en lui-même un projet nouveau de réformisme. Il faut le considérer comme un texte récapitulatif des orientations fondamentales du PCF. Le PCF en critiquant de façon systématique le PS a beaucoup perdu et s’est isolé, allant jusqu’à offrir une cible privilégié aux attaques de la droite. L’orientation proposée vise à ne fermer aucune porte et à ne pas figer la politique du Parti. Le Parti Communiste Français s’affirme comme un Parti ouvrier révolutionnaire mais il choisit la voie légale d’accès au gouvernement, sa stratégie repose sur l’union de la gauche et reproche au PS sa collaboration de classe. Face aux conséquences de la crise le PCF n’offre aucune perspective à la situation des travailleurs. La « participation » est le mot-clef en ce qui concerne le rôle et le pouvoir des travailleurs dans la société socialiste mais celle-ci se fait par l’intermédiaire des représentants du Parti. De la gestion démocratique à l’autogestion le pas reste difficile à franchir sur cette base.

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