Le travail. Une valeur en voie de disparition ? Nouvelle édition

Mots-clés : Économie, lien social, Travail

2010 (1995) • MÉDA Dominique

Cote : MEDA

Paru en 1995 sous un titre qui suscita la polémique, Le Travail. Une valeur en voie de disparition a été perçu comme un manifeste contre le travail et une prophétie annonçant le déclin de la valeur travail. Le débat qui s’est alors ouvert, auquel fut associé, notamment, Jeremy Rifkin, ne s’est depuis plus refermé. Dominique Méda y revient, quinze ans plus tard : la valeur travail s’est-elle dégradée ? Faut-il réhabiliter le travail ? Est-ce la fin du travail ? Elle précise les raisons pour lesquelles le débat auquel elle invitait alors – comprendre si le travail peut ou non, en régime capitaliste, devenir une œuvre à la fois individuelle et collective – n’a pas pu avoir lieu. Cet ouvrage démontre, en mobilisant les principaux textes philosophiques et l’histoire des idées politiques, comment le travail est devenu une valeur centrale. Il invite à remettre sur le métier la question lancinante du rôle que tiennent l’échange économique et le travail dans la fabrique du lien social. Il propose enfin une voie pour permettre à tous les membres de la société, hommes et femmes, d’accéder non seulement au travail – un travail décent ou soutenable -, mais aussi à l’ensemble de la gamme des activités, qu’elles soient amicales, politiques, parentales ou de développement personnel, qui constituent le bien-être individuel et social.
Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure et de l’Ecole nationale d’administration, agrégée de philosophie, Dominique Méda est sociologue et auteur, dans la même collection, de Qu’est-ce. que la richesse ? (2000), Le Temps des femmes (2002), Au-delà du PIB (2008).

MÉDA Dominique
2010 (1995)
17,8 x 10,9 cm, 398 p.
Champs essais

L’avenir du travail. Les démocraties face au chômage

Mots-clés : Chômage, Croissance, Emploi, Fordisme, lien social, Solidarité, Travail

1995 • PERRET Bernard

Cote : PERR

Le chômage n’est pas seulement un problème de gestion économique, c’est aussi un défi politique, c’est aussi un défi politique. La crise de l’intégration par le travail met à nu la fragilité du consentement à vivre et à agir ensemble dans les démocraties modernes. Sur quelles ressources politiques et culturelles nos sociétés peuvent-elles compter pour résister aux forces de dissociation dans les économies post-industrielles ? Telle est l’interrogation fondamentale de ce livre. Pour rendre sensible à son urgence, l’auteur commence par montrer le caractère historique de la crise du travail. Celle-ci est inscrite dans la logique même du changement économique, de la globalisation des échanges, du développement des services et de la communication. Tout se passe comme si l’économie avait perdu de sa capacité à structurer la vie sociale et à garantir sa cohérence. Confrontées ce séisme, nos sociétés n’ont guère d’autre solution que de faire émerger une représentation plus équilibrée et plus diversifiée du lien social ; celui-ci devra reposer moins exclusivement sur le jeu des identités professionnelles et sur l’échange monétaire. Ce rééquilibrage n’ira pas de soi : il suppose d’importantes innovations dans les modèles d’action collective et d’identité personnelle. L’objectif de ce livre est d’ouvrir un débat essentiel sur les enjeux politiques du changement économique. Il ne propose pas de solution miracle, mais il fait des suggestions précises pour reformuler les buts et les stratégies de la politique de l’emploi.

PERRET Bernard
1995
25 X 14 cm, 338 p.
Seuil Collection lLhistoire immédiate

La laïcité dans la société muticulturelle de demain

Mots-clés : Enseignement, laïcité, lien social

Septembre 1988 • Suzanne Citron, Edwidge Rude-Antoine, Abdallah Zniber

« La Laïcité dans la société multiculturelle de demain » est le titre de la journée de réflexion organisée le 5 décembre 1987 par la Commission Immigrés du PSU. La journée est organisée en deux parties, d’une part à partir d’une nouvelle lecture de l’histoire et du droit dans leurs rapports avec la laïcité (droit français, droit chrétien, droit musulman) et d’autre part autour d’une table ronde qui réunit des personnes venant d’horizons divers qui permet des éclairages à la fois sur les religions telles le protestantisme, le judaïsme, le catholicisme mais aussi autour de l’interdépendance entre politique et religieux chez les musulmans. Elle rappelle également les conditions historiques de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en France. C’est dans cet esprit qu’ont accepté d’apporter leur contribution, à cette table ronde MM Jean Bauberot, Jean Boussinesq, Alexandre Derczansky, Driss El Yazami, Ezzedine Mestiri, Jean-Louis Schlegel.

Technique et liberté

Mots-clés : Capitalisme, lien social, Politique industrielle

28 Mai - 4 Juin 1976 • Pierre Samuel

Technique et liberté ne cohabitent pas toujours aussi bien qu’il pourrait y paraître. Les découvertes de l’agriculture, de l’élevage, du feu, etc., et les captations de diverses sources d’énergie semblent avoir libéré les hommes — ou au moins, une partie d’entre eux — de la faim, du froid et de quelques maladies ou calamités. La gauche a donc eu confiance en la technique. Or, on s’aperçoit de plus en plus de l’existence de techniques aliénantes et créatrices de nouvelles contraintes. Il faut se rendre compte qu’une technique n‘est pas neutre lorsque son emploi implique une organisation sociale d’un type déterminé. La révolution verte, l’informatisation, l’élimination des déchets… entraînent des organisations qui modifient la production vers la dépendance ou l’abrutissement et crée de graves situations d’endettement, de surproduction ou de destruction des stocks. Il serait vain de compter changer les rapports de production sans changer en même temps le mode de production.

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