Marxisme et conscience de classe

Mots-clés : Bureaucratie, Gramsci, Lénine, Lukacs, marxisme, Prolétariat, Rosa Luxembourg

1975 • WEBER Henri

Cote : WEBE

Sous l’effet de la Crise, la conscience ouvrière se modifie profondément, en même temps que se rapprochent les échéances. Le processus de radicalisation en cours aboutira-t-il à la résurgence d’un mouvement ouvrier révolutionnaire ou restera-t-il contrôlé par les appareils réformistes ? La classe ouvrière demeure-t-elle potentiellement la force motrice de la révolution, ou bien n’est-elle plus qu’une force d’appoint des «marginaux», des «peuples du tiers-monde », ou de la « classe technicienne »? Pour répondre à ces questions, les marxistes-révolutionnaires ne partent pas absolument démunis. Ils disposent du riche apport méthodologique des classiques du marxisme. Apport généralement méconnu, au terme d’un demi-siècle d’obscurantisme stalinien. En étudiant la théorie marxiste de la formation de la conscience de classe — et son complément nécessaire, la théorie de non-formation — c’est cet apport que ce livre entend présenter. La méthode et les concepts ainsi dégagés permettent, et eux seuls, d’analyser l’évolution de la conscience ouvrière aujourd’hui, et les effets de cette évolution dans le champ politique.

WEBER Henri
1975
17,7 x 10,7 cm, 442 p.
UGE 10/18

La crise de la 2ème Internationale et la Révolution d’Octobre

Mots-clés : Démocratie, Guerre, Internationale, Lénine, Pacifisme, Révolution, Russie, Social, Socialisme

1975-1976 • FAY Victor

Cote : AUDIO

Rencontre du cycle d’étude Histoire du mouvement ouvrier 1975-1976 du Centre populaire de formation socialiste. I. Crise de la 2ème Internationale 1. Le reniement des grands partis ouvriers de masse 2. Premières actions contre la guerre impérialiste 3. Premières rencontres des adversaires de la guerre a) Conférence des femmes socialistes b) Conférence des jeunesses socialistes c) Conférence de Zimmerwald d) Conférence de Kienthal e) Conférence de Stockholm 4. Rupture entre les pacifistes et les révolutionnaires II. Révolution d’Octobre 1. Lénine et le défaitisme révolutionnaire 2. Lénine en Russie, rupture avec la démocratie bourgeoise 3. Conférence d’avril et la lutte pour le pouvoir 4. Les objectifs des bolchéviks a) Pais immédiate b) Terre aux paysans c) Libération des peuples opprimés d) Contrôle ouvrier e) Tout le pouvoir aux Soviets 5. Conquête du pouvoir : gouvernement bolchévique 6. Tentative d’élargissement a) Echec des négociations avec les menchéviks b) Accord avec les social-révolutionnaires de gauche 7. Terreur rouge contre terreur blanche 8. Révolution bicéphale ouvrière et paysanne.

FAY Victor
1975-1976
45’ x 2

La question russe et la 3ème Internationale

Mots-clés : Crise, Guerre, Internationale, Komintern, Lénine, Révolution, Russie, Soviets

1975-1976 • FAY Victor

Cote : AUDIO

Rencontre du cycle d’étude Histoire du mouvement ouvrier 1975-1976 du Centre populaire de formation socialiste. I. Question russe 1. Paix de Brest-Litovsk 2. Rupture avec les social-révolutionnaires de gauche 3. Guerre civile a) Armées blanches b) Intervention des impérialistes c) Paysans moyens basculent dans le camp soviétique d) Solidarité du prolétariat international 4. Isolement de la république des Soviets 5. Nécessité de coexistence et de défense de la révolution II. Komintern 1. Réunir les révolutionnaires du monde entier 2. 1er Congrès du Komintern : la démocratie soviétique 3. 2e Congrès : l’assaut frontal contre le capitalisme, lutte contre l’opportunisme 4. 3e et 4e Congrès : échec et repli. Stabilisation du capitalisme, NEP en Russie, front unique, coopération avec l’entourage capitaliste 5. Mort de Lénine. 5e et 6e Congrès, front unique à la base, triomphe de Staline 6. Crise économique mondiale, 3ème période, social-fascisme 7. Victoire de Hitler, front unique puis front populaire anti-fasciste, 7e et dernier Congrès, alliance avec les démocraties bourgeoises contre le fascisme et la guerre.

FAY Victor
1975-1976
45’ x 2

Pour Gramsci

Mots-clés : Gramsci, Hégémonie, Intellectuels, Italie, Lénine, Révolution, Rosa Luxembourg, Trotsky

1974 • Maria-Antonietta MACCIOCCI

Cote : MACC

Gramsci inconnu, enterré, déformé, oublié. Il ne s’agit pas d’un hasard. La pensée de Gramsci est aussi difficile à supporter par le dogmatisme que par les diverses liquidations du marxisme. On le sait : il y a un cadavre dans le placard, et ce cadavre c’est la théorie marxiste elle-même, comme praxis révolutionnaire. Le problème : les masses sont, de nos jours, toujours plus éloignées des concepts du marxisme vivant, et le grand travail de Marx, Engels, Lénine, Mao est le plus souvent réduit à un squelette universitaire. Or Gramsci, par sa pratique politique, par sa réflexion philosophique, combat permanent contre son emprisonnement par le fascisme, nous interpelle violemment, ici, aujourd’hui. Son originalité est en effet d’avoir, le premier après Lénine, pensé la révolution pour l’Occident, là où la lutte de classes est la plus complexe; là où, surtout, ses particularités idéologiques sont un nœud brûlant de contradictions. Gramsci nous impose la théorie de la lutte dans les superstructures, où la domination de la bourgeoisie, héritage d’une longue histoire, est la plus pesante. Pesante, mais en crise profonde, irréversible. D’où la nécessité urgente d’une autre « conception du monde », celle du marxisme, non pas comme dogme mais comme guide pour l’action. Ce livre étudie tous les concepts clés de la stratégie révolutionnaire de Gramsci : bloc historique, hégémonie, rôle des intellectuels, parti, conception de l’État et de ses appareils dans la « société politique » et « civile », rapports entre infrastructures et superstructures, entre objectivité et subjectivité. Le projet est de transformer les données objectives conditionnant les masses en idéologie révolutionnaire, à travers une permanente révolution culturelle. Mauvaise conscience, ici, des partis communistes occidentaux qui éludent le vrai problème : l’interdépendance entre lutte politique et lutte idéologique. On verra à quel point cette intervention sur Gramsci est loin d’être abstraite : je raconte comment je l’ai vécue (notamment dans l’Université française), quelles résistances elle a déclenchées, quels obstacles il faut franchir, dans la vie concrète, pour être révolutionnaire, agir et se penser dans cette vérité. M.-A. M.

Maria-Antonietta MACCIOCCI
1974
20,5 X 14 cm, 432 p.
Editions du Seuil Collection “Tel Quel”

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