Nucléaire, ni à Plogoff ni ailleurs !

Mots-clés : Aménagement du territoire, Emploi, front autogestionnaire, Politique énergétique, Politique industrielle

5-11 Octobre 1978 • Paul Treguer

Couverture TS N°797, 5-11 Octobre 1978« Nucléaire, nous n’en voulons pas ! Ni à Plogoff ni à Porsmoguer ni ailleurs…. » Le Conseil régional de Bretagne vient de voter l’implantation d’une Centrale dans le Finistère sans tenir compte de l’importante mobilisation du 23 septembre à l’appel du PSU-Bretagne, rejoint par la C.G.T, le PS, et l’U.D.B., contraints par l’ampleur de la manifestation. La Bretagne a besoin d’énergie et surtout d’emplois. Cependant les calculs pour les besoins énergétiques sont faussés et le chantage à l’emploi par la création de centrales nucléaires est un piège grossier. A un problème politique il faut une réponse politique.  Le PSU-Bretagne prend des initiatives, malgré toutes les difficultés de la période. Le PSU a su mobiliser et informer. Un collectif rassemble les opposants au nucléaire, les syndicats et les partis de gauche de la région Bretagne et Finistère. Malgré tout, les écologistes, le PSU, et les opposants au nucléaire ne sont pas relayés par la gauche dont la faiblesse fondamentale réside dans son absence d’alternative économique et énergétique au nucléaire. Le front autogestionnaire propose un autre mode de développement. Il appelle à approfondir le débat les 11 et 12 Novembre à Lorient.

15ème rencontre des GAM (2)

Mots-clés : cogestion, front autogestionnaire, Socialisme

29 Juin - 5 juillet 1978 • Louis Jouve

 » Des prototypes du Front Autogestionnaire »

Les GAM, Groupes d’action Municipale, réunis au Ulis dans l’Essonne les 20 et 21 Mai 1978 ont fait le point sur leurs actions avec les associations, la population et les municipalités. Les G.A.M. dénoncent le cumul des mandats politiques et associatifs et demandent une plus large ouverture des commissions municipales à la population, ou une information sur les dossiers épineux. Ils suggèrent que la vie associative soit favorisée par un urbanisme convivial et des lieux de rencontres ouverts plutôt que par des subventions paternalistes. Ils souhaitent oeuvrer pour la résolution des contradictions entre population et représentants associatifs ou institutionnels dans un sens autogestionnaire. A travers ces deux jours de rencontre, on a pu remarquer plusieurs types de G.A.M.avec des évolutions différentes depuis les pionniers de la période 63-67. Certains ont été créé à la suite d’une lutte ponctuelle et rassemblent toutes les classes de la population, un second type est marqué par la concurrence avec le PS face aux communistes, et un troisième type résulte du refus des partis. Tous ces G.A.M par la multiplication de leurs interventions, un état d’esprit expérimental, la souplesse d’un discours décentralisé, l’action de masse, préfigurent les fronts autogestionnaires avec qui il faut compter.

15ème rencontre des GAM (1)

Mots-clés : Aménagement du territoire, Emploi, front autogestionnaire, Politique Économique

1-« Le rôle économique des communes »

Les Groupes d’Action Municipale ont tenu leur 15ème rencontre Nationale aux Ulis. Ils ont voulu débattre du rôle économique des communes dans un contexte de restructuration industrielle et de chômage élargi. Les conseils municipaux prennent de nombreuses initiatives pour faciliter l’implantation d’emplois dans la commune. Pour cela ils abaissent le coût du terrain pour les entreprises intéressées. D’autres communes créent des emplois et se substituent aux défaillances de l’entreprise privée pour satisfaire les besoins des usagers (poissonnerie municipale à Laval, boucherie à Rezé…). Des expériences existent aussi dans la production : Avrieux (Hautes-Alpes) a une municipalité qui soutient la coopérative de jouets pour permettre aux jeunes de vivre au pays. Enfin des communes étudient de près la nature des emplois proposés. Ainsi le choix d’une politique énergétique autonome se fait jour dans certaines communes. A cet égard, les cahiers des marchés de travaux publics à Meylan (Isère) prévoient des clauses sur les conditions de travail et d’habitat des travailleurs et la mairie (G.A.M) refuse les industries polluantes.

Ecologie, le minimum vital

Mots-clés : Aménagement du territoire, Élections, front autogestionnaire

23 Février -1er Mars 1978 • Front autogestionnaire

Couverture TS N°775, 23 Février au 1er Mars 1978Pour que l’écologie soit prise en compte concrètement, les militants du Front autogestionnaire proposent un train de mesures qui représente le minimum vital. Car l’écologie porte en elle l’espoir d’une transformation radicale : économique, sociale et culturelle de notre société. Bien plus que la simple défense de l’environnement, la revendication écologique vise à l’avènement de nouveaux rapports de l’homme à la nature, à son cadre de vie, à la collectivité. Pour échapper à la récupération réformiste, la revendication écologique doit s’allier à l’action des militants autogestionnaires.  Les écologistes du Front autogestionnaire situent clairement leurs exigences à gauche et sont conscients que seule une politique de gauche peut y répondre. Le Front autogestionnaire propose 70 mesures concrètes, qui dans le cas d’une victoire de la gauche, devront être négociées avec le gouvernement. Ces mesures concernent les pollutions et nuisances, la protection de la faune et de la nature, l’aménagement du territoire, la consommation et l’information, les problèmes d’énergie et du gaspillage, la circulation et les transports.

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