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51ème Congrès U.N.E.F. – Reims

Mots-clés : Algérie, Congrès, coopération, Indépendance

18-25 Avril 1962

En 1961-1962 la question algérienne a pesé lourdement sur la vie du mouvement étudiant. La fin de la guerre d’Algérie ouvre une nouvelle période au syndicat étudiant. Ce congrès souligne la nécessité du développement de coopérations internationales sur de nouvelles bases, et, sur un plan général, le retour à des revendications plus traditionnelles. Dominique Wallon, Président sortant,  fait le compte rendu du congrès pour Tribune Socialiste.

Les européens d’Algérie

Mots-clés : Algérie, coopération, Économie, Indépendance

3 Décembre 1960 • Georges Servet, Robert Verdier

La création d’un état algérien indépendant pose la question du statut des Européens vivant en Algérie, des garanties pour leur sécurité, de leurs moyens d’existence et de la reconversion de l’Algérie sans ces Européens ou avec leur coopération. L’article propose une analyse démographique, sociale et économique de la coexistence entre musulmans algériens et non musulmans d’origine étrangère. Les Français d’Algérie vivent essentiellement de l’agriculture et possèdent les terres les plus productives mais n’ont pas réellement de capitaux leur permettant de revenir en France pour exploiter une ferme. En ville les non musulmans occupent plus d’emplois supérieurs et d’encadrement que d’emplois d’exécution. La dépendance des deux communautés est d’ailleurs d’autant plus problématique qu’elle est liée aux échanges commerciaux entre la Métropole et l’Algérie. L’indépendance de l’Algérie devra donc tenir compte de la reconversion tant des Français que des Algériens.

Assemblée Générale U.N.E.F., extrait du rapport de la commission extérieure

Mots-clés : Algérie, coopération

Novembre 1960

Le congrès de Lyon, en avril 1960, a voté une motion demandant des négociations avec le F.L.N sur les conditions d’un cessez-le-feu en Algérie ; il a appelé à prendre toutes les mesures susceptibles de favoriser la réconciliation des étudiants français et des étudiants algériens. Sur ces bases, en avril, le Bureau Gaudez a repris les relations avec L’U.G.E.M.A., et signé un communiqué commun. L’assemblée générale de novembre 1960 fait le point sur cette initiative.

Pour une politique des « Français d’Algérie »

Mots-clés : Algérie, coopération, Économie, Indépendance

Août-Septembre 1960 • Georges Servet

Les français d’Algérie sont les Français de souche européenne établis en Algérie pendant la colonisation. Ils atteignent un effectif d’environ 840 000 personnes.  Le gouvernement français est responsable de la vie et des biens d’un million de ses membres. Il doit leur garantir des perspectives d’avenir acceptables pour eux et leur famille. Une analyse sociologique et économique montre que l’Algérie évolue au profit des Algériens d’origine tant dans le secteur agricole que la fonction publique et dans l’industrie ou le secteur tertiaire. Il convient donc en premier lieu d’aider à rester en Algérie les Français qui y sont réellement utiles. Cela suppose, en ce qui concerne les cadres industriels et les professions libérales, la négociation de convention d’établissement à long terme avec la future nation algérienne. Pour les autres, ouvriers qualifiés et employés supérieurs, cela suppose un gros effort d’enseignement et de formation professionnelle pour garantir à la fois leur plus grande utilité à l’Algérie et la sécurité de leur emploi. Un effort de recensement des besoins est nécessaire tout comme une politique chiffrée du coût de l’accompagnement au retour de ces Français. Il n’y a pas de plan de paix valable en Algérie qui ne comporte de telles dispositions.

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