Devant la guerre – I. Les réalités

Mots-clés : Armée, Bureaucratie, Russie, URSS

1981 • CASTORIADIS Cornelius

Cote : CAST

Devant la guerre ne signifie pas avant la guerre. Il ne s’agit pas ici de prévisions ou de prospective, mais d’une analyse du monde contemporain, indispensable pour pouvoir s’y orienter. Dissiper les brumes des propagandes et des idéologies en est la première condition. La confrontation russo-américaine et la perspective de la guerre dominent la réalité mondiale, en façonnent la dynamique. Cette situation s’explique en fait par l’état des impérialismes occidentaux, repus, vieillis, divisés, en crise — et, plus profondément, par le processus de décomposition des sociétés occidentales, toutes classes confondues. Mais aussi et surtout par le grand phénomène de l’époque : la fantastique montée de la puissance militaire de l’U.R.S.S., qui sous-tend sa politique d’expansion mondiale. L’incroyable contraste, dans ce pays, entre une société non militaire où rien ne fonctionne sauf la répression, et une société militaire où tout fonctionne mieux qu’aux États-Unis, impose une nouvelle analyse du régime russe comme stratocratie : une nation où l’appareil militaire pèse d’un poids croissant sur les orientations de la société et relègue le Parti au rôle de gérant des affaires courantes. Le second volume de ce livre, à paraître à l’automne prochain, abordera les questions politiques que cette analyse soulève. C.C.

CASTORIADIS Cornelius
1981
23,5 x 15,5 cm, 285
Fayard

Arguments/1. La bureaucratie

Mots-clés : Bureaucratie, Organisation, Technocratie, Travail

1976 • Morin - Lapassade - Dassa - Mottez - Bennis - Simon et Marsch - Touraine - Weil - Mitrami - Fougeyrollas - Collinet - Marchand - Mills - Eidelberg - Raymond - Paris - Dunayev-Skaya - Naville - Rizzi - Genette - Lefort - Textes réunis par Claude FISCHLER

Cote : Revues-Boite A

Ré-édition en volume thématique des numéros de la revue Arguments 1956-62 : n° 17, 1960 (la bureaucratie) ; n° 4, 1957 ; n° 20, 1960 – Les définitions de la bureaucratie – Les sociologues de la bureaucratie – Systèmes administratifs et civilisation technicienne – Bureaucratisation dans la culture – Marxisme, révolution et bureaucratie

Morin – Lapassade – Dassa – Mottez – Bennis – Simon et Marsch – Touraine – Weil – Mitrami – Fougeyrollas – Collinet – Marchand – Mills – Eidelberg – Raymond – Paris – Dunayev-Skaya – Naville – Rizzi – Genette – Lefort – Textes réunis par Claude FISCHLER
1
1976
18 x 10,8 cm, 320 p.
UGE 10/18

Marxisme et conscience de classe

Mots-clés : Bureaucratie, Gramsci, Lénine, Lukacs, marxisme, Prolétariat, Rosa Luxembourg

1975 • WEBER Henri

Cote : WEBE

Sous l’effet de la Crise, la conscience ouvrière se modifie profondément, en même temps que se rapprochent les échéances. Le processus de radicalisation en cours aboutira-t-il à la résurgence d’un mouvement ouvrier révolutionnaire ou restera-t-il contrôlé par les appareils réformistes ? La classe ouvrière demeure-t-elle potentiellement la force motrice de la révolution, ou bien n’est-elle plus qu’une force d’appoint des «marginaux», des «peuples du tiers-monde », ou de la « classe technicienne »? Pour répondre à ces questions, les marxistes-révolutionnaires ne partent pas absolument démunis. Ils disposent du riche apport méthodologique des classiques du marxisme. Apport généralement méconnu, au terme d’un demi-siècle d’obscurantisme stalinien. En étudiant la théorie marxiste de la formation de la conscience de classe — et son complément nécessaire, la théorie de non-formation — c’est cet apport que ce livre entend présenter. La méthode et les concepts ainsi dégagés permettent, et eux seuls, d’analyser l’évolution de la conscience ouvrière aujourd’hui, et les effets de cette évolution dans le champ politique.

WEBER Henri
1975
17,7 x 10,7 cm, 442 p.
UGE 10/18

Communismes au miroir français. Temps, cultures et sociétés en France devant le communisme

Mots-clés : Bureaucratie, Chine, Communisme, Gauchisme, Judaïsme, PCF, Révolution, Russie

1974 • KRIEGEL Annie

Cote : KRIE

Lue séparément, chacune de ces études sur le communisme en France depuis cinquante ans se situe au même moment particulier d’une même expérience historique concrète : celui où deux phénomènes – événements, cultures ou groupes -, jusque-là extérieurs l’un à l’autre, se trouvent tout à coup connectés. I l s’agit donc tantôt des réactions de l’opinion à la Révolution de 1917, du P.C.F. dans la France de la Libération ou de ce « système d’agression contrôlé» que le Parti a établi avec le pouvoir gaulliste ; tantôt de l’analyse du vocabulaire stratégique du « front unique », des thèmes de l’ouvriérisme ou, dans une étude appelée à devenir classique, de la version thorézienne du culte de la personnalité ; tantôt de l’étude du micromilieu chinois en France dans les années d’après guerre d’où sortiront plusieurs des leaders révolutionnaires, ou encore des affinités spéciales qui unissent le Parti et les juifs, ou le judaïsme et le gauchisme. Pourquoi la France a-t-elle marqué une réceptivité spécifique, considérable et toutefois limitée, au phénomène communiste ? Pourquoi la greffe bolchevique, pratiquée au Congrès de Tours en 1920, a-t-elle fini par s’adapter au corps national français, non sans provoquer en même temps de nombreuses et durables manifestations de rejet ? C’est la question qui donne son unité à ce recueil, parce qu’elle est au centre de toute l’œuvre de l’auteur, depuis son importante thèse sur Les Origines du Parti communiste français (Mouton, 1962) jusqu’à son récent essai d’ethnographie politique, Les Communistes français (Seuil, 2″ éd., 1972).

KRIEGEL Annie
1974
22,5 x 14 cm, 253 p.
Gallimard

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