Paris-Alger, la brouille

Mots-clés : Algérie, Indépendance, Politique Économique

12-18 Janvier 1978 • José Sanchez

La «  brouille » entre Boumedienne et Giscard, personne, ne semblait la prendre très au sérieux. Il sera difficile maintenant de la nier. Côté algérien, comme à la Chambre de Commerce et d’Industrie française à Alger on s’interroge très sérieusement sur la politique menée par l’Elysée. Boumedienne affirme que les mesures que le gouvernement Algérien prend aujourd’hui entrent dans le cadre d’une politique de diversification des achats algériens. La France exporte beaucoup en Algérie et achète peu, ce qui entraine un déficit colossal pour l’Algérie. La France est en train de perdre sa place de premier fournisseur de l’Algérie et a perdu récemment beaucoup de marchés au profit de l’Allemagne, de l’Italie et des Etats-Unis. La politique militaire de la France au Maghreb n’est pas non plus étrangère à ce choix algérien. Une délégation du PSU a rencontré le FLN entre le 7 et 11 Janvier 1978. Les deux délégations ont souligné que l’attitude de la France en Méditerranée constitue une grave menace pour la paix, une atteinte au libre exercice de la souveraineté des peuples et une entrave à toute coopération. Les deux délégations soulignent à ce propos la situation des travailleurs algériens en France où 71 crimes perpétrés contre ces derniers sont demeurés impunis.

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