Larzac, défense nationale ou destruction nationale ?

Mots-clés : Aménagement du territoire, Écologie, Mouvements sociaux, Nucléaire

8 Mars 1975 • Commission nationale agricole, G.Yverres,

Au Larzac, le pouvoir politique ne peut céder devant le mouvement anti-militariste. De leur côté, les paysans luttent contre la destruction organisée de leur territoire : expropriation, destruction des sites naturels, spéculation foncière…. Ils organisent la riposte en conséquence : rassemblement à Rodez le 14 Juillet 1972, marche sur Paris en tracteur en janvier 1973, rassemblement à Rajal del Corp en Août 1973, participation à la marche sur Lip le 29 septembre 1973, Fête des moissons en Août 75. Le Larzac est devenu le symbole de tous ceux qui luttent pour conserver leur emploi, pour vivre et travailler au pays. Dorénavant l’affaire Larzac est une affaire nationale, d’un côté l’inutilité totale et de l’autre la transformation en désert de tout le sud Aveyronnais sur fond de crise économique catastrophique pour cette région qui n’a pas pu s’adapter à cause de décisions prises par le pouvoir pour être présent sur le plan militaire.

Quelle stratégie face à la crise ?

Mots-clés : Capitalisme, Emploi, stratégie politique

22 Février - 2 mars 1975 • Gilbert Estève

La crise économique se renforce à l’échelle internationale et française. Le PSU, dès son Congrès d’ Amiens a imaginé la stratégie d’une riposte politique cohérente centrée sur l’emploi et la consommation pour faire face aux effets de cette crise. A ce sujet, le séminaire organisé par les camarades italiens du Partito di Unita Proletaria per el Communismo (PDUP) les 8 et 9 février derniers à Rome a confirmé la nécessité de la bataille de l’emploi face à l’austérité. Si la situation n’est pas tout à fait la même en Italie et en France, il n’en demeure pas moins que le moyen privilégié pour restructurer la classe ouvrière est celui du travail pour tous. Les luttes d’auto-réduction, principe qui vise à faire baisser les prix collectivement du gaz ou de l’électricité, des transports ou des loyers, permettent d’affirmer la priorité de la valeur d’usage des biens sur la valeur d’échange. Cette lutte est par ailleurs un instrument de la réussite de l’alliance entre les classes moyennes et la classe ouvrière. Le PSU propose deux axes de lutte : opposer à la restructuration du capitalisme, la restructuration de la classe ouvrière en s’attaquant au chômage, et diminuer le temps de travail pour offrir du travail à tous.

Une centrale à Braud et Saint Louis

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique énergétique

3-8 Février 1975 • Section PSU de Royan

« Des asperges…au nucléaire »

En décembre 1973, le préfet de la Gironde annonce l’installation d’une centrale à Braud et Saint Louis, petit village de 1041 habitants, sur la rive droite de la Gironde, au nord de Bordeaux et à 70 kilomètres de Royan. Dés juillet 1974, les agriculteurs de la région s’organisent et forment le SYDAM (Syndicat de défense des agriculteurs menacés). Ils mobilisent toute la région contre la politique énergétique du gouvernement. Les élus municipaux des communes environnantes, les paysans et les ostréiculteurs du bassin de Marennes Oléron unissent leurs forces contre le projet. Le maire de Royan, de Lipkowski, ancien ministre UDR du cabinet Messmer dénonce publiquement la politique du fait accompli de l’administration. Le 15 janvier, un arbre de vie est planté à l’endroit des forages par les 3000 opposants venus des quatre coins de la Gironde. Le mouvement populaire qui se développe ne répond pas encore aux questions que se posent les militants du PSU de Royan engagés dans cette action anti-nucléaire. Le passage du social au politique est long et le refus d’accepter ce type de production implique nécessairement la prise du pouvoir par les travailleurs.

Geneviève Petiot, militante PSU décline l’invitation de Françoise Giroud, Ministre

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique familiale

3 Février 1975 • Geneviève Petiot

Geneviève Petiot, militante femme et membre du Bureau National du PSU invitée à participer en tant qu’experte au travail des commissions mises en place par le Comité National d’Organisation pour l’Année Internationale de la Femme, décline l’invitation de Françoise Giroud, Secrétaire d’Etat à la condition féminine. Pour elle seule la lutte des femmes et non le législateur peut faire avancer la condition féminine. Sa participation à ces commissions serait une approbation de la démarche gouvernementale d’abord au service d’une société basée sur le profit et l’exploitation des femmes. Par leur action, les femmes ne contribuent pas seulement à leur propre libération, mais aussi à l’avènement d’une autre société où les hommes comme les femmes deviennent maîtres de leur destin. Pour elle seule la lutte quotidienne pour la libéralisation de l’avortement, le droit à la maternité volontaire et à l’information sexuelle, le droit à la contraception, le droit à l’emploi pourra permettre aux femmes de développer un autre environnement social, politique et culturel.

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