Stratégie du pouvoir et réponse ouvrière

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique Économique, stratégie syndicale

8 Novembre 1974 • Victor Fay

Face à la stratégie du pouvoir pour faire face à la crise qui s’aggrave touchant non seulement la production mais très bientôt les services et la distribution, le secteur privé comme le secteur public ou nationalisé, la réponse ouvrière est difficile. Le pouvoir endort les travailleurs soit en leur proposant des augmentations de salaire, soit en leur promettant la titularisation des nombreux travailleurs en situation précaire. Le pouvoir organise la division entre travailleurs, usagers et chômeurs. La lutte aujourd’hui est avant tout celle de la défense de l’emploi. Il faut conjuguer les actions offensives en vue de la restructuration de certaines branches économiques et de la réorientation de certaines productions avec les actions défensives pour le maintien de l’emploi et pour la protection des chômeurs. Il faut adapter les moyens de lutte et faire face au pouvoir dans un pacte d’unité d’action. C’est au travers de ce pacte que les militants du courant révolutionnaire feront avancer, au sein du mouvement ouvrier global, l’idée du contrôle et de l’autogestion. La crise, avec toutes ses conséquences, permettra à la longue de faire progresser cette conception de la lutte pour le socialisme.

Pour lancer le débat : 9ème congrès national du PSU

Mots-clés : Congrès - PSU

1er Novembre 1974 • Direction Politique Provisoire

Préparation du 9ème congrès Tribune Socialiste N° 632, 1er Novembre 1974

Pour lancer le débat et préparer le 9ème Congrès National du PSU, la Direction Politique Provisoire propose d’ouvrir la discussion à l’ensemble du Parti sur les principales questions qui se posent à tous les militants afin de déterminer l’orientation du Parti. En premier lieu, il faut définir les conditions concrètes d’une stratégie populaire anti-capitaliste. Il faut également préciser le rôle du PSU, dans le contexte du programme commun initié par le parti socialiste, et promouvoir un rassemblement populaire autour de la classe ouvrière sur l’axe du contrôle et de l’autogestion. Enfin il faut engager la préparation d’un programme qui prenne appui sur les luttes des travailleurs.

La Commission d’organisation du Congrès, ratifiant les propositions de la Direction Politique Provisoire, a fixé la date du 9ème Congrès aux 14,15 et 16 Décembre 1974.

Déclaration de la Direction Politique provisoire

Mots-clés : stratégie politique

19 Octobre 1974 • Direction Politique Provisoire

La déclaration de la Direction politique provisoire insiste sur l’urgence à envisager une offensive face à l’action du gouvernement qui laisse monter les prix à la consommation, organise l’inflation et permet la concentration du capital autour de quelques ensembles industriels et financiers. Face à l’abandon de la politique nationale dans les secteurs de pointe au profit de solutions immédiatement rentables, la DPP rappelle que la seule réponse efficace aujourd’hui est une action de masse résolument anti-capitaliste avec « toutes les forces populaires ». C’est pourquoi le PSU appelle les travailleurs et leurs organisations politiques et syndicales à mettre en commun leurs moyens d’action pour que s’affirme à tous les niveaux la volonté populaire contre la politique du régime et des patrons. Les actions pour l’emploi ou contre la dégradation du niveau de vie ne peuvent être dissociées de l’action politique. Il appelle à développer l’action de masse sur les questions les plus sensibles : immigration, armée, loi sur l’avortement, réforme scolaire.

Conseil National Orléans, interviews

Mots-clés : stratégie politique

12 Octobre 1974 • Michel Mousel, André Barjonet, Charles Piaget

Le Conseil National d’Orléans est l’occasion pour les membres de la Direction Politique provisoire de faire le point sur l’avant et l’après Conseil après de nombreux mois difficiles, et de réaffirmer les orientations de Toulouse en leur donnant vie. Si Michel Mousel rappelle l’importance de la décision de non fusion PSU-PS il ajoute que le parti prend solennellement l’engagement d’un dialogue libre et ouvert au sein du parti. André Barjonet insiste sur les rapports à construire avec les syndicats et les partis dans le sens de la construction d’une unité populaire avec tous les travailleurs, notamment ceux qui luttent contre le pouvoir et le patronat. Charles Piaget assure que les idées d’autogestion et de contrôle ouvrier seront portées par un mouvement massif aux ramifications nombreuses, en prise réelle sur les luttes en cours. Il veut un parti de masse c’est-à-dire une organisation dont les militants sont directement engagés et ont une audience réelle sur leur lieu d’activité. En outre, ce parti doit permettre au courant autogestionnaire de s’exprimer publiquement, de se structurer, de se développer et de proposer des actions de lutte concrètes. Pour lui, seule l’unité d’action peut obliger le pouvoir à des reculs décisifs.

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