Contre le plan Chirac – Giscard : initiatives et unité

Mots-clés : Pouvoir populaire, Socialisme autogestionnaire

19 Avril 1975 • Direction Politique Nationale, Charles Piaget, André Barjonet, Michel Mousel, Geneviève Petiot

Contre le plan Chirac-Giscard, la Direction Politique Nationale avance :  initiatives et unité. Vietnam, Cambodge ou Portugal : le capitalisme vit une crise mondiale. Ces données nouvelles de la situation internationale ne peuvent que renforcer l’exigence d’une lutte d’ensemble contre tous les aspects de la politique capitaliste. C’est dans une lutte unitaire, au contraire des positions prises par le Programme Commun, que l’on pourra répondre aux aspirations des travailleurs. Contre le plan d’austérité de Giscard, les travailleurs de Renault ont mis en avant des mots d’ordre unificateurs. Il n’en demeure pas moins que pour être efficaces ces luttes ne doivent pas demeurer morcelées, au contraire il faut qu’elles puissent se généraliser. Dans ce sens le PSU prévoit une Conférence Nationale Entreprises les 19 et 20 Avril pour permettre à tous d’échanger, d’analyser leurs expériences et de débattre de leurs objectifs d’action dans l’axe de lutte du contrôle ouvrier et dans la perspective de l’autogestion socialiste. Au-delà il faut des perspectives politiques avec un programme de construction du socialisme.

La campagne anti-nucléaire

Mots-clés : front autogestionnaire, Mouvements sociaux, Politique énergétique

5-12 Avril 1975 • Yves Sparfel, Réveil Socialiste de Haute-Marne, SGEN-CFDT du CNRS

Couverture TS N°651, 26 Avril 1975La campagne anti-nucléaire du PSU ne procède pas d’un choix passéiste ni d’une contestation sans fondement. Pour le  parti autogestionnaire, ce choix vise à faire prendre en charge par la population elle-même un problème qui engage largement son avenir. Cette campagne explique les choix politiques en matière d’énergie, les méthodes d’évaluation de la demande d’énergie. Elle dénonce la loi de la croissance imposée ainsi que le coût réel du nucléaire. Le Finistère est une des régions particulièrement mobilisée.  En Gironde, l’Union des syndicats agricoles (FGA-CFDT) ne veut pas rester en arrière de la lutte anti-nucléaire. Les agriculteurs, les ostréiculteurs sont directement menacés et les travailleurs ont décidé de prendre une position ferme sur la construction de la centrale de Braud-St-Louis. En Champagne, un comité champenois s’est constitué à Vitry et a mené une vigoureuse campagne de protestation contre la décision du conseil régional d’implanter une centrale. Les militants du SGEN-CFDT du CNRS demandent un « moratoire nucléaire ».

Energie nucléaire, une bataille politique

Mots-clés : Armée, front autogestionnaire, Politique énergétique, Répression

22-30 Mars 1975 • Michel Mousel, Jacques Thibault

Le choix de l’énergie nucléaire est un choix politique. Tout est fait comme s’il n’y avait pas d’autres solutions alternatives au nucléaire. Aucune étude sérieuse et approfondie n’est faite sur les énergies de substitution : géothermie, schistes bitumeux, énergies solaires ou éoliennes. Par ailleurs le choix de l’énergie nucléaire est un risque de militarisation de la société avec l’extension du contrôle militaire sur les activités civiles. C’est aussi le choix d’un type de croissance économique dans un système capitaliste. Pour la reconquête de l’information pour tous, le PSU ouvre le débat en collaboration avec les Amis de la Terre et propose un grand rassemblement les 26 et 27 avril à Paris, avec une manifestation, un meeting et six heures de discussion et de réflexion sur les problèmes de l’énergie.

Energie nucléaire, des risques pour 24 000 ans

Mots-clés : centrales nucléaires, Écologie, Politique industrielle

15 Mars 1975 • Michel Mousel

Le choix de l’énergie nucléaire par le gouvernement a précédé la « crise énergétique ». Ce choix est avant tout économique et permettra à l’industrie française de conquérir des marchés non seulement en vendant des centrales mais aussi en en assurant la maintenance. Pourtant les risques de l’industrie nucléaire existent tant du côté du fonctionnement des centrales que dans celui de l’élimination des déchets sans oublier la menace contre l’équilibre climatique et écologique. Les 22 et 23 Février 1975, lors de la dernière session de la Direction Politique Nationale, le PSU a décidé de s’engager au plan national contre le programme français de constructions de centrales nucléaires. Cette décision ouvre une lutte écologique aux dimensions politiques. S’il faut de l’électricité, la question du nucléaire peut être remplacée par une autre réflexion sur l’organisation économique mondiale.

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