La résistance palestinienne et la nouvelle gauche libanaise

Mots-clés : Palestine

3 Mai 1975 • Bernard Ravenel, un correspondant à Beyrouth

Après les attentats de Beyrouth les perspectives de la résistance palestinienne font débats au sein du PSU. Le 13 avril 1975 le parti chrétien (phalangistes ou parti des Kataïeb) font feu sur un car rempli de palestinien. Ce massacre s’inscrit dans une campagne de fanatisation anti palestinienne, anti progressiste et anti-arabe. Ce parti des Kataïeb a pris le pouvoir et de l’importance depuis 1958. La paupérisation croissante explique leur fascisation. Il est l’allié traditionnel du pouvoir et donc de l’impérialisme US et israélien et cherche à aider Israël dans l’extermination de la résistance palestinienne au Liban. L’affrontement de Beyrouth a confirmé la supériorité militaire et politique de la Résistance et a remporté une victoire politique visant à l’isolement des Kataïeb. Plus que jamais la solidarité internationale, le soutien à la révolution palestinienne et aux forces progressistes doivent se manifester.

Après la semaine contre le programme nucléaire français

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique énergétique, Répression

3-11 Mai 1975 • Philippe Roqueplo

Le PSU,  les Amis de la Terre, et le mouvement écologique ont organisé une semaine contre le programme nucléaire français et en font le bilan. La mobilisation a été un succès, ce sont 25 000 à 35 000 militants qui ont manifesté à Paris, à Gravelines. Un colloque sur le thème « nucléaire et politique » a rassemblé près de 300 militants. Ce colloque a mis en évidence les conséquences du programme nucléaire tant sur le plan économique qu’écologique,  politique et social. Les participants au colloque se félicitent du succès des actions de masse entreprises les 26 et 27 avril dans toute la France qui témoignent de l’extension du mouvement de protestation contre le programme nucléaire français. Les luttes qui vont s’étendre, contribueront à l’élaboration collective d’une autre société. Le colloque a conclu à la nécessité de développer un moratoire et de créer un comité central d’initiative pour le développement de l’action. Il faut élargir la bataille pour que le débat sur l’industrie nucléaire soit profondément et irrémédiablement dérangeant pour le pouvoir. La gauche doit s’emparer de cette question vitale pour l’avenir de la population dans son ensemble.

Différenciation au sein du mouvement communiste

Mots-clés : Parti Communiste, Répression, stratégie politique, URSS - Débats politiques

25 Avril - 3 Mai 1975 • Victor Fay

Les dissensions au sein du mouvement communiste sont apparues lors de l’éviction de Chélépine du bureau politique soviétique. Brejnev, qui était dit malade, a repris en main la direction et a mis en route les préparatifs du 25ème Congrès. Il serait aventureux  de croire que la chute de Chélépine annonce la libéralisation et une ouverture de l’URSS. Il ne faut pas s’attendre à des concessions majeures en ce qui concerne la libre circulation des hommes et des idées, ni à la diminution effective de leur présence militaire en Europe, ni à une libéralisation de la politique intérieure. Seule une ouverture à la technologie occidentale, par nécessité, tend à élargir les échanges de l’URSS avec les grands pays industriels. L’accueil chaleureux de Mitterrand à Moscou ne change rien. Le PCF, qui ne compte pas prendre le pouvoir en France, parait peu pressé de jouer un rôle de second dans un gouvernement dominé par les socialistes. Ceci explique leur raidissement tactique qui, se greffant sur la division des forces ouvrières, contribue au maintien du statu quo politique en France.

Le week-end anti-nucléaire

Mots-clés : Mouvements sociaux, Politique énergétique, Politique industrielle

26 Avril au 3 Mai 1975 • Bureau National

Couverture TS N°654, 26 Avril 1975Le week-end anti-nucléaire organisé par le PSU et les Amis de la Terre à Paris et dans toute la France a atteint son objectif. Le débat est maintenant posé publiquement et la politique énergétique n’apparaît plus comme un problème technologique réservé à des experts. Il faut maintenant lever les hésitations de la gauche et ne pas restreindre la portée du problème entre filière française ou américaine ou la constitution d’une agence de sécurité. Il faut que chacun connaisse les dangers du nucléaire et par conséquent, du pouvoir technologique ultra centralisé, de l’accroissement du contrôle de l’armée et de la police sur la population. Il est nécessaire d’affronter collectivement la recherche d’alternatives à une société en crise. Appel à participer au week-end anti-nucléaire.

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