Au sujet des métiers, des enjeux politiques renouvelés

Mots-clés : Économie

Août 2014 • Michèle Descolonges

Extr. Tribune Socialiste N°311, 19 Janvier 1967En 30 ans, les questionnements autour du « métier » ont changé de portée, voire de nature. « Au début des années 1990, les entreprises se sont embarquées, de gré ou de force, dans des changements liés à l’ouverture des marchés à la concurrence internationale : les formes de direction changeaient, les « managers » se substituant aux « chefs » ; les usagers devenaient des « clients » …. La terminologie usitée témoignait de ces évolutions, les postes devenant des emplois, et ceux-ci devenant des métiers. Avec un tel brouillage des mots, qui était aussi un maquillage des situations réelles des salariés, il est temps de se demander ce qu’était un métier ? »

Un métier est fait d’un malaxage de matériaux de toutes sortes et de toutes natures, grâce à l’usage de nombreux outils et de nombreuses manières de faire c’est donc la question de la création qui se trouve en son centre.

Le métier perdure comme une valeur et une pratique : c’est ce qui apparaît en analysant les métiers de médecin, de cartographe, de secrétaire, et bien d’autres encore. Exercer un métier au sein d’une « société », c’est y jouer un rôle quant à ses orientations sociales et politiques. Un métier n’est pas réductible à un emploi, à un travail, à un statut économique et juridique – même si ceux-ci font partie du métier -, parce qu’il s’enracine dans l’exercice d’un art. L’invention technique (l’œuvre) est le fil directeur des métiers, elle s’inscrit dans l’histoire des arts, des sciences et des techniques. il est aussi l’expression d’un rapport des groupes humains au monde, d’une recherche de contact et d’une volonté d’imprimer sa marque. Ce marquage social des métiers est un puissant stimulant de leur évolution.

Nous pourrions repenser les métiers et par suite réorienter les pratiques dans cette optique de non séparation de la « culture » et de la « technique », de la « technique » et de la « nature » dans une approche transdisciplinaire, assemblant psychologie, technologie et écologie.

Portugal 1974-2014 de la révolution à l’effondrement du modèle néo-libéral

Mots-clés : Cahiers de l'ITS, Publications

2 Juillet 2014

Portugal 1974-2014, de la révolution à l'effondrement du monde néo-libéral, ITS 2014Quarante ans après la “révolution des Oeillets”, les ATS (Amis de Tribune Socialiste) et le CEDETIM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale) ont voulu, avec le soutien de la Fondation Copernic et de l’ITS (Institut Tribune Socialiste), lui rendre hommage en retraçant sa courte vie.

Ce Cahier de l’ITS, avec des contributions d’Abraham Behar, Alain Joxe, Luis Moita,  Bernard Ravenel et Cristina Semblano, revient sur la période 1974/1975 en esquissant une grille de lecture des grandes mutations sociales et politiques qui ont caractérisé le Portugal à cette époque.

Il décrit aussi quelques aspects parmi les plus significatifs de la situation actuelle de ce pays, aujourd’hui confronté aux conséquences dévastatrices des politiques néo-libérales d’austérité appliquées dans toute l’Europe, et au premier chef dans l’Europe du sud.

Des photographies de Guy Le Querrec/Magnum Photos réalisées au Portugal en 1974 et 1975 accompagnent les textes analysant cette période de la révolution. Cahiers de l’ITS – Éditions Bruno Leprince, 30 Juin 2014
Commandes et envois : chez votre libraire ou Cahiers de l’ITS/Bruno Leprince  

Portugal 1974-2014, de la révolution à l’effondrement du modèle libéral

Mots-clés : Capitalisme, Économie

27 Mai 2014 • Cristina Semblano

Photo signée Le Querrec

Photo signée Le Querrec.

Quarante ans après la révolution, le peuple portugais est en souffrance, c’est un peuple de plus en plus pauvre dans un pays pauvre et inégal. Depuis 2011, date d’arrivée de la Troïka, les plus grosses fortunes du Portugal ont augmenté de 13% et le nombre de millionnaires s’est accru de 350. Le même État qui diminue les salaires de ses fonctionnaires et les pensions de retraite de la population, qui exclut ou restreint l’accès d’une partie croissante de celle-ci au système de santé et affaiblit l’école publique, est aussi celui qui baisse les impôts sur les sociétés et octroie des exonérations fiscales aux investisseurs étrangers et aux seniors du centre, en échange de retraite dorées au Portugal. Dans le Cahier de l’ITS à paraître en juin 2014, Cristina Semblano, économiste décrit quelques aspects parmi les plus significatifs de la situation actuelle de ce pays. Elle pose la question de l’européisation de l’économie portugaise et pose le débat sur l’Europe et sa restructuration.

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