Les migrants : quelles précarités, quelles solidarités ?

Mots-clés : Précarité

Jeudi 12 Février 2015 • Catherine Wihtol, Pierre Henry

Contrairement aux idées reçues les migrants ne volent pas les emplois des nationaux. L’immigration focalise les contradictions des sociétés dites développées.  Les droits de l’homme, comme les conventions internationales, garantissent en principe le droit d’asile. Il est proclamé aussi la nécessité d’apports extérieurs en complément d’une démographie qui s’essoufle en Europe, et pourtant, des politiques de fermeture, de répression et de discrimination s’appuient sur des opinions publiques de plus en plus hostiles aux étrangers dans le contexte économique actuel.
Face à ces politiques migratoires, il convient de réaffirmer le droit des migrants à bénéficier des mêmes protections et des mêmes droits que les autres citoyens.
Qui sont les « migrants » ? Des saisonniers, des illégaux, des contractuels ? De futurs immigrés permanents ? En quoi et pourquoi, à un moment où la précarité se généralise, sont ils plus « précaires » que d’autres ? Quelles places occupent-ils dans les préoccupations et les positions des organisations de travailleurs ? Quelles solidarités sont possibles ?

Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, docteur en sciences politiques (Institut d’Etudes Politiques de Paris) a mené de nombreuses études de terrain et est consultante auprès de nombreuses organisations internationales. Elle propose d’ouvrir davantage les possibilités d’immigration légale, de développer la mixité sociale. Elle a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l’immigration.

Pierre Henry est Directeur de France terre d’asile. France terre d’asile a pour objet principal le soutien aux demandeurs d’asile et la défense du droit d’asile ; spécialisée dans la gestion des centres d’hébergement, elle milite  » pour une Europe des migrations protectrice, solidaire, juste et citoyenne ».

La région, lieu possible d’un choc démocratique ?

24 Janvier 2015

LA REGION DEMAIN : LIEU POSSIBLE D'UN CHOC DEMOCRATIQUE ?

Journée d'études ITS du 24 janvier 2015
Cette journée se situe dans le prolongement des rencontres "Décoloniser les territoires et les affranchir" (1er avril 2014) et "Comment comprendre le délitement des systèmes politiques ? Comment s'en sortir" (27 septembre 2014).
La crise de la démocratie est manifeste à tous les niveaux, et notamment au niveau régional : la "décentralisation" reproduit tous les profils de l'Etat national centralisé, dans les systèmes représentatifs, le mode de gouvernance, les obscurités bureaucratique, le cantonnement de l'expression citoyenne à la périodicité du vote, la réduction de la recherche des alternatives à la seule alternance des exécutifs...

 

Charlie-Hebdo, 7 janvier 2015

Mots-clés : Répression

8 Janvier 2015 • ITS

Affiche du MRAP réalisée par Cabu

Parmi les douze victimes de l’attentat contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo,
figurent les dessinateurs Charb, Cabu (ci-contre une affiche de Cabu pour le MRAP- Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), Wolinski et Tignous. En 2012 Cabu déclarait :

« Certains interdits ont disparu. Mais c’est la religion qui a toujours été un grand tabou. Sauf qu’aujourd’hui, ce sont les religions. Les extrémismes, les intégrismes émergent dans tous les monothéismes. Et donc chez les musulmans, parce qu’il s’agit d’une religion en expansion qui vient d’une culture où la caricature n’existe pas. En France depuis 1905, nous avons toujours eu la liberté de critiquer toutes les religions. Il n’existe pas de délit de blasphème – ce qui plairait aux fondamentalistes catholiques comme musulmans. Les tribunaux français reconnaissent le droit à la caricature. À Charlie Hebdo, nous sommes une bande d’athées. On respecte les croyances, mais on attaque les fanatiques. Je ne crois pas les gens qui disent : on ne peut plus rien dire. Certes, il y a des risques, dans le domaine religieux, et une autocensure chez certains journalistes qui redoutent ce qui nous est arrivé : deux cocktails Molotov dans une rédaction. Mais à Charlie Hebdo, nous prenons ces risques, et nous continuons à nous exprimer comme on le faisait il y a vingt ou trente ans. Nous n’allons pas cesser de rire de certaines choses. La limite, c’est la loi. Si on ne dénonce pas les dérives intégristes, on se laisse faire. Préserver notre laïcité est un combat qui nous a toujours animés. La provocation est d’abord en face. Ce sont eux qui dégainent en premier, nous, on commente. »

La crise du travail, les liens sociaux en question

Mots-clés : lien social, Politique Économique

Novembre 2014 - Janvier 2015

LA CRISE DU TRAVAIL. LA CRISE DES LIENS SOCIAUX

La « crise » que nous vivons se manifeste, notamment, dans l’éclatement de tous les liens sociaux qui avaient constitué jusqu’à présent des lieux sinon de dialogue du moins de résistance.
Dans son dernier ouvrage, « La Cité du travail. Le fordisme et la gauche », Bruno Trentin soulevait la question des rapports entre les transformations profondes du travail sous toutes ses formes et la priorité stratégique d’une véritable réforme de la société civile.
La question du travail reste une question centrale. La place temporelle et psychologique du travail a diminué, modifiant la construction des identités individuelles et collectives… Mais le travail continue à fournir très majoritairement les moyens d’existence, institue pour beaucoup l’accès à la reconnaissance sociale, est un lieu porteur de relations sociales.
Le chômage de masse, l’automatisation, la déclassification, la marchandisation et la financiarisation mondialisées, en prémisses ou en devenir dans les années soixante, aboutissent aujourd’hui à un système qu’il nous faut repenser.

 

L’Institut Tribune Socialiste a organisé plusieurs rencontres en 2014 et 2015 autour de « crise du travail, les liens sociaux en questions en 2014 et 2015.

« Les métamorphoses du travail » le 16 Septembre 2014. 

« Les travailleurs pauvres » le Jeudi 13 Novembre 2014  avec pour invités Denis Clerc et Manuel Domergue

« Travail et autonomie » le Mardi 16 Décembre 2014 avec pour invités Michel Lallement et Alain Obadia

« Les Migrants : quelles précarités, quelles solidarités ? » le mercredi 12 Février 2015 avec pour invités Catherine Wihtol de Wenden et Pierre Henry

« Le travail à l’épreuve de l’utopie » le Mercredi 25 Février 2015 avec pour invités Michel Lallement et Michelle Perrot

« Les femmes dans le travail : inégalités et précarités » le jeudi 19 Mars 2015 avec pour invitées Margaret Maruani et l’association « Les Intermittentes ». Le débat a été animé par Monique Dental.

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