Bernard Ravenel, histoire du PSU

Mots-clés : Mouvements sociaux, Socialisme, stratégie politique

13 Mai 2016 • Bernard Ravenel, Interview de Xavier Carniaux

Bernard Ravenel, interviewé par Xavier Carniaux, explique son travail autour de son dernier ouvrage Quand la gauche se réinventait le PSU, histoire d’un parti visionnaire (1960-1989) paru aux éditions la Découverte en Mars 2016 et retrace l’histoire du PSU.

Fondé en 1960 pour lutter contre la guerre d’Algérie, le Parti socialiste unifié (PSU) s’est rapidement donné les moyens politiques d’une stratégie authentiquement socialiste que ni le Parti communiste ni la SFIO ne proposaient.
Seul parti à soutenir pleinement le mouvement de Mai 68 et ses aspirations antiautoritaires, le PSU a tenté d’en tirer les leçons pour construire un projet de société mariant socialisme et liberté. À partir des mobilisations sociales et de débats souvent intenses, il a avancé des propositions que la gauche historique a longtemps refusé de prendre en compte. Réduction massive du temps de travail, décentralisation et démocratie locale, émancipation des femmes, alternatives au nucléaire militaire et civil, solidarité avec les peuples du Sud et d’Europe de l’Est, égalité des droits pour les immigrés, préservation de l’environnement : sur tous ces thèmes, on découvrira à quel point le PSU a joué un rôle précurseur de « lanceur d’alerte »

Bernard RAVENEL, agrégé d’histoire, a été membre du PSU dès sa fondation en 1960. Chargé des relations internationales du PSU de 1974 à 1984, il est l’auteur de plusieurs livres consacrés aux problèmes méditerranéens, dont Méditerranée : le Nord contre le Sud ? (L’Harmattan, 1990) et Méditerranée : l’impossible Mur (L’Harmattan, 1995).

 

Les forums sociaux

Mots-clés : diversité, laïcité, lien social

12 Mai 2016 • Gustave Massiah, Carine Delahaie

 

Les forums sociaux mondiaux prolongent et renouvellent les formes d’expression du mouvement altermondialiste, qui renouvelait lui-même les mouvements d’émancipation précédents (mouvement ouvrier, mouvement paysan, mouvement des femmes…). En 2009, les forums ont abordé la question de mesures immédiates (contre les paradis fiscaux, pour l’annulation des dettes illégitimes…), mais aussi celle d’une transition sociale, écologique et démocratique. Aujourd’hui le processus est confronté à la question de savoir comment partir de la différenciation des stratégies de chacun pour construire quelque chose de commun. Pour Gustave Massiah, la situation actuelle oblige à une réinvention nécessaire de ces forums, dont la particularité est de partir des points de vue des mouvements sociaux.

Gustave MASSIAH, est membre fondateur du Cedetim (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale) et de IPAM (Initiatives pour un autre monde), ancien vice-président d’Attac et ancien secrétaire général de la Ligue pour les droits et la libération des peuples, coorganisateur de plusieurs Forums Sociaux Mondiaux.

Femmes solidaires a participé aux forums sociaux européens de 2001 à 2006 (Florence, Paris, Athènes), dans lesquels se sont trouvées posées, à travers les batailles pour les droits des femmes (contre la prostitution, pour l’avortement et la contraception, l’égalité femmes-hommes, la laïcité…), les questions de la place de la démocratie dans le développement des mouvements, des rapports entre luttes féministes et luttes anti-impérialistes, entre luttes pour les droits des femmes et lutte des classes, entre radicalité et violence.

Carine DELAHAIE est militante féministe, responsable de Femmes Solidaires (mouvement féministe et de transformation sociale), rédactrice en chef de Clara Magazine.

Loi Travail, égalité femmes-hommes

Mots-clés : Organisation du travail, parité

12 Avril 2016 • Sophie Binet

la « loi travail » (El Khomri) envisagée remet en cause l’ensemble des droits des travailleuses et des travailleurs. En mettant en avant le principe de la négociation cette nouvelle loi ne prend pas en compte le fait que, dans la pratique, c’est la loi qui a fait avancer les droits. Les femmes sont d’autant plus concernées par les projets actuels qu’un grand nombre d’entre elles sont dans les secteurs où dominent la précarité, la flexibilité, la sous-estimation des métiers à risques, où les syndicats sont le moins implantés, et où les luttes à mener sont les plus difficiles.

Depuis 1999 la CGT a mis en place la parité au niveau confédéral et adopté une charte sur l’égalité femmes/hommes annexée aux statuts confédéraux. Encore faut-il faire vivre la charte dans les faits ! Un rapport de situation comparée (sur l’égalité femmes/hommes) a été élaboré, permettant d’observer la situation réelle à tous les niveaux.

Sophie Binet est dirigeante confédérale de la CGT chargée de l’égalité femmes/hommes, et secrétaire adjointe de l’UGIC-CGT (ingénieurs, cadres et techniciens).

 

Les femmes et le syndicalisme en France

Mots-clés : Organisation du travail, parité

12 Avril 2016 • Rachel Silvera

Les femmes et le syndicalisme en France, une contradiction ou une réalité ? Rachel Silvera en explicite les difficultés. Syndicats et femmes n’ont pas toujours fait bon ménage. Différentes lois, réformes et mouvements ont, depuis quelques dizaines d’années, incontestablement contribué à une prise en compte de l’objectif d’égalité professionnelle Femmes/Hommes. Aujourd’hui la part des femmes syndiquées continue à progresser (malgré le contexte de désyndicalisation), mais leur présence dans les organismes de direction est encore faible, sauf aux niveaux supérieurs lorsque les quotas l’imposent. Le contexte économique, la structure des emplois, la tradition culturelle syndicale, la division sexuée du travail, le turnover des responsables… peuvent expliquer cette situation, et ouvrir des pistes de transformation possibles.

Rachel Silvera est économiste, maîtresse de conférence à l’Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, co-directrice du groupe de recherche MAGE (Marché du travail et genre en Europe).

 

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