L’utopie d’une nouvelle citoyenneté

Mots-clés : diversité, parité

3 Juin 2015 • Monique Dental

« L’utopie d’une nouvelle citoyenneté », pour le Réseau Féministe « Ruptures », symbolise l’exercice d’une vraie parité femmes-hommes dans toutes les prises de décision politique, sociale, économique et culturelle. Monique Dental retrace ici les moments forts des luttes pour l’égalité des droits qui ont abouti à la Loi sur la parité en 2014 sans pour autant donner satisfaction aux organisations féministes. Les luttes pour l’égalité sont passées de la revendication des quotas, à la revendication des parités, et à l’élargissement de la parité à toutes les questions sociales, au-delà de la parité politique. Elles ont été liées à de multiples débats philosophiques et juridiques. En posant la question de la parité comme concept ou moyen elles ont opposé la conception universaliste à la conception essentialiste de l’égalité des droits et cette question n’est toujours pas tranchée aujourd’hui. En effet la question de l’égalité des droits reste aujourd’hui un postulat de départ mais ne donne aucun moyen concret pour répondre à l’aspiration d’une prise en compte réelle des situations des femmes et de leurs volonté de participer pleinement à la vie politique ou associative ou à agir dans la société. C’est dans ce sens que les associations féministes considèrent la Loi « dite de » parité, votée en 2014 insuffisante pour créer une dynamique de renouvellement politique et un changement réel de société.

Monique Dental a fondé le Collectif Féministe « Ruptures ». Elle a coordonné les actions du premier collectif féministe « Femmes pour la Parité », puis celles du « Réseau Femmes et Hommes pour la parité.

L’égalité sous conditions

Mots-clés : diversité, parité

3 Juin 2015 • Réjane Sénac

L’égalité sous condition est le constat que si l’égalité hommes-femmes comme la diversité des citoyens, dans notre société républicaine sont aujourd’hui admis sur le plan du discours, l’égalité reste un mythe et n’existe pas dans les faits. L’égalité est aujourd’hui détournée et vidée de tout sens politique. La différence devient simplement une plus-value et il n’y a pas de similarité politique entre les citoyens différents par nature. Une femme issue de l’immigration est une plus value et rend le choix de son introduction dans la machine économique ou politique avant tout comme un choix performant dans un contexte néo-libéral. Il faut dépasser le discours consensuel et interroger notre inconscient sexiste, raciste et inégalitaire pour faire de tous les « singuliers » que nous sommes une similarité politique. Nous devons questionner les différences et être vigilants aux principes d’application de l’égalité pour une redistribution réelle de la place des acteurs décisionnels, il nous faut bousculer l’idéologie pour que la diversité et la parité permettent une citoyenneté active.

Réjane Sénac est chargée de recherche CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po – CEVIPOF. Elle a notamment publié L’invention de la diversité (PUF, 2012), L’ordre sexué – La perception des inégalités femmes-hommes (PUF, 2007) et le « Que sais-je ? » sur La parité (PUF, 2008). C’est de son dernier ouvrage publié aux Presses de Sciences Po : « L’égalité sous conditions: genre, parité, diversité » dont il est question dans ce débat.

force et fragilité du lien social

Mots-clés : lien social

21 Mai 2015 • Serge Paugam

Couverture Integration inégale, Serge Paugam Mai 2015Le lien social permet le « vivre ensemble ». Il est aujourd’hui fragilisé et ne permet plus l’intégration égalitaire dans la société. Les liens qui lient les hommes entre eux dans la société sont multiples et de natures différentes mais ils apportent tous aux individus, à la fois la protection et la reconnaissance nécessaires à leur existence sociale. L’expression « compter sur » résume assez bien ce que l’individu peut espérer de sa relation aux autres et aux institutions en terme de protection. L’expression « compter pour » exprime l’attente, tout aussi vitale, de la reconnaissance. Le lien de filiation, de participation à un groupe ou à une institution (lien de participation élective), le travail (lien de participation organique) et le lien de citoyenneté sont complémentaires et entrecroisés. Ils constituent le tissu social. L’analyse de ces liens fait apparaître qu’ils se sont fragilisés et sont devenus de plus en plus inégalitaires. Ils s’entrecroisent de plus en plus difficilement au fur et à mesure que l’on descend dans la hiérarchie sociale. Il devient donc nécessaire de repenser le contenu et l’articulation de ces liens pour permettre à chacun de trouver sa place dans la société.

Serge Paugam est sociologue, directeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’Equipe de recherches sur les inégalités sociales du Centre Maurice Halbwachs. Il travaille sur la pauvreté, la précarité et la solidarité. Ses recherches s’inscrivent dans une démarche comparative, à la fois quantitative et qualitative, des formes de la pauvreté dans les sociétés modernes, notamment en Europe.

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Jacques Sauvageot parle de 1968

Mots-clés : ESU, Mai 68, Mouvements Etudiants, PSU, Sauvageot

Intervention de Jacques Sauvageot le 17 avril 2015 lors d'un débat organisé par "ESU-PSU et UNEF années soixante" et l'ITS sur l'UNEF en Mai 1968

L’association « ESU-PSU-UNEF années soixante » et l’Institut Tribune Socialiste organisent une soirée débat le vendredi 17 avril 2015, 40 Rue de Malte sur l’UNEF en Mai 1968. Présentation par Cédric Le Cocq de son mémoire : Tenter la révolution : le rôle de l’UNEF en Mai 1968. Débat avec Jacques Sauvageot, Alain Krivine….

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